Articles Tagués ‘Cessna’

cessna-404-titan-0126/03/16 (12:19 PM)
Caracas.- La madrugada de este sábado fueron detenidos tres sargentos de la Guardia Nacional Bolivariana (GNB) supuestamente involucrados con un cargamento de cocaína hallado el pasado jueves en República Dominicana.

Los tres efectivos castrenses fueron detenidos la madrugada de este sábado en el Aeropuerto Jacinto Lara de Barquisimeto por funcionarios del Comando Nacional Antidrogas (CNA). Se trata del sargento supervisor Franklin Pérez Peña, el sargento primero Roberto Sivira Fernández y el sargento mayor Onésimo Romero Hernández, detalla la nota de prensa del Ministerio Público.

Recuerda la agencia Efe que hace dos días otros cinco venezolanos fueron apresados en el aeropuerto internacional de La Romana, República Dominicana, tras descubrir su relación con el transporte de un cargamento de cocaína en un avión del tipo Cessna, modelo C404, matrícula YV2708, que procedía de Venezuela.

Cuatro eran tripulantes de la avioneta que contenía el alijo de 349 paquetes de cocaína, cuyo peso no ha sido precisado, mientras que un quinto fue arrestado cuando esperaba por el grupo en un vehículo estacionado a las afueras del aeropuerto. La droga fue hallada en tres maletas y dos bultos.

Las autoridades dominicales no han revelado los nombres de los cinco venezolanos detenidos.

Las autoridades dominicanas también incautaron diferentes tipos de billetes, entre dólares, pesos dominicanos y bolívares, teléfonos móviles, aparatos de localización satelital, planes de vuelo así como documentos personales.

http://m.eluniversal.com/sucesos/160326/detenidos-tres-sargentos-gnb-por-cocaina-hallada-en-republica-dominica

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Coke en stock (LXVI) : le Pérou, ou le retour aux sources, 30 ans après
PAR morice

Notre tour du monde de la cocaïne et de son trafic est loin d’être terminé. Un pays, le Pérou, à vu sa production de cocaïne augmenter ces dernières années. Mais il a vu aussi une véritable avalanche de petits avions lui tomber dessus. Pour une raison que vous allez découvrir aujourd’hui et qui est liée à ce que j’avais pu dire dans un épisode précédent de cette saga sans fin qui nous vu visiter déjà pas mal de pays andins et d’Amérique Centrale. Le Pérou retombe dans ses vieux démons des années 80, et sa police s’active essentiellement aujourd’hui à tenter de détruire une à une les pistes clandestines d’atterrissage qui fleurissent sur les bords de ses fleuves comme des champignons (hallucinogènes ?). Étude de détail des moyens utilisés par les trafiquants devenus tous accros aux petits Cessna monomoteurs, l’avion idéal pour leur type de trafic…

« Dans les années 1980 et 1990, des avions transportant de la cocaïne parsemaient le ciel de Pérou. Maintenant, ils sont de retour : le Département d’Etat américain dit que de petits avions sont maintenant le « principal moyen de transport de la cocaïne » hors du pays, en remplacement du transport maritime. Dans son rapport annuel sur les stupéfiants publié plus tôt ce mois-ci, le Département d’Etat estime que plus de 180 tonnes ont été exportées de cette manière en 2013. » 180 tonnes transportées par avion, sachant que ceux utilisés transportent en moyenne à peine 300 kilos : il y aurait donc dix vols par semaine sinon davantage dans le secteur !

En fait, l’histoire du retour des avions de transport de drogue péruviens est assez affligeante, car elle correspond à une volonté de l’Etat de ne plus abattre les avions supposés en transporter après la terrible méprise de 2001, ou un avion péruvien avait abattu le petit Cessna transformé en hydravion appartenant à un pasteur américain et sa famille (voir ici l’histoire). La mère et la fille avaient été tués, le père et son fils de six ans avaient survécu par miracle. Le ciel redevenu libre, les trafiquants en avaient aussitôt largement profité pour rétablir leurs routes aériennes habituelles. Une photo saisissante des rives de l’Ene, utilisées par les trafiquants, prise par l’excellent IDL-Reporteros, montre pas moins de 10 pistes tracées au sol parmi les arbres et les buissons. Des pistes manifestement fabriquées par des engins mécaniques, des bulldozers. On distingue beaucoup de pistes de présentes, car dès que l’une est utilisée une ou deux fois, voire trois ou quatre au maximum, les trafiquants en changent pour éviter la détection parfois quelques centaines de mètres seulement d’une plus ancienne abandonnée..

Mais avant d’aller plus loin, retournons d’abord un peu en arrière avec une étrange tentative ayant pour sujet une compagnie d’aviation particulière : celle qui fait visiter les vestiges des intriguantes pistes de Nazca, seules clairement visibles d’avion. Début avril 2010, on a tenté de passer une étape supérieure semble-t-il encore en augmentant la taille de l’avion transporteur et en lorgnant sur une belle bête de somme aérienne  : « Un avion léger moderne (il date de 2005) a disparu jeudi dernier avec neuf personnes à bord, il a été détourné par des trafiquants de drogue qui l’ont utilisé pour voler 500 kilos de drogue à travers le pays déclare le quotidien de Lima « El Comercio ». Selon l’article du journal et selon la police, c’est un gang criminel qui avait été comploté depuis mai dernier pour voler un avion assez grand pour transporter 500 kilos de chlorhydrate de cocaïne en provenance de la jungle de la vallée du Huallaga. Pour ce faire, dit le rapport dit ils ont pris un avion Cessna Grand Caravan moderne de la société Aerodiana (immatriculé OB-1922P), qui fournit des vols touristiques sur les célèbres lignes de Nazca et qui n’a pas encore été localisé ».   Le 27 du même mois, on obtient quelques nouvelles, nettement plus rassurantes : les otages ont été relâchés. « le pilote et le co-pilote (Francisco Curto Villacorta, et Jorge Ríos Pérez en photo ici à droite) d’un petit avion qui a disparu, il y a trois semaines sur un vol touristique au-dessus des lignes de Nazca au sud du Pérou ont contacté leurs employeurs pour dire que des passagers ont détourné l’avion et les ont pris en otage, a indiqué la compagnie tournée Aerodiana. L’équipage a téléphoné siège social de l’entreprise autour de 17h00 a déclaré mercredi un porte-parole Aerodiana à la radio RPP. Le pilote et le co-pilote de l’appareil ont dit que leurs ravisseurs les ont libérés près de la ville de Puerto Maldonado, dans une région de la jungle située à 1600 km (994 miles) au sud-est de Lima. » Le 12 août 2010, on avance d’un grand pas en découvrant l’identité des kidnappeurs, retrouvés à Lurin près de Lima… mais à ce jour, l’appareil n’a toujours pas été revu nulle part ! Le Grand Caravan 208 sera le seul du genre qui aura tenté les trafiquants, qui semblaient avoir vu trop… grand, semble-t-il. Au Pérou, la scène la plus courante est en effet celle de militaires s’affairrant autour d’un avion de narcotrafiquant de type Cessna de plus petite taille ayant atterri en bord de fleuve….toujours  » préparé » de la même façon : son intérieur est vidé complètement, ne laissant qu’un siège au pilote et c’est tout, ce qui lui permet d’emporter jusqu’à 300 kilos de drogue.

Depuis 2012, en effet, il en a plu du ciel, des petits avions au Pérou ! Abandonnés les coûteux bimoteurs pour longs voyages transatlantiques, aux fuselage vidé de ses sièges, vus dans les épisodes précédents de cette série, ou même le trop grand Cessna 208 (pourtant encore rêvé par les trafiquants selon La Republica), les avions qui viennent se poser depuis des mois sur les pistes artisanales péruviennes sont tous des momonoteurs de la galaxie des petits monoplans à aile haute Cessna, provenant le plus souvent… de Bolivie, venus se charger en coke au Pérou. Ils effectuent des sauts de puce, en Cessna, lors de voyages qui ne dépassent jamais 5 heures d’affilée, emportant en moyenne 300 kilos de coke maximum à la fois. Et ce, plusieurs fois par semaine, avec de petits avions le plus souvent volés sur des aéroports locaux, voire achetés une bouchée de pain sur le marché florissant de l’occasion, crise oblige. En décembre 2013, l’armée péruvienne notait en avoir détruit vingt de pistes clandestines, servant à des avions se dirigeant vers la Bolivie ou le Brésil.. une des photos montrant une des pistes ; située dans le district d’Oxapampa, près du fleuve du même nom, dans le bassin du Tigre et du Chanchamayo, avec un hélicoptère de la police posé en bout de course, dans ce territoire, une ancienne colonie austroallemande conduite au XIX ème par Enrique Böttger Treu.

En fait, il en a plu comme à Gravelotte, des Cessna depuis ces deux dernières années surtout. Le 26 avril 2012, par exemple, un aéronef immatriculé CP-1942 est retrouvé par la police sur une piste d’atterrissage clandestine à San Ignacio de Putina Punco, à Sandia. C’est un Cessna 206 Stationair, qui appartient à la société bolivienne Salinas Rodríguez selon son enregistrement. Un avion volé, manifestement. Les habitants de la région avaient remarqué la présence de l’avion sur la piste atterrissage et avaient averti les forces de police et le procureur de la province Le lendemain, alors qu’un dispositif de sauvegarde était mis en place par le procureur anti-drogue Juliaca, ce dernier ne pouvait que constater de sérieux manquements à ces ordres : l’un des cinq arrêtés près des pistes avait réussi à stocker des paquets de drogue et de l’argent dans des huttes à proximté pour les charger dans un véhicule et disparaître ! « Le bureau du procureur a ouvert une enquête afin de déterminer les responsabilités «  avait alors noté El País, plutôt dépité. Le problème étant en effet dans ces régions l’assistance apportée par les populations le plus souvent pauvres, qu’arrosent de dollars les trafiquants dès qu’ils se sentent surveillés ou pris au piège.

 Le 17 septembre 2012, à Oxapampa, les autorités déclaraient cette fois avoir saisi 350 kilos de cocaine hydrochloride à bord d’un avion. Le pilote, après un échange de tirs avec l’armée, avait réussi à s’enfuir dans la jungle. L’appareil était aux couleurs de la Bolivie, portant le numéro CP-2677. A bord, 350 kilos de pâte de cocaïne, retrouvée près d’une piste de montagne, dans 12 sachets plastiques noirs. L’appareil avait manifestement raté son atterrissage : couché au sol, il arborait en effet de sérieux dommages à l’hélice, au train d’atterrissage et sur son aile gauche. Les autorités affirmant alors que la drogue était produite par l’organisation du Sentier Lumineux, qui avait donc pris le même chemin que les Farcs, sans pour autant le prouver. Le 22 septembre encore, nouvel arrivage : le directeur de la police nationale du Pérou, prévient ce jour-là ses homologues boliviens .Un avion léger enregistré en Bolivie sous le numéro CP-2721, vient de se poser près de la ville de Santa Rosa, dans la région d’Ucayali : on a retrouvé 194,90 kg de cocaîne à bord. Le pilote bolivien a été arrêté ainis que quatre personnes sur place. « Ont été aussi saisis quatre fusils, un téléphone satellite et un GPS« , note-t-il. Les trafiquants utilisent toujours les mêmes recettes, donc que celles évoquées depuis le début de cette (longue) série.

En mars 2013, un nouveau Cessna est découvert, un modèle 206 encore, immatriculé CP-2783, dans la municipalité de district de Puerto Bermudez Chorrillos, à nouveau dans dans la province de Oxapampa près de Pasco, la police saisit 325 kg de cocaïne dans encore cet avion d’origine bolivienne. Sont arrêtés le pilote bolivien et son guide péruvien, ayant à bord un fusil d’assaut AKM (une Kalachnikov) et un pistolet 12 mm. Sept véhicules et leurs propriétaires qui attendaient l’arrivée de l’appareil sont également découverts. En décembre, c’est à nouveau un…. Cessna, intact, qui se retrouve pris dans le filet des agents spécialisés de rbigade anti-drogue exécutant une opération conjointe qui a permis d’intervenir piste d’atterrissage clandestine dans le village de Boca Quintora, appartenant à la province de Puerto Inca. Sont arrêtés trois trafiquants y compris un pilote brésilien cette fois, âgé de 63 ans, avec 119,25 kg de cocaïne à bord et des armes à feu. L’avion était un Cessna 206 Stationair, immatriculé CP-2683. Les trafiquants sont devenus les meilleurs représentants du monomoteur de la firme US !

 Le 22 septembre 2013, une opération de poursuite de trafiquants tournait mal à Satipo, un soldat se noyant lors de l’opération : son groupe venait juste de découvrir un avion clandestin, dissimulé sous des bâches plastiques, et venait de réussir un atterrissage près de la rive de Ene, à Paquichari. En novembre qui suit, le 24, c’est un autre appareil du même type qui se posait à nouveau, son pilote bolivien se faisant cette fois descendre une fois son avion posé après avoir tenté de résister semble-t-il, ou avoir essayé de s’échapper. Le 26, c’est encore un autre immatriculé CP-1800 avec 370 kilos de coke à bord qui débarque.  Un pilote bolivien de 52 ans en descend : Ángel Roca Rivera. Le 18 octobre 2013, un énième Cessna immatriculé CP-2782 se vautre à Puerto Cocos, en tentant de se poser sur une piste visiblement trop étroite, découpée à la machette ou au bulldozer dans une bananeraie, il y plie sa roue avant. Les pilotes ont fui et ont  abandonné l’appareil avec encore à bord 143 kilos de cocaïne. En avril dernier toujours, la police péruvienne avait intercepté le pilote Hugo Quiroz qui s’était posé avec 300 kilos de drogue à bord de son avion sur une piste de brousse : c’était à bord d’un Cessna Stationair bolivien bien entendu, le CP-1847. Des dizaines de fois, s’est donc répété le même scénario, avec des appareils fort voisins. Le journal La Republica de novembre 2013 fait alors les comptes : « de six à huit avions ont réussi à infiltrer le drapeau bolivien en territoire péruvien sans aucun problème et à atterrir sur des pistes clandestines pour transporter entre 350 et 500 kilos de drogue fabriquée dans la vallée de la rivière Apurimac Ene et du Mantaro. Jusqu’à quatre tonnes en 24 heures, selon les calculs officiels de la Vraem ». Le journal la Republica fait une remarquable infographie répertoriant les 36 points d’atterrissages répartis sur la région de Pichis Palcazu : on ne peut plus parlant (ci-dessous).

Force est donc de constater que le trafic des années 80-90 a repris donc, mais dans l’autre sens note l’excellent Insight Crime : « non plus vers la Colombie, comme dans les années 80, mais plutôt vers le sud, en Bolivie. En 2012, Pichis Palcazu est devenu le centre d’échange pour la cocaïne en provenance de la VRAE, pour « Valle del Río Apurímac y Ene » et Huallaga. De la banlieue de Ciudad Constitucion une augmentation du trafic de l’augmentation des avions légers a été établie, au départ de la cocaïne principalement vers la Bolivie et le Brésil. Un pourcentage d’avions dédiés à la production dans le VRAE ont déménagé vers les domaines habituels de bétail d’élevage de la Bolivie, avec la mise en place là-bas de laboratoires, pour cristalliser la base de la cocaïne, car les composants chimiques y sont moins chers et plus accessibles. Ces cartels ont commencé à exporter les drogues vers la Bolivie en avion à partir de Pichis Palcazu, où il y a peu de présence de la police et aucun du Sentier Lumineux. Cette année, le pont aérien s’est consolidé. Les expéditions de cocaïne sont déplacées en avion léger boliviens, trois à quatre vols par jour. Entre mai et décembre 2012, 59 avions légers ont décollé de Ciudad Constitucion, chacun chargé avec une moyenne de 300 kilos de drogue. Cela signifie une exportation de 17,7 tonnes de cocaïne. Cette année, 58 avions légers (17,4 tonnes de cocaïne) ont été détectés dans la même région en quatre mois seulement au cours du début de l’année, a révélé IDL – Reporters dans  » Le Retour des vols de drogues, » en juillet dernier. Au même moment, les anti-drogues de l’agence du Pérou (Dirandro ,pour son sigle en espagnol) a lancé une vaste opération dans le Pichis Palcazu, en faisant sauter toutes les pistes clandestines qu’il pouvait trouver. C’était la même approche utilisée au début des années 80 et ça s’est arrêté tout aussi rapidement ». Au rythme auquel avait démarré l’année, la région devrait fournir environ 50 tonnes de coke annuellement !

Pour empêcher cela, de faire sauter les pistes, comme a décidé de le faire le gouvernement péruvien suffit-il ? Certains pensent que non, au rythme où de nouvelles se créent. Aussi une réflexion fait son chemin, face à cette incroyable recrudescence du trafic aérien de la cocaïne : c’est bien sûr de songer à réactiver les autorisations de tirs, le Pérou s’étant équipé de redoutables avions de type « COIN » pour effectuer la tâche : ses fameux Tucanos. « Le gouvernement du Pérou a annoncé vendredi qu’il examine la possibilté son armée d’abattre à nouveau les avions de trafiquants de drogue présumés, trois jours seulement après que son voisin de Bolivie a déclaré qu’il permettrait son armée de l’air de le faire » indique le Wall Street Journal le 25 avril dernier. « Le Pérou a suspendu le programme en 2001 après que l’armée ait accidentellement abattu un Cessna civil transportant une famille de missionnaires américains, tuant une femme et sa fille de 7 mois. La tragédie a conduit à la critique internationale de la politique effectuée par le Pérou et par des pilotes péruviens, avec l’aide logistique américaine. Mais aujourd’hui, le Pérou est devenu le plus grand exportateur de cocaïne d’après le « tsar antidrogue » du pays Carmen Masias, qui incite le gouvernement à augmenter sa guerre contre les trafiquants de cocaïne et leurs itinéraires de contrebande ». Le pays est dans l’attente des reprises des pouruites par avion, donc. « La semaine dernière, le congrès péruvien a approuvé un projet de loi qui permettrait à l’armée d’agir en tandem avec la police dans les opérations antidrogue dans une région importante productrice de drogues du Pérou central. Pour le moment, l’armée joue plus un rôle de soutien. Le Président Ollanta Humala n’a pas encore signé le décret d’autorisation (…) En 2013 , 110 pistes ont été détruites, comparativement aux six de 2012, d’après les autorités ». Le Pérou est devenu selon l’ONU le premier producteur de cocaïne au monde en 2013, dépassant la Colombie. « C’est le retour aux mauvais jours des années 90 où le pays produisait 60% de la production mondiale », affirme Inside Crime, qui cite quatre « bonnes » (ou mauvaises ?) raisons pour se maintenir en tête que je résume ainsi :

1) le plan d’éradication à coup de Round Up Monsanto de la coca en Bolivie montre ses effets. En fait plus rien ne pousse sur place, obligeant les paysans à déménager !

2) Les producteurs péruviens ne sont pas affiliés à un mouvement comme les Farcs et le Sentier Lumineux ne recrute plus : ils agissent indépendamment, et c’est donc aussi beaucoup plus difficile à contrôler. Et le gouvernement n’a pas de stratégie claire contre eux.

3) le pays est faible institutionnellement et manque totalement de transparence : il arrive au 38eme rang sur 100, aux côtés du Liberia et du Burkina Faso. Un pays rongé par la corruption : les deux précédents présidents Toledo et Garcia sont l’objet d’enquêtes sur leurs malversations.

4) des cartels transnationaux agissent désormais et celui de Sinaloa par exemple et particulièrement bien installé au Pérou. L’arrivée sur place d’une mafia russe n’est pas une surprise, conclut l’auteur.

Au vu de ces quatre conditions, hélas, il n’est pas sûr que la réactivation seule des poursuites d’avion bourrés de drogue par les chasseurs Tucanos de l’armée péruvienne (ici une poursuite colombienne de 2007) résolve tous les problèmes, loin s’en faut ! Comme pour ses voisins, dont nous verrons juste après ici même d’autres exemples sidérants, la solution n’est peut-être plus déjà dans la seule répression…songent les politiques, dépassés par l’ampleur du trafic.

source: http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxvi-le-perou-ou-le-151195#commentaires

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