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Narco-terro­­riste ?

En décembre 2009, Harouna Touré et Idriss Abdel­­rah­­man, des passeurs du nord du Mali, ont fran­­chi les portes du Golden Tulip, un hôtel d’Ac­­cra, la capi­­tale du Ghana. Ils étaient là pour rencon­­trer deux hommes qui leur avaient offert l’op­­por­­tu­­nité de gagner des millions de dollars en trans­­por­­tant de la drogue à travers le Sahara. Touré portait un dashiki et Abdel­­rah­­man des guenilles et un turban, qui cachait une partie de son visage. Ils ont donné un pour­­boire aux gardes à l’en­­trée et ont salué Moha­­med (un radi­­cal liba­­nais) dans le hall d’en­­trée. Moha­­med les a conduits dans une chambre d’hô­­tel pour rencon­­trer David, trafiquant de drogue et membre des Forces armées révo­­lu­­tion­­naires de Colom­­bie, ou FARC. « Hola Colom­­biano », a lancé Touré en entrant. Abdel­­rah­­man, qui voulait appe­­ler David « 007 » en espa­­gnol, s’est trompé et a dit « 477 » à la place. David, qui portait un pull à manches courtes et un bermuda, a ri et leur a offert des bouteilles d’eau.

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Crédits : DEA

Touré et Abdel­­rah­­man venaient de Gao, une ville recu­­lée et aride du nord du Mali qui est depuis long­­temps utili­­sée comme plaque tour­­nante de produits de contre­­bande, des immi­­grants aux ciga­­rettes. Ces dernières années, la région a aussi été le théâtre de conflits violents entre plusieurs groupes de nomades insur­­gés, y compris les membres d’Al-Qaïda au Magh­­reb isla­­mique (AQMI). Au cours de mois de contacts télé­­pho­­niques et de rendez-vous, David et Moha­­med ont répété à Touré que les FARC avaient 30 000 guérille­­ros en guerre avec les États-Unis, et qu’ils souhai­­taient travailler avec al-Qaïda, orga­­ni­­sa­­tion avec laquelle ils parta­­geaient cet ennemi commun. « Ce sont nos frères », a dit Moha­­med. Et d’ajou­­ter : « Nous avons la même cause. » Touré a alors expliqué qu’il avait des liens avec l’or­­ga­­ni­­sa­­tion : il était à la tête d’une compa­­gnie de trans­­port et four­­nis­­sait, en échange de la protec­­tion de ses camions, de la nour­­ri­­ture et du carbu­­rant à Al-Qaïda.

Pour­­tant, David restait scep­­tique. Il devait s’as­­su­­rer que l’en­­tre­­prise de Touré était à la hauteur de la mission. Les FARC, pour qui ce marché est syno­­nyme d’enjeux consi­­dé­­rables, étaient prêts à payer Touré et Abdel­­rah­­man à hauteur de 3 000 dollars le kilo, en commençant par un premier trajet test où ils devraient trans­­por­­ter 50 kilos de drogue vers Melilla, une ville auto­­nome espa­­gnole située sur la côte nord-ouest de l’Afrique. Des char­­ge­­ments dix fois plus consé­quents suivraient si le premier voyage se dérou­­lait sans accro, a précisé David. « Si tu as fini, c’est à mon tour de parler », lui a répondu Touré. Il a dit à David et Moha­­med qu’il était fati­­gué de tout ce « blabla ». Il avait des ouvriers tout le long du circuit de contre­­bande, qui s’éten­­dait du Ghana au Maroc. Abdel­­rah­­man, que Touré avait présenté comme chef de la milice malienne, a indiqué qu’il avait engagé un chauf­­feur entre­­te­­nant des liens avec Al-Qaïda. Ces derniers avaient aussi soudoyé un haut gradé de l’ar­­mée malienne, qui les aide­­rait à traver­­ser la fron­­tière sans être contrôlé. David était rassuré. « Je veux qu’on conti­­nue de travailler ensemble, car nous ne faisons pas ça pour l’argent – nous faisons ça pour notre peuple », a-t-il dit. Deux jours plus tard, Touré et Abdel­­rah­­man sont retour­­nés au Golden Tulip pour collec­­ter leur premier paie­­ment. Oumar Issa, un ami de Gao qui était aussi impliqué dans leur plan, atten­­dait dans un deuxième hôtel pour rece­­voir sa part. Au lieu de cela, les trafiquants se sont retrou­­vés nez à nez avec les poli­­ciers ghanéens.

Il s’est avéré que David et Moha­­med n’étaient pas des trafiquants de drogue mais des infor­­ma­­teurs infil­­trés de la Drug Enfor­­ce­­ment Admi­­nis­­tra­­tion (ou DEA, l’Agence améri­­caine de lutte contre les drogues).

Quelques jours plus tard, Touré, Abdel­­rah­­man et Issa ont été remis à la DEA et jetés dans un jet privé avant de s’en­­vo­­ler pour New York, où ils ont été traduits en justice devant un tribu­­nal fédé­­ral. Les trois trafiquants ont été incul­­pés — en vertu d’une dispo­­si­­tion peu connue du Patriot Act datant de 2006 — pour narco-terro­­risme, un crime commis par des délinquants violents, qui ont un pied dans le terro­­risme et l’autre dans le trafic de drogue. ulyces-narcoterror-02 À l’an­­nonce des charges, Preet Bharara, l’avo­­cate améri­­caine du District sud de New York, a déclaré : « À mesure que les terro­­ristes s’im­­pliquent dans le trafic de drogue, ils nous four­­nissent davan­­tage d’op­­por­­tu­­ni­­tés de les neutra­­li­­ser et de suppri­­mer les finan­­ce­­ments desti­­nés à leurs futures actions. » Cette affaire est la première pour laquelle la dispo­­si­­tion sur le narco-terro­­risme a été utili­­sée contre Al-Qaïda. Les suspects corres­­pondent préci­­sé­­ment à ce profil hybride de délinquants, pour lequel la loi, qui ne néces­­site pas que les acti­­vi­­tés incri­­mi­­nées se soient dérou­­lées aux États-Unis, a été créée.

Michele Leon­­hart, qui était direc­­trice de la DEA à l’époque des faits, a renché­­rit : « Les arres­­ta­­tions d’aujourd’­­hui sont une nouvelle preuve du lien direct entre des orga­­ni­­sa­­tions terro­­ristes dange­­reuses, parmi lesquelles Al-Qaïda, et les trafics de drogue inter­­­na­­tio­­naux qui alimentent leurs acti­­vi­­tés. »

Tandis que l’af­­faire des Maliens pour­­sui­­vait son cours, ses défauts sont toute­­fois deve­­nus évidents. Les préve­­nus appa­­raissent davan­­tage comme des hommes malchan­­ceux que comme des crimi­­nels endur­­cis, des amis d’en­­fance qui pensaient que les infor­­ma­­teurs de la DEA les rendraient riches. « Ils nous mentaient. Et nous leur mentions nous aussi », m’a confié Touré depuis la prison. La juge Barbara Jones, qui a super­­­visé les dernières étapes de la procé­­dure, a déclaré : « Il n’y a aucune impli­­ca­­tion des suspects ou des infil­­trés… ni dans les acti­­vi­­tés d’Al-Qaïda ni dans celles des FARC. » Un autre juge a vu, quant à lui, autant de problèmes avec le statut qu’a­­vec la valeur de l’af­­faire. « Le congrès a adopté une loi qui tente de relier le monde entier », me dit-il. L’enquête est encore aujourd’­­hui citée par la DEA comme un exemple des exploits améri­­cains en matière de sécu­­rité natio­­nale. Depuis que les mesures sur le narco-terro­­risme ont été adop­­tées, la DEA a pour­­suivi des dizaines d’af­­faires qui corres­­pon­­daient aux crimes prévus par la loi. L’agence, qui a reven­­diqué des victoires face à Al-Qaïda, le Hezbol­­lah, les tali­­bans et les FARC, a insti­­tué le narco-terro­­risme au rang de menace préémi­­nente contre les États-Unis.

À chaque succès supposé, la DEA a fait pres­­sion sur le Congrès pour faire augmen­­ter ses finan­­ce­­ments. En 2012, Michael Braun, ancien­­ne­­ment chef des opéra­­tions de l’agence, a, lors de son témoi­­gnage devant les parle­­men­­taires améri­­cains, fait état des liens entre les terro­­ristes et les trafiquants de drogue : « Après 37 années passées dans la police et le secteur de la sécu­­rité, croyez-en ma parole, ils parlent sans aucun doute affaires et partagent les ensei­­gne­­ments de leurs expé­­riences. »

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Le trafic de drogue finance-t-il le terro­­risme ?

C’est sans doute vrai. Dans de nombreuses régions, notam­­ment en Colom­­bie et en Afgha­­nis­­tan, il existe des preuves probantes de la colla­­bo­­ra­­tion entre terro­­ristes et barons de la drogue.

Mais un examen appro­­fondi des affaires pour­­sui­­vies par la DEA a révélé de nombreuses simi­­li­­tudes avec le cas des Maliens. Lorsque ces pour­­suites ont été inten­­tées, les seuls éléments de preuve d’un lien entre le trafic de drogue et le terro­­risme ont été mis en évidence par la DEA au travers d’in­­for­­ma­­teurs qui étaient rému­­né­­rés plusieurs centaines de milliers de dollars pour inci­­ter leurs cibles à parti­­ci­­per à des mises en scène de complots narco-terro­­riste.

La DEA défend vive­­ment l’ef­­fi­­ca­­cité de ces opéra­­tions d’in­­fil­­tra­­tion, affir­­mant qu’elles sont un bon moyen pour iden­­ti­­fier en amont les crimi­­nels qui consti­­tuent une menace pour les États-Unis.

Lou Milione, un haut fonc­­tion­­naire de l’agence, m’a confié que « l’une des choses dans lesquelles la DEA fait son affaire, c’est le fait que la quasi-tota­­lité de nos enquêtes sont proac­­tives. »

Mais Russell Hanks, un ancien haut diplo­­mate améri­­cain, qui avait un accès direct aux cibles de la DEA lorsqu’il offi­­ciait en Afrique de l’Ouest, m’a expliqué : « La DEA a fourni à ces hommes tout ce dont ils avaient besoin pour commettre un crime, puis a dit : “Regar­­dez ce qu’ils ont fait.” » Et d’ajou­­ter : « Ce n’était pas du terro­­risme ; c’était de la mani­­pu­­la­­tion de personnes fragiles, dans des pays écono­­mique­­ment faibles, afin de faire gonfler le nombre d’ar­­res­­ta­­tions. »

Prêts à tout

Le 11 septembre 2001, lorsque le vol 77 d’Ame­­ri­­can Airlines a percuté le Penta­­gone, les agents de la DEA ont été parmi les premiers à réagir, se préci­­pi­­tant depuis leur siège, situé à moins de 800 mètres de là. Dans son livre Infil­­tré, Edward Follis, ancien agent fédé­­ral de la DEA, se souvient comment lui et des dizaines de ses collègues « se sont préci­­pi­­tés… pour reti­­rer les corps, mais il n’y avait pas de corps à reti­­rer. »

L’agence avait des avant-postes dans plus de soixante pays à travers le monde, plus que tout autre orga­­nisme fédé­­ral de répres­­sion. Et elle comp­­tait envi­­ron 5 000 infor­­ma­­teurs et sources confi­­den­­tielles. Michael Vigil, qui était la tête des opéra­­tions inter­­­na­­tio­­nales de la DEA à l’époque, m’a expliqué : « Nous avons appelé toutes les sources que nous pouvions trou­­ver, nous avons cher­­ché des infor­­ma­­tions sur ce qui s’était passé, qui était respon­­sable, et s’il y avait des plans d’une autre attaque immi­­nente. » Il a ajouté : « Depuis la fin de la guerre froide, nous avions vu des signes qui lais­­saient penser que les groupes terro­­ristes commençaient à dépendre du trafic  drogue pour leur finan­­ce­­ment. Après le 11 septembre, nous étions sûrs que cette tendance allait se propa­­ger. »

ulyces-narcoterror-04Mais d’autres agences de rensei­­gne­­ment ont vu les sources de la DEA comme de simples trafiquants de drogue – et les trafiquants de drogue ne connaissent rien au terro­­risme.

Un ancien enquê­­teur du minis­­tère de la Justice en charge du blan­­chi­­ment d’argent m’a dit qu’il n’y avait aucune preuve réelle qui soutienne les affir­­ma­­tions de la DEA. « Ce qu’il s’est passé après le 11 septembre, c’est que de nombreuses ressources – finan­­cières — ont été trans­­fé­­rées de la DEA vers la lutte contre le terro­­risme », dit-il. « L’agence ne veut pas être le parent pauvre dans cette affaire. »

Le narco-terro­­risme, m’a dit l’an­­cien enquê­­teur, « est devenu un moyen effi­­cace pour la DEA de justi­­fier son exis­­tence. »

La Maison-Blanche s’est ainsi avérée plus récep­­tive aux requêtes de la DEA. Juan Zarate, ancien conseiller adjoint à la sécu­­rité natio­­nale, affirme dans son livre Trea­­su­­ry’s War que le président George W. Bush voulait que « tous les éléments de la puis­­sance natio­­nale » puissent contri­­buer à l’ef­­fort pour « empê­­cher une autre attaque de frap­­per nos côtes ». Quelques mois après les atten­­tats du 11 septembre, lors d’un rassem­­ble­­ment d’or­­ga­­ni­­sa­­tions de lutte contre la drogue, Bush a déclaré : « Il est impor­­tant que les Améri­­cains sachent que le trafic de drogue finance les actes terro­­ristes. Si vous renon­­cez à la drogue, vous rejoi­­gnez la lutte contre le terro­­risme en Amérique. »

En février 2002, le Bureau de la Maison-Blanche chargé de la poli­­tique natio­­nale de lutte contre la drogue a trans­­formé le message du président en une série de spots de préven­­tion diffu­­sés durant le Super Bowl. Au lieu d’in­­for­­mer sur les dangers liés à l’usage de stupé­­fiants illi­­cites – du genre « Ceci est votre cerveau sous drogues » —, les publi­­ci­­tés mettaient l’ac­cent sur le fait que les drogues aidaient les terro­­ristes à « tortu­­rer le père de quelqu’un » ou à « assas­­si­­ner une famille ». Au cours des sept années qui ont suivi, les ressources finan­­cières allouées à la branche inter­­­na­­tio­­nale de la DEA ont augmenté de 75 %. Jusque-là, la plus grande parti­­ci­­pa­­tion étran­­gère de l’agence avait été réali­­sée au Mexique et dans la région andine de l’Amé­­rique du Sud, le plus grand produc­­teur mondial de cocaïne et berceau des guérillas marxiste – dont les FARC en Colom­­bie et le Sentier lumi­­neux au Pérou. Les deux groupes ont émergé dans les années 1960 et au début des années 1970, peu avant les rébel­­lions paysannes. Ils ont commencé à taxer les produc­­teurs et les contre­­ban­­diers de coca pour finan­­cer leur expan­­sion. La DEA a vu dans ces orga­­ni­­sa­­tions des exemples de la manière dont les moti­­va­­tions crimi­­nelles peuvent empié­­ter, et même prendre le dessus, sur l’idéo­­lo­­gie. À présent, l’agence se concen­­trait sur l’Af­­gha­­nis­­tan, qui avait été l’un des plus grands produc­­teurs d’opium dans le monde jusqu’en 2000, date à laquelle les tali­­bans ont déclaré la culture du pavot contraire à l’is­­lam et l’ont aussi­­tôt bannie. Presque immé­­dia­­te­­ment après la chute des tali­­bans, les agri­­cul­­teurs du pays ont commencé à replan­­ter du pavot dans leurs champs ; la DEA a averti du fait que les nouvelles cultures pouvaient deve­­nir une source de reve­­nus pour finan­­cer les attaques d’Al-Qaïda. « La DEA a été infor­­mée par plusieurs sources que Ben Laden a été impliqué dans le finan­­ce­­ment et a faci­­lité le trafic d’hé­­roïne », décla­­rait Asa Hutchin­­son, l’ad­­mi­­nis­­tra­­teur de la DEA, lors d’une audi­­tion au Capi­­tole en mars 2002.

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Crédits : Strat­­for

Hutchin­­son a ainsi cité plusieurs groupes d’in­­sur­­gés, origi­­naire des pays produc­­teurs de drogue du monde entier, et notam­­ment les FARC, le Sentier lumi­­neux et le Parti des travailleurs du Kurdis­­tan (PKK) en Turquie, dont l’est du pays était depuis long­­temps tenu pour être un lieu impor­­tant du trafic de drogues. L’an­­cien admi­­nis­­tra­­teur a égale­­ment mentionné des éléments de preuves recueillis par la DEA qui laissent à penser que la zone fron­­ta­­lière entre le Para­­guay, le Brésil et l’Ar­­gen­­tine – qui abrite une large et pros­­père commu­­nauté de busi­­ness­­men arabes – est deve­­nue une source de fonds pour le Hamas et le Hezbol­­lah. La DEA, avec le soutien du Congrès, a instauré le Coun­­ter-Narco-Terro­­rism Opera­­tions Center (Centre d’opé­­ra­­tions de lutte contre le narco-terro­­risme), un centre d’en­­traide pour tout rensei­­gne­­ment terro­­riste glané par ses agents à travers le monde. L’agence a rouvert son bureau à Kaboul, fermé depuis l’in­­va­­sion sovié­­tique en 1979.

Celle-ci a rassem­­blé des offi­­ciers de police origi­­naires de 19 pays d’Asie et d’Eu­­rope pour parti­­ci­­per à un projet d’échange d’in­­for­­ma­­tions appelé « opéra­­tion de confi­­ne­­ment », qui visait à stop­­per les flux d’hé­­roïne et d’opium afghans.

En 2004, la plupart des membres d’Al-Qaïda ont fui l’Af­­gha­­nis­­tan, et l’at­­ten­­tion de la DEA s’est tour­­née vers les tali­­bans, dont les agents pensaient que la drogue – émanant du pays — suivait le même schéma que celui des guérillas telles que les FARC. La DEA a mis au place des réseaux d’in­­for­­ma­­teurs et des opéra­­tions d’in­­fil­­tra­­tion visant les trafiquants liés aux insur­­gés. L’agence, qui n’avait jamais jusqu’a­­lors joué un tel rôle dans une zone de guerre, a eu besoin du soutien de l’ar­­mée, qui n’était pas dispo­­sée à inter­­­ve­­nir. Edward Follis, l’an­­cien agent de la DEA, m’a confié que la plupart des comman­­dants mili­­taires améri­­cains avaient pointé du doigt l’agence, quali­­fiant son action de « viola­­tion inten­­tion­­nelle et flagrante ». Selon lui, le Penta­­gone « ne pouvait pas aller au-delà de l’idée de captu­­rer ou de tuer des combat­­tants enne­­mis ». Plus tard cette année-là, la DEA a porté l’af­­faire devant John Mackey, conseiller d’in­­ves­­ti­­ga­­tion répu­­bli­­cain au Comité sur les rela­­tions inter­­­na­­tio­­nales de la Chambre des repré­­sen­­tants. L’an­­cien agent du FBI était en charge de la lutte contre la drogue auprès de Henry Hyde, président du Comité et éminent répu­­bli­­cain de l’Il­­li­­nois. Les actuels et anciens employés du Congrès se souviennent que Hyde n’était pas très inté­­ressé par les ques­­tions de la lutte contre la drogue, ce qui a laissé à Mackey le champ libre pour prendre les devants. « Vous savez comment fonc­­tionne le Congrès », m’a dit un ancien membre du person­­nel. « On y trouve des tas d’in­­con­­nus non élus qui exercent une influence énorme sur des sujets obscurs. Mackey était l’un d’entre eux. » Sous l’im­­pul­­sion de Mackey, les légis­­la­­teurs répu­­bli­­cains ont fait pres­­sion sur le Penta­­gone pour qu’il soutienne les opéra­­tions de la DEA en Afgha­­nis­­tan. Follis raconte que la DEA a reçu des dizaines de millions de dollars de fonds supplé­­men­­taires, lui permet­­tant d’aug­­men­­ter signi­­fi­­ca­­ti­­ve­­ment le nombre d’agents dans le pays, qui sont passés de deux à plus de quarante, et de déve­­lop­­per ses propres forces spéciales, connues sous le nom de FAST – Foreign-Deployed Advi­­sory and Support Team, les équipes de soutien et de conseil déployées à l’étran­­ger. Elles ont mené à bien des raids sur des bazars à opium et des labo­­ra­­toires d’hé­­roïne.

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Le FAST à l’en­­traî­­ne­­ment
Crédits : DEA

L’agence a égale­­ment iden­­ti­­fié une cible afghane très impor­­tante, Haji Bashir Noor­­zai, un trafiquant d’opium qui entre­­te­­nait des liens étroits avec le chef des tali­­bans, le mollah Omar. En 2004, le président Bush a placé Noor­­zai sur la liste des barons de la drogue les plus recher­­chés de la planète. Mais dans la mesure où la plupart de l’opium et de l’hé­­roïne expor­­tées par Noor­­zai atter­­ris­­sait en Europe de l’Est et non aux États-Unis, il était diffi­­cile pour la DEA de le pour­­suivre. Mackey a fait de nombreux voyages avec l’agence en Afgha­­nis­­tan, et a averti le Congrès que des gens comme Noor­­zai allaient « passer à travers les mailles du filet à moins que nous n’élar­­gis­­sions notre mode de réflexion sur eux ». Début 2005, John Mackey a aidé à rédi­­ger une loi qui confé­­re­­rait à la DEA le pouvoir de traquer les trafiquants de drogue partout dans le monde, dans le cas où ce trafic serait lié au terro­­risme. Lorsque Hyde a présenté le projet de loi, il a tenu à atti­­rer l’at­­ten­­tion de ses collègues sur sa portée : « Ce projet de loi établit clai­­re­­ment que, même sans lien direct États-Unis, si ces drogues servent de support ou de soutien à une orga­­ni­­sa­­tion terro­­riste étran­­gère, les produc­­teurs et les trafiquants peuvent – et doivent – être pour­­sui­­vis pour “soutien maté­­riel au terro­­risme”, que les substances illi­­cites soient desti­­nées ou non à entrer aux États-Unis. »

La loi a été adop­­tée en 2006. Mais des inter­­­ro­­ga­­tions chez des fonc­­tion­­naires du minis­­tère de la Justice sur son appli­­ca­­tion ont retardé d’un an sa mise en place. Certaines auto­­ri­­tés se sont inquié­­tées du fait que des procu­­reurs trop zélés pour­­raient être tentés d’uti­­li­­ser la légis­­la­­tion sur le narco-terro­­risme contre les adoles­­cents toxi­­co­­manes arrê­­tés avec de l’hé­­roïne afghane en leur posses­­sion. Follis, qui ne plai­­san­­tait qu’à moitié, m’a confié : « Le champ de la loi était si large que vous pouviez incul­­per un sand­­wich à la morta­­delle. » Cepen­­dant, lorsque les fonc­­tion­­naires du minis­­tère de la Justice ont proposé d’ajou­­ter des éléments de langage à la loi pour défi­­nir plus stric­­te­­ment la notion de terro­­risme, Mackey a hésité. « Il n’y a pas besoin de préci­­ser ce que nous enten­­dons par “terro­­risme” », a-t-il dit. « Vous le recon­­nais­­sez quand vous le voyez. » ulyces-narcoterror-07Dans les années qui ont suivi, la DEA a attiré deux marchands d’armes parmi les plus recher­­chés du monde, Monzer al-Kassar et Viktor Bout, dans des complots liés à la drogue avant de les arrê­­ter, respec­­ti­­ve­­ment en Espagne et en Thaï­­lande. Un ancien haut fonc­­tion­­naire de la DEA m’a expliqué que, malgré le fait que Kassar et Bout n’avaient pas été accu­­sés de narco-terro­­risme, l’au­­to­­ri­­sa­­tion élar­­gie dont béné­­fi­­ciait la DEA pour enquê­­ter lui a donné les moyens de pour­­suivre les trafiquants. David Raskin, ancien procu­­reur prin­­ci­­pal du District sud de New York, a salué ces arres­­ta­­tions. « Ce ne sont pas les trafiquants de drogue à propre­­ment parler », a déclaré Raskin à propos de Bout et Kassar. « Mais c’étaient mani­­fes­­te­­ment des mauvaises personnes. Et la DEA a reculé ses limites. »

En 2008, la DEA faisait partie de ladite commu­­nauté du rensei­­gne­­ment des États-Unis, qui regroupe les orga­­nismes mili­­taires et civils les plus impor­­tants de l’es­­pion­­nage améri­­cain depuis 1981. Michael Braun, qui est large­­ment consi­­déré comme l’ar­­chi­­tecte du programme afghan, a déclaré aux jour­­na­­listes : « Au cours des 18 derniers mois, j’ai briefé plus de géné­­raux à trois et quatre étoiles que l’agence n’a pu le faire au cours des 35 dernières années. » Il a ajouté : « Nous obser­­vons de plus en plus de connexions qui nous font dire qu’Al-Qaïda est impliqué dans le trafic de drogue. » Certaines des enquêtes de l’agence l’ont conduite en Afrique. Compre­­nant de larges zones de terri­­toire lais­­sées sans aucun contrôle, un longue histoire de guerres civiles et une montée en puis­­sance des groupes djiha­­distes, parmi lesquels Boko Haram et AQMI, le conti­nent était perçu par le Dépar­­te­­ment de la Défense comme le nouveau front dans la guerre contre le terro­­risme. La DEA a iden­­ti­­fié l’Afrique de l’Ouest comme étant un impor­­tant point de tran­­sit pour la cocaïne sud-améri­­caine. Comme en Afgha­­nis­­tan, la plupart des drogues étaient desti­­nées au marché euro­­péen. Mais la DEA soute­­nait que l’argent de ce busi­­ness finis­­sait dans les mains de terro­­ristes. Lou Milione m’a indiqué que les trafiquants de drogue colom­­biens qui avaient été arrê­­tés en Europe de l’Est avaient reconnu avoir trans­­porté, avec l’aide de passeurs arabes, des drogues à travers le Sahara, le long des routes qui chevauchent les terri­­toires occu­­pés par AQMI. « Si quelque chose tran­­si­­tait dans cette région, AQMI devait être impliqué », a déclaré Milione.

Fin 2008, Derek Maltz, qui diri­­geait alors la divi­­sion « opéra­­tions spéciales » de la DEA, a été convié à une réunion de hauts diri­­geants du Penta­­gone fraî­­che­­ment établis en Afrique. « Je ne voulais pas que ces gars-là pensent que j’étais juste un simple agent de la DEA venu pour leur parler des drogues », m’a confié Maltz. « J’étais là pour leur parler d’un problème de sécu­­rité natio­­nale. Et je voulais qu’ils sachent dès le départ que j’en faisais une affaire person­­nelle. » Maltz, un homme chauve et costaud, a commencé sa présen­­ta­­tion par une série de photo­­gra­­phies. La première montrait les tours jumelles en flammes. La seconde était une photo de son frère, Michael, ancien membre d’une équipe de sauve­­teurs para­­chu­­tistes de l’Air Force, qui faisait un signe de la main fière­­ment. La troi­­sième photo montrait une ligne d’hé­­li­­co­­ptères station­­nés sur un aéro­­drome en Afgha­­nis­­tan. Il y avait un vide là où aurait dû se trou­­ver un héli­­co­­ptère – celui de Michael. Il avait été tué en 2003, alors qu’il était en service. « Vous les gars, vous êtes formés pour partir en mission et larguer des bombes sur l’en­­nemi », a dit Maltz dit à l’as­­sem­­blée d’of­­fi­­ciers. « Mais parfois, c’est impos­­sible. Et c’est là que la DEA entre en jeu. Nous avons d’autres façons de mettre les bad guys hors jeu. »

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Des combat­­tants d’AQMI dans le Sahel

Les maîtres du désert

Harouna Touré est né dans un petit village d’éle­­veurs maliens appelé Bamba, il était le plus jeune des neuf enfants de la famille. Ils vivaient entas­­sés dans un abri composé d’une pièce, faite de bois et de boue. Son père était un ouvrier agri­­cole qui construi­­sait des maisons, des puits et élevait des chèvres. Harouna est allé à l’école pendant quelques années avant de rejoindre son père au travail. Dès qu’il a été assez grand pour conduire, Touré, qui était carré et avait des yeux noirs expres­­sifs, a démé­­nagé à Gao. Il a commencé à travailler avec son frère aîné, Alma­­tar, qui était à la tête d’une flotte de camions qui trans­­por­­tait des marchan­­dises et des personnes à travers le Sahel, une région semi-aride située à la fron­­tière du Sahara qui sépare le sud et le nord Mali. L’en­­droit grouille d’un commerce non régle­­menté datant du XVe siècle. Les routes étaient réduites au strict mini­­mum, et conduire 60 kilo­­mètres pouvait prendre une jour­­née entière. « Quand vous arri­­vez au bout, vous avez mal de la tête aux pieds », m’a raconté Touré. Mais il aimait ça. « Pour moi, c’était amusant parce que chaque jour était diffé­rent », dit-il. « Je pouvais rencon­­trer de nouvelles personnes et voir de nouveaux endroits. » Gao est une ville sordide qui abrite une centaine de milliers d’âmes au bord du fleuve Niger, l’ar­­tère prin­­ci­­pale de la région pendant la saison des pluies. Touré m’a raconté que gérer une entre­­prise dans le Sahel était, par défi­­ni­­tion, une acti­­vité « presque » légale. Lui et son frère trans­­por­­taient de la nour­­ri­­ture, du carbu­­rant, des maté­­riaux de construc­­tion, des ciga­­rettes et des travailleurs bangla­­dais – la plupart d’entre eux arri­­vés dans le pays sans papiers et sans avoir été contrô­­lés. Les conduc­­teurs voya­­geaient dans des convois armés pour se proté­­ger, ainsi que leurs cargai­­sons, des bandits. Ils devaient aussi payer les mili­­taires, les commu­­nau­­tés tribales et les milices ethniques armées qui contrô­­laient le terri­­toire le long du chemin. Touré m’a expliqué qu’il n’a jamais eu affaire à al-Qaïda ou à ses agents lors de ses voyages, mais il a traversé le terri­­toire d’autres groupes armés. « Parfois, il fallait leur donner de l’argent, de la nour­­ri­­ture ou du carbu­­rant », dit-il. « Si vous ne faisiez pas, vous vous expo­­siez à de gros problèmes. »

Pendant un certain temps, la situa­­tion a souri à Touré. Il a monté une entre­­prise de construc­­tion qui gérait de petits projets au sein des commu­­nau­­tés qui bordaient la route des camions. Il employait des dizaines de personnes et gagnait assez d’argent pour voya­­ger jusqu’à Paris et payer le pèle­­ri­­nage de sa mère à La Mecque. « Je me déplaçais si vite que les gens m’ap­­pe­­laient “le maire” », dit-il. Mais il a accepté de nouveaux chan­­tiers sans avoir été payé pour les précé­­dents, et il s’est endetté. Fin 2008, il avait une femme et deux enfants. En plus de quoi il prenait en charge le trai­­te­­ment de son frère Alma­­tar, devenu diabé­­tique et dont le pied avait été amputé. ulyces-narcoterror-09-1Au même moment, la DEA a commencé à plani­­fier ses opéra­­tions en Afrique de l’Ouest. Parmi les prin­­ci­­pales cibles de l’agence figu­­rait AQMI, qui avait récem­­ment commis un atten­­tat au bureau des Nations Unies à Alger et avait, à plusieurs reprises, enlevé des touristes étran­­gers, des diplo­­mates et des jour­­na­­listes pour obte­­nir une rançon. Mais les actions de terrain – dans cette région — n’avaient rien de compa­­rable avec celles menées en Amérique latine, où la DEA comp­­tait nombre d’em­­ployés sur une zone allant de Tijuana à la Terre de Feu. Les opéra­­tions sur le conti­nent afri­­cain ont été super­­­vi­­sées en grande partie depuis Rome. L’unité de narco-terro­­risme en charge de la région était basée à Chan­­tilly, en Virgi­­nie. Et l’agence manquait si cruel­­le­­ment d’agents fami­­liers des dialectes afri­­cains qu’a été contrainte de s’ap­­puyer sur des infor­­ma­­teurs, rému­­né­­rés seule­­ment si leurs rensei­­gne­­ments donnaient lieu à des pour­­suites. (Les porte-paroles de la DEA nient le fait que des indics ont été payés en fonc­­tion de leurs infor­­ma­­tions, et que sa conduite en Afrique était diffé­­rente de celle qu’elle obser­­vait sur d’autres conti­­nents.) « Nous avions d’im­­por­­tantes lacunes dans nos connais­­sances », m’a confié un ancien fonc­­tion­­naire de la DEA en charge du rensei­­gne­­ment. Pour autant, il ajoute : « Dès que nous avons commencé à faire circu­­ler de l’argent dans la rue, on est passés de 0 à 100 en deux secondes. » Moha­­med faisait partie des infor­­ma­­teurs payés par la DEA. Les agents me l’ont décrit comme un homme d’af­­faires liba­­nais qui entre­­tient des liens avec les commu­­nau­­tés arabes d’Amé­­rique du Sud et d’Afrique de l’Ouest. Il a reçu plus de 300 000 dollars pour son rôle dans l’af­­faire des Maliens.

En septembre 2009, une enquête sur un complot indé­­pen­­dant a conduit Moha­­med à Oumar Issa, un Malien à la carrure impo­­sante, souriant, les traits angu­­leux, qui travaillait comme ouvrier agri­­cole et chauf­­feur dans le port de Lomé, au Togo, une autre plaque tour­­nante du trafic en Afrique de l’Ouest. Moha­­med a confié à Issa qu’il cher­­chait quelqu’un qui pour­­rait aider un groupe de riches Colom­­biens à faire tran­­si­­ter de la drogue du Ghana vers l’Es­­pagne en passant par le Mali. Issa a répondu : « Je connais des gens qui ont un pied dans la brousse. » C’est alors qu’il s’est rendu au Mali pour cher­­cher Touré. Les deux hommes étaient amis depuis l’ado­­les­­cence, mais quand Issa a abordé la ques­­tion du trans­­port de drogue, Touré a dans un premier temps décliné l’offre. Issa, qui s’était éloi­­gné de l’is­­lam, était connu pour être un alcoo­­lique notoire. Touré ne voulait rien avoir à faire avec la drogue, prin­­ci­­pa­­le­­ment pour des raisons reli­­gieuses. Et il ne pensait pas se sortir sans encombre de la situa­­tion propo­­sée par Moha­­med. Les contacts de Touré n’étaient pas prêts à traver­­ser le Sahara. Quant à Al-Qaïda, Touré m’a expliqué qu’il n’au­­rait jamais pu travailler avec eux. « Ils traitent les Noirs comme des esclaves. »

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Accra, au Ghana
Crédits : Andrew Lyon

Mais Touré raconte qu’Issa l’a imploré de reve­­nir sur sa déci­­sion. « J’ai pensé que si je pouvais me conten­­ter de toucher l’argent, tout irait bien. Je pour­­rais prendre un nouveau départ », m’a-t-il dit. Il a enrôlé Idriss Abdel­­rah­­man, qui vendait des pièces d’au­­to­­mo­­biles sur un marché en plein air à Gao. Ensemble, m’a expliqué Touré, les trois hommes ont mis au point un système aussi élaboré que celui de la DEA. Alors que les infor­­ma­­teurs préten­­daient faire partie des FARC, Touré, Issa et Abdel­­rah­­man ont égale­­ment fait mine d’ap­­par­­te­­nir à un réseau crimi­­nel qui entre­­te­­nait des liens avec Al-Qaïda. D’après Touré, l’objec­­tif était d’ame­­ner les trafiquants à leur verser une partie de l’argent avant l’opé­­ra­­tion, puis de dispa­­raître dans le nord du Mali. Ce dernier précise qu’il était évident que les trafiquants n’avaient jamais mis les pieds au Mali, aussi n’a-t-il pas été très diffi­­cile de les berner.

Le 6 octobre 2009, Touré et Moha­­med se sont rencon­­trés pour la première fois, dans une chambre d’hô­­tel au Ghana. D’après la vidéo de l’en­­re­­gis­­tre­­ment fourni par la DEA, Moha­­med, un homme de grande taille dont la bedaine dépas­­sait de sa cein­­ture, a sorti une carte et proposé un itiné­­raire. Touré lui a retiré des mains et il a proposé un autre chemin. Touré a dit à Moha­­med que pour ce voyage, la note serait salée. « Il y a des isla­­mistes, des gars barbus ; ils sont dans la brousse », a-t-il expliqué. « Tu dois donner un petit quelque chose à leurs chefs. » Moha­­med, qui préfé­­rait les appe­­ler « nos frères », a dit : « Lais­­sons-les prendre autant d’argent qu’ils veulent pour baiser les Améri­­cains. » Il a ajouté : « Tu paies Al-Qaïda pas vrai ? » Touré a hoché de la tête. « Vous payez tout ça. » Moha­­med deman­­dait plus de garan­­ties. Il a dit à Touré qu’il invi­­te­­rait un chef des FARC à les rejoindre au Ghana s’il rame­­nait un repré­­sen­­tant d’Al-Qaïda. Pour jouer le rôle de David, le chef des FARC, la DEA a envoyé Walter Rami­­rez, un trafiquant de drogue déjà condamné origi­­naire de Detroit qui travaillait comme infor­­ma­­teur pour l’agence depuis près de dix ans. Touré a quant à lui invité Abdel­­rah­­man pour jouer le rôle du chef d’une milice affi­­liée à Al-Qaïda.

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L’ar­­ri­­vée de la police ghanéenne
Crédits : DEA

La DEA affirme que, lors des réunions suivantes, les Maliens ont apporté de nombreuses preuves de leurs connexions avec Al-Qaïda. Les retrans­­crip­­tions sont diffi­­ciles à suivre. Pour autant, le sujet d’Al-Qaïda a clai­­re­­ment été évoqué à plusieurs reprises, et souvent par les indics qui cher­­chaient à obte­­nir des décla­­ra­­tions pouvant incri­­mi­­ner leurs inter­­­lo­­cu­­teurs. À une occa­­sion, Moha­­med a donné l’ins­­truc­­tion aux cibles de l’enquête de s’adres­­ser de façon plus agres­­sive s’ils voulaient persua­­der David de faire le deal. « Je lui ai dit que vous étiez des guer­­riers », a déclaré Moha­­med. « Faites-le sentir quand vous parlez pour que je puisse le répé­­ter. Vous compre­­nez ? » David a brandi une liasse de billets. « Tu m’as dit que vous aviez besoin d’ache­­ter un camion, n’est-ce pas ? » a-t-il demandé à Touré. « Voilà 25 000 dollars pour que vous puis­­siez l’ache­­ter. » Moha­­med a suggéré que la marque de confiance de David méri­­tait un retour d’as­­cen­­seur. « Vous devez connaître notre pouvoir », a déclaré Touré. « Vous devez être au courant nos réseaux. » « C’est ça », a dit Moha­­med. « Voilà ce qu’il veut. » Plus tard, il a demandé aux Maliens s’ils étaient vrai­­ment « les maîtres du désert ». Abdel­­rah­­man est inter­­­venu : « Nous avons les voitures, le pouvoir et les armes. » Touré a ajouté : « Nous avons des bandes. Nous avons des bases. Nous avons des armes. Nous avons tout. »

FIN DE LA PREMIÈRE PARTIE

source

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deaSixteen people in the Tucson-area were arrested in a multi-agency investigation dealing with weapons, heroin and marijuana trafficking, authorities said Thursday.

The Tucson organization is tied to the Sinaloa drug cartel, said Drug Enforcement Administration officials at a news conference at the federal agency’s office.

Sean Dixon

Cortesía del Departamento del Sheriff del Condado Pima.

Read more :

http://tucson.com/news/local/crime/dea-tucson-drug-ring-linked-to-sinaloa-cartel-is-broken/article_cf67bc1f-a5b1-5b6b-8613-923f3d6dd581.html

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This is a photo of Lawrence Chapa, who was working as a government informant when he was driving a truck that was fatally attacked in Houston. Chapa, 53, was from Houston. This shot is from 2/4/2010 when he was arrested by HPD for possession of a controlled substance. Photo by HPD Photo: HPDUpdated 3:11 pm, Tuesday, February 2, 2016
Nov. 21, 2011, in Houston. ( James Nielsen / Chronicle )
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The owner of a small Texas trucking company continues to fight with the U.S. government over the death here of an informant slain while working as the man’s 18-wheeler driver while at the same time also secretly an informant for the Drug Enforcement Administration.

The U.S. 5th Circuit Court of Appeals is expected to issue a decision in coming months over whether a lawsuit for damages should be sent back to Houston for a trial. A three-judge panel heard oral arguments Monday in New Orleans.

« Make no mistake about it, if this court affirms this court below then you are saying loudly and clearly that the United States government has the authority, the discretionary authority, to commandeer the vehicle or the property or the home of any person in this room for law enforcement purposes without their knowledge and without their consent, and even without paying under the tort claims act, » Craig Patty’s lawyer, Andy Vickery, told the panel of judges.

« That is what is at stake here, and it is truly extraordinary, » Vickery said.

Patty’s lawyers hope that the court will reverse a decision by U.S. District Judge Lee Rosenthal that Patty should get nothing from the DEA for secretly using his truck.

Many of the government’s motions filed in the case were kept sealed to protect the secrecy of DEA operations.

READ: http://www.chron.com/news/houston-texas/article/Truck-owner-fighting-DEA-over-death-of-informant-6800653.php#photo-5384268

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chineLa Chine enflamme le marché de la drogue

Le plus gros fournisseur de drogue et d’armes aux États-Unis

Version anglaise: China Fuels Drug War Against the United States

https://internationalinformant.wordpress.com/2016/01/02/china-is-fueling-a-drug-war-against-the-u-s-a/

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La Chine enflamme le marché de la drogue
Un officier de police des stupéfiants, fait la garde dans un laboratoire clandestin de fabrication de la cocaïne, appartenant aux Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) dans la ville de Puerto Concordia (Colombie), le 25 janvier 2011. (Guillermo Legaria/AFP/GettyImages)

Derrière le flot de drogues illicites aux États-Unis et la violence qui se répercute dans les cartels criminels en Amérique latine, le régime chinois y travaille en coulisse. Concernant les cartels de la drogue et les groupes narcoterroristes, le régime chinois est devenu leur principale source d’approvisionnement en précurseurs pour drogues de synthèse, comme la méthamphétamine. Le régime chinois est aussi la principale source d’armes des trafics de drogue.

La plupart de ces drogues causent des ravages sur le corps et les facultés mentales des consommateurs. Certaines peuvent même causer sur le long-terme des troubles d’ordre psychotique, tandis que d’autres, par overdose, peuvent entraîner la mort.

Pourtant, il existe plus de 150 entreprises chinoises faisant office de laboratoire de chimie, disponibles au public et qui leur vendent les substances alpha-PVP, aussi connu sous le nom de « flakka », a rapporté le New York Times. Cette drogue a remplacé l’usage de la cocaïne en Floride et est à l’origine de la mort d’au moins 18 personnes et de nombreuses arrestations loufoques dans cet État.

Concernant la méthamphétamine, une enquête menée par le National Institute on Drug Abuse a estimé à 1,2 million le nombre de consommateurs à travers les États-Unis. Les effets secondaires de ces drogues sont, entre autres, « une anxiété importante  » et des comportements violents. L’institut précise que « des symptômes psychotiques peuvent parfois durer des mois, voire des années ».

Ces drogues, comme beaucoup d’autres, mais aussi les substances chimiques précurseurs à la fabrication des drogues de synthèse, ont pour point commun leur provenance : elles viennent de Chine. Depuis des années les organes de régulation de la drogue en Chine n’ont montré que très peu d’intérêt à participer à endiguer leur flux.

« Le rôle de la Chine est celui d’être un facilitateur des activités du crime organisé entre le Mexique et l’Amérique latine », a écrit dans un email Robert J. Bunker, professeur adjoint de recherche à l’école militaire de l’armée américaine (U.S. Army War College).

Selon Bunker, le Parti communiste chinois (PCC) s’est saisi du marché en Amérique latine, à la fois légitime mais clandestin. « Associez cela (le marché) et leurs relations avec des régimes parias de la région, comme le Vénézuela, et leurs interactions avec le Hezbollah et les agents iraniens », ajoute Bunker, « nous arrivons à un scénario digne de la scène du bar dans la ‘Guerre des étoiles’ ».

Dans la fameuse scène du bar de ce film en date de 1977, le personnage Obi-Wan Kenobi s’exclame : « vous ne trouverez jamais un rassemblement plus pitoyable de racaille et d’infamie ».

C’est une situation, ajoute Bunker, où le régime chinois «  via son nombre considérable de fonctionnaires corrompus – dont beaucoup sont en lien avec le crime organisé – va vendre n’importe quoi, ou fournir tout type de service pour en tirer profit : les armes, les précurseurs de drogues, les contrefaçons, les jeux et le blanchiment d’argent. »

Une guerre de la drogue

Un rapport du U.S. Army Special Operations Command, en date du 13 octobre 2014, déclarait : « la récente doctrine chinoise recourt à un large spectre de luttes contre ses adversaires, dont les États-Unis font partie. »

La « guerre de la drogue » est un des éléments de ce « vaste spectre de luttes », mentionne le rapport, en notant qu’elle rejoint plus largement la stratégie militaire chinoise qui est de « déstabiliser l’adversaire ». Elle tombe sous la coupe de la « lutte culturelle », qui est une stratégie de lutte non conventionnelle, désignée pour dégrader les bases morales d’une nation rivale, et par là-même l’affaiblir.

Pour le PCC et les autres régimes communistes, utiliser la guerre de la drogue contre ses adversaires n’est pas nouveau. Dans la réédition 1999 de son ouvrage Red Cocaine, l’ancien Directeur de l’Intelligence à la CIA Joseph D. Douglass exposait l’histoire de cette stratégie.

Il y est écrit que les régimes communistes « font usage des narcotiques depuis des décennies comme des armes décisives dans la lutte qu’ils mènent contre le monde occidental ». Joseph D. Douglass donne pour exemple « qu’entre 1985 et 1990, les données recueillies et d’autres sources de témoignages traçaient les futurs réseaux de trafic de drogue, impliquant presque chacun des pays communistes. »

Cette stratégie a été de nombreuses fois dévoilée par de hauts fonctionnaires ayant quitté l’Union soviétique – dont le général démissionnaire tchèque, Jan Sejna. La même stratégie a été en usage sous le règne de Staline et même détaillée dans Le manuel d’instructions communiste de la guerre psychopolitique, qui est désormais tombé dans le domaine public.

La guerre de la drogue a été utilisée par les Britanniques durant les guerres de l’opium contre la Chine au 19e siècle. Cela a conduit la Chine à céder le contrôle de Hong Kong au pouvoir britannique en 1841. Cela aura facilité plus tard la chute de la dynastie Qing, en 1912.

Pour le fondateur du PCC, Mao Tsé-Toung, l’opium était une arme qu’il a utilisée pour prendre le contrôle de la Chine. Douglass écrit qu’en 1928 Mao a demandé à un de ses subordonnés, Tan Chen-lin, de « commencer la culture de l’opium à large échelle ». C’était à la fois un moyen de droguer les États non communistes et d’obtenir de quoi les fournir.

Après l’établissement du contrôle par le PCC, selon Douglass, « la production d’opium a été nationalisée. Les trafics de narcotiques, qui ciblaient les États non communistes, sont devenus une activité officielle du nouvel État communiste. »

Cette « activité officielle » n’a jamais pris fin – en dépit d’avoir été mise à jour par différentes investigations du Japon et des États-Unis en 1951.

Alors qu’elle était menée en catimini, aujourd’hui la guerre de la drogue est menée au grand jour.

Nourrir l’épidémie

Pour les cartels de la drogue, la Chine est la principale source de précurseurs chimiques, tels l’éphédrine et la pseudoéphédrine utilisées dans la fabrication de la méthamphétamine. Elle est aussi la principale source pour les autres drogues de synthèse, dont beaucoup peuvent être commandées directement sur internet auprès des laboratoires chinois. La plupart des drogues synthétiques sont difficiles à catégoriser – et à réguler – car les laboratoires chinois changent leur composition chimique pour esquiver les lois américaines.

La consommation et l’addiction à la méthamphétamine comme à d’autres drogues de synthèse a augmenté aux États-Unis. Les raisons sont qu’elles sont souvent vendues à bas prix, faciles à obtenir et qu’elles ont des effets similaires aux autres drogues présentes sur le marché. Il existe des reproductions synthétiques d’à peu près toutes les drogues illégales.

Tandis que le PCC avait arrêté des trafiquants sur son propre sol, les drogues pour l’exportation « étaient toujours ouvertement manufacturées ».

GettyImages-672630-768x512Une femme SDF de 37 ans en train de s’injecter de l’héroïne, sous le pont de Manhattan, le 20 novembre 2001, Brooklyn, ville de New York. (Photo by Mario Tama/Getty Images)

La politique du PCC au sujet de ces substances chimiques a permis à des drogues illégales de prospérer à l’étranger. Les cartels mexicains produisent plus de 90 % de la méthamphétamine consommée aux États-Unis. La Drug Enforcement Administration ajoute que 80 % de cette production est constituée d’ingrédients en provenance de Chine.

« La Chine est devenue le premier fournisseur des trafiquants mexicains, à cause de sa réglementation laxiste sur la fabrication et l’exportation des substances chimiques  », déclare la Drug Enforcement Administration.

Les trafiquants fabriquent la méthamphétamine en utilisant jusqu’à 30 produits chimiques. La production de ces substances sont pour la plupart étroitement encadrées, que ce soit aux États-Unis ou ailleurs. Par contre en Chine, un seul de ces 30 substances fait l’objet de réglementation, d’après le média Stars and Stripes.

Le Mexique a tenté de coopérer avec le régime chinois pour endiguer le flot des précurseurs, mais il lui a répondu qu’il devait régler ses problèmes tout seul. Jorge Guajardo, l’ancien ambassadeur du Mexique en Chine, a rapporté au New York Times que « pendant toute la période de ma fonction là-bas, les Chinois n’ont jamais montré aucune volonté de coopérer pour endiguer le flot de précurseurs circulant au Mexique ».

Le brésilien Heitor De Paola, critique politique et auteur de O Eixo do Mal Latino-Americano e a Nova Ordem Mundial (L’axe du mal de l’Amérique latine et le Nouvel ordre du monde), a déclaré par email que les drogues sont consommées pour satisfaire la guerre de la drogue en Amérique latine, pas seulement pour satisfaire le PCC mais aussi les autres groupes communistes.

Du côté du gouvernement, il affirme que cette pratique est utilisée par des leaders nationaux appartenant à l’extrême-gauche du Forum de Sao Paulo, tout aussi bien que par des groupes narcoterrorristes tels que les FARC et d’autres « mouvements sociaux » d’extrême-gauche qui multiplient les organisations de type guerrilla.

La drogue est utilisée, a-t-il dit, « comme un moyen de provoquer l’accoutumance parmi la jeunesse des pays visés » dans le but de réaliser des objectifs politiques de groupes communistes. Certains de ces groupes, comme les FARC, vont aussi échanger les drogues contre des armes.

L’origine des armes à feu illégales

Le soutien du PCC aux trafiquants de drogue d’Amérique latine, cependant, ne s’en tient pas à leur fournir des précurseurs et des drogues synthétiques.

La principale source d’armes à feu illégales au Mexique est également la Chine, « sur le marché noir » rapporte Dr. R. Evan Ellis, professeur associé d’études sur la sécurité nationale au Center for Hemispheric Defense Studies.

Le problème avec l’identification de la provenance, mentionne Ellis, est que les armes chinoises sont introduits au Mexique via les États-Unis. Sa déclaration se rapporte au commandant des Forces armées du Mexique, Luis Villegas Meléndez, qui mentionne en 2008 que les armes à feux de contrebande chinoises et russes sont introduites par la frontière de Tamaulipas, séparant les États-Unis du Mexique.

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Des marines mexicains escortent 5 trafiquants de drogue présumés, appartenant au cartel Zetas. Devant eux, des grenades, des armes à feux, de la cocaïne et des uniformes militaires destinés aux membres du cartel, le 9 juin 2011 à Mexico. (YURI CORTEZ/AFP/Getty Images)

« Les grenades de fabrication chinoise et autres articles militaires ont envahi le Mexique à Puebla et ailleurs », mentionne Ellis, tout en ajoutant cependant qu’on ne sait toujours pas si les cartels de la drogue achètent ces armes avec des groupes criminels chinois, ou directement auprès de fabricants chinois.

Les cartels mexicains ne sont pas les seuls destinataires illégaux de ces armes non plus, d’après un rapport du 5 novembre de la Commission de révision de la sécurité économique sino-américaine.

Le PCC fournit des armes directement et indirectement aux groupes qui sont « largement isolés pour des raisons politiques », mentionne le rapport. Concernant les destinataires de ces armes chinoises, cela va des gouvernements de Cuba et du Vénézuela jusqu’au groupe rebelle des FARC en Colombie.

La prolifération de ces armes chinoises dans la région est en quelque sorte un casse-tête. L’enquête rapporte qu’au « niveau de cette large région, on ne sait pas dans quelle mesure les producteurs d’armes de l’État chinois, tel Norinco, font le nécessaire pour s’assurer que leurs armes ne sont pas détournés vers le marché noir. »

Le PCC s’est défendu de diverses accusations, avançant que la vente des armes aux organisations narcoterrorristes était « illégale selon la loi en Chine », mais comme le stipule le rapport, ces arguments ne sont que des mots.

« À travers des tentatives du gouvernement chinois de se légitimer », ajoute le rapport, les armes de fabrication chinoise continuent d’être retrouvées parmi les groupes rebelles de Colombie et du Sud-Soudan, comme en mars dernier.

Roger J. Chin, étudiant en doctorat à l’Université Claremont Graduate, a déclaré que les organisations criminelles exploitent le contexte de mondialisation. Ce ne serait pas qu’un problème à l’échelle locale mais plutôt quelque chose au niveau mondial « avec des implications directes sur la sécurité nationale ».

Robert Bunker a analysé que ces problèmes démontrent la façon de penser les affaires en Chine. « Si les narcoterrorristes d’Amérique latine étaient soutenus comme étant le résultat de la politique chinoise », dit-il, «  leur réponse serait : ‘Alors allez-y’. »

Version anglaise : China Fuels Drug War Against the United States

http://www.epochtimes.fr/la-chine-enflamme-le-marche-de-la-drogue-aux-etats-unis-9816.html

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SEP 17 (BURLINGTON, Vt.) – Michael J. Ferguson Special Agent in Charge of the Drug Enforcement Administration for New England and Eric Miller United States Attorney for the District of Vermont announced that David Baez Garcia, age 49, a citizen of the Dominican Republic, has pleaded guilty in front of Chief Judge Christina Reiss in the U.S. District Court in Burlington to a conspiracy to distribute five kilograms or more of cocaine, 100 grams or more of heroin and oxycodone from in or about Summer 2009 through in or about June 2010.

According to documents filed with the Court and testimony from a jury trial that took place starting on September 9, 2015, Baez Garcia, who also used the names Josue Ortiz and Jose Altagracia Ramirez Beltre, came to Rutland, Vermont in 2008. With the assistance of Alexis Jimenez and Florencio Reyes, who he met in New Hampshire, Baez Garcia brought hundreds of grams of heroin and multiple kilograms of cocaine into Vermont during the time frame of the conspiracy. Rauddys Barias Tejeda, of Providence, Rhode Island, supplied the heroin, which in total reached kilogram levels, as well as some of the cocaine. In 2009, Baez Garcia also received multi-kilogram shipments of cocaine from two brothers-in-law, Canciano Marquez Mayorga and Candelario Tovar Garcia, who, in turn, were receiving the cocaine from a Mexican drug cartel. After obtaining the cocaine from across the United States-Mexican border in Arizona, Marquez Mayorga and Tovar Garcia, then residing in Manchester, New Hampshire, had it shipped across the country in tractor trailers for redistribution in Vermont and New Hampshire, among other locations. The Vermont group received the final shipment of 10 kilograms of cocaine, worth in excess of $300,000, in late 2009. It traveled across country via tractor trailer to Pawtucket, Rhode Island. Thereafter, it was stored in Worcester, Massachusetts en route to Vermont. Law enforcement seized three kilograms of this shipment during a traffic stop in Massachusetts on December 15, 2009 when it was being transported to Vermont.

As the United States Attorney’s Office stated in its filings, none of these men had any connection to Vermont prior to engaging in drug trafficking here. “Collectively, these men preyed upon addicted individuals in the Rutland area, as well as in other places, for their own profit.”

Baez Garcia pleaded guilty to the charged conspiracy five days into the jury trial. Thereafter, the jury trial was discontinued. According to the plea agreement filed with the Court, Baez Garcia has agreed to serve between 15 and 18 years in jail for his crime.

As a result of the broader investigation, the United States Attorney’s Office has convicted 17 defendants associated with this drug conspiracy, including Baez Garcia. This includes Alexis Jimenez, age 48, of Nashua, New Hampshire, Florencio Reyes, age 46, of Worcester, Massachusetts, Canciano Marquez Mayorga, age 29, Candelario Tovar Garcia, age 43, and Rauddys Barias Tejeda, age 43.
The United States also has convicted Justine Durfee, Jessica Lever, Thomas Morrissey, Peter Stout, Samantha Thuman, and Danielle Jankowski, of Rutland, Vermont. These individuals were involved in supporting the drug conspiracy by delivering drugs, providing housing, registering vehicles, or doing other tasks related to the conspiracy for Baez Garcia. In addition, the United States has convicted Edgar Corona and Ramiro Reyes of Worcester, Massachusetts, and Roberto Melendez and Elijah Kleinhans, of Lebanon, New Hampshire for their roles in delivering drugs or otherwise assisting the drug conspiracy. Letitia Carstensen, of Milton, Vermont, also was convicted of drug charges related to her involvement into drug distribution with her then-boyfriend, Alexis Jimenez.

This case was investigated by the Drug Enforcement Administration with assistance from the Southern Vermont Drug Task Force, the Vermont State Police, and the Burlington Police Department. United States Attorney Eric Miller commends the exemplary work of the federal, state and local law enforcement agencies investigating this matter.

SOURCE: http://www.dea.gov/divisions/bos/2015/bos091715.shtml

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Deux Vénézuéliens qui circulaient à bord d’un véhicule qui contenait 500 000 dollars US ont été interpelés, le 24 ayout 2015, lors d’une opération conjointe menée par le Drug Enforcement Administration (DEA) et la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ), à travers la Brigade de lutte contre le trafic de stupéfiants (BLTS). Blanchiment des avoirs provenant des trafics illicites de  stupéfiants, est le chef d’accusation retenu contre ces deux ressortissants vénézuéliens dont l’un est âgé de 39 ans et l’autre de 25 ans.

L’opération s’était déroulée  à Tabarre 36  (Ouest)  aux environs de deux heures PM. La somme de 500.000 dollars est repartie en plusieurs paquets de 10.000 dollars. Les deux Vénézuéliens qui étaient en possession de cet argent se trouvaient à abord d’un véhicule de marque Terios, de couleur noire immatriculé : AA 21079, a expliqué le porte-parole de la PNH, Garry Desrosiers.

Une enquêté a été déjà diligentée par les autorités compétentes pour avoir plus  d’informations sur la provenance de cette forte somme, a indiqué Garry Desrosiers.

Gary Desrosiers

Ce coup de filet a été réalisé dans le cadre de l' »Opération tempête » lancée par la PNH depuis environ un mois.

Au total, 45 personnes ont été interpellées, 3 armes à feu, 3 motocyclettes, une camera photo, un téléphone portable, un véhicule de marque Terios, 500.000 dollars ont été  confisqués, a fait savoir Garry Desrosiers qui présentait le deuxième bilan de l’opération tempête.

Les différents chefs d’accusation sont : trafic  de drogue, détention illégale d’armes à feu, homicide, assassinat, viol, vols à main armée, agressions sexuelles, braquage  etc.

La PNH a également procédé à l’arrestation de  8 présumés bandits  impliqués dans  l’assassinat de Claude Delatour, décédé le samedi 4 juillet 2015, à Pétion Ville, a informé le porte-parole de la PNH.

Deux autres membres d’un gang, spécialisé dans l’enlèvement et séquestration, ont été présentés à la population. Selon Garry Desrosiers, l’un des deux présumés ravisseurs, Evans Alcin ou Zephyr Peterson, un évadé de prison, est impliqué dans 30 cas de kidnapping.

http://www.radiotelevisioncaraibes.com/nouvelles/haiti/op_ration_tempete_deux_v_n_zu_liens_arret_s_en_possession_de_500.html

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DEA
Par Antoine Bancharel
LE SCAN SPORT – Responsable de l’arrestation du baron de la drogue en 2014, Jack Riley, numéro 2 de la fameuse DEA, repart à la poursuite de Joaquín Guzmán, échappé en juillet dernier. Avec des méthodes qui font écho à sa passion de coach amateur.

De notre correspondant aux Etats-Unis

«Je les appelle mes all-stars de fin de saison», résume l’imposant leader de la division de terrain de l’agence anti-drogue américaine, dans le magazine Sports Illustrated. Non, cette fois il ne fait pas référence aux lycéens qu’il entraîne au basket depuis plus de 25 ans. Il parle en fait des agences qu’il a regroupées sous l’ombrelle de la Drug Enforcement Administration (DEA). Plus d’une douzaine, comprenant le FBI, les services secrets, les douanes, le fisc, le ministère de la Justice, la police de Chicago, la lutte contre l’immigration clandestine ou le trafic d’alcool, de tabac et d’armes à feu (ATF), parmi d’autres. Sans oublier la collaboration internationale avec les forces mexicaines ou Interpol. Le but? Capturer le chef du cartel de Sinaloa.

«El Chapo», un trophée et une quête de doublé pour Riley

En février 2014, cette équipe avait décroché réalisé un énorme coup. «El Chapo» (le petit), qualifié de plus grand trafiquant de drogue au monde, était arrêté par la police mexicaine, guidée par des informations provenant du bureau de Riley, une pièce décoré d’une myriade d’objets aux couleurs de l’équipe universitaire de Notre Dame). «Je suis le quarterback. On vient de jouer la finale et j’ai lancé une passe dans le quatrième quart-temps qui nous a fait gagner», résumait-il auprès du Chicago Reader, à l’époque. Depuis l’évasion spectaculaire de Guzmán de la prison à sécurité maximale de l’Altiplano, au Mexique, en juillet dernier, l’officiel est motivé à faire le doublé.

Le narcotrafiquant, lui, l’a déjà fait. Il s’était en effet enfuit en 2001, après avoir été arrêté en 1993 au Guatemala. Dès 2003, celui qui est né un 25 décembre était en place pour prendre les rênes du trafic de drogue en provenance de Colombie, passant par son Mexique natal vers les Etats-Unis et l’Europe. Depuis 2009, le magazine Forbes le place parmi les personnes les plus influentes au monde, jusqu’au rang de 63e en 2011 (et dans les 1000 plus grosses fortunes). La police de Chicago l’a nommé «ennemi public numéro un», ce qui n’était plus arrivé depuis Al Capone. D’autres comparaisons le rapprochent de Pablo Escobar, la DEA estimant même qu’il dépasse l’influence du célébrissime parrain des années 1980…

Il va bientôt prendre sa retraite

Pour Jack Riley, c’est aussi une affaire personnelle. Et pas seulement parce que le cartel a placé un contrat sur sa tête – ce qu’il a découvert dans des enregistrements pendant l’enquête. «Dans le monde du sport, si une arme peut être qualifiée de destruction massive, c’est l’héroïne», témoigne l’entraineur amateur. Beaucoup d’athlètes aux Etats-Unis tombent en effet dans un cercle vicieux. D’abord, la blessure. Ensuite, les antidouleurs (souvent à base d’opioïde, dont les effets sont similaires à ceux de l’opium, sans y être chimiquement apparenté). Puis l’addiction. Quand les prescriptions expirent, certains se tournent vers des alternatives moins coûteuses. L’héroïne, à 5 dollars le sachet, devient un choix courant. Plusieurs de ses jeunes joueurs sont tombé dedans, l’un deux allant jusqu’à l’overdose mortelle. De quoi comprendre son obsession avec le trafiquant. «La chasse est rouverte», lâche-t-il.

Quand – et non pas si, d’après ce petit-fils de flic – El Chapo sera de nouveau capturé, celui qui a commandé la première force regroupant autant d’agences prévoit de prendre sa retraite. Pour passer du bureau au gymnase, du costume au jogging. «Ce que j’aime le plus, c’est prendre un gamin qui n’a pas réussi à intégrer l’équipe au collège, et l’aider à y parvenir au lycée», explique-t-il. Le genre de leadership qu’il applique au quotidien, sur et en dehors du terrain, de sport ou d’investigation. Dépasser les défaites et les transformer en victoires. Avec comme l’un des enjeux de faire baisser le taux de meurtre record à Chicago, sa ville, un fléau directement lié au trafic de drogue. Une affaire globale. Une affaire personnelle. Il n’y a pas de ligne de démarcation pour le coach.

SOURCE: http://sport24.lefigaro.fr/le-scan-sport/buzz/2015/08/25/27002-20150825ARTFIG00099-un-coach-a-la-poursuite-du-narcotrafiquant-el-chapo.php

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Narcos : c’est quoi cette série ?
samedi 15 août 2015 – 10h00

C’est le vendredi 28 août que débute Narcos, le nouveau drame original de Netflix centré sur le trafic de cocaïne de Pablo Escobar. Réalisée par José Padilha, l’auteur de Troupe d’élite, la série s’annonce aussi réaliste que percutante.

 Narcos

Plongez au coeur des cartels de la drogue avec Netflix !

De quoi ça parle ?
Inspirée de faits réels, Narcos retrace la sanglante croisade menée par la DEA (Drug Enforcement Administration) et les autorités colombiennes contre les cartels de la drogue, dont celui de Medellín, avec à sa tête Pablo Escobar (Wagner Moura), narcotrafiquant le plus emblématique de l’histoire. Construite autour de l’agent de la DEA Steve Murphy (Boyd Holbrook), la série aborde l’essor du trafic de cocaïne sous de multiples points de vue – policier, politique, judiciaire et civil – pour en saisir toute la complexité avec le plus d’authenticité possible.

Les Etats-Unis et la Colombie font face à un ennemi commun

Narcos : divertir et informer
Genre populaire au cinéma, le biopic connaît désormais un nouvel essor à la télévision. Ainsi, plusieurs histoires inspirées de faits réels se voient  régulièrement adaptées à l’écran, comme celles du terroriste Ilich Ramirez Sanchez (Carlos) et du célèbre magicien Harry Houdini (Houdini). Mais la nouveauté de Netflix n’est pas seulement un biopic sur le trafiquant colombien, à la manière de Pablo Escobar, le Patron du Mal. En effet, en fournissant un regard actuel sur les événements passés à l’aide d’un narrateur tout en étant filmée sur les lieux d’origine, Narcos s’apparente à une reconstitution historique qui possèderait tous les éléments indispensables – mensonge, corruption, sexe et amour – d’une série dramatique.

Les 10 épisodes de la première saison seront disponibles le 28 août prochain sur Netflix.

source:http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18644595.html

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La grève des détenus est terminéeImportation de fentanyl aux États-Unis à partir du pénitencier de Drummondville

Le département américain de la Justice a annoncé, mardi, l’arrestation de Daniel Vivas Ceron, qui vivait au Québec durant 1988 avant d’être expulsé du pays, le 17 juillet dernier.

Déjà condamné pour importation de cocaïne à Montréal, le Colombien d’origine venait de purger les deux tiers d’une peine de 15 ans de pénitencier pour avoir blessé quatre personnes lors d’une fusillade à l’angle des rues Sherbrooke et Claremount, survenue le 10 novembre 2001.

Malgré son incarcération au pénitencier à sécurité moyenne de Drummondville, Daniel Vivas Ceron serait devenu la source d’approvisionnement en fentanyl de trafiquants américains des États de l’Oregon et du Dakota du Nord, selon des documents judiciaires sont Le Journal a eu copie.

Commandes à «Joe Bleau»

Au moyen d’un téléphone intelligent qu’il détenait illégalement, il prenait ses commandes par courrier électronique, les relayaient à ses distributeurs et s’occupait de faire livrer la drogue par la poste. Il utilisait des «alias» pour communiquer avec ses complices, dont «Joe Bleau».

DEALes policiers de la Drug Enforcement Administration (DEA) et du Homeland Security ont ouvert une enquête à la suite du décès par surdose de fentanyl de Bailey Henke, 18 ans, au Dakota du Nord, en janvier dernier.

Les enquêteurs ont débusqué des présumés clients du prisonnier québécois, qui a identifié son fournisseur.

Des agents doubles ont alors communiqué avec «Joe Bleau» par courriel et lui ont acheté pour 25 000 $ de fentanyl pour le coincer.

Durant l’enquête, un jeune de Portland a également succombé à une surdose de la fentanyl présumément vendue par Vivas Ceron, en mars.

40 fois pire que l’héroïne  

Ce dernier est maintenant passible de la prison à vie advenant sa culpabilité devant la justice américaine.

Le Service correctionnel du Canada n’était pas en mesure de commenter l’affaire, hier.

Le fentanyl est un opiacé qu’on retrouve dans certains analgésiques. Sa puissance est de 40 fois supérieure à celle de l’héroïne et de 100 supérieure à celle de la morphine. Les trafiquants mélangent cette substance à l’héroïne, ce qui en fait un dangereux cocktail.

À l’été 2014, les autorités montréalaises de la santé publique ont dénombré une vingtaine de surdoses mortelles liées à ce cocktail de drogues. Le SPVM en avait saisi 3 kg dans un laboratoire de drogues de synthèse dans le quartier Pointe-Saint-Charles, le 25 avril 2013.

DEAReport: DEA Gives Workers’ Comp to Questionable Drug Informants

 By Melanie Batley   |   Monday, 27 Jul 2015
A new report has found that drug informants are often poorly vetted and some get workers’ compensation benefits from the government despite questionable qualifications, The Washington Post reported.

The Justice Department watchdog found that the Drug Enforcement Administration (DEA) did not do a thorough job of monitoring at least 240 informants, some of whom continued to carry out illegal activities and were being investigated by other authorities.

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DEAWASHINGTON — Les autorités américaines responsables de l’application des lois sur la drogue étaient conscientes que le baron de la drogue mexicain Joaquin «El Chapo» Guzman et ses associés avaient développé plusieurs plans d’évasion presque immédiatement après son arrestation, l’an dernier, selon des documents internes de la Drug Enforcement Administration (DEA) obtenus par l’Associated Press.

Ces documents montrent que des agents de la DEA avaient eu des premières informations sur des plans d’évasion en mars 2014, environ un mois après que Joaquin Guzman eut été capturé dans la ville touristique côtière de Mazatlan, au Mexique.

Immédiatement après l’arrestation du baron de la drogue, considérée comme un accomplissement majeur du gouvernement du président mexicain Enrique Pena Nieto dans sa guerre contre les cartels, divers membres de la famille Guzman et des associés dans le milieu de la drogue envisageaient des «opérations potentielles pour libérer (Joaquin Guzman)», indiquent les documents. L’agence a mis au courant les autorités mexicaines des complots présumés.

Dans les documents, Guzman est identifié comme Guzman-Loera.

PLUS: http://quebec.huffingtonpost.ca/2015/07/13/evasion-el-chapo-baron-drogue-mexique-trafiquant_n_7788544.html

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paissePatrick Paissé, un trafiquant de Blainville, considéré comme l’un des principaux lieutenants du caïd lavallois Jimmy Cournoyer, surnommé le «roi du pot», vient d’écoper de quatre ans de pénitencier, à New York.

Photo d’archives
Patrick Paissé, 41 ans, de Blainville, est devenu le troisième Québécois condamné à une peine d’incarcération dans l’enquête sur ce réseau qui a écoulé pour un milliard de dollars de marijuana dans l’État de New York pendant 14 ans.

Mario «Diego» Racine, 33 ans, de Laval, demeure le seul Québécois toujours en attente de procès dans cette enquête des policiers américains de la Drug Enforcement Administration (DEA) qui avait permis une centaine d’arrestations.

Détenu aux États-Unis depuis un an et demi à la suite de son extradition du Canada, Paissé, 41 ans, s’était reconnu coupable d’une accusation de complot pour importation de marijuana.

Rôle « crucial »

L’enquête de la DEA a notamment établi qu’entre 2002 et 2005, Paissé a orchestré l’envoi hebdomadaire d’environ 50 kg de marijuana dans l’État de New York, en provenance du Québec.

Paissé avait d’abord rencontré un distributeur américain à l’hôtel Delta de Montréal et ce dernier lui avait payé 100 000 $ pour une première cargaison de 20 kg de cannabis.

Réseau infiltré

«Les profits étaient énormes», mentionne le procureur fédéral Steven Tiscione dans les documents de cour.

La drogue traversait la frontière par la réserve amérindienne d’Akwesasne, et le réseau comptait sur l’aide des Hells Angels pour l’acheminer à destination.

Paissé a cependant connu des ennuis, notamment après s’être fait voler une livraison de 600 livres de marijuana.

Puis, le distributeur avec lequel il faisait affaire et des «courriers» de l’organisation se sont fait épingler par la DEA et ont décidé de collaborer à l’enquête.

► En août dernier, son ancien patron, Jimmy Cournoyer, avait été condamné à une peine exemplaire de 27 ans de pénitencier. Alessandro Taloni, un Montréalais proche du clan Rizzuto et impliqué dans une filière de cocaïne du réseau, a aussi écopé de dix ans d’incarcération dans cette affaire, l’an dernier.

DEADrug Enforcement Administration agents arrested 10 people during raids Monday morning in connection with marijuana trafficking rings in El Paso, Lubbock and the Roswell area, officials said.

A ring allegedly led by Rodolfo Lopez, 31, is accused of transporting marijuana from El Paso to Lubbock and Roswell, DEA officials said.

Lopez, who has not been arrested and is considered a fugitive, was among 12 people indicted on federal drug and money laundering charges following a multi-agency investigation that began in October, DEA officials said.

DEA officials said that the investigation into the ring allegedly lead by Lopez then expanded into two smaller drug rings that allegedly transported marijuana to Lubbock through Chaves and Eddy counties in southeastern New Mexico.

Documents show that five people were arrested in El Paso. They are:

Mayra Elizabeth Martinez-Giron, 24, Christian Hugo Contreras, 32, Claudia Berenice Hernandez, 33, Omar Ortiz, 44, and Antonio Arreola-Herrera, 31.

In Roswell, authorities arrested Hugo Alejandro Lopez-Tellez, 27, Douglas K. Mayes, 52, and Arthur Luna, 46.

Officials arrested Andrew Ocanas Garza, 37, in Lubbock and Jesus Noe Lopez-Tellez, 34, was arrested in nearby Wolfforth, Texas.

DEA agents are still looking for Emmanuel Lopez-Tellez, 31, a Mexican citizen who lives in Juárez, in connection with the case.

By Daniel Borunda

source: http://www.elpasotimes.com/news/ci_27999823/dea-arrests-10-marijuana-trafficking-case-el-paso

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The international informant

Le Monde.fr avec AFP | 26.03.2015 à 20h58

Des policiers américains de l’Agence fédérale de contrôle des stupéfiants (Drug Enforcement Administration, DEA) recevaient des prostituées, de l’argent, des armes et d’onéreux cadeaux des cartels de la drogue lorsqu’ils étaient en enquête à l’étranger, révèle un rapport publié jeudi 26 mars.

Ce rapport de l’inspecteur général du ministère de la justice a été réalisé après la révélation que des agents du gouvernement avaient passé des soirées avec des prostituées lors d’un voyage présidentiel en Colombie, en 2012. L’enquête a porté sur les agissements entre 2009 et 2012 des policiers de quatre agences fédérales, celle contrôlant les stupéfiants (DEA), celle contrôlant l’alcool et les armes (ATF), le FBI et les US Marshals chargés de la sécurité en vol, précise un communiqué accompagnant le rapport.Un policiers américain de l'Agence fédérale de contrôle des stupéfiants (Drug Enforcement Administration, DEA).

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2015/03/26/les-cadeaux-des-cartels-de-la-drogue-aux-stups-americains_4602384_3222.html#eoE8lS8CVZFpAJER.99

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Voir l’article original

NEW YORK DAILY NEWS
In a hearing in Manhattan Federal Court, ex-Army sergeant Joseph (Rambo) Hunter admitted to conspiring with his team of mercenaries to import cocaine to the U.S. and kill a Drug Enforcement Administration agent and the agent’s ‘snitch.’ Hunter’s lawyer says he ‘did this for his family.’ The defendant will be sentenced late May.

Friday, February 13, 2015, 5:41 PM
Joseph (Rambo) Hunter, seen during his 2013 arrest in Bangkok, admitted in court Friday he'd plotted to kill a DEA agent and an informant. Sakchai Lalit/ASSOCIATED PRESS Joseph (Rambo) Hunter, seen during his 2013 arrest in Bangkok, admitted in court Friday he’d plotted to kill a DEA agent and an informant.

“Rambo” is facing life in prison after pleading guilty Friday to plotting to kill a DEA agent.

In a hearing in Manhattan Federal Court, ex-Army sergeant Joseph (Rambo) Hunter admitted to conspiring with his team of mercenaries to import cocaine to the U.S. and whack a Drug Enforcement Administration agent and the agent’s “snitch” for money.

Prosecutors said the 21-year veteran became a contract killer after he left the Army in 2004, and assembled a team of rogue ex-soldiers — mostly snipers — for mercenary dirty work.

But his team wound up being more the Gullibles than the Expendables — the Colombian drug lords he agreed to work for in 2013 were actually undercover informants, and the “hits” he agreed to have carried out for $800,000 were actually part of a DEA sting.

Hunter, who the feds have called the group’s ringleader, told U.S. District Judge Laura Taylor Swain he’d helped arrange to fly 300 kilograms of cocaine into the U.S. from the Bahamas.

SALESOUT NARCH EUO Jane Rosenberg/REUTERS Hunter, nicknamed ‘Rambo,’ faces between 10 years and life in prison when he’s sentenced May 29.

The 49-year-old also said, “I agreed with others to kill an agent of the U.S. Drug Enforcement Administration while engaged in and on account of his official duties, and to kill a confidential source assisting the agent with his official duties.”

He also admitted to planning to use machine guns equipped with silencers to carry out the hit.

Under the terms of his agreement with prosecutors, Hunter faces anywhere between 10 years to life in prison when he’s sentenced  May 29.

His lawyer, Marlon Kirton, says his client is praying it will be closer to 10.

Hunter admitted to conspiring with his team of mercenaries to whack a Drug Enforcement Administration agent and the agent’s 'snitch' for $800,000. CHAIWAT SUBPRASOM/REUTERS Hunter admitted to conspiring with his team of mercenaries to whack a Drug Enforcement Administration agent and the agent’s ‘snitch’ for $800,000.

He said the married father of two “did this for his family. All he talks about is his family,” Kirton said. “This way he has an opportunity to ask for 10 years.”

Hunter, of Kentucky, told the judge he’s taking numerous medications to deal with the effects of his post-traumatic stress disorder from his time in the U.S. Army, where he trained snipers.

Kirton said he’ll ask the judge to take that into account when she sentences him.

“His judgment was severely affected by PTSD,” Kirton said.

source: http://www.nydailynews.com/new-york/ex-army-sergeant-rambo-pleads-guilty-murder-conspiracy-article-1.2114832

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JAN 29 (RALEIGH, N.C.) – United States Attorney Thomas G. Walker announced that Tavaris Delino Battle, 30, of Elm City, Tony Marichal Sharp, 31, of Sharpsburg, Byron Dale Whitaker, 23, of Sharpsburg, Gregory Devonte Robertson, 20, of Rocky Mount, Natalie Baker Lynch, 33, of Roanoke Rapids, Tremayne A. Lynch, 35, of Rocky Mount, Tangi Sonyette Williams, 37, of Rocky Mount, Robert Mack Richardson, 33 of Enfield, Mathew Lee Leak, 32, of Sharpsburg, Andrew Leonard Leak, 30, of Rocky Mount, Jerold Jerald Mason, 30, of Sharpsburg, Shameka Johnese Winn, 28, of Wilson and Roy Latron Richardson, 23, of Nashville were each sentenced resulting from their earlier guilty pleas to distributing large quantities of cocaine and cocaine base (crack). The charges involved a large scale narcotics ring responsible for selling kilos of crack from around May 2011 to on or about July 16, 2013 in the Sharpsburg area.

photo: http://www.wilsontimes.com/assets/11454434/suspects_galleryImage.jpg

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Special Agent in Charge of the Bureau of Alcohol, Tobacco, Firearms, & Explosives, Wayne L. Dixie, Jr. stated, “This case is another example of ATF’s commitment to ensure the public’s safety by removing drug traffickers and violent individuals from our communities. These results could not have occurred without the outstanding partnerships that we have with our law enforcement partners (USAO; Drug Enforcement Administration, Rocky Mount Police Department, Nash County Sheriff’s Office, Wilson County Sheriff’s Office and Edgecombe County Sheriff’s Office).”

All 13 defendants were sentenced by Chief United States District Judge James C. Dever, III. Battle was sentenced to life imprisonment. Sharp was sentenced to 480 months imprisonment; Whitaker was sentenced to 480 months imprisonment; Robertson was sentenced to 262 months imprisonment; Natalie Lynch was sentenced to 132 months imprisonment; Tremayne Lynch was sentenced to 450 months; Williams was sentenced to 90 months; Robert Richardson was sentenced to 75 months imprisonment; Matthew Leak was sentenced to 156 months imprisonment; Andrew Leak was sentenced to 132 months imprisonment; Mason was sentenced to 36 months imprisonment; Winn was sentenced to 70 months imprisonment; and Roy Richardson was sentenced to 102 months imprisonment.

According to the investigation, Battle was the leader of this narcotics distribution organization. Sharp helped plan a brutal home invasion and was instrumental in the group selling kilos of crack cocaine.

During the violent home invasion Whitaker and Treymayne Lynch were searching for drugs and money that resulted in a brutal rape of young mother while her small child watched. Lynch also shot the mother’s boyfriend, the father of the child, during the home invasion twice. Robertson participated in the home invasion by beating the already shot and bound boyfriend.
In addition to the home invasion, Treymayne Lynch was involved with three other exceedingly violent incidents. In two of them he walked up and started shooting at competitors and in the third he kidnapped someone who owed the group money and held him hostage for a couple of days repeatedly strangling the victim into unconsciousness, tying him to a tree and shooting a gun in front of him, beating him, and threatening to have Whitaker burn his groin with heated keys.

Williams drove the home invasion crew to the victim’s house knowing they were going in armed and with masks to commit robbery. After the robbery, she drove the group to a hotel room and located someone to sell Tremayne Lynch a gun. She also drove Lynch to Washington, D.C. to avoid arrest.

Investigation of this case was conducted by the Bureau of Alcohol, Tobacco, Firearms and Explosives, the Drug Enforcement Administration, the Rocky Mount Police Department, the Nash County Sheriff’s Office, the Wilson County Sheriff’s Office, and the Edgecombe County Sheriff’s Office. Assistant United States Attorney John Bowler is handling the prosecution for the government.

The DEA encourages parents, along with their children, to educate themselves about the dangers of legal and illegal drugs by visiting DEA’s interactive websites at www.justthinktwice.com, www.GetSmartAboutDrugs.com and www.dea.gov.

source: http://www.dea.gov/divisions/atl/2015/atl012915.shtml

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FRANCE-NARCOTRAFIC: plus la répression est efficace, plus les prix grimpent – et plus les trafiquants s’en mettent plein les poches.

Publié: 1 février 2015 par Marc Fievet dans NARCOTRAFIC, Narcotrafic INFOS, SERVICES ANTI-DROGUES, SERVICES FRANCAIS
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31 janvier 2015, par G.Moréas

Cocaïne, fric et flics

L’arrestation ces derniers jours de policiers de la PAF, mis en cause dans un trafic qu’ils sont censés surveiller ; la disparition d’une cinquantaine de kilos de cocaïne dans la salle des scellés de la brigade des stups du quai des Orfèvres, autant d’affaires récentes qui plombent la police. Une seule raison : le fric. En octobre dernier, c’était un ancien chef d’Interpol qui était mis sous les verrous en Équateur, et l’on se souvient des nombreuses arrestations parmi les autorités de l’aéroport de la station balnéaire de Punta Cana, en République Dominicaine, après la découverte de 682 kg de cette drogue dans un Falcon 50 français, en mars 2014.

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Le trafic de stupéfiants, et notamment celui de la cocaïne, génère de tels bénéfices que tous les intermédiaires s’enrichissent… en une traînée de poudre – du moins s’ils ne vont pas en prison. Quant aux « cocotrafiquants », le fric les rend omnipuissants. Devant ces kilos de drogue qui défilent sous leur nez et qui disparaissent en fumée dans les incinérateurs, certains flics craquent. Ils passent du côté obscur. Même s’ils ne sont que quelques-uns, ils font mal à la corporation. Mais, comme dit le directeur général Jean-Marc Falcone, « la police nationale fait le ménage dans sa propre institution ».

Sniff !

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En France, d’après l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies, la cocaïne se revend 68 € le gramme, pour une pureté moyenne qui tourne autour de 35 %. Ce qui met le produit pur autour de 200 000 € le kilo alors qu’il est acheté aux cultivateurs l’équivalent de 2 à 3000 €. On imagine les retombées que cela engendre tout au long de la chaîne d’intermédiaires ! Évidemment, les narcotrafiquants sont les premiers à passer à la caisse. Pour la seule cocaïne, leur chiffre d’affaires annuel se situerait dans une Prix des drogues 2013 fourchette comprise entre 75 et 100 milliards de dollars (Rapport mondial sur les drogues de 2011). Un chiffre qui est d’ailleurs en baisse sur ces dix dernières années, notamment aux États-Unis, mais qui représente environ le quart du marché de l’ensemble des drogues. Même si l’on tient compte du prix du traitement (20 à 30% du prix d’achat), la marge est impressionnante. Certains analystes estiment que le trafic de drogue dans sa totalité équivaut à 1 % du PIB mondial. Selon l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (2009), les produits stupéfiants représenteraient environ un cinquième du produit du crime dans le monde et il faudrait un budget de 200 à 250 milliards de dollars pour couvrir les dépenses de santé annuelles liées à la consommation des « drogues illicites ». Je suppose que les drogues licites sont les médicaments ! Les moyens mis en œuvre pour lutter contre ce type de criminalité donnent le tournis. On a l’impression d’un petit monde qui s’agite en vase clos. Pour l’UE, les coûts cachés ou apparents liés aux produits stupéfiants oscilleraient entre 28 et 40 milliards d’euros par an. La cocaïne est la deuxième drogue la plus consommée en Europe. Quant à la France, elle dépenserait plusieurs milliards d’euros (je ne suis pas sûr qu’il soit tenu une comptabilité), dont une grande partie pour lutter contre l’importation de la « bigornette », comme disait Francis Carco dans La dernière chance, en 1935. En effet, via les Antilles et la Guyane, notre pays est en première ligne. Ainsi, le mois dernier, près de 30 tonnes de drogue ont été saisies lors d’une opération Interpol menée en Amérique centrale et dans les Caraïbes. En partie de l’héroïne et du cannabis, mais principalement de la cocaïne, pour une valeur estimée à 1,3 milliard de dollars. Cette opération baptisée Lionfish II a été menée conjointement par 39 pays, dont 4 de l’UE : l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas et la France. Mais c’est la France qui a financé l’opération (je ne sais pas si l’UE participe). La partie opérationnelle est revenue à l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) en coordination avec le secrétariat général d’Interpol. « L’opération a également permis de fermer une cinquantaine de laboratoires de fabrication de stupéfiants. La marine nationale colombienne a saisi un semi-submersible qui servait à transporter de la drogue, deux avions légers ont été saisis en Équateur et une vingtaine de pistes d’atterrissage dissimulées dans la forêt ont été détruites par les autorités colombiennes… », peut-on lire sur le site d’Interpol.

Comme on le sait, la cocaïne est cultivée et traitée dans le nord de l’Amérique Latine, essentiellement en Colombie, en Bolivie et au Pérou. Elle suit ensuite trois axes d’exportation « traditionnels », l’un vers les États-Unis et le Canada ; les deux autres vers l’Europe et l’Afrique (on peut se demander si la fin de l’embargo sur Cuba ne changerait pas la donne). L’UE est d’ailleurs fortement « attaquée » par des passeurs qui viennent d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique du Nord.

Dans la mer des Caraïbes, la « Méditerranée américaine », la lutte contre les trafiquants est menée par les forces armées de différents pays. Pour ce faire, plusieurs accords ont été passés, trop sans doute, au point de ne pas s’y retrouver. Ce qui favorise la suprématie américaine. En 2008, un accord a été signé entre le commandant supérieur (COMSUP) de Fort-de-France et le commandant régional américain. Nom de code : Narcops. Et en novembre 2011, une première opération conjointe d’envergure pour lutter contre le trafic à destination de l’Europe et de l’Afrique du Nord a été mise sur pied. La France dispose en permanence de deux bâtiments de guerre qui patrouillent le secteur avec chacun un hélicoptère embarqué. Parfois, un sous-marin nucléaire pointe son nez. En cas d’intervention sur un go fast, un tireur d’élite prend position pour neutraliser les moteurs. Puis il reste en appui pour protéger l’équipe d’intervention. En cas de nécessité, l’ordre d’ouvrir le feu doit venir de Matignon, via le Secrétariat général à la mer, qui assure la coordination interministérielle des actions de l’État en mer. Il faut dire que dans ce type d’opération, plusieurs ministères sont concernés : Défense, Intérieur, Justice, Finances et Santé. C’est une exception française. La police judiciaire est également très active. Il existe une antenne de l’OCRTIS à Fort-de-France et deux détachements, l’un à Pointe-à-Pitre, l’autre à Saint-Martin, et les gendarmes disposent d’un patrouilleur. Mais depuis quelques années c’est la Guyane qui inquiète. Elle a déjà pris sa place dans un trafic de « mules » à destination de la métropole. Mais cela pourrait bien évoluer, notamment en raison de sa proximité avec des pays trafiquants, comme le Surinam et le Venezuela, et aussi d’une présence policière moins forte. Dans ce département où 40 % des moins de 30 ans sont au chômage et où 44% des travailleurs sont fonctionnaires, il doit être difficile de rêver sa vie. Pour comprendre, comment on en est arrivé là, c’est-à-dire une situation inextricable malgré les moyens mis en œuvre, il faut jeter un coup d’œil en arrière… De 1860 à 1910, la coca et la cocaïne sont des denrées qui s’exportent mondialement, notamment par deux réseaux principaux partant des pays andins, l’un vers l’Allemagne et le reste de l’Europe, l’autre vers les États-Unis. Les Américains deviennent alors les plus grands consommateurs au monde. Le revirement est brutal. En 1915, les États-Unis se lancent dans une croisade solitaire contre ce fléau qui ravage l’Amérique, diabolisant l’Allemagne en le dépeignant comme l’empire de la drogue. Peu à peu, différents pays emboîtent le pas au géant américain, jusqu’à l’interdiction mondiale en 1950. En quelques décennies, un produit licite devient illicite et sa commercialisation échappe alors aux contrôles des États. Les filières légales disparaissent laissant la porte ouverte aux aventuriers et aux trafiquants de tout crin. Au retour de la guerre du Vietnam, de nombreux soldats américains sont devenus héroïnomanes. Aussi, en 1971, le président Nixon déclare la guerre à la drogue, notamment à l’héroïne. Georges Pompidou reçoit le message 5 sur 5 et Marseille perd ses labos de morphine-base. Dans le même temps, la consommation de cocaïne explose aux États-Unis. Comme un pied-de-nez – plus gentiment nommé la contre-culture. La justice moralisatrice se met en place et le nombre d’incarcération explose. Les prisons sont remplies de jeunes, surtout des Noirs et des Latinos au point que certains s’interrogent : existerait-il une raison cachée à cette pénalisation à outrance ? Un peu comme en France on utilise la pénalisation de la consommation de cannabis pour contrôler les jeunes des cités. Toute proportion gardée, bien sûr ! Même si la consommation mondiale semble stagner, peut-être à cause des drogues de synthèse, la guerre contre le trafic de cocaïne n’est pas prête d’être gagnée. Trop de fric en jeu. Et l’amusant, si l’on peut dire, c’est que plus la répression est efficace, plus les prix grimpent – et plus les trafiquants s’en mettent plein les poches. Y a pas de morale à mon histoire !

source: http://moreas.blog.lemonde.fr/2015/01/31/cocaine-fric-et-flics/

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MAROC-FRANCE: la reprise de la coopération judiciaire permettra-t-elle enfin de poursuivre M6, drug Kingpin, pour narcotrafic ? (On peut rêver, non?)

Publié: 31 janvier 2015 par Marc Fievet dans 36, BAN, Cannabis - Hachis - Haschich, Cocaïne, DEA (USA), DG de la Douane française, DNRED, Douane française, FSKN (Russie), Gendarmerie, GRC - RCMP (Canada), Guardia Civil, Guardia di Finanza, Guardia di Finanza (Italie), HM Customs Excise (UK), NARCOTRAFIC, Narcotrafic INFOS, NS 55, Police, Policia, Secret Defense, SERVICES ANTI-DROGUES, SERVICES ESPAGNOLS, SERVICES FRANCAIS, SVA, TRACFIN
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The international informant

FranceMaroc
Publié le 31-01-2015 Modifié le 31-01-2015 à 18:27

La France et le Maroc reprennent leur coopération judiciaire

media
Le roi du Maroc, Mohammed VI.AFP/Abdhelhak Senna

La France et le Maroc ont annoncé la reprise de leur coopération judiciaire suspendue par Rabat il y a près d’un an. La mesure intervenait en représailles à la convocation par la justice française du chef du renseignement marocain, Abdellatif Hammouchi, en février 2014, pour des faits présumés de torture. Le gel de la coopération a entrainé le blocage de nombreux dossiers judiciaires entre la France et le Maroc, avec des conséquences non négligeables pour les binationaux, et les quelque 60 000 Français résidant dans le royaume.

Conséquence, en matière pénale tout d’abord, les extraditions de prisonniers sont gelées depuis près d’un an. Une dizaine de détenus français avait d’ailleurs observé une grève de la faim cet été, pour…

Voir l’article original 207 mots de plus

Badge de la DEA
SAN FRANCISCO NEWS

JAN 22 (SACRAMENTO, Calif.) – A federal grand jury returned a two-count indictment today against Sonia Kim, Julius Caubat, Kamaljit Billen, Gurdeep Singh, June Chungil, and Justin Byun, charging them with conspiracy to distribute over five kilograms of cocaine and possession with intent to distribute cocaine.

According to court documents, law enforcement began investigating the defendants when a car rental company reported that 20 kilograms of cocaine had been found in the trunk of a rental car that had been returned on December 8, 2014, by Kim. Investigating officers learned that on December 21, 2014, Kim was present at a hotel in Yuba City with Byun, Chungil and Caubat. All the defendants were arrested by police after 60 kilograms of cocaine were transferred to Billen and Singh in the hotel parking lot.

This case is the product of an investigation by the Drug Enforcement Administration and the Sacramento County Sheriff Department’s High Intensity Drug Trafficking Area (HIDTA) Unit. Assistant United States Attorney Paul A. Hemesath is prosecuting the case.

If convicted, the defendants face a maximum statutory penalty of life in prison and a $10 million fine. Any sentence, however, would be determined at the discretion of the court after consideration of any applicable statutory factors and the Federal Sentencing Guidelines, which take into account a number of variables. The charges are only allegations; the defendants are presumed innocent until and unless proven guilty beyond a reasonable doubt.

http://www.dea.gov/divisions/sf/2015/sf012215.shtml

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Extradition d’un commissaire de Police vers les Etats- Unis

Le commissaire de police Télémaque Claude qui était responsable du commissariat de Léogane a été arrêté pour son implication présumée, dans le trafic illicite de la drogue.

Il a été appréhendé par des agents de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ), a appris Radio Métropole de source policière.

Après son arrestation le haut gradé de la Police Nationale a été Conduit à la DCPJ , où il a été interrogé.

Il a été ensuite extradé vers les États-Unis, par le service de police fédéral américain Drug Enforcement Administration (DEA).

Les représentants des gouvernements américain et haïtien ont signé, le mercredi 15 mai 2002 , un protocole d’accord dans le cadre de la lutte contre le trafic de la drogue. L’administration des Etats-Unis va financer des projets dans les domaines techniques et éducatifs.

Les autorités de Port-au-Prince se sont entendues avec les Etats-Unis pour augmenter l’effectif des garde-côtes haïtiens, de la Brigade de Lutte contre le Trafic des Stupéfiants (BLTS) et fournir les ressources adéquates à la Police et à la justice.

Ce protocole d’accord de coopération entre Haïti et les Etats-Unis sur la lutte contre la drogue n’était pas le premier du genre.

EJ/Radio Métropole Haïti

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=25325

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MAROC – Narcotrafic: complicité de l’armée marocaine avec le narcotrafic dénoncé dans un nouveau livre

Publié: 23 septembre 2014 par Marc Fievet dans 36, BAN, Cannabis - Hachis - Haschich, Cocaïne, Customs and Border Protection, DEA (USA), DG de la Douane française, DNRED, Douane française, FSKN (Russie), GRC - RCMP (Canada), Guardia Civil, Guardia di Finanza (Italie), HM Customs Excise (UK), Justice, Maroc, NARCOTRAFIC, Narcotrafic INFOS, Police, Policia, Secret Defense, SERVICES ESPAGNOLS, SERVICES FRANCAIS, SVA, TRACFIN
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Lire aussi: MAROC: l’une des richesses du roi, c’est le commerce international de la drogue (Narcotrafic)..

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A qui profite l’argent du cannabis ?

La liberté de la presse progresse au Maroc. Un site, Le gri-gri, ose publier un article très complet sur une grosse branche du marzen, le business industriel du haschich entre le royaume et l’Europe. Avec un blanchiment moyen de 120 000 euros tous les deux jours, c’est un potentiel d’environ 22 millions d’euros annuel (près de 32 millions CHF) pour une seule filière approvisionnant quatre pays. L’enquête a révélé que 5 millions d’euros avaient transité par les banques suisses, le reste est passé par des comptes israéliens ou a été converti en or pour le retour au bled.

Une entreprise qui ne connaît pas la crise

Ce montant astronomique doit encore être augmenté des frais généraux et des salaires des employés européens pour arriver à une estimation valable du chiffre d’affaire, probablement plus de 25 millions d’euros. Voilà ce qu’un réseau peut collecter et sortir de l’économie légale européenne, voilà ce que nous coûte la prohibition du cannabis. On imagine qu’avec de telles liquidités, il est aisé « d’acheter la route » comme disent les trafiquants pour parler de corruption.

Artisanat ou industrie ?

On pourrait penser que ce réseau est particulièrement gros et livre des marchés très dynamiques. Pas du tout. Un rapport du Health Research Board (HRB) pour 2003 estime à 374 millions d’euros annuel le marché de la résine de cannabis en Irlande, un pays de seulement 4 millions d’habitants. Il faudrait donc quinze filières comme celle décrite dans Le gri-gri rien que pour couvrir le marché de la lointaine Irlande. Ou bien cette filière n’est qu’artisanale, ce qui explique qu’elle est démantelée, et il existe bien plus gros. Ou bien de nombreux entrepreneurs au Maroc et en Europe se livrent au même trafic de fourmi. Certainement un mélange des deux.

Peu de pressions internationales

Tant tous les cas, ces sommes doivent profiter à beaucoup de patrons, banquiers, policiers, douaniers, hommes politiques au Maroc, c’est sans doute la principale ressource du pays après les devises des travailleurs immigrés. Dans un pays pauvre et corrompu, le marzen n’a pas de peine à se développer. Mais pour des volumes et des sommes pareilles, il faut aussi des complicités en Europe. Comment ce petit pays pourrait-il tenir tête à ses puissants voisins ? Pourtant, Mohamed VI est courtisé par tous les dirigeants européens alors que son pays nous pompe chaque année des milliards d’euros hors taxes.

L’économie gangrenée

L’argent du hasch est perdu pour l’impôt en Europe mais il permet au Maroc de payer les nombreuses entreprises européennes, surtout françaises, qui travaillent dans ce pays. Les entrepreneurs européens impliqués dans l’import ou le blanchiment réinvestissent leurs profits, souvent dans leurs entreprises qui deviennent florissantes au prix d’une concurrence déloyale pour les entrepreneurs honnêtes du même secteur. Les banquiers, pas seulement suisses, peuvent-ils encore se passer de ces capitaux flottants souvent disponibles pour des opérations à haut risque ? L’argent du hasch pervertit notre économie à haut niveau, nous sommes loin de l’imagerie d’Epinal des gangs de cités qui survivent grâce au shitstème. Bien au-dessus d’eux, on construit des routes, des usines ou des armes avec l’argent qu’ils collectent en bout de chaîne.

Des solutions ?

Pour justifier la prohibition, on peut disserter des heures sur le syndrome amotivationnel des ados qui abusent du joint, on peut ergoter sur les taux de THC, on peut s’empoigner sur la liberté de disposer de son corps et de son esprit… mais chaque année qui passe sans solution pragmatique gangrène un peu plus notre économie. Une dépénalisation de la consommation privée des adultes et de l’autoproduction pourrait diviser en deux le marché noir sans paraître trop incitatif pour la jeunesse puisqu’il n’y a pas de commerce, donc risque de prosélytisme. Une réglementation de la production et de la distribution à but non lucratif peut être envisagée, ces clubs seraient un recours au marché noir pour les adultes. Un marché réglementé comme pour le tabac et l’alcool aurait le plus d’impact économique mais ne garantirait pas forcément une bonne répartition socio-géographique des emplois. Il n’a jamais été question d’un marché libre, sans restriction d’age, de publicité, de santé publique.

Les solutions existent, plus de 100.000 Suisses ont signé l’initiative populaire pour un marché réglementé, cela correspondrait à environ un million de Français si ce système de démocratie directe existait dans ce pays. Ce processus est assez long et incertain, il ne concerne qu’un pays, il doit servir d’exemple mais à long terme. Devrons-nous attendre dix ans pour réformer cette aberration destructrice ? Oui, si nous ne faisons pas davantage entendre nos arguments partout où c’est possible.

Laurent Appel

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Maroc : à qui profite le kif ?

Le procès qui s’est ouvert au tribunal de Bobigny le 5 septembre 2005 met à jour les coulisses d’un trafic de hasch, de devises et de lingots d’or. Le Gri-Gri révèle l’implication de magnats marocains et de commerçants du Sentier.

Longtemps, les autorités marocaines ont rabâché une version : le trafic de cannabis est organisé par des mafias étrangères exploitant des paysans du Rif sous-payés. Seulement, en France, pas moins de cinq procédures judiciaires contredisent cette rengaine. À en croire les enquêtes policières qui ont disséqué le fonctionnement de ce juteux commerce, les gros bonnets sont des magnats marocains de l’import-export associés à des commerçants du Sentier, temple parisien de la fringue, originaires du Royaume.

Le 5 septembre, une de ces procédures a abouti à l’ouverture d’un procès fleuve à Bobigny, en banlieue parisienne. Les 26 prévenus, pour la plupart des Marocains, sont accusés d’avoir participé au blanchiment de l’argent du haschich et à son rapatriement sous forme de devises et de lingots d’or vers leur pays d’origine. Entre 100 000 et 140 000 euros tous les deux jours

Une filière entièrement pilotée à distance par des négociants basés au Maroc.

Parmi eux, les C., une famille de Nador, propriétaire d’échoppes de tissus et de cybercafés dans plusieurs villes du Royaume. Une couverture, soupçonne la justice française. Dans leurs arrière-boutiques, ces commanditaires délivrent leurs instructions au jour le jour à leurs intermédiaires basés sur l’autre rive de la Méditerranée. Leur station-service située à Nador sert de plaque tournante. À l’aller, les tonnes de résine de cannabis y sont embarquées à bord de camionnettes, de 4×4, voire de bus. Direction la France, la Belgique, l’Allemagne, et les Pays-Bas.

Au retour, c’est aussi là que les billets et lingots d’or sont déchargés. La fraîche est alors investie dans l’immobilier et dans la culture du chanvre. Et l’or, refourgué aux bijoutiers. Plus intrigant, A. T., l’un des accusés-clés de ce procès (qui comparaît libre !), n’est autre que le bras droit d’un personnage fort connu : …. Soupçonné de blanchiment d’argent par la justice française, ce Franco-Marocain a été arrêté en avril 2004 à l’aéroport de New York et discrètement extradé vers Paris. Très proche, sous le règne d’Hassan II, de Mohamed Médiouri, puissant patron de la sécurité du Palais royal, il est le fils de …, un richissime homme d’affaires du Royaume qui a fait fortune dans le négoce de la ferraille et des engins de travaux publics. Un patriarche si influent qu’il a obtenu que son fils et son acolyte soient défendus par P. H., une star du barreau parisien, également avocat de M. R. (né au Maroc et ami de la couronne), de L. G. et de feu A. S.

D’après les écoutes téléphoniques, A. T., employé de … dans son magasin du Sentier, joue également les coursiers pour le compte de son patron, faisant la navette entre Paris et Lyon pour rapporter des sacs de sport bourrés de billets. Des sommes qu’il confie illico aux bons soins de M. C., collecteur en chef présumé du réseau, basé à Paris. Ce plombier de formation est soupçonné d’avoir organisé le ramassage, le blanchiment et l’expatriation hors de France de la totalité de l’argent issu de la vente du hachisch. Look gentillet, tempérament réservé, ce Marocain de 29 ans a toutes les qualités pour remplir sa discrète mission. De jour comme de nuit, il sillonne l’Hexagone et même l’Europe à bord de sa Mercedes pour récupérer le magot. En province, il ne se déplace jamais pour moins d’un « mètre », soit 100 000 euros dans le jargon des trafiquants. Début 2003, il aurait ainsi collecté 3,2 millions d’euros en deux mois.

Une fois l’argent récolté, l’efficace M. C. s’en débarrasse dans les 48 heures. Le grisbi est d’abord stocké à Clichy-la-Garenne chez A. B. dit le « Boupastélé » (le boulanger en arabe). Un modeste commerçant, en apparence, qui possède tout de même un million d’euros, trois boulangeries et une demi-douzaine d’appartements.

Puis une partie des espèces est écoulée via des comptes bancaires suisses et israéliens. Au total, 5 millions d’euros auraient transité vers le « pays propre », nom de code désignant la Confédération helvétique. Là, détail troublant, dans le dossier apparaît un nom donnant un tout autre relief à l’affaire : J. M.. Du fait de ses liens avec S. H., autre sommité marocaine, ce banquier suisse fait l’objet d’un mandat d’arrêt délivré par le juge d’instruction Philippe Courroye pour blanchiment de capitaux provenant de crimes et délits dans le cadre de l’enquête sur les ventes d’armes à l’Angola.

Quant au reste du pactole, M. C. en convertit une grande partie en or. Chaque semaine, il commande entre 30 et 50 « fèves » auprès de deux agents de change de la Bourse et du Panthéon, à Paris, également poursuivis dans ce procès.

Dernière étape, l’expédition des devises restantes et des lingots vers le Maroc. Le trésor est planqué dans les portières et sièges des voitures confiées à des passeurs marocains, visiblement sélectionnés pour leur allure de bon père de famille. Le principal d’entre eux, A. M.. Bien qu’il soit surnommé « Khadafi », ce retraité de 62 ans, père de 6 enfants, n’a rien d’un bandit de grand chemin : petite moustache, lunettes rondes, visage poupin et aspect bonhomme. Et pourtant, il aurait transporté plus de 600 lingots. C’est lui qui, fin avril 2003, sera arrêté avec 400 000 euros camouflés dans sa vielle fourgonnette Mercedes.

Une interpellation qui permettra aux policiers de démanteler la branche française de ce réseau. Mais ils ne parviendront pas à remonter jusqu’aux commanditaires marocains. Seuls quatre mandats d’arrêts seront délivrés à l’encontre de membres du clan C.. Des mandats restés lettre morte. Plus curieux encore, malgré l’ampleur du trafic, aucun flic, ni douanier, ni gendarme du Royaume n’est inquiété. La complicité des douanes de Tanger ou d’ailleurs reste encore et toujours la partie la plus immergée de l’iceberg.

Les amis du gri-gri

SOURCE: http://www.chanvre-info.ch/info/fr/A-qui-profite-l-argent-du-cannabis.html

The international informant

Abdelaziz Bennani Bennani, général dénoncé par l’auteur

Un ancien officier de l’armée marocaine, Abdelila Issou, âgé de 49 ans, raconte dans ses mémoires le business obscur du Général Bennani, le chef de l’Etat Major des troupes marocaines opérant au Sahara Occidental. Selon lui il aurait ouvert les portes aux cartels colombiens pour qu’ils puissent introduire la cocaïne en Espagne.
Diplômé à l’Académie Royale militaire de Meknès, il a fini par travailler pour les services secrets espagnols, CNI, avant de s’exiler en Espagne en 2000.
Dans son livre « Mémoires d’un soldat marocain La Face cachée du royaume enchanté », Issou dénonce la corruption de la plus haute hiérarchie militaire marocaine en apportant des preuves accablantes de la complicité de l’armée marocaine avec le trafic de drogue.
Le lieutenant Abdelillah Issou commandait une unité qui patrouillait entre Cap Malabata, entre Tanger et Ceuta. Sa tournée commençait tous les jours à 21h02…

Voir l’article original 152 mots de plus

Final Defendant Sentenced in Scheme to Use Fresno Trucking Front to Smuggle Cocaine into Canada

SEP 15 (FRESNO, Calif.) – Canadian citizen Armitdeep Mann, 33, of Toronto, Canada, was sentenced today to five years and one month in prison by United States District Judge Anthony W. Ishii for conspiracy to distribute and possess with the intent to distribute cocaine.

According to court documents, between July 1, 2012, and September 21, 2012, Mann and others conspired to smuggle cocaine into Canada by concealing it in legitimate cargo. On September 21, 2012, agents followed one of Mann’s co-conspirators as he went to Los Angeles to deliver eight kilograms of cocaine. Law enforcement seized that cocaine and arrested Mann and additional defendants. A search warrant at the Los Angeles residence where authorities believed the eight kilograms of cocaine had been stored resulted in the seizure of an additional 40 kilograms of cocaine. Mann has been held in custody without bail since his arrest.

On April 7, 2014, co-conspirator Manjot Nanner, 32, of Fresno, was sentenced to one year and 10 months in prison, and on June 2, 2014, co-conspirator Vincent Rivaz-Felix, 29, of Los Angeles, was sentenced to four years and three months in prison for the conspiracy.

This case was the product of an investigation by the Organized Crime Drug Enforcement Task Force, the Drug Enforcement Administration, Fresno Police Department, and the Fontana and Vernon Police Departments. Assistant United States Attorney Kevin Rooney prosecuted the case.

This case was part of an Organized Crime Drug Enforcement Task Force (OCDETF). The OCDETF Program was established in 1982 to conduct comprehensive, multi-level attacks on major drug trafficking and money laundering organizations. The principal mission of the OCDETF program is to identify, disrupt, and dismantle the most serious drug trafficking and money laundering organizations and those primarily responsible for the nation’s drug supply

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DEAAPNewsBreak: Chicago DEA chief heading to DC. FILE – In this Dec. 11, 2012 file photo, Jack Riley, center, head of the Drug Enforcement Administration in Chicago, points out local Mexican drug cartel problem areas on a map in Chicago. Riley who has been outspoken about the growing influence of Mexican cartels in the American heartland is leaving Chicago to take one of the agency’s top posts in Washington, D.C. Riley has been named as the DEA’s new chief of operations and will be responsible for overseeing all agency law enforcement within the United States and international. Photo: M. Spencer Green, AP

CHICAGO (AP) — The head of the Drug Enforcement Administration's...APNewsBreak: Chicago DEA chief heading to DC.

CHICAGO (AP) — The head of the Drug Enforcement Administration’s Chicago division, who has drawn attention to the growing influence of Mexican cartels in the American heartland, is leaving to take one of the agency’s top posts in Washington, D.C., a DEA official said Tuesday.

Jack Riley, 56, has been named the DEA’s new chief of operations — considered the federal agency’s No. 3 position — and will oversee all agency enforcement activities within the U.S. and internationally, Rusty Payne, a spokesman with the DEA in Washington, told The Associated Press.

In an interview at his office Tuesday, Riley said the two biggest changes in the trafficking landscape since he came to Chicago in 2010 have been the entrenchment of Mexico’s cartels in the Midwest and the resurgence of heroin, including in suburban neighborhoods.

Heroin has become more popular, in part, because it’s now available in easier-to-use powder form and can be snorted rather than having to be injected with needles, he explained.

« People who never would have done heroin are doing it today, » Riley said.

As the special agent in charge in Chicago, Riley has directed DEA operations in Illinois, Indiana, Wisconsin, Minnesota and North Dakota. His previous posts included head of the agency’s El Paso, Texas, office.

In recent years, Riley highlighted how Mexican cartel operatives had pushed deep inside the U.S., including Chicago, which has become a hub through which the syndicates distribute drugs farther afield.

« They’ve cemented themselves, » Riley said.

Riley also backed the creation of a Chicago Strike Force headquarters, which opened last year. At the new facility, federal agents, police and prosecutors work together year-round, often targeting the point of contact between cartel-backed traffickers and local gangs who serve as street-level salesmen.

In 2013, Riley joined the non-governmental Chicago Crime Commission in naming Sinaloa cartel boss Joaquin « El Chapo » Guzman, as the city’s new Public Enemy No. 1 — the same label once assigned to gangster Al Capone.

Mexican authorities captured Guzman earlier this year; they haven’t indicated whether he might be extradited to face trial in Chicago or another American city.

Riley is expected to begin his new job next month. His replacement in Chicago has not been named.

SOURCE: http://www.mynextfone.co.uk/breaking-news/chicago-ap-the-head-of-the-drug-enforcement-administrations-h26851.html

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