Articles Tagués ‘Diversion Control and Federal Investigations’

FRANCE-NARCOTRAFIC: plus la répression est efficace, plus les prix grimpent – et plus les trafiquants s’en mettent plein les poches.

Publié: 1 février 2015 par Marc Fievet dans NARCOTRAFIC, Narcotrafic INFOS, SERVICES ANTI-DROGUES, SERVICES FRANCAIS
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31 janvier 2015, par G.Moréas

Cocaïne, fric et flics

L’arrestation ces derniers jours de policiers de la PAF, mis en cause dans un trafic qu’ils sont censés surveiller ; la disparition d’une cinquantaine de kilos de cocaïne dans la salle des scellés de la brigade des stups du quai des Orfèvres, autant d’affaires récentes qui plombent la police. Une seule raison : le fric. En octobre dernier, c’était un ancien chef d’Interpol qui était mis sous les verrous en Équateur, et l’on se souvient des nombreuses arrestations parmi les autorités de l’aéroport de la station balnéaire de Punta Cana, en République Dominicaine, après la découverte de 682 kg de cette drogue dans un Falcon 50 français, en mars 2014.

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Le trafic de stupéfiants, et notamment celui de la cocaïne, génère de tels bénéfices que tous les intermédiaires s’enrichissent… en une traînée de poudre – du moins s’ils ne vont pas en prison. Quant aux « cocotrafiquants », le fric les rend omnipuissants. Devant ces kilos de drogue qui défilent sous leur nez et qui disparaissent en fumée dans les incinérateurs, certains flics craquent. Ils passent du côté obscur. Même s’ils ne sont que quelques-uns, ils font mal à la corporation. Mais, comme dit le directeur général Jean-Marc Falcone, « la police nationale fait le ménage dans sa propre institution ».

Sniff !

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En France, d’après l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies, la cocaïne se revend 68 € le gramme, pour une pureté moyenne qui tourne autour de 35 %. Ce qui met le produit pur autour de 200 000 € le kilo alors qu’il est acheté aux cultivateurs l’équivalent de 2 à 3000 €. On imagine les retombées que cela engendre tout au long de la chaîne d’intermédiaires ! Évidemment, les narcotrafiquants sont les premiers à passer à la caisse. Pour la seule cocaïne, leur chiffre d’affaires annuel se situerait dans une Prix des drogues 2013 fourchette comprise entre 75 et 100 milliards de dollars (Rapport mondial sur les drogues de 2011). Un chiffre qui est d’ailleurs en baisse sur ces dix dernières années, notamment aux États-Unis, mais qui représente environ le quart du marché de l’ensemble des drogues. Même si l’on tient compte du prix du traitement (20 à 30% du prix d’achat), la marge est impressionnante. Certains analystes estiment que le trafic de drogue dans sa totalité équivaut à 1 % du PIB mondial. Selon l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (2009), les produits stupéfiants représenteraient environ un cinquième du produit du crime dans le monde et il faudrait un budget de 200 à 250 milliards de dollars pour couvrir les dépenses de santé annuelles liées à la consommation des « drogues illicites ». Je suppose que les drogues licites sont les médicaments ! Les moyens mis en œuvre pour lutter contre ce type de criminalité donnent le tournis. On a l’impression d’un petit monde qui s’agite en vase clos. Pour l’UE, les coûts cachés ou apparents liés aux produits stupéfiants oscilleraient entre 28 et 40 milliards d’euros par an. La cocaïne est la deuxième drogue la plus consommée en Europe. Quant à la France, elle dépenserait plusieurs milliards d’euros (je ne suis pas sûr qu’il soit tenu une comptabilité), dont une grande partie pour lutter contre l’importation de la « bigornette », comme disait Francis Carco dans La dernière chance, en 1935. En effet, via les Antilles et la Guyane, notre pays est en première ligne. Ainsi, le mois dernier, près de 30 tonnes de drogue ont été saisies lors d’une opération Interpol menée en Amérique centrale et dans les Caraïbes. En partie de l’héroïne et du cannabis, mais principalement de la cocaïne, pour une valeur estimée à 1,3 milliard de dollars. Cette opération baptisée Lionfish II a été menée conjointement par 39 pays, dont 4 de l’UE : l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas et la France. Mais c’est la France qui a financé l’opération (je ne sais pas si l’UE participe). La partie opérationnelle est revenue à l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) en coordination avec le secrétariat général d’Interpol. « L’opération a également permis de fermer une cinquantaine de laboratoires de fabrication de stupéfiants. La marine nationale colombienne a saisi un semi-submersible qui servait à transporter de la drogue, deux avions légers ont été saisis en Équateur et une vingtaine de pistes d’atterrissage dissimulées dans la forêt ont été détruites par les autorités colombiennes… », peut-on lire sur le site d’Interpol.

Comme on le sait, la cocaïne est cultivée et traitée dans le nord de l’Amérique Latine, essentiellement en Colombie, en Bolivie et au Pérou. Elle suit ensuite trois axes d’exportation « traditionnels », l’un vers les États-Unis et le Canada ; les deux autres vers l’Europe et l’Afrique (on peut se demander si la fin de l’embargo sur Cuba ne changerait pas la donne). L’UE est d’ailleurs fortement « attaquée » par des passeurs qui viennent d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique du Nord.

Dans la mer des Caraïbes, la « Méditerranée américaine », la lutte contre les trafiquants est menée par les forces armées de différents pays. Pour ce faire, plusieurs accords ont été passés, trop sans doute, au point de ne pas s’y retrouver. Ce qui favorise la suprématie américaine. En 2008, un accord a été signé entre le commandant supérieur (COMSUP) de Fort-de-France et le commandant régional américain. Nom de code : Narcops. Et en novembre 2011, une première opération conjointe d’envergure pour lutter contre le trafic à destination de l’Europe et de l’Afrique du Nord a été mise sur pied. La France dispose en permanence de deux bâtiments de guerre qui patrouillent le secteur avec chacun un hélicoptère embarqué. Parfois, un sous-marin nucléaire pointe son nez. En cas d’intervention sur un go fast, un tireur d’élite prend position pour neutraliser les moteurs. Puis il reste en appui pour protéger l’équipe d’intervention. En cas de nécessité, l’ordre d’ouvrir le feu doit venir de Matignon, via le Secrétariat général à la mer, qui assure la coordination interministérielle des actions de l’État en mer. Il faut dire que dans ce type d’opération, plusieurs ministères sont concernés : Défense, Intérieur, Justice, Finances et Santé. C’est une exception française. La police judiciaire est également très active. Il existe une antenne de l’OCRTIS à Fort-de-France et deux détachements, l’un à Pointe-à-Pitre, l’autre à Saint-Martin, et les gendarmes disposent d’un patrouilleur. Mais depuis quelques années c’est la Guyane qui inquiète. Elle a déjà pris sa place dans un trafic de « mules » à destination de la métropole. Mais cela pourrait bien évoluer, notamment en raison de sa proximité avec des pays trafiquants, comme le Surinam et le Venezuela, et aussi d’une présence policière moins forte. Dans ce département où 40 % des moins de 30 ans sont au chômage et où 44% des travailleurs sont fonctionnaires, il doit être difficile de rêver sa vie. Pour comprendre, comment on en est arrivé là, c’est-à-dire une situation inextricable malgré les moyens mis en œuvre, il faut jeter un coup d’œil en arrière… De 1860 à 1910, la coca et la cocaïne sont des denrées qui s’exportent mondialement, notamment par deux réseaux principaux partant des pays andins, l’un vers l’Allemagne et le reste de l’Europe, l’autre vers les États-Unis. Les Américains deviennent alors les plus grands consommateurs au monde. Le revirement est brutal. En 1915, les États-Unis se lancent dans une croisade solitaire contre ce fléau qui ravage l’Amérique, diabolisant l’Allemagne en le dépeignant comme l’empire de la drogue. Peu à peu, différents pays emboîtent le pas au géant américain, jusqu’à l’interdiction mondiale en 1950. En quelques décennies, un produit licite devient illicite et sa commercialisation échappe alors aux contrôles des États. Les filières légales disparaissent laissant la porte ouverte aux aventuriers et aux trafiquants de tout crin. Au retour de la guerre du Vietnam, de nombreux soldats américains sont devenus héroïnomanes. Aussi, en 1971, le président Nixon déclare la guerre à la drogue, notamment à l’héroïne. Georges Pompidou reçoit le message 5 sur 5 et Marseille perd ses labos de morphine-base. Dans le même temps, la consommation de cocaïne explose aux États-Unis. Comme un pied-de-nez – plus gentiment nommé la contre-culture. La justice moralisatrice se met en place et le nombre d’incarcération explose. Les prisons sont remplies de jeunes, surtout des Noirs et des Latinos au point que certains s’interrogent : existerait-il une raison cachée à cette pénalisation à outrance ? Un peu comme en France on utilise la pénalisation de la consommation de cannabis pour contrôler les jeunes des cités. Toute proportion gardée, bien sûr ! Même si la consommation mondiale semble stagner, peut-être à cause des drogues de synthèse, la guerre contre le trafic de cocaïne n’est pas prête d’être gagnée. Trop de fric en jeu. Et l’amusant, si l’on peut dire, c’est que plus la répression est efficace, plus les prix grimpent – et plus les trafiquants s’en mettent plein les poches. Y a pas de morale à mon histoire !

source: http://moreas.blog.lemonde.fr/2015/01/31/cocaine-fric-et-flics/

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MAROC-FRANCE: la reprise de la coopération judiciaire permettra-t-elle enfin de poursuivre M6, drug Kingpin, pour narcotrafic ? (On peut rêver, non?)

Publié: 31 janvier 2015 par Marc Fievet dans 36, BAN, Cannabis - Hachis - Haschich, Cocaïne, DEA (USA), DG de la Douane française, DNRED, Douane française, FSKN (Russie), Gendarmerie, GRC - RCMP (Canada), Guardia Civil, Guardia di Finanza, Guardia di Finanza (Italie), HM Customs Excise (UK), NARCOTRAFIC, Narcotrafic INFOS, NS 55, Police, Policia, Secret Defense, SERVICES ANTI-DROGUES, SERVICES ESPAGNOLS, SERVICES FRANCAIS, SVA, TRACFIN
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The international informant

FranceMaroc
Publié le 31-01-2015 Modifié le 31-01-2015 à 18:27

La France et le Maroc reprennent leur coopération judiciaire

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Le roi du Maroc, Mohammed VI.AFP/Abdhelhak Senna

La France et le Maroc ont annoncé la reprise de leur coopération judiciaire suspendue par Rabat il y a près d’un an. La mesure intervenait en représailles à la convocation par la justice française du chef du renseignement marocain, Abdellatif Hammouchi, en février 2014, pour des faits présumés de torture. Le gel de la coopération a entrainé le blocage de nombreux dossiers judiciaires entre la France et le Maroc, avec des conséquences non négligeables pour les binationaux, et les quelque 60 000 Français résidant dans le royaume.

Conséquence, en matière pénale tout d’abord, les extraditions de prisonniers sont gelées depuis près d’un an. Une dizaine de détenus français avait d’ailleurs observé une grève de la faim cet été, pour…

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MAROC – Narcotrafic: complicité de l’armée marocaine avec le narcotrafic dénoncé dans un nouveau livre

Publié: 23 septembre 2014 par Marc Fievet dans 36, BAN, Cannabis - Hachis - Haschich, Cocaïne, Customs and Border Protection, DEA (USA), DG de la Douane française, DNRED, Douane française, FSKN (Russie), GRC - RCMP (Canada), Guardia Civil, Guardia di Finanza (Italie), HM Customs Excise (UK), Justice, Maroc, NARCOTRAFIC, Narcotrafic INFOS, Police, Policia, Secret Defense, SERVICES ESPAGNOLS, SERVICES FRANCAIS, SVA, TRACFIN
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Lire aussi: MAROC: l’une des richesses du roi, c’est le commerce international de la drogue (Narcotrafic)..

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A qui profite l’argent du cannabis ?

La liberté de la presse progresse au Maroc. Un site, Le gri-gri, ose publier un article très complet sur une grosse branche du marzen, le business industriel du haschich entre le royaume et l’Europe. Avec un blanchiment moyen de 120 000 euros tous les deux jours, c’est un potentiel d’environ 22 millions d’euros annuel (près de 32 millions CHF) pour une seule filière approvisionnant quatre pays. L’enquête a révélé que 5 millions d’euros avaient transité par les banques suisses, le reste est passé par des comptes israéliens ou a été converti en or pour le retour au bled.

Une entreprise qui ne connaît pas la crise

Ce montant astronomique doit encore être augmenté des frais généraux et des salaires des employés européens pour arriver à une estimation valable du chiffre d’affaire, probablement plus de 25 millions d’euros. Voilà ce qu’un réseau peut collecter et sortir de l’économie légale européenne, voilà ce que nous coûte la prohibition du cannabis. On imagine qu’avec de telles liquidités, il est aisé « d’acheter la route » comme disent les trafiquants pour parler de corruption.

Artisanat ou industrie ?

On pourrait penser que ce réseau est particulièrement gros et livre des marchés très dynamiques. Pas du tout. Un rapport du Health Research Board (HRB) pour 2003 estime à 374 millions d’euros annuel le marché de la résine de cannabis en Irlande, un pays de seulement 4 millions d’habitants. Il faudrait donc quinze filières comme celle décrite dans Le gri-gri rien que pour couvrir le marché de la lointaine Irlande. Ou bien cette filière n’est qu’artisanale, ce qui explique qu’elle est démantelée, et il existe bien plus gros. Ou bien de nombreux entrepreneurs au Maroc et en Europe se livrent au même trafic de fourmi. Certainement un mélange des deux.

Peu de pressions internationales

Tant tous les cas, ces sommes doivent profiter à beaucoup de patrons, banquiers, policiers, douaniers, hommes politiques au Maroc, c’est sans doute la principale ressource du pays après les devises des travailleurs immigrés. Dans un pays pauvre et corrompu, le marzen n’a pas de peine à se développer. Mais pour des volumes et des sommes pareilles, il faut aussi des complicités en Europe. Comment ce petit pays pourrait-il tenir tête à ses puissants voisins ? Pourtant, Mohamed VI est courtisé par tous les dirigeants européens alors que son pays nous pompe chaque année des milliards d’euros hors taxes.

L’économie gangrenée

L’argent du hasch est perdu pour l’impôt en Europe mais il permet au Maroc de payer les nombreuses entreprises européennes, surtout françaises, qui travaillent dans ce pays. Les entrepreneurs européens impliqués dans l’import ou le blanchiment réinvestissent leurs profits, souvent dans leurs entreprises qui deviennent florissantes au prix d’une concurrence déloyale pour les entrepreneurs honnêtes du même secteur. Les banquiers, pas seulement suisses, peuvent-ils encore se passer de ces capitaux flottants souvent disponibles pour des opérations à haut risque ? L’argent du hasch pervertit notre économie à haut niveau, nous sommes loin de l’imagerie d’Epinal des gangs de cités qui survivent grâce au shitstème. Bien au-dessus d’eux, on construit des routes, des usines ou des armes avec l’argent qu’ils collectent en bout de chaîne.

Des solutions ?

Pour justifier la prohibition, on peut disserter des heures sur le syndrome amotivationnel des ados qui abusent du joint, on peut ergoter sur les taux de THC, on peut s’empoigner sur la liberté de disposer de son corps et de son esprit… mais chaque année qui passe sans solution pragmatique gangrène un peu plus notre économie. Une dépénalisation de la consommation privée des adultes et de l’autoproduction pourrait diviser en deux le marché noir sans paraître trop incitatif pour la jeunesse puisqu’il n’y a pas de commerce, donc risque de prosélytisme. Une réglementation de la production et de la distribution à but non lucratif peut être envisagée, ces clubs seraient un recours au marché noir pour les adultes. Un marché réglementé comme pour le tabac et l’alcool aurait le plus d’impact économique mais ne garantirait pas forcément une bonne répartition socio-géographique des emplois. Il n’a jamais été question d’un marché libre, sans restriction d’age, de publicité, de santé publique.

Les solutions existent, plus de 100.000 Suisses ont signé l’initiative populaire pour un marché réglementé, cela correspondrait à environ un million de Français si ce système de démocratie directe existait dans ce pays. Ce processus est assez long et incertain, il ne concerne qu’un pays, il doit servir d’exemple mais à long terme. Devrons-nous attendre dix ans pour réformer cette aberration destructrice ? Oui, si nous ne faisons pas davantage entendre nos arguments partout où c’est possible.

Laurent Appel

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Maroc : à qui profite le kif ?

Le procès qui s’est ouvert au tribunal de Bobigny le 5 septembre 2005 met à jour les coulisses d’un trafic de hasch, de devises et de lingots d’or. Le Gri-Gri révèle l’implication de magnats marocains et de commerçants du Sentier.

Longtemps, les autorités marocaines ont rabâché une version : le trafic de cannabis est organisé par des mafias étrangères exploitant des paysans du Rif sous-payés. Seulement, en France, pas moins de cinq procédures judiciaires contredisent cette rengaine. À en croire les enquêtes policières qui ont disséqué le fonctionnement de ce juteux commerce, les gros bonnets sont des magnats marocains de l’import-export associés à des commerçants du Sentier, temple parisien de la fringue, originaires du Royaume.

Le 5 septembre, une de ces procédures a abouti à l’ouverture d’un procès fleuve à Bobigny, en banlieue parisienne. Les 26 prévenus, pour la plupart des Marocains, sont accusés d’avoir participé au blanchiment de l’argent du haschich et à son rapatriement sous forme de devises et de lingots d’or vers leur pays d’origine. Entre 100 000 et 140 000 euros tous les deux jours

Une filière entièrement pilotée à distance par des négociants basés au Maroc.

Parmi eux, les C., une famille de Nador, propriétaire d’échoppes de tissus et de cybercafés dans plusieurs villes du Royaume. Une couverture, soupçonne la justice française. Dans leurs arrière-boutiques, ces commanditaires délivrent leurs instructions au jour le jour à leurs intermédiaires basés sur l’autre rive de la Méditerranée. Leur station-service située à Nador sert de plaque tournante. À l’aller, les tonnes de résine de cannabis y sont embarquées à bord de camionnettes, de 4×4, voire de bus. Direction la France, la Belgique, l’Allemagne, et les Pays-Bas.

Au retour, c’est aussi là que les billets et lingots d’or sont déchargés. La fraîche est alors investie dans l’immobilier et dans la culture du chanvre. Et l’or, refourgué aux bijoutiers. Plus intrigant, A. T., l’un des accusés-clés de ce procès (qui comparaît libre !), n’est autre que le bras droit d’un personnage fort connu : …. Soupçonné de blanchiment d’argent par la justice française, ce Franco-Marocain a été arrêté en avril 2004 à l’aéroport de New York et discrètement extradé vers Paris. Très proche, sous le règne d’Hassan II, de Mohamed Médiouri, puissant patron de la sécurité du Palais royal, il est le fils de …, un richissime homme d’affaires du Royaume qui a fait fortune dans le négoce de la ferraille et des engins de travaux publics. Un patriarche si influent qu’il a obtenu que son fils et son acolyte soient défendus par P. H., une star du barreau parisien, également avocat de M. R. (né au Maroc et ami de la couronne), de L. G. et de feu A. S.

D’après les écoutes téléphoniques, A. T., employé de … dans son magasin du Sentier, joue également les coursiers pour le compte de son patron, faisant la navette entre Paris et Lyon pour rapporter des sacs de sport bourrés de billets. Des sommes qu’il confie illico aux bons soins de M. C., collecteur en chef présumé du réseau, basé à Paris. Ce plombier de formation est soupçonné d’avoir organisé le ramassage, le blanchiment et l’expatriation hors de France de la totalité de l’argent issu de la vente du hachisch. Look gentillet, tempérament réservé, ce Marocain de 29 ans a toutes les qualités pour remplir sa discrète mission. De jour comme de nuit, il sillonne l’Hexagone et même l’Europe à bord de sa Mercedes pour récupérer le magot. En province, il ne se déplace jamais pour moins d’un « mètre », soit 100 000 euros dans le jargon des trafiquants. Début 2003, il aurait ainsi collecté 3,2 millions d’euros en deux mois.

Une fois l’argent récolté, l’efficace M. C. s’en débarrasse dans les 48 heures. Le grisbi est d’abord stocké à Clichy-la-Garenne chez A. B. dit le « Boupastélé » (le boulanger en arabe). Un modeste commerçant, en apparence, qui possède tout de même un million d’euros, trois boulangeries et une demi-douzaine d’appartements.

Puis une partie des espèces est écoulée via des comptes bancaires suisses et israéliens. Au total, 5 millions d’euros auraient transité vers le « pays propre », nom de code désignant la Confédération helvétique. Là, détail troublant, dans le dossier apparaît un nom donnant un tout autre relief à l’affaire : J. M.. Du fait de ses liens avec S. H., autre sommité marocaine, ce banquier suisse fait l’objet d’un mandat d’arrêt délivré par le juge d’instruction Philippe Courroye pour blanchiment de capitaux provenant de crimes et délits dans le cadre de l’enquête sur les ventes d’armes à l’Angola.

Quant au reste du pactole, M. C. en convertit une grande partie en or. Chaque semaine, il commande entre 30 et 50 « fèves » auprès de deux agents de change de la Bourse et du Panthéon, à Paris, également poursuivis dans ce procès.

Dernière étape, l’expédition des devises restantes et des lingots vers le Maroc. Le trésor est planqué dans les portières et sièges des voitures confiées à des passeurs marocains, visiblement sélectionnés pour leur allure de bon père de famille. Le principal d’entre eux, A. M.. Bien qu’il soit surnommé « Khadafi », ce retraité de 62 ans, père de 6 enfants, n’a rien d’un bandit de grand chemin : petite moustache, lunettes rondes, visage poupin et aspect bonhomme. Et pourtant, il aurait transporté plus de 600 lingots. C’est lui qui, fin avril 2003, sera arrêté avec 400 000 euros camouflés dans sa vielle fourgonnette Mercedes.

Une interpellation qui permettra aux policiers de démanteler la branche française de ce réseau. Mais ils ne parviendront pas à remonter jusqu’aux commanditaires marocains. Seuls quatre mandats d’arrêts seront délivrés à l’encontre de membres du clan C.. Des mandats restés lettre morte. Plus curieux encore, malgré l’ampleur du trafic, aucun flic, ni douanier, ni gendarme du Royaume n’est inquiété. La complicité des douanes de Tanger ou d’ailleurs reste encore et toujours la partie la plus immergée de l’iceberg.

Les amis du gri-gri

SOURCE: http://www.chanvre-info.ch/info/fr/A-qui-profite-l-argent-du-cannabis.html

The international informant

Abdelaziz Bennani Bennani, général dénoncé par l’auteur

Un ancien officier de l’armée marocaine, Abdelila Issou, âgé de 49 ans, raconte dans ses mémoires le business obscur du Général Bennani, le chef de l’Etat Major des troupes marocaines opérant au Sahara Occidental. Selon lui il aurait ouvert les portes aux cartels colombiens pour qu’ils puissent introduire la cocaïne en Espagne.
Diplômé à l’Académie Royale militaire de Meknès, il a fini par travailler pour les services secrets espagnols, CNI, avant de s’exiler en Espagne en 2000.
Dans son livre « Mémoires d’un soldat marocain La Face cachée du royaume enchanté », Issou dénonce la corruption de la plus haute hiérarchie militaire marocaine en apportant des preuves accablantes de la complicité de l’armée marocaine avec le trafic de drogue.
Le lieutenant Abdelillah Issou commandait une unité qui patrouillait entre Cap Malabata, entre Tanger et Ceuta. Sa tournée commençait tous les jours à 21h02…

Voir l’article original 152 mots de plus

Les « historiens » du DEA semblent refaire l’histoire de cette opération à laquelle a participé la DNRED!

Operation Dinero (1994)
Operation Dinero, a joint DEA/IRS (Internal Revenue Service) operation, was launched by the DEA’s Atlanta Division in 1992. In this investigation, the U.S. Government successfully operated a financial institution in Anguilla for the purpose of targeting the financial networks of international drug organizations. In addition, a number of undercover corporations were established in different jurisdictions as multi-service “front”businesses designed to supply “money laundering” services such as loans, cashier’s checks, wire transfers, and peso exchanges, or to establish holding companies or shell corporations for the trafficking groups. Believing these services were legitimate, the Cali mafia engaged the bank to sell three paintings, a Picasso, a Rubens, and a Reynolds. These paintings, estimated to have a combined value of $15 million, were seized by the DEA and IRS in 1994. The operation resulted in 116 arrests in the United States, Spain, Italy, and Canada and the seizure of nine tons of cocaine, and the seizure of more than $90 million in cash and other property. The two-year joint enforcement operation was coordinated by the DEA, IRS, INS, FBI, and international law enforcement counterparts in the United Kingdom, Canada, Italy, and Spain.

SOURCE: http://www.justice.gov/dea/about/history/1994-1998.pdf

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MAROC: l’une des richesses du roi, c’est le commerce international de la drogue (Narcotrafic).

Publié: 25 août 2014 par Marc Fievet dans 36, Cannabis - Hachis - Haschich, Cocaïne, DEA (USA), DNRED, Douane française, GRC - RCMP (Canada), Guardia Civil, Guardia di Finanza (Italie), HM Customs Excise (UK), Maroc, NARCOTRAFIC, Narcotrafic INFOS, Police, Policia, SERVICES FRANCAIS, SVA, TRACFIN
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The international informant

Maroc: révélations accablantes de l’ex-officier des services secrets marocainsVu ses révélations accablantes sur les vérités de la monarchie marocaine et ses services d’espionnage dans les enlèvements, la torture et le trafic de drogue, on vous présente la traduction intégrale de l’interview de l’ex-officier marocain des services secrets comme publiées dans le journal Echourouk “Echoroque”http://www.echoroukonline.com/ara/articles/209832.html

Quelles sont les raisons qui vous ont poussés à quitter les services secrets marocains, et quelles sont les tâches qu’on vous a consignés?

Maroc: révélations accablantes de l’ex-officier des services secrets marocainsTous d’abord je dois remercier le journal d’Echoroque et son équipage d’avoir offert cette occasion qui est rare dans mon pays bien-aimé à cause des pratiques sordides du Makhzen qui impose la censure contre toutes les voies libres qui demandent le changement, la liberté et la vraie démocratie.

Revenons à votre question, l’une des raisons qui m’a poussé à quitter les services secrets marocains est l’absence d’une loi qui encadre ces services et définit leur mission. Au même temps, il…

Voir l’article original 1 709 mots de plus

http://diarioadn.co/actualidad/colombia/extradici%C3%B3n-a-ee-uu-de-alias-diego-rastrojo-1.74146

August 6, 2014
Contact: Public Information Officer
Number: 954-660-4602

AUG 06 (MIAMI) – Mark R. Trouville, Special Agent in Charge, Drug Enforcement Administration (DEA), Miami Field Division, Wifredo A. Ferrer, United States Attorney for the Southern District of Florida, and George L. Piro, Special Agent in Charge, Federal Bureau of Investigation (FBI), Miami Field Office, announce that U.S. District Judge Patricia A. Seitz sentenced Diego Perez Henao, a/k/a “Diego Rastrojo,” 43, a Colombian national, to 360 months in prison. Perez Henao was also ordered to forfeit $1,000,000 to the United States.

Perez Henao had been indicted by a federal grand jury on February 8, 2011, and previously pleaded guilty on January 24, 2014, to a single count of conspiring with others to manufacture and distribute five or more kilograms of cocaine from 1993 until February 2011, knowing that the cocaine would be imported into the United States.

Perez Henao acknowledged that he was involved in the manufacture, investment or shipment of in excess of 81,100 kilograms of cocaine during the timeframe of his conspiracy.  He further acknowledged that he controlled numerous armed workers in his organization and used both airplanes and semi-submersibles to ship the cocaine north from South America to points in Central America and Mexico – en route to its eventual destination of the United States.

Following Perez Henao’s indictment, the U.S. Department of State offered a reward of up to $5 million for information leading to his capture. Perez Henao was ultimately captured by Venezuelan authorities in Venezuela on June 3, 2012. The Venezuelan authorities sent Perez Henao to Colombia, which in turn extradited Perez Henao on August 28, 2013, to the United States to face the current charges.

DEA Special Agent in Charge Mark R. Trouville stated, “Diego Perez Henao, one of the last leaders of the North Valley Cartel, was responsible for smuggling more than 80 tons of cocaine into the United States.  He used violence and intimidation to line his greedy pockets at the expense of his own people and had no regard for those who would consume this addictive poison. Today’s sentencing is a reminder that there is no place to hide, the DEA along with our domestic and international law enforcement partners will continue to pursue and prosecute those who engage in drug trafficking into our borders.”

“For over a decade, Perez Henao – one of the most powerful and prolific drug lords in recent history – controlled dozens of heavily-armed workers in his drug trafficking organization and oversaw the manufacture and distribution of over 80 tons of cocaine into the United States,”  said U.S. Attorney Ferrer. “Perez Henao will now spend the next three decades of his life in prison.  With this sentence, one of the largest cartel heads in Colombian history was brought to justice.”

“Diego Perez-Henao was a notorious, international drug kingpin who for years profited from the shipment and sale of illegal drugs,” said Ken Sena, Acting Assistant Special Agent in Charge, FBI Miami. “His illicit career was brought to an end through close cooperation with our law enforcement partners.”

The indictment of Perez Henao is the result of an ongoing Organized Crime Drug Enforcement Task Force (OCDETF) led by DEA and FBI. The principal mission of the OCDETF program is to identify, disrupt and dismantle the most serious drug trafficking, weapons trafficking and money laundering organizations, and those primarily responsible for the nation’s illegal drug supply.
This investigation was conducted by the DEA, FBI, the DEA Andean Region and their Colombian law enforcement partners. The case was prosecuted by the U.S. Attorney’s Office for the Southern District of Florida.

SOURCE: http://www.justice.gov/dea/divisions/mia/2014/mia080714.shtml

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August 18, 2014
Contact: Public Information Officer
Number: 212-337-2906

The defendant allegedly transported thousands of kilograms of cocaine by boat and submarine

AUG 18 (BROOKLYN, N.Y.) – Earlier today, Jair Estupinan-Montano was arraigned at the federal courthouse in Brooklyn, New York, on charges relating to international narcotics trafficking. Estupinan- Montano was arrested in Panama on October 14, 2013, on a provisional arrest warrant issued from the Eastern District of New York.

The arraignment was announced by Loretta E. Lynch, United States Attorney for the Eastern District of New York, and James J. Hunt, Acting Special Agent in Charge, Drug Enforcement Administration (DEA), New York Division.

According to court filings, prior to his arrest, Estupinan-Montano was the leader of a narcotics trafficking organization responsible for transporting shipments of cocaine from Colombia to locations in Central America and Mexico for ultimate delivery to the United States. Estupinan-Montano allegedly worked closely with the violent “Los Rastrojos” drug trafficking organization, a paramilitary organization that employed hundreds of individuals and controlled drug trafficking along the Pacific coast of Colombia.

Estupinan-Montano was responsible for arranging boats and submarines that transported the cocaine from Colombia to other members of his organization in Central America, who then transported the cocaine north to be sold to Mexican cartels for eventual shipment to the United States. A detention memo filed today by the government details that, between 2010 and 2012, the United States Coast Guard seized two ships and a semi-submersible vessel that had been sent from Colombia by Estupinan-Montano. In total, those vessels contained over 7,200 kilograms of cocaine when they originally left South America.

“Evoking Jules Verne, the defendant Estupinan-Montano relied on boats and submarines to ferry his illegal cargo, and was an essential link in the flow of illegal narcotics from Colombia to the United States,” stated United States Attorney Lynch. “The illegal narcotics trade is a scourge, both in the United States and throughout the world. With the help of our international allies, we will continue to strike at those who enrich themselves off this violent industry wherever they are found.” Ms. Lynch thanked the New York Drug Enforcement Task Force, comprised of officers and agents of the DEA, New York City Police Department and the New York State Police; the DEA’s Bogota Country Office and Panama Express Task Force; the United States Coast Guard; the Department of Justice Office of International Affairs; and the Republic of Panama for their help in investigating and capturing Estupinan-Montano.

The defendant was arraigned this afternoon before United States Magistrate Judge Steven M. Gold at the federal courthouse in Brooklyn. The charges in the indictment are merely allegations, and the defendant is presumed innocent unless and until proven guilty.

The government’s case is being prosecuted by Assistant United States Attorneys Tyler Smith, Amir Toossi, Justin Lerer, and Robert Polemeni.

The Defendant:
Jair Estupinan-Montano
Age: 31
COLOMBIA

E.D.N.Y. Docket No. 12-CR-793 (SLT)

AUG 18 (DALLAS) —A Dallas man who pleaded guilty to felony offenses stemming from his role as a major participant in a marijuana distribution conspiracy operating in north Texas was sentenced this morning in federal court in Dallas, announced U.S. Attorney Sarah R. Saldaña of the Northern District of Texas.

Andres Hernandez, Jr., a/k/a “Gordo,” 34, was sentenced by U.S. District Judge Sam A. Lindsay to serve a total of 300 months in federal prison.  Hernandez pleaded guilty in September 2013 to one count of conspiracy to distribute 100 kilograms or more of marijuana and one count of money laundering.  Judge Lindsay sentenced him to 25 years on the drug conspiracy conviction and 10 years on the money laundering conviction, to run concurrently.

Hernandez and others were arrested on November 1, 2012, following a law enforcement operation led by the Drug Enforcement Administration (DEA) and the North Texas High Intensity Drug Trafficking Area (HIDTA) task force, during which federal search warrants were executed at various locations, including Hernandez’s residence on W. Colorado Blvd. in Dallas.  At his residence, law enforcement located approximately 20 pounds of marijuana, digital scales and a loaded firearm.  Hernandez has remained in custody since his arrest.
According to documents filed in the case, Hernandez admitted that on multiple occasions between January 2011 and the date of his arrest, he received multi-pound quantities of marijuana from several supply sources, including co-defendants Serviano Contreras, a/k/a “Seven” and “Junior,” 27, and Virgilio Espinosa Delacruz, a/k/a “Chaparro,” 41.  Hernandez admitted that he stored this marijuana both at his residence and at the residence of co-defendant Benicio Pena, Jr., a/k/a “Nene,” 63, on Lourdes Street in Dallas.  Contreras, Delacruz and Pena pleaded guilty to their respective roles in the conspiracy and are serving federal prison sentences of 48 months, 44 months, and 42 months, respectively.

Hernandez admitted that he routinely distributed multi-pound quantities of marijuana to co-defendants Jarvis Holmes, 43; Claudia Castillo, 21; Jerry Cardenas, 32; Lamont Morgan, 35; Roberto Lopez Delacruz, 27; and Paul Santoy, 28.  They each pleaded guilty to their roles in the conspiracy.  Holmes was sentenced to 51 months; Cardenas, 48 months; Morgan, 46 months; Roberto Delacruz, 16 months; and Santoy, 15 months.  Claudio Castillo is scheduled to be sentenced on November 17, 2014.

Hernandez further admitted that in March 2012, an individual purchased a parcel of land located in Barry, Texas, using $28,854 in cash provided by Andres Hernandez’s wife, Griselda Hernandez, 34. That same day, that individual deeded the property to Andres and Griselda Hernandez.  Andres Hernandez admitted that the cash used to purchase the property included drug proceeds.  Griselda Hernandez also pleaded guilty to her role in the conspiracy and was sentenced to 57 months in federal prison. Assistant U.S. Attorney Phelesa Guy was in charge of the prosecution.

SOURCE: http://www.justice.gov/dea/divisions/dal/2014/dal081814.shtml

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Bunthan Sam Sentenced to 10 Years for Conspiracy to Distribute Heroin

AUG 18 (BURLINGTON, Vt.)- Michael J. Ferguson, Acting Special Agent in Charge of the Drug Enforcement Administration for New England and The Office of the United States Attorney for the District of Vermont stated that Bunthan Sam, 35, of Chicago, Illinois, was sentenced to 120 months in prison, having pleaded guilty to the charge of conspiracy to distribute at least 100 grams of heroin. United States District Judge William K. Sessions III, sitting in Burlington, also sentenced Sam to 4 years of supervised release.

Court records show that Sam, who went by the alias Adam or Taun, sold heroin in the Burlington area over a period of about two years. He obtained this heroin from suppliers in Chicago and Connecticut. Sam was arrested on the conspiracy charge in Chicago on July 24, 2013, and incarcerated thereafter.

Court records further show that Sam is a member of a larger group with ties to Chicago; Lowell, Massachusetts; and Connecticut that distributed an especially strong form of heroin in the Burlington area from about mid-2011 through the time of the arrest of Sam’s brother, codefendant Chandara Sam, on April 10, 2013. Chandara Sam, who went by the alias Po, was taken into custody in White River Junction, after selling approximately 40 grams of heroin to an individual cooperating with law enforcement. Some of the heroin sold by the conspiracy was known as Chi town or Chi, short for Chicago, and has caused several overdoses in the last several years. The Vermont State Police Drug Task Force began an investigation into Sam’s heroin ring in December 2011.

In January 2013, members of the Essex Police Department and the Drug Enforcement Administration arrested two individuals, Edward Chavin, also known as Tommy, and Christopher Nason in the Handy’s Suites in Essex. Chavin was found in possession of more than 100 grams of heroin. He and Nason were subsequently indicted for conspiracy to distribute 100 grams or more of heroin, and both have pleaded guilty. The Handy’s Suites raid occurred following a heroin overdose in a nearby room. Investigation revealed that Chavin, Nason, and the Sams were part of the same heroin ring, and that Chavin had been transporting heroin from Chicago to the Burlington area for nearly a year prior to his arrest.

In early June 2014, one of conspiracy leaders, codefendant James Nastri, of Deep River, Connecticut, was convicted of conspiracy to distribute at least 100 grams of heroin following a jury trial before Judge Sessions in Burlington.

Court records further reveal that Bunthan Sam possessed handguns at various points during the Vermont heroin trafficking conspiracy. Sam also has a criminal history that includes numerous prior felony offenses, violent offenses, and several instances of unlawful weapons and firearms activity.

For his crime, Sam faced a maximum penalty of 40 years in prison. In sentencing Sam, Judge Sessions noted the devastating impact heroin has had on Vermont communities, citing specifically the potency of the heroin Sam sold. Judge Sessions further noted that Sam had continued to sell heroin after learning that a person had overdosed on the Chi-town heroin and after Lowell, Massachusetts police pulled him over and seized a firearm from his vehicle, resulting in a felony charge.

The investigation was a collaborative effort of the Vermont State Police Drug Task Force; the Drug Enforcement Administration; the Bureau of Alcohol, Tobacco, Firearms, and Explosives; the Essex, Burlington, and South Burlington Vermont Police Departments; and the Lowell, Massachusetts Police Department.

SOURCE: http://www.justice.gov/dea/divisions/bos/2014/bos081814.shtml

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DEAAugust 13, 2014
Contact: Public Information Officer
Number: 212-337-2906

AUG 13 (SYRACUSE, N.Y.) – Onondaga County District Attorney William J. Fitzpatrick and DEA Resident Agent in Charge, Ed Duffy announced today the conclusion of a major heroin investigation.  The investigation was conducted by the DEA High Intensity Drug Trafficking Area of Central New York (HIDTA).   HIDTA Force members include the DEA, the Onondaga County District Attorney’s Office, the Onondaga County Sheriff’s Office, the U.S. Marshals Service, the NY National Guard Counter Drug Program and the Syracuse Police Department.  The HIDTA Task Force is currently designated the “CNY HIDTA Heroin Strike Force.” Its main focus is to stop the influx of heroin into the region.

This was a yearlong investigation of a heroin trafficking organization centered in Syracuse, NY.  The main target was Calvin Marshall, who along with several other co-conspirators, were trafficking large quantities of heroin from New Jersey into Central New York.  Thus far this investigation has resulted in 19 arrests with estimated seizures of $100,000 in currency and property, 10,000 packets of heroin totaling approximately 13 ounces, and a handgun.

The defendants were arrested pursuant to warrants issued out of Onondaga County Court and will be prosecuted by the Onondaga County District Attorney’s Office.  The following individuals were arrested yesterday, Tuesday August 12, 2014, in a coordinated raid by members of the HIDTA Task Force

Marshall, Calvin of 207 Hier Ave. Syracuse, NY
-Operating as a Major Trafficker
-Conspiracy 2nd degree
-Conspiracy 4th degree
-Criminal Possession of a Controlled Substance in the 2nd degree
-Criminal Possession of a Controlled Substance in the 3rd degree

Stone, Robert A. of 2941 Rt. 41 Cincinnatus, NY
-Conspiracy 4th degree
-Criminal Possession of a Controlled Substance in the 3rd degree

Rodriguez, Samuel H., of 1656 State Street (Left) Watertown, NY
-Criminal Possession of a Controlled Substance in the 3rd degree
-Conspiracy in the 4th degree

Todd, Jeremy R. of 310 Idlewood Blvd. Baldwinsville, NY arrested at 555 S. State St. Syracuse, NY
-Criminal possession of a Controlled Substance in the 3rd degree
-Conspiracy 4th degree

Carducci, Douglas T. of 2007 W. Genesee St. #1 Camillus, NY
-Conspiracy in the 4th degree

Townsend, Anthony F. of 127 Green St. #1 Syracuse, NY
-Conspiracy in the 4th degree

Five defendants remain at large and arrest warrants for these five individuals have been issued.

Eight defendants have already pleaded guilty in Onondaga County Court. They are:

Eric Williams– pleaded to Criminal Possession of a Controlled Substance in the Third Degree (2 counts) and Criminal Possession of a Controlled Substance in the Seventh Degree (2 counts). He was sentenced to four year determinate State Prison sentence-he also pleaded to a second indictment for Criminal Sale of a Controlled Substance in the Third Degree, Criminal Possession of a Controlled Substance in the Third Degree and was sentenced to an eight year determinate State Prison sentence to run concurrently with the first sentence imposed.

Bennie Smith– pleaded to Criminal Possession of a Controlled Substance in the Third Degree and was sentenced to an eight year determinate State Prison sentence

Walter Brown– pleaded to Criminal Possession of a Weapon in the Second Degree and he received an eight year determinate State Prison sentence

Shawn Dunnell- pleaded to Criminal Possession of a Controlled Substance in the Third Degree and Criminal Possession of a Controlled Substance in the Fourth Degree. He was sentenced to a three year determinate State Prison sentence.

Joseph Rolfe pleaded guilty to Criminal Possession of a Controlled Substance in the Third Degree (intent to sell), Criminal Possession of a Controlled Substance in the Third Degree (weight over one-half ounce), and Criminal Possession of a Controlled Substance in the Seventh Degree.  He received a three year determinate State Prison sentence.

Vanessa Santiago pleaded guilty to Criminal Possession of a Controlled Substance in the Third Degree and was sentenced to a two year determinate State Prison sentence.

Shawn Cox entered a guilty plea to Criminal Sale of a Controlled Substance in the Third Degree and received a two year determinate State Prison sentence.

Joseph Teta– entered a guilty plea to Criminal Sale of a Controlled Substance in the Third Degree (three counts), Criminal Possession of a Controlled Substance in the Third Degree (three counts) and Criminal Possession of a Controlled Substance in the Seventh Degree (three counts). His case is still pending.

“This investigation and the arrests announced today will not end our efforts to stop the influx of heroin in the Syracuse area,” District Attorney Fitzpatrick said.  “The HIDTA task force is an outstanding example of how collaboration and coordination by federal, state and local law enforcement can put a serious dent in narcotics trafficking. We will continue to work together with our partners to end the proliferation of heroin into this community,” Fitzpatrick added.

« These arrests signal a united effort by law enforcement to deny sanctuary to those who sell drugs or guns, » said DEA Acting Special Agent in Charge James J. Hunt. « Residents of the Onondaga County deserve a safe, drug-free place to live and play, and today they are closer to that reality. »

SOURCE: http://www.justice.gov/dea/divisions/nyc/2014/nyc081314.shtml

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