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Celui-ci peut être notifié individuellement, sur la base de la législation visant à prévenir le risque de trouble à l’ordre public, lié ici au trafic de stupéfiant.

Plus de 200 personnes se sont ainsi vues refuser l’accès à la salle d’embarquement de l’aéroport Félix Eboué, et ce pour une durée de trois jours.Mais cette opération n’est possible qu’après un important travail de ciblage, opéré en amont – notamment par la douane, avec l’appui d’autres services.
Un travail d’investigation qui a des répercussions nationales.

Le ciblage comme arme

Le nouveau dispositif anti-mules permettant de refuser à certaines personnes suspectées l’accès à la salle d’embarquement s’appuie sur un travail de ciblage. La vérification de certains critères permet de savoir si le futur passager a les caractéristiques des passeurs de cocaïne interpellés au cours de l’année précédente. Un travail d’enquête effectué par la douane en Guyane – avec d’autres services – est aussi réalisé en amont. Ses répercussions sont visibles dans l’ensemble de l’Hexagone.

Guerre d’usure

Une tonne de cocaïne a été saisie en 2018 par les douaniers sur notre territoire, le double de l’année précédente. 500 passeurs ont été interpellés, dont une centaine avait ingéré la drogue conditionnée dans des ovules. Face à des réseaux structurés et très réactifs, les forces de l’ordre ont parfois recours à des moyens inattendus.

Alexis Lopes, directeur régional des douanes invité de Mayouri info

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« Depuis Cayenne, un vol pour Paris sans saisie de drogue, ça n’existe pas », avait assuré il y a quelques mois à l’AFP Christophe Ducoli, le chef du service de la surveillance des Douanes dans l’aéroport guyanais.

« En croisant nos données, nous sommes arrivés à une estimation de vingt à trente mules par vol. Certaines « in corpore », qui ont avalé des boulettes notamment, ou dans les bagages ».

Trente douaniers à l’aéroport, cela signifie une dizaine présents sur chaque vol pour Paris. Trois fonctionnaires sont immobilisés par la procédure sur une mule. Le calcul est simple : après trois mules détectées, les autres passent sans encombre.

Quand des bagages ou des passagers suspects sont repérés mais ne peuvent être traités, faute de personnel, les signalements sont envoyés à Orly, en espérant que les collègues parisiens seront assez nombreux à l’arrivée.

Un an et demi après l’installation de l’échographe dans l’aéroport de Cayenne, il n’est toujours pas utilisé. Faute de personnel médical pouvant l’utiliser.

L’appareil nécessite la présence d’un radiologue, dans ce territoire qualifié de désert médical. Il devait permettre de détecter plus facilement les « mules », ces passeurs qui cachent dans leur corps des capsules de cocaïne, un phénomène dont l’ampleur ne cesse d’augmenter en Guyane.

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