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DOUANE FRANÇAISE: l’enquête tronquée sur les ripoux de la Douane et leurs comptes cachés à Andorre

Publié: 4 mai 2015 par Marc Fievet dans DNRED, Douane française, Narcotrafic INFOS, SERVICES FRANCAIS, TRACFIN
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LA  HONTE !

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modifié le 12/04/2015 à 14h34 par THIERRY LéVêQUE

L’enquête sur une affaire de vol d’argent de la drogue par des douaniers de l’aéroport de Roissy va s’achever sans avoir fait la lumière sur un système frauduleux d’une ampleur sidérante.

À l’aéroport de Roissy, des douaniers subtilisaient des valises d’argent depuis 1997.
L’enquête tronquée sur les ripoux de la Douane et leurs comptes cachés à Andorre© archives maxppp

Y a-t-il un trésor secret des douaniers français constitué sur toute la planète avec l’argent de la drogue ? Cette question posée par l’arrestation, fin 2012, de sept agents de la Brigade de surveillance extérieure (BSE) de l’aéroport de Roissy n’aura pas de vraie réponse.

Après deux ans d’investigations, « l’instruction touche à sa fin et le dossier devrait être rapidement communiqué au parquet » pour le règlement en vue du procès en correctionnelle, a dit à « Sud Ouest » un porte-parole du parquet de Bobigny.
Dans le dossier « Harpagon »

La police et la justice avaient perçu d’emblée la mesure du scandale baptisé Harpagon, comme le montre un rapport daté du 23 juin 2012 et remis à la direction de l’OCRTIS (l’office anti-drogue), qui fait la synthèse des éléments d’enquête.

Un des suspects a déclaré avoir commis son premier vol en 1997. Un autre a expliqué avoir commencé en 2002 et un troisième… en 1994, relève ce rapport.

Ce dernier a admis avoir alors été « initié par un ancien », ce qui indique que les vols duraient sans doute depuis au moins deux décennies.

Un autre suspect a donné une idée de l’ampleur des sommes en admettant une quinzaine de vols de valises depuis 1998.

Les poursuites n’iront donc pas au-delà des suspects à l’origine de l’affaire. Cet aboutissement paraît tronqué quand on prend connaissance d’un rapport de police de 2012, que « Sud Ouest » s’est procuré.

Principale révélation choc : c’est peut-être depuis… quinze ans, voire vingt, que les douaniers de la BSE, chargés de contrôler les bagages des voyageurs à l’embarquement, volaient l’argent envoyé aux cartels sud-américains par les mafieux européens pour rémunérer les envois de drogue.
Ceux-ci adoptent de plus en plus souvent cette méthode pour faire voyager l’argent, évitant les circuits financiers, donc l’électronique et les ordinateurs du renseignement. Le pot aux roses a été découvert par hasard.

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Des millions placés en Andorre

Tout commence le 12 avril 2012, quand une valise contenant 640 000 euros en grosses coupures provenant du trafic de drogue et destinée à la République dominicaine disparaît mystérieusement à Roissy. Chez les policiers français de l’OCRTIS (Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants), c’est la stupéfaction. Ils suivaient, grâce à une information, la piste de deux trafiquants, espérant ainsi mettre au jour toute la filière.

Ce sont des soldats perdus qui ont continué leur guerre contre les cartels par d’autres moyens que ceux que leur donnait la loi.

Les policiers examinent les enregistrements de vidéosurveillance de la zone de tri des bagages du terminal 2C. Un douanier peut y être vu se faisant remettre trois valises suspectes avant leur embarquement en soute, puis n’en ramener que deux. Les enquêteurs constatent que cet agent appelle un de ses collègues, qui prend l’avion le soir même pour Toulouse. Il est appelé à son arrivée par un numéro de la principauté d’Andorre, micro-État et paradis fiscal pyrénéen dont les co-princes sont le roi d’Espagne et le président français. Les conversations sont écoutées : l’argent est plus tard déposé dans une banque, où un conseiller propose même des placements avantageux.

Les policiers arrêtent trois douaniers le 19 juin 2012, et leurs premières déclarations amènent quatre autres interpellations le lendemain. De fortes sommes en espèces sont saisies. Six des sept suspects passent aux aveux. Les recherches effectuées en Andorre donnent des résultats effarants : six des douaniers y possèdent des comptes créditeurs de plusieurs centaines de milliers d’euros et leurs historiques montrent qu’ils y ont déposé et retiré dans le passé des millions d’euros en espèces, sans que cela effarouche outre mesure les banquiers andorrans.

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Une maîtresse coûteuse

Le douanier de la valise de Roissy, le seul à ne pas avoir de compte en Andorre, justifie son comportement par la nécessité d’entretenir une maîtresse en Thaïlande. Il avoue notamment un envoi dans ce pays de 270 000 euros, et déclare : « Quand on a une maîtresse là-bas, il faut payer très souvent pour l’entretenir. »

Les premiers juges d’instruction lancent des commissions rogatoires en Thaïlande, en Côte d’Ivoire et à Hongkong, où des pièces saisies en perquisition prouvent que les douaniers y avaient blanchi une partie de leur trésor via des comptes bancaires et des appartements. Le résultat de ces demandes d’aide de la justice est à ce jour inconnu. La procédure s’enlise au fil des mois et des changements de juge d’instruction du tribunal de Bobigny.

Un fait déroutant est pourtant très vite apparu : le vol d’argent de la drogue était un système qu’on se transmettait à la douane. Un des suspects a ainsi expliqué aux juges avoir été initié en 2003, à son arrivée à la brigade. Cinq autres douaniers lui ont alors payé des vacances aux Pays-Bas et en Espagne, propices à une mise en condition et à une « formation ». Au retour, il a ouvert un compte en Andorre.

L’ancienneté du dispositif laisse penser que plusieurs « générations » de douaniers se sont ainsi enrichies, elle fait entrevoir des personnes peut-être encore en poste à la douane et inconnues des policiers. Les charges d’« association de malfaiteurs en vue de préparer des crimes, vols en bande organisée et blanchiment en bande organisée » auraient donc pu concerner des dizaines de douaniers. Ça ne s’est pas produit, et les sept suspects ont été libérés après moins d’un an de détention provisoire.

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Dossier dérangeant

Le dossier est-il dérangeant ? Cette timidité judiciaire fait évidemment les affaires de l’avocat des suspects, Daniel Merchat. « Que des pratiques illégales aient existé au-delà de la prescription n’a aucun intérêt. Je considère que l’élargissement des investigations au-delà de 2002 est une perte de temps et un gaspillage de l’argent public », a-t-il déclaré à « Sud Ouest ».

À ses yeux, les douaniers ont fait quelque part leur métier. « Ils ont estimé que dans le cadre de la lutte contre le trafic de stupéfiants, compte tenu de ce qu’ils percevaient comme de l’inertie, il était plus efficace de priver les trafiquants du produit de leur business, c’est-à-dire de leur argent. Ce sont des soldats perdus qui ont continué leur guerre contre les cartels par d’autres moyens que ceux que leur donnait la loi. » La douane a mené une enquête administrative dont le résultat n’est pas public. Un porte-parole nous avait déclaré en 2014 avoir « entièrement redéfini les méthodes de travail pour limiter tout risque de nouveaux agissements frauduleux » et avoir lancé « au plan national une démarche de maîtrise des risques déontologiques ». Il s’agit de « comportements totalement isolés », considérait-il.

Compte tenu des délais habituels, le procès ne devrait pas se tenir avant fin 2015, voire début 2016.

source: http://www.sudouest.fr/2015/04/12/l-enquete-tronquee-sur-les-ripoux-de-la-douane-1889033-4697.php

La DNRED et le TRACFIN savaient-ils?

Que savait Jean Paul Garcia?

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Que savait Jean Baptiste Carpentier?

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LIRE aussi:

FRANCE: Histoire secrète de la corruption sous la 5e République.

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Selon Europe 1, qui révèle l’information, parmi les trois hommes interpellés figure un Espagnol d’une cinquantaine d’années, ancien membre d’ETA. Les deux autres sont un Espagnol et un Vénézuélien. La radio précise que les enquêteurs des renseignements douaniers (DNRED)* ont commencé à enquêter dès 2012 sur un possible trafic international de stupéfiants transitant par la mer des Caraïbes, entamant «en collaboration avec les services espagnols et britanniques» une surveillance des embarcations suspectes. Constituée de cocaïne pure, la cargaison aurait une valeur de 100 millions d’euros. La douane française avait saisi un total de 6,6 tonnes de cocaïne sur toute l’année 2014. La saisie de cocaïne cette semaine compte parmi les plus importantes jamais réalisées. Le record date de novembre 2006, avec une prise de 4,3 tonnes réalisée par la Marine nationale sur un cargo panaméen au large de la Martinique. L’opération de mercredi dernier est le fruit d’une enquête de deux ans menée par la DNRED, en lien avec des services espagnols et britanniques.

Dans leur communiqué, Michel Sapin et Christian Eckert «se réjouissent du succès de cette opération témoignant à la fois de la qualité de la coopération internationale en matière de lutte contre les narcotrafics et de la qualité du travail de renseignement effectué par la douane».Ils «saluent l’engagement des unités aéromaritimes douanières dans cette opération difficile et risquée».

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La région des Caraïbes est une plaque tournante du trafic de drogue, proche des trois principaux pays producteurs (le Pérou, la Colombie et la Bolivie), qui produisent à eux seuls environ 1.000 tonnes de cocaïne par an, dont près du quart est destiné à l’Europe. La saisie de cette semaine « illustre la stratégie du bouclier qui consiste à protéger l’Europe en agissant au plus près des zones de production de la cocaïne », s’est félicité Simon Riondet.

– ‘De nuit, par une mer déchaînée’ –

Cette opération est le fruit d’une enquête de deux ans menée par le renseignement douanier français, en lien avec des services espagnols et britanniques.

Elle a mobilisé un avion et deux vedettes garde-côtes des douanes mercredi vers 21H00 (heure locale), à quelque 200-220 kilomètres au large de la Martinique. « Les trois suspects, qui se trouvaient à bord d’un voilier de 20 mètres, ont refusé de se soumettre au contrôle. Nous avons dû faire stopper le bateau de nuit, par une mer déchaînée », a raconté à l’AFP Michaël Lachaux, de la DNRED.(DNRED, un service de renseignement français..)

silandra-

Dans le bateau, le « Silandra », qui voyageait sous un faux pavillon américain, les forces de sécurité ont trouvé pas moins de 80 ballots dans lesquels la cocaïne était conditionnée. « Il y en avait partout », a-t-on commenté aux douanes.

Les deux Espagnols interpellés étaient « défavorablement connus » des services de douanes et de police pour des affaires de trafic de stupéfiants, selon Michaël Lachaux. Le nom de l’un d’eux est lié à des « faits de terrorisme dans les années 80 », a-t-il ajouté, évoquant l’organisation séparatiste basque ETA. « C’est un profil que l’on retrouve de temps en temps, d’anciens terroristes qui se recyclent dans des activités de contrebande », a-t-il commenté.

Les trois hommes étaient samedi en garde à vue – mesure qui peut durer 96 heures dans les affaires de drogue – à Fort-de-France. Ils devraient être présentés à un juge en début de semaine.

http://actu.orange.fr/faits-divers/saisie-historique-de-cocaine-au-large-des-antilles-afp_CNT0000009c5FK.html

La cargaison était dissimulée dans le voilier <i>Silandra</i> battant faux pavillon américain.
Le Silandra, le voilier convoyant la drogue,
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Saisie record de 2 tonnes de cocaïne au large de la Martinique
La drogue était partout dans le bateau.

EN IMAGES/VIDÉO – Les autorités françaises ont mis la main mercredi sur 2,2 tonnes de drogue dans un voilier au large de l’île antillaise, au terme d’une opération internationale préparée depuis deux ans.

C’est une saisie record et spectaculaire pour les douanes françaises: 2,2 tonnes de cocaïne ont été retrouvées mercredi sur un voilier au large de la Martinique. Une cargaison estimée à 70 millions d’euros. Samedi, les douanes françaises se félicitaient de la réussite d’une opération préparée depuis deux ans.

Cette prise représente un tiers du total (6,6 tonnes) des saisies de cocaïne effectuées par les douanes françaises au cours de l’ensemble de l’année 2014. «Il s’agit d’un record pour la douane et la police», selon un responsable de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières. La plus importante prise de «blanche» par les autorités françaises (4,3 tonnes) avait été réalisée en novembre 2006 sur un cargo panaméen par la Marine nationale, déjà au large de la Martinique.

Cette opération est le fruit d’une enquête de deux ans menée par le renseignement douanier français, en lien avec des services espagnols et britanniques.

L'interception du <i>Silandra</i>.

Elle a mobilisé un avion et deux vedettes garde-côtes des douanes mercredi vers 21 heures (heure locale), à environ 200 kilomètres au large de la Martinique. «Les trois suspects, qui se trouvaient à bord d’un voilier de 20 mètres, ont refusé de se soumettre au contrôle. Nous avons dû faire stopper le bateau de nuit, par une mer déchaînée», a raconté Michaël Lachaux de la DNRED.

Dans le bateau, le Silandra, qui voyageait sous un faux pavillon américain, les forces de sécurité ont trouvé pas moins de 80 ballots dans lesquels la cocaïne était conditionnée. «Il y en avait partout», a-t-on dit aux douanes.

La cargaison aurait une valeur marchande de 70 millions d'euros.

Les deux Espagnols interpellés étaient «défavorablement connus» des services de douanes et de police pour des affaires de trafic de stupéfiants, selon Michaël Lachaux. Le nom de l’un d’eux est lié à des «faits de terrorisme dans les années 1980», a-t-il ajouté, évoquant l’organisation séparatiste basque ETA. «C’est un profil que l’on retrouve de temps en temps, d’anciens terroristes qui se recyclent dans des activités de contrebande», a-t-il commenté.

Les trois hommes étaient samedi en garde à vue – mesure qui peut durer 96 heures dans les affaires de drogue – à Fort-de-France. Ils devraient être présentés à un juge en début de semaine.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/04/19/01016-20150419ARTFIG00019-saisie-record-de-2-tonnes-de-cocaine-au-large-de-la-martinique.php

Se souvenir: GIBRALTAR…Souviens-toi Jean Paul Garcia de la DNRED!.

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Les nouveaux patrouilleurs et vedettes de la Douane

© BUREAU MAURIC – SOCARENAM
 

La Douane française renouvelle ses moyens navals avec de nouvelles unités. En plus du patrouilleur hauturier de 55 mètres dont la livraison est prévue en mars, l’administration a de nouveau passé commande au chantier Socarenam.

Cette fois, il s’agit d’une unité de 32 mètres. Le contrat, notifié fin 2014, comprend une option pour un sistership, la tête de série devant être livrée à la fin du premier semestre 2016.

Vue de la future VGC (© BUREAU MAURIC – SOCARENAM)

Vue de la future VGC (©…
source/ http://www.meretmarine.com/fr/content/de-nouveaux-patrouilleurs-et-vedettes-pour-la-douane

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Socarenam réalisera à Saint-Malo les futurs patrouilleurs guyanais

Vue des futurs PLG de la Marine nationale © BUREAU MAURIC – SOCARENAM

Nouveau succès pour Socarenam dans le domaine militaire. Le constructeur boulonnais a remporté la commande des deux nouveaux patrouilleurs français qui seront basés en Guyane. Connus sous le nom de PLG, ces bâtiments verront leurs coques et superstructures réalisées par le chantier Socarenam de Saint-Malo, le site de Boulogne-sur-Mer se chargeant de leur armement et des essais. Les livraisons sont prévues fin 2016 et à l’été 2017.

source: http://www.meretmarine.com/fr/content/socarenam-realisera-saint-malo-les-futurs-patrouilleurs-guyanais-0

 

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dnredLa troisième édition de ce rendez-vous, qui s’est tenu devant une enceinte pluridisciplinaire de plus de 80 invités, a été consacrée à un exposé assuré par Erwan Guilmin  (interview video en bas de page), directeur en charge de la Direction des opérations douanières (DOD). La DOD, qui relève de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), est spécialisée dans la lutte contre les grands réseaux internationaux de fraude.

En introduction à l’exposé, Danièle Jourdain Menninger, présidente de la MILDECA, a rappelé le principe des Rencontres, qui est de permettre la diffusion et le partage des connaissances sur différents sujets de société liés aux drogues et aux conduites addictives entre les partenaires de la MILDECA provenant d’horizons professionnels variés, et leur lien thématique avec le plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les conduites addictives 2013-2017.

L’intervention assurée par Erwan Guilmin relève précisément de l’une des grandes priorités affichées dans le plan gouvernemental : renforcer la sécurité, la tranquillité et la santé publiques au niveau national et international en luttant contre les trafics et contre toutes les formes de délinquance liées aux consommations de substances psychoactives.

L’exposé d’Erwan Guilmin a plus spécifiquement porté sur l’action de la douane française en matière de lutte contre les nouvelles formes de trafics de drogues. En collaboration avec les autres services concernés (police, gendarmerie…), cette action a pour finalité de lutter contre les grands trafics, en saisissant les drogues, en appréhendant les trafiquants, en remontant les filières, puis en transmettant l’ensemble de ces éléments aux services judiciaires.

L’intensité des trafics peut être appréciée au regard des quantités saisies. Parmi les faits marquants, les résultats de la douane en 2013 (en tenant compte des saisies réalisées par des services étrangers sur information de la douane française) montrent une augmentation des saisies de l’ordre de 260% pour le cannabis, de 57% pour la cocaïne, de plus de 900% pour le khat et de 16% pour le tabac de contrebande.

La présentation d’Erwan Guilmin a permis d’illustrer les évolutions de la logistique des organisations criminelles qui tirent profit de l’intensification des échanges commerciaux, propice à la dissimulation de flux illicites, et diversifient leurs modes d’acheminement.

Le vecteur routier est ainsi exploité dans toute sa diversité pour l’acheminement des drogues : si les véhicules légers et les go fast continuent d’être employés couramment, l’une des évolutions notables consiste en la dissimulation de grosses quantités dans du fret commercial, comme l’illustre la saisie douanière de 6,8 tonnes de résine de cannabis effectuée par les douaniers du Perthus en 2013 dans un semi-remorque en provenance d’Espagne.

Le vecteur maritime, que ce soit dans le fret ou la plaisance, est également mobilisé de façon croissante par les trafiquants. Ce mode d’acheminement présente l’avantage pour les organisations criminelles de pouvoir convoyer des volumes importants. L’efficacité de la lutte contre le trafic en mer requiert une coopération internationale des services concernés. De nombreuses saisies d’envergure ont ainsi été réalisées, ces dernières années, par des services étrangers sur information ou repérage préalable de la douane française, comme l’arraisonnement en Méditerranée d’un navire tanzanien chargé de 20 tonnes de résine de cannabis en 2013.

Les organisations criminelles exploitent également toutes les opportunités qu’offrent les vecteurs du commerce moderne, à l’instar d’Internet. Le trafic de médicaments s’est ainsi développé sur la toile de façon significative au cours de la période récente. Erwan Guilmin a rappelé, à ce titre, que la moitié des médicaments vendus sur Internet est contrefaite.

M. Guilmin a conclu en montrant que les méthodes d’investigation des services douaniers évoluent constamment afin de faire face à la sophistication croissante des moyens de dissimulation employés par les trafiquants, et au recours permanent à de nouvelles modalités d’acheminement des drogues.

Ces évolutions portées par la douane s’inscrivent en pleine cohérence avec l’approche équilibrée que vise à promouvoir le plan gouvernemental en matière de lutte contre les drogues, articulée autour du continuum réduction de l’offre / réduction de la demande

SOURCE: http://www.douane.gouv.fr/articles/a12202-drogues-comment-la-douane-dejoue-les-nouvelles-strategies-des-trafiquants

Les missions de la douane, Erwan GUILMIN

La Douane française a les moyens…pour lutter contre le narcotrafic!

DOUANELes moyens nautiques et aériens des garde-côtes de la douane française sont l’ensemble des véhicules utilisés par la Garde-Côtes des douanes françaises pour effectuer son travail.

De nos jours, les navires garde-côtes arborent officiellement, sur leur coque les bandes nationales distinctives de l’Action de l’État en mer (AEM : missions de service public), en mâture : le guidon des douanes listé dans l’album des pavillons en vigueur (pavillons et marques distinctives des États et des principales organisations internationales, catalogue international des pavillons : recueil 010-ZOA du Service hydrographique et océanographique de la Marine).

Organigramme

Pour la métropole et la région AntillesGuyane : 4 directions régionales garde-côtes (DRGC), chacune avec un bureau aéronaval (BAN) chargé de l’organisation et de la conduite des opérations aéronavales douanières en coordination avec les préfectures maritimes. Ces 4 Directions Régionales Garde-Côtes sont rattachées chacune à une Direction Inter-Régionale des douanes permettant un complémentarité zonale entre les moyens maritimes et terrestres. À noter, depuis 2009, est nommé, directement auprès du Directeur Général de la Douane, un coordonnateur maritime et aérien.
Garde-côtes de MancheMer du Nord

Jacques Oudart Fourmentin (DF P1)

Bureau aéronaval de Rouen

3 brigades garde-côtes (BGC) et 1 brigade de surveillance aéro-maritime (BSAM) au Havre (3 hélicoptères biturbines EC135 FLIR Ultra Force II)

Patrouilleur garde-côtes :

  1. Le Jacques Oudart Fourmentin (DF P1), port d’attache : Boulogne, doté de 2 annexes dont un Hurricane H920-10 de 10 m propulsé par 2 moteurs inboard de 250 ch pour interception GOFAST.

Vedettes garde-côtes :

  1. DF37 Nordet, port d’attache : Dunkerque.Fichier:DF37 Vent d'Aval.jpeg
  2. DF40 Vent d’Amont, port d’attache : Cherbourg

Vedette de Surveillance Rapprochée :

  1. DF77 Vire, port d’attache : Granville

Garde-côtes de Nantes

Bureau aéronaval de Nantes

5 brigades garde-côtes et 2 brigades de surveillance aéro-maritime de Lann-Bihoué (3 avions de patrouille maritime biturbines F406 Surmar1 et 1 biturbine F406 Polmar III) et Bordeaux-Mérignac (2 F406 Surmar)

Patrouilleur garde-côtes :

  1. Kermorvan (DF P2), port d’attache : Brest, doté de 2 annexes dont un Hurricane H920-10 de 10 m propulsé par 2 moteurs inboard de 250 ch pour interception GOFAST.

Vedettes garde-côtes :

  1. DF46 Avel Sterenn, port d’attache : Saint-MaloFichier:DF 46 Avel Sterenn.JPG
  2. DF36 Kan An Avel, port d’attache : Lorient
  3. DF42 Suroit, port d’attache : Royan
  4. DF43 Haize Hegoa, port d’attache : Bayonne

Vedettes de Surveillance Rapprochée :

  1. DF89 Kervily, port d’attache : La Trinité-sur-Mer
  2. DF92 Saire, port d’attache : Saint-Nazaire
  3. DF78 Charente, port d’attache : La Rochelle

Groupe école de l’E.N.B.D.

  1. DF1 Aunis II, port d’attache : La Rochelle
  2. DF2 Louisiane, port d’attache : La Rochelle
  3. DF101 Saintonge, port d’attache : La Rochelle

Garde-côtes de Méditerranée

Vedette des douanes DF 49 Orsuro

Bureau aéronaval de Marseille

8 brigades garde-côtes et 1 brigade de surveillance aéro-maritime à Hyères (1 avion biturbine F406 Polmar III, 3 avions biturbines F406 Surmar, 2 hélicoptères biturbines EC135 FLIR Ultra Force II).

Actuellement une restructuration de toute la façade Méditérranée est en cours.

Vedettes garde-côtes :

  1. DF30 Marinada, port d’attache : Port-Vendres
  2. DF16 Cers, port d’attache : Agde
  3. DF47 Lissero, port d’attache : Marseille
  4. DF49 Orsuro, port d’attache : Hyères
  5. DF45 Sirocco, port d’attache : Nice
  6. DF25 Libecciu, port d’attache : Bastia
  7. DF14 Muntese, port d’attache : Ajaccio
  8. DF12 U’Marinu, port d’attache : Porto-Vecchio

Vedettes de Surveillance Rapprochée :

  1. DF80 Aude, port d’attache : Port-la-Nouvelle
  2. DF95 Vidourle, port d’attache : Sète
  3. DF79 Gregau, port d’attache : La Grande-Motte
  4. DF90 Maravenne, port d’attache : Bandol
  5. DF91 Preconil, port d’attache : Sainte-Maxime
  6. DF96 Siagne, port d’attache : Cannes
  7. DF83 Saint-Louis, port d’attache : Menton

Garde-côtes de Antilles-Guyane

Bureau aéronaval de Fort-de-France

4 brigades garde-côtes et 1 brigade de surveillance aéro-maritime au Lamentin en Martinique (2 avions biturbines F406 Surmar)

Vedettes garde-côtes :

  1. DF44 Rakawa, port d’attache : Fort-de-France
  2. DF24 Sua Louiga, port d’attache : Marigot. Cette brigade garde-côtes dispose aussi d’un Hurricane DF286 de 11 m pour interception Go Fast
  3. DF31 Pitera, port d’attache : Pointe-à-Pitre
  4. DF21 Alizé, port d’attache : Kourou, cette unité dépend de la direction régionale de la Guyane.

Vedettes de Surveillance Rapprochée de Martinique :

  1. DF98 Lezarde, port d’attache : Fort-De-France
  2. DF99 Thazard, port d’attache : Le Marin

Vedettes de Surveillance Rapprochée de Guadeloupe et de Saint-Martin :

  1. DF93 Achinao, port d’attache : Basse-Terre
  2. DF94 Mateliane, port d’attache : Point-à-Pitre
  3. Brigade de Surveillance Nautique de Marigot (Saint-Martin)

Direction régionale des douanes de Polynésie française

Une brigade de surveillance maritime

Patrouilleur garde-côtes :

  1. DF48 Arafenua, port d’attache : Papeete.https://i0.wp.com/www.unsadouanes.org/Galeries/Aeronavale/DF48.jpg

Équipement majeur

L’avion F406 Polmar III dispose d’un radar à balayage latéral, d’un scanneur infra-rouge et ultra-violet, d’une caméra à bas niveau de lumière, d’une liaison satellite et d’un système de gestion de mission : détection de jour comme de nuit des pollutions marines.

L’avion F406 Surmar dispose d’un radar de surveillance à 360° en position ventrale, d’une tourelle FLIR de 12” à 16” sous la pointe avant, d’une liaison satellite, d’un système de gestion de mission, d’une trappe de largage à l’arrière de la cabine, d’un Multi Direction Finder et d’une chaîne SAR (Search And Rescue) largable.

SOURCE: http://fr.wikipedia.org/wiki/Moyens_nautiques_et_a%C3%A9riens_des_garde-c%C3%B4tes_de_la_douane_fran%C3%A7aise

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Un Beechcraft King Air 350 de la douane (© DOUANE FRANCAISE - FRANCIS ROCHE)
Un Beechcraft King Air 350 de la douane (© DOUANE FRANCAISE – FRANCIS ROCHE)

Un Beechcraft King Air 350 de la douane (© DOUANE FRANCAISE - FRANCIS ROCHE)

Un Beechcraft King Air 350 de la douane (© DOUANE FRANCAISE – FRANCIS ROCHE)

Mise en service des premiers appareils fin 2014

Alors que les premiers équipages se rôdent sur la version de base de l’appareil, le développement de son système de mission s’achève. La vérification en service régulier de la version SURMAR (version du système de mission hors système POLMAR) interviendra fin 2013 et la vérification en service régulier de la version complète du système de mission (incluant cette fois le système POLMAR) devrait intervenir au deuxième trimestre 2014. Suivra ensuite, en fin d’année 2014, la mise en service opérationnel des deux premiers aéronefs, deux autres étant livrés à la même période avec leur système de mission complet. Deux autres suivront en 2015 puis les deux derniers en 2016, la Douane disposant à ce moment de ses huit avions, tous équipés pour les missions SURMAR et POLMAR.

En juin 2010, lorsque le programme a été lancé, la mise en service du nouvel avion était espérée fin 2011. Il y a donc eu du retard, ce projet rencontrant quelques difficultés. « Les soucis rencontrés ont été ceux d’un programme complexe, d’un programme incluant de nombreux partenaires et de nombreuses innovations. Aucun problème n’est resté à ce jour sans solution », explique-t-on chez les douaniers.

 

Un Beechcraft King Air 350 de la douane (© DOUANE FRANCAISE - FRANCIS ROCHE)

Un Beechcraft King Air 350 de la douane (© DOUANE FRANCAISE – FRANCIS ROCHE)

Un Beechcraft King Air 350 de la douane (© DOUANE FRANCAISE - FRANCIS ROCHE)

Un Beechcraft King Air 350 de la douane (© DOUANE FRANCAISE – FRANCIS ROCHE)

Un Beechcraft King Air 350 de la douane (© DOUANE FRANCAISE - FRANCIS ROCHE)

Un Beechcraft King Air 350 de la douane (© DOUANE FRANCAISE – FRANCIS ROCHE)

Un Beechcraft King Air 350 de la douane (© DOUANE FRANCAISE - FRANCIS ROCHE)

Un Beechcraft King Air 350 de la douane (© DOUANE FRANCAISE – FRANCIS ROCHE)

Bond capacitaire

Ceux-ci vont, en tous cas, bénéficier avec ce nouvel outil de capacités bien supérieures à celles du F406, appareil développé par Reims Aviation et dont le premier vol remonte à 1983. Conçu par l’avionneur américain Beechcraft, le King Air 350 mesure 14.22 mètres de long pour une envergure de 17.65 mètres. Sa masse à vide est de 4.6 tonnes et sa masse maximale au décollage de 7.5 tonnes. Doté de deux turbopropulseurs Pratt & Whitney PT6A-60A d’une puissance unitaire de 1050 cv, l’appareil peut atteindre la vitesse de 245 noeuds (580 km/h) et franchir 2288 nautiques. Mis en oeuvre par un équipage de trois douaniers, il pourra embarquer quatre personnes supplémentaires pour effectuer ses missions. Côté équipements, le King Air 350 disposera d’un radar panoramique Ocean Master 400 de Thales, une boule électro-optique Star SAFIRE III de FLIR Systems, un radar antipollution SLAR (Side Looking Airborne Radar) de Terma, un scanner IR/UV antipollution, un système de communication Rockwell Collins et un goniomètre MDF 430. Les appareils pourront également mettre en oeuvre une chaîne SAR (Search And Rescue) pour le secours en mer.

source: http://www.meretmarine.com/fr/content/le-point-sur-les-nouveaux-avions-de-surveillance-maritime-de-la-douane

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