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Le nouvel avion de transport régional (ATR) 72-500 de la compagnie Afrijet sur le tarmac de l’aéroport de Libreville, le 24 octobre 2018.

Depuis 2005, Michel Tomi est  à la tête, avec son fils, Jean-Baptiste de la compagnie Afrijet Business Service, qui possède 3 ATR 72-500 ; 2 ATR 42-500 ; et 1 Falcon 900 .

En 14 ans, Afrijet est devenu l’une des principales compagnies aériennes opérant en Afrique centrale. Fondée sur un ‘business model original’ et équilibré, la compagnie tire pour moitié ses revenus de l’aviation d’affaires et des navettes pour l’industrie pétrolière et pour moitié de l’aviation commerciale.

Avec un associé, il a mis la main sur Gabon Airlines et des ‘écoutes de 2007’ soulignaient ses relations privilégiées avec la famille du président gabonais d’alors, Omar Bongo, et surtout son fils, Ali, à l’époque ministre de la défense. Ce dernier a succédé à son père, mort le 8 juin 2009.

Les Tomi avaient aussi noué des liens solides avec Frédéric Bongo, chef du renseignement. Les enquêteurs pointaient les services rendus à la famille Bongo: frais d’hospitalisation en France, mise à disposition d’avions, de bateaux et achats de véhicules de prestige en guise de présents. « Ils n’ont pas besoin de moi pour cela », corrige-t-il.

L’ère gabonaise des Tomi est-elle aujourd’hui terminée?

Leur influence a reculé à mesure que celle du directeur de cabinet d’Ali Bongo, Maixent Accrombessi, grandissait. Les Tomi ont réduit leurs activités au Gabon pour s’investir au Mali où leur ami Ibrahim Boubacar Keïta, dit « IBK », a été élu président en 2013.

Durant l’élection présidentielle, IBK (Ibrahim Boubacar Keïta) a voyagé avec les avions d’Afrijet . Selon un diplomate français, rencontré en juin 2013 à Bamako, « la force des Tomi, c’est qu’ils étaient proches d’IBK quand il n’était rien, ils ont du flair ». Aujourd’hui, alors qu’IBK installe encore son pouvoir, il s’appuie sur cette confiance scellée avec les Tomi.

« J’ai un casino à Bamako depuis vingt ans et je n’en ai pas ouvert un deuxième parce que je sais où me situer, je connais beaucoup de chefs d’Etat africains mais ma relation avec eux est de rester à ma place sans interférer », dit Michel Tomi.

Sur ses liens avec une figure du grand banditisme insulaire, Richard Casanova, tué en 2008, Michel Tomi confirmait aux policiers, le 18 mai 2010, « une relation presque familiale » et il confiait sa proximité avec le beau-frère de Richard Casanova, Jean-Luc Germani, recherché pour assassinat et présenté comme le nouvel homme fort du milieu français. Un petit voyou, premier repenti corse, Claude Chossat, avait révélé, en 2010, que le groupe criminel de la Brise de mer, dont M. Casanova était un pilier, avait blanchi « 4 millions d’euros » par l’intermédiaire de M. Tomi.

Ce dernier dément. « Si nous étions amis avec Richard, je n’ai jamais fait d’affaires avec lui. »

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