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L’Office central antidrogue (OCAD) va remplacer l’actuel Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS)

L’OCAD aura pour mission de centraliser toutes les informations.

Il aura fallu plus d’un an pour que le projet se décante. La réforme des services chargés de la lutte contre le trafic de drogue, dont les derniers détails ont été fignolés lors d’une réunion interministérielle fin mai, devrait être présentée dans les jours qui viennent au président de la République, selon les informations du Monde.

Emmanuel Macron avait appelé de ses vœux ce «plan stup», en mai 2018, pour une présentation en juillet de la même année. Mais, entre l’affaire Benalla, la démission de Gérard Collomb du ministère de l’intérieur et la crise des « gilets jaunes », la Place Beauvau n’avait jamais trouvé le temps de rendre sa copie.

C’est désormais chose faite. Laurent Nunez, le secrétaire d’Etat auprès de Christophe Castaner, ministre de l’intérieur, a pris la main sur ce dossier complexe.

Sur le modèle de ce qui a été fait avec la DGSI

De nombreuses entités travaillent aujourd’hui sur la lutte contre les stupéfiants : l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants l’OCRTIS, qui dépend de la police judiciaire), les sûretés départementales, les douanes et la DNRED (Direction nationale du renseignement du renseignement et des enquêtes douanières), les sections et brigades de recherche des gendarmes… Le tout plus ou moins en lien direct avec les magistrats des juridictions interrégionales spécialisées (JIRS). Une multitude d’acteurs qui opéraient parallèlement, voire en concurrence. (Quand ils ne se montaient pas des ‘chantiers’ ou autres vilenies dont ils sont capables. Mais ça, c’était hier!)

« L’idée directrice du plan est de décloisonner le fonctionnement des nombreux services qui travaillent sur la lutte contre les stupéfiants et de mieux partager les informations », explique-t-on place Beauvau.

Les ministères de l’intérieur et de la justice, sous le contrôle de Matignon, ont fini par se mettre d’accord pour désigner un nouveau chef de file de la filière « stup », sur le modèle de ce qui a été fait avec la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) pour la lutte antiterroriste.

Un Office central antidrogue (OCAD) va donc être créé, en remplacement de l’OCRTIS, avec un rôle de centralisation de toutes les informations.

Il sera sous la coupe de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), grande gagnante du bras de fer. Au désarroi des gendarmes, qui participeront bien à la nouvelle entité, mais auraient préféré la diriger. Apporteront-ils l’ensemble des connaissances acquises depuis des décennies? Comme les Gendarmes ont eu l’habitude de la fermer, du temps où ils faisaient partie de la ‘Grande muette’ il est probable que certaines infos auront du mal à remonter.

Quant au ministère de la justice qui avait aussi espéré un temps placer un magistrat à la tête de cet office, il s’est vu renvoyé à la stricte application du Dalloz.

Cette refonte nationale s’accompagne de la création de CROSS (cellules de renseignement opérationnelles sur les stupéfiants) au niveau départemental. Composées de policiers et de gendarmes, elles seront chargées de collecter toute l’information localement avant de transmettre les éléments au procureur. Elles devront faire le lien avec la police de sécurité du quotidien, en prise directe avec les quartiers les plus difficiles en termes de trafics. Des comités de pilotage entre les préfets et les magistrats seront mis en place pour chapeauter le tout. Ce nouveau schéma s’inspire de ce qui est déjà pratiqué à Marseille et à Lille ou de la CROSS qui vient d’être mis en place à Perpignan.

Le « plan stup » présenté au président de la République devrait enfin comporter un volet international pour améliorer la collaboration avec les pays voisins et les grands organismes comme Europol.

Mais pourra-t-on travailler avec la DEA sans avoir à travailler pour la DEA?

La Douane française

La Douane, ses avions, ses gardes-côtes et son service action la DNRED avec la CELTICS et l’ensemble des échelons seront particulièrement mises à contribution pour lutter en amont contre l’importation des produits sachant aussi que les attachés douaniers sont des relais bien implantés au quatre coins de la planète. Et pour le TRACFIN, on peut imaginer qu’il soit, lui aussi, sollicité pour frapper fort au portefeuille…

Si le phénomène des mules – ces personnes qui transportent la cocaïne pour passer les contrôles des aéroports, notamment en provenance de Guyane – inquiète les autorités, il ne représente « que » deux tonnes de drogue sur les 16 qui arrivent chaque année sur le territoire, principalement par conteneurs, selon les autorités.

A travers cette grande réorganisation des services, le gouvernement espère faire coup double. S’il s’agit bel et bien de changer de braquet dans la lutte contre les trafics, ce plan est surtout l’occasion de tirer un trait sur plusieurs années de polémiques concernant le fonctionnement de l’ OCRTIS, l’actuelle entité en pointe sur les « stups ».

C’était un service tout-puissant

Basée à Nanterre sous la responsabilité de la DCPJ, mais avec une compétence nationale, il a été reproché à cette structure, mise en cause à plusieurs reprises, sa manière de mener ses enquêtes en lien parfois trop étroit avec ses informateurs.

Plusieurs informations judiciaires ont été ouvertes, et l’ancien directeur, François Thierry, a été mis en examen à plusieurs reprises, notamment pour « complicité de trafic de stupéfiants ». Un comble pour l’homme qui a longtemps incarné la figure charismatique de la lutte antidrogue et pour un service loué pour son efficacité par le pouvoir politique.

C’est en mettant en place une nouvelle doctrine de lutte contre les stupéfiants, baptisée « Myrmidon», consistant à privilégier le démantèlement des réseaux criminels aux saisies sèches de marchandises, que l’office a obtenu ses meilleurs résultats, au point de devenir un service tout-puissant et incontournable. C’est par cette même doctrine et avec la révélation de ses implications opérationnelles que l’OCRTIS a précipité la réforme présentée aujourd’hui.

La découverte…, en octobre 2015, par la DNRED, le service de renseignement des douanes, de sept tonnes de cannabis, boulevard Exelmans, dans le 16e arrondissement de Paris, a permis de lever le voile sur des pratiques douteuses. La cargaison saisie appartenait en fait à Sofiane Hambli (photo à gauche), figure majeure de l’importation de cannabis en France et informateur de l’OCRTIS.

Jour de gloire à la DNRED

De gauche à droite, François Hollande, Michel Sapin et l’énarque caviardeur Erwan Guillemin

Les enquêtes judiciaires qui ont suivi ont précisé les contours de sa relation avec l’office. Traité directement par le directeur, François Thierry, il a permis à celui-ci de réaliser de très belles affaires. Pour quelle contrepartie ? A-t-il continué de son côté à importer du cannabis pour son propre compte ? Que savait M. Thierry des autres activités de son informateur ? Et au final, qui a manipulé qui ?

Guerre sourde

François Thierry a par exemple été jusqu’à mettre en place une fausse garde à vue afin de permettre à Sofiane Hambli d’être extrait de la prison où il était incarcéré pour qu’il puisse passer des appels à ses contacts trafiquants au Maroc. Un habillage de la procédure qui vaut aujourd’hui à la procureure adjointe Véronique Degermann (photo à droite), alors en poste au parquet de Paris et qui avait validé la prolongation de cette garde à vue, une mise en examen pour « faux et usage de faux ». Les policiers de l’ OCRTIS assurent qu’ils ont toujours informé les parquets concernés des tenants et aboutissants de leurs opérations.(Grand bal des faux-culs en perspective.)

En créant l’OCAD sur les cendres de l’OCRTIS, le ministère de l’intérieur espère renouer le lien avec les procureurs et les juges, qui parlent de leur côté de « rupture de confiance ».

C’est que, en creux, une guerre sourde a opposé l’office à de nombreux magistrats des JIRS. D’un côté, les policiers reprochent à ces derniers de se draper dans des principes qu’ils n’avaient pas quand les résultats étaient au rendez-vous. Les magistrats estiment, en retour, que les policiers ont omis de les informer des détails de leurs opérations et ont eu une interprétation un peu trop libre du code pénal, notamment de l’article encadrant les « livraisons surveillées », ces ventes de drogue qui s’effectuent sous le contrôle des forces de l’ordre pour mettre au jour des réseaux.

Cet affrontement a eu de lourdes conséquences.

De nombreuses JIRS, à Paris et à Rennes par exemple, ont peu à peu cessé de saisir l’office sur des affaires de drogue. Il est même arrivé que certains magistrats de la JIRS de Paris doivent enquêter sur les agissements de l’OCRTIS, tout en travaillant par ailleurs avec l’office sur d’autres affaires. Une situation intenable.

La révélation récente par « Le Monde » d’une nouvelle incartade de l’OCRTIS a accéléré l’inéluctable réforme de l’office. Un capitaine de police a été soupçonné d’avoir fait, à Marseille, en 2018, une fausse réquisition judiciaire pour obtenir les fadettes (factures de téléphone détaillées) d’un trafiquant. Celui-ci était suspecté par un informateur de l’OCRTIS de lui avoir volé de la marchandise. Le policier a-t-il transmis ces fadettes à son indicateur ? Il assure que non. Toujours est-il que l’homme soupçonné d’avoir volé de la drogue à l’indicateur a ensuite été victime d’une expédition punitive. Cet ultime faux pas a sonné le glas de l’OCRTIS, au profit de l’OCAD.

Un simple coup de peinture sur la façade ?

Mais non, la Mère Denis a été appelé en renfort place Beauvau et elle lave toujours plus blanc que blanc les mêmes draps!

Le « plan stup » est avant tout une réforme de structure.

Il n’a pas pour objectif de régler l’épineuse question des indics, maillons essentiels de la lutte antidrogue, par qui les affaires, mais aussi parfois les scandales, arrivent.

Ite missa est!

source: Le MONDE, l’article a été revu et illustré par NS 55 DNRED

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FRANCE (Lutte antidrogue): après les dérapages non contrôlés de la DNRED et de l’OCRTIS, en route vers un nouveau cadre législatif

Publié: 5 juillet 2018 par Marc Fievet dans Aeronarcotrafic, Amphétamines, Cannabis - Hachis - Haschich, Champignons hallucinogènes, Cocaïne, DG de la Douane française, DNRED, Douane française, Drogues, Ecstasy / MDMA, France, Gendarmerie, Héroïne, Justice, NARCOTRAFIC, Narcotrafic INFOS, OCRTIS, SERVICES FRANCAIS
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«C’est toute la politique pénale menée ces dernières années en matière de trafic de stupéfiants qui doit être interrogée.

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Dans une lettre datée de mardi, que Libération a pu consulter, le Syndicat de la magistrature (SM) interpelle à nouveau la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, sur les pratiques en matière de lutte antidrogue.

C’est le troisième courrier adressé par le syndicat à la chancellerie depuis que la polémique a éclaté.

En octobre, 70 policiers de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis) avaient déposé leur arme de service pour dénoncer les poursuites visant plusieurs de leurs collègues, dont le plus gradé d’entre eux, François Thierry, mis en examen pour «complicité de trafic de stupéfiants»par deux juges d’instruction de la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Paris. Dénonçant une «doctrine judiciaire fluctuante» et un «climat délétère», les policiers avaient alors menacé de «ne plus acter» dans les procédures conduites par les juges parisiens, accusés d’instruire «uniquement à charge».

Le statut des informateurs sera abordé

Depuis, pour calmer le jeu, la chancellerie a mis en place un groupe de travail interministériel réunissant, sous l’égide de la Direction des affaires criminelles et des grâces, des représentants de la police nationale, de la gendarmerie nationale et des douanes.

Autre serpent de mer dans les enquêtes pénales : le statut des informateurs, qui apparaît toujours aussi problématique en dépit des tentatives successives d’encadrement.

Quid des infiltrés?

LIRE PLUS

http://www.liberation.fr/france/2018/07/04/lutte-antidrogue-vers-un-nouveau-cadre-legislatif_1664047

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Lettre ouverte

Madame la garde des Sceaux,

Il s’est produit, lundi 16 octobre 2017, un événement notable: plusieurs dizaines de fonctionnaires de police de l’office central de répression du trafic illicite de stupéfiants ont symboliquement décidé de  » rendre les armes » et ont fait savoir, dés le lendemain, aux juges d’instruction parisiens chargés de la lutte contre a criminalité organisée qu’ils refusaient dorénavant d’effectuer dans des dossiers en cours, le moindre acte d’enquête.

En cause: les mises en examen de plusieurs fonctionnaires de ce service dans différentes enquêtes, suivies pour l’un d’entre eux, du retrait de son habilitation d’officier de police judiciaire.

Deux syndicats de police ont publiquement appuyé les pressions ainsi exercées sur les juges d’instruction. Comme souvent en pareil cas, ce bras de fer brutal n’a suscité aucune réponse de l’institution judiciaire laissant prospérer le fantasme dune magistrature hors de contrôle bridant une police qui, elle, assurerait par tous la protection des citoyens contre la délinquance organisée.

Ces façons de procéder de la part d’un service d’enquête qui revendique ainsi pour lui-même des formes d’impunité inacceptables dans une démocratie, appellent pourtant une réponse forte dénonçant les pressions exercées sur les magistrats chargés de ces enquêtes difficiles. L’indépendance de la Justice est un bien précieux qui garantit a chaque citoyen mis en cause – policiers compris – de bénéficier d’une enquête fondée sur des preuves régulièrement rapportées  et de la possibilité d’exercer des recours juridictionnels.

Pour l’heure, vous avez choisi de garder le silence – ce silence auquel vous nous avez déjà habitues dans votre relation avec le ministre de l’intérieur. Les magistrats ne comprennent pas que, devant le spectacle affligeant qui se donne à voir depuis lundi, une parole politique ne vienne pas rappeler les policiers à leur mission: appliquer la loi, sous l’autorité des magistrats qui dirigent les enquêtes qui leur sont confiées.

Nous souhaitons évoquer avec vous dans les plus brefs délais cette situation, qui met en péril à court terme l’action des magistrats spécialisés des JIRS, JIRS dont la plupart connaissent ou ont connu dans un passé récent, contrairement à ce qui est affirmé par les policiers, de graves difficultés avec cet office central.

Nous souhaitons ainsi revenir sur les voies de renforcement du contrôle de la mise en œuvre de certaines techniques d’enquêté, qui, dans le cadre juridique actuel, ouvrent la voie à des dérives, et plus généralement sur les rapports entre Police et Justice. C’est la raison pour laquelle nous vous demandons de nous accorder un entretien.

Compte tenu de la gravité de la situation, vous comprendrez que nous rendions ce courrier public.

Nous vous prions d’agréer, Madame la Garde des sceaux, l’expression de notre vigilante considération.

Clarisse TARON

Présidente

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« Complicité pour trafic de drogue« , voila donc les raisons qui auraient poussé les magistrats de la JIRS de Paris à mettre en examen un chef de groupe et le commissaire divisionnaire Stéphane Lapeyre dans un dossier de livraison surveillée de cocaïne à Orly.

Ce dossier qui pue la merde comme les précédents continue donc à polluer l’activité de lutte contre les stups qui depuis quelques mois est au ralenti!

Il serait vraiment souhaitable que les magistrats qui ont autorisé ces actions d’infiltration suivies de livraisons surveillées s’expliquent au grand jour.

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Qu’est-ce qu’une JIRS ?

Créées par la loi du 9 mars 2004 et mises en place en octobre 2004, les juridictions inter-régionales spécialisées (JIRS) regroupent des magistrats du parquet et de l’instruction possédant une expérience en matière de lutte contre la criminalité organisée et la délinquance financière dans des affaires présentant une grande complexité.

La loi a donné une compétence inter-régionale à 8 juridictions implantées, eu égard à l’importance des contentieux traités et aux aspects liés à la coopération transnationale, à Paris, Lyon, Marseille, Lille, Rennes, Bordeaux, Nancy et Fort de France. Les JIRS ne sont donc pas un nouvel ordre de juridiction.

Les JIRS sont compétentes pour l’enquête, la poursuite, l’instruction et le jugement des délits et des crimes entrant dans leur domaine de compétence :

  • En matière de criminalité organisée : trafic de stupéfiants, traite des êtres humains, proxénétisme aggravé, crimes aggravés d’extorsion, crimes de fausse monnaie, toute infraction commise en bande organisée (vol, meurtre, torture et actes de barbarie, escroquerie…), délit d’association de malfaiteurs…
  • En matière économique et financière : abus de biens sociaux, banqueroutes, travail illégal, emploi d’étrangers sans titre en bande organisée, infractions au code de la consommation, escroqueries en bande organisée, escroqueries à la TVA, abus de confiance et abus de faiblesse très élaborés, commis au préjudice de nombreuses victimes, contrefaçon de marques, contrebande de tabac et infractions au code des douanes, corruption, prise illégale d’intérêt, trafic d’influence…

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Ce que dit le Ministère de la justice au sujet des JIRS:

Les JIRS apportent une plus-value remarquable.

Elles se montrent capables d’aller au-delà de la délinquance visible, du fait identifié, et de percevoir les réseaux qui organisent cette délinquance et la font prospérer.

Ce sont des juridictions qui savent atteindre la racine, afin d’exercer une efficacité plus large, plus grande et plus durable.

Ce que ne dit pas le Ministère de la justice:

Pour mériter de tels compliments d’excellence, les JIRS peuvent compter sur les actions d’infiltration, les arrangements avec les indics et tout le travail des policiers de terrains qui, eux, sont amenés parfois à mettre les mains dans le cambouis!

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Raphaël Rous, le chef d’échelon à la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) de Nantes

Environ 4 500 pieds de cannabis ont été saisis mercredi dans une villa à Malville (Loire-Atlantique) et deux hommes placés en garde à vue, ont rapporté aujourd’hui les douanes.

Il s’agirait de « l’une des plus grosses, sinon la plus grosse saisie en indoor en France », a déclaré Raphaël Rous, chef d’échelon à la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) de Nantes.

 

Les pieds de plants d’herbe, représentant « près de deux tonnes sur pied », ont été découverts mercredi matin lors d’une perquisition à Malville, une commune située à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Nantes, dans le cadre d’une enquête menée par la DNRED depuis septembre 2014, a-t-il expliqué.

La villa de 350 m2, « protégée des regards par de grandes haies d’arbres et un immense jardin clôturé », était « exclusivement dédiée » à la culture de cannabis, « avec de la ventilation, des générateurs électriques, des pompes à eau, des grandes citernes de fioul, des lampes, et des plants à tout stade de croissance », a détaillé Raphaël Rous.

Source: http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/01/30/97001-20150130FILWWW00425-loire-atlantique-4-500-pieds-de-cannabis-saisis.php

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PLUS

usinecannaNantes : ce que l’on sait de la plus grosse prise de plans de cannabis « indoor » en France

C’est un énorme coup de filet, l’une des plus grosses saisies de cannabis en intérieur. A Malville, une villa était entièrement transformée en usine de produits stupéfiants. Sur place, les douaniers ont trouvé 4 500 plants de cannabis, 50 kilos d’herbe prête à fumer, 10 000 euros d’argent liquide.

  • Par Claude Bouchet
  • Publié le 31/01/2015 | 10:21, mis à jour le 31/01/2015 | 10:26
La villa de 350 m2, protégée des regards par de grandes haies d’arbres et un immense jardin clôturé, était « exclusivement dédiée à la culture de cannabis…
Quelques images sur place

 

 Saisie de drogue à Malville

Environ 4.500 pieds de cannabis ont été saisis mercredi dans une villa à Malville (Loire-Atlantique) et deux hommes placés en garde à vue, a-t-on appris vendredi auprès des douanes. Il s’agirait de « l’une des plus grosses, sinon la plus grosse saisie en indoor en France », a déclaré à l’AFP Raphaël Rous, chef d’échelon à la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières de Nantes.

Les pieds de plants d’herbe, représentant « près de deux tonnes sur pied », ont été découverts mercredi matin lors d’une perquisition à Malville, une commune située à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Nantes.

La villa de 350 m2, « protégée des regards par de grandes haies d’arbres et un immense jardin clôturé », était « exclusivement dédiée » à la culture de cannabis, « avec de la ventilation, des générateurs électriques, des pompes à eau, des grandes citernes de fioul, des lampes, et des plants à tout stade de croissance », a détaillé
M. Rous. La valeur totale du matériel saisi est estimée à entre 80.000 et 100.000 euros. Une cinquantaine de kilos d’herbe déjà séchée et prête à la vente, ainsi que 10.000 euros en liquide ont par ailleurs été trouvés, a-t-il ajouté.

Deux hommes, locataires de la villa, soupçonnés d’avoir « monté une structure de façon complètement souterraine, sans attirer l’attention », ont été interpellés sur place mercredi, a indiqué M. Rous. Selon une source proche de l’enquête, ils sont âgés d’une vingtaine et d’une trentaine d’années, et sont connus pour des faits de petite délinquance mais pas pour du trafic de stupéfiants.

Ils étaient toujours en garde à vue vendredi soir et devraient être présentés samedi dans la journée à un juge de la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Rennes, ont indiqué les douanes.

En septembre 2012, plus de 3.000 pieds de cannabis avaient été découverts dans deux villages de l’Aube. En juin 2014, près de 4.000 pieds de cannabis avaient été saisis dans huit plantations en Belgique.

SOURCE ET VIDEO: http://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/2015/01/31/nantes-ce-que-lon-sait-de-la-plus-grosse-prise-de-plans-de-cannabis-indoor-en-france-644831.html

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PHOTO: http://www.douane.gouv.fr/Portals/0/fichiers/douane/emploi/controle-auto.jpg

La cocaïne était conditionnée sous forme de pains. La cocaïne était conditionnée sous forme de pains.

Une saisie d’une valeur approchant le million d’euros a été réalisée en début de semaine par les douaniers.

Le go-fast a été intercepté peu avant minuit, dans la nuit de lundi à mardi, sur l’autoroute A7 à hauteur de Chanas. Selon une source judiciaire lyonnaise, le convoi était composé d’une voiture ouvreuse et d’une seconde voiture.
La cargaison flirte avec le million d’euros

C’est dans ce second véhicule, une simple berline, que la drogue a été découverte : plus de 13 kg de cocaïne conditionnée en pains. À raison de 70 euros le gramme à la revente au détail, cette cargaison flirte avec le million d’euros.

À bord des deux véhicules, trois hommes, deux Français et un ressortissant albanais, inconnu de la justice. Âgés de 25 à 30 ans, ils ont été remis aux gendarmes de la SR, Section de recherches, de Grenoble, à l’issue de leur rétention douanière.

Selon les premiers éléments de l’enquête, les trois hommes avaient pris livraison de leur précieuse cargaison en Espagne, à destination de Lyon.

Questionné hier après-midi, le parquet de Vienne a uniquement précisé qu’il s’était dessaisi au profit de la Jirs, juridiction interrégionale spécialisée, de Lyon, en raison du caractère “criminalité organisée” de ce dossier.

À l’issue d’un régime de 96 heures de garde à vue, les trois hommes devraient être présentés aux magistrats de la Jirs, en vue d’une mise en examen.
Par Vincent WALES | Publié le 03/10/2014 à 06:09

SOURCE: http://www.ledauphine.com/isere-nord/2014/10/03/un-go-fast-de-13-kg-de-cocaine-intercepte

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Dix-sept personnes sont jugées jusqu’à demain jeudi 2 octobre dans le cadre d’un vaste trafic.

La cocaïne venue d’Espagne inondait le Médoc Me Joinau-Dumail, conseil de l’instigateur du trafic. © Photo

J. M. D.

Pour la Gironde et le Médoc en particulier, il s’agit d’un dossier de vaste ampleur où le principal prévenu, Olivier Barahona, 38 ans, a admis avoir acheté 68 kilos de cocaïne entre 2007 et 2009. Il en a revendu une grande partie à cinq clients dont Éric Verdierre, un habitant d’Avensan, lui-même à la tête d’un petit réseau.Depuis lundi, les 17 protagonistes de l’affaire sont jugés devant la chambre de la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) du tribunal correctionnel de Bordeaux. Hier après-midi, Olivier Barahona, assisté de Me Sandrine Joinau-Dumail, a été longuement interrogé par la présidente Anne-Marie Vollette.

La magistrate est revenue sur l’arrestation en flagrant délit de l’instigateur du trafic, le 15 octobre 2010 à Arsac. Les gendarmes étaient sur sa trace depuis quelques mois déjà. Le 6 mai, un automobiliste avait été intercepté par la brigade de Macau alors qu’il conduisait sous l’emprise de la cocaïne. Les investigations ont conduit jusqu’au fournisseur ainsi qu’à une « nourrice », Olivier Jacomet, qui stockait la cocaïne.

Une vingtaine de voyages

Consommateur habituel de cocaïne, Olivier Barahona s’approvisionnait en Espagne auprès de Daniel Moreno Maldonado, dit Dani, rencontré lors de vacances sur la Costa Brava. Il aurait effectué une vingtaine de voyages avec son Audi A 3 et sa Golf, spécialement aménagées pour transporter la drogue. Des systèmes de cache ultra-perfectionnés avaient été installés dans les ailes et les portières des véhicules.

« On consommait tous, on rejoignait Dani qui travaillait dans une discothèque », raconte Olivier Barahona à la barre du tribunal. Au départ, c’était des petites quantités ». Puis, le réseau s’est structuré mais sa compagne de l’époque affirme qu’il n’a tiré aucun revenu du trafic. Les enquêteurs ont néanmoins découvert des versements en numéraire sur ses comptes.

Devant le tribunal, l’homme reconnaît avoir menti devant le juge d’instruction mais affirme dire « la vérité aujourd’hui ».

« Pourquoi vous croirait-on davantage ? », interroge la présidente. Ce mercredi matin, l’heure est aux réquisitions de la vice-procureur Géraldine Bouzard.

source: http://www.sudouest.fr/2014/10/01/la-cocaine-venue-d-espagne-inondait-le-medoc-1688861-2745.php


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