Articles Tagués ‘la drogue’

https://i0.wp.com/www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/mission/la-lutte-contre-le-narcotrafic-aux-antilles/090907faa2/1044916-1-fre-FR/090907faa.jpg30/09/2015 à 11h23 Mis à jour le 30/09/2015 à 11h51

Une frégate de la Marine nationale a interpellé sept personnes et saisi 84 kilos de cocaïne pure au large de Sainte-Lucie, dans les Antilles, au terme d’une course-poursuite avec un go-fast.

Haïti - USA : Obama maintient Haïti sur la «black-list» du narcotrafic pour 201615/09/2015 10:32:50

Dans un mémorandum signé par le Président Américain Barack Obama, pour le Secrétaire d’État sur la détermination présidentielle sur le transit majeur de la drogue ou les principaux pays producteurs de drogues illicites pour l’année fiscale 2016, il est indiqué « […] je soussigné identifier les pays suivants comme pays de transit majeur de la drogues et/ou principaux pays producteurs de drogues illicites : l’Afghanistan, les Bahamas, le Belize, la Bolivie, la Birmanie, la Colombie, le Costa Rica, la République dominicaine, l’Équateur, El Salvador, le Guatemala, Haïti, le Honduras, l’Inde, la Jamaïque, le Laos, le Mexique, le Nicaragua, le Pakistan , le Panama, le Pérou et le Venezuela.

La présence d’un pays sur la liste qui précède n’est pas un reflet des efforts de la lutte contre la drogue de son gouvernement ou de son niveau de coopération avec les États-Unis.

[…]

Sept nations d’Amérique centrale et quatre des Caraïbes sont inclus dans la détermination de cette année comme principaux pays de transit de la drogue qui influent sur les activités illégales de la drogue et la consommation aux États-Unis. Selon les données de saisie de cocaïne destinées aux marchés américains, on estime que 86% a transité par le couloir de l’Amérique centrale et les 14% restants ont transité via les Caraïbes en 2014.

Au cours des dernières années, Haïti a démontré une sérieuse volonté politique comme un partenaire régional pour contrer les activités criminelles transnationales. En 2014, par exemple, avec l’assistance technique et le soutien financier des États-Unis, Haïti a pris des mesures significatives pour améliorer les capacités de son Bureau de Lutte Contre le Trafic de Stupéfiants (BLTS). L’aide des États-Unis continue à aider à améliorer la capacité d’Haïti à résoudre le problème de la drogue, en particulier en renforçant la capacité opérationnelle de sa force de l’ordre nationale ; en fournissant des améliorations de l’infrastructure et de l’équipement et en facilitant la formation. Le renforcement des institutions est également en cours pour renforcer les capacités d’interdiction maritime d’Haïti, qui est un outil fondamental étant donné le grand pourcentage de drogues de contrebande via ses voies navigables. En collaboration avec le Garde côtière américaine et la Drug Enforcement Administration, deux opérations en Haïti ont permis la saisie de près d’une tonne de cocaïne et près de cinq tonnes de marijuana. En 2014, Haïti a également signé une loi criminalisant formellement la corruption publique, établissant des sanctions standards pour les pratiques de corruption par les fonctionnaires d’Haïti. »

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-6681-haiti-usa-obama-maintient-haiti-sur-la-black-list-du-narcotrafic.html
http://www.haitilibre.com/article-2462-haiti-usa-obama-met-une-fois-de-plus-haiti-sur-la-black-list-du-narcotrafic.html
http://www.haitilibre.com/article-1216-haiti-usa-barack-obama-met-haiti-sur-la-black-list-du-narcotrafic.html

HL/ S/ HaïtiLibre

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Saisie de 1,5 tonne de cocaïne à AnversPar Le Figaro.fr avec AFP

Plus d’une tonne et demie de cocaïne a été saisie dans le grand port belge d’Anvers, lors de trois actions menées par les douaniers belges cet été sur la base d’informations fournies par leurs homologues français, ont indiqué aujourd’hui les autorités des deux pays.

Les douaniers priés de ne plus contrôler la nuitL’action commune des douaniers français et belges a permis la saisie de 485,5 kg le 2 juin, de 534,8 kg le 29 juillet et de 535,8 kg le 18 août, a indiqué dans un communiqué la Direction générale des douanes françaises, confirmant des informations données côté belge. Les quelque 1.556 kg de cocaïne saisis au total ont une « valeur estimée à plus de 100 millions d’euros sur le marché illicite de la revente de stupéfiants », selon le communiqué français. Les douaniers belges estiment eux la valeur de la drogue à « 62 millions d’euros », selon un communiqué distinct.

DOUANEEn 2014, la douane française, qui a qualifié de « majeures » les trois saisies effectuées à Anvers, avait au total mis la main sur 6,6 tonnes de cocaïne. « Des renseignements précis ont été recueillis par la douane française permettant d’identifier trois conteneurs, en provenance d’Amérique du Sud, chargés de cocaïne selon la technique du rip off« , expliquent les douaniers français. Cette technique « consiste à dissimuler de la drogue dans un flux commercial classique durant l’une des phases de transport ou de manipulation », ajoutent-ils.

La drogue est « généralement placée dans des sacs directement posés derrière les portes du conteneur » dans le pays de départ et peut ainsi être récupérée discrètement dans le port d’arrivée, selon la Direction des douanes, qui souligne que cette technique est possible car « les réseaux criminels ont infiltré les filières logistiques ».

Le ministre français des Finances, Michel Sapin, et son homologue belge, Johan Van Overtveldt, se sont tous deux réjouis de l’efficacité de la coopération entre leurs services de douanes. Les deux pays n’ont pas fait état d’arrestation lors de ces saisies, le communiqué belge indiquant simplement que « l’affaire est en cours de traitement judiciaire ».
source: http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/08/31/97001-20150831FILWWW00198-saisie-de-15-tonnes-de-cocaine-a-anvers.php
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De la drogue cachée dans des Minions aux Etats-Unis !

Des dealers avaient choisi de cacher la cocaïne dans des peluches à l’effigie des petits bonshommes jaunes.
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Des Minions utilisés pour cacher de la cocaïne !

Les Minions sont partout !

Dans les pubs, dans les magasins de jouets, au cinéma bien sûr, où le film rencontre un succès phénoménal, et ils causent même des perturbations sur les routes ! Une omniprésence qui pose même problème à leur créateur, le Français Pierre Coffin. « Je ne savais pas que les ‘Minions’ allaient être aussi omniprésents au point de me faire peur (…) Tout ça a un peu échappé à notre contrôle. Je vois certains trucs et je me demande : ‘Mais pourquoi ? Pourquoi les Minions représentent un nettoyeur haute pression, pourquoi sont-ils sur des boîtes de mouchoirs ?’« , avait-il avoué il y a quelques semaines.

Et aujourd’hui, les Minions se retrouvent impliqués – à leur insu, évidemment – dans un trafic de drogues ! Comme le révèle le site Mashable, la police de New York a en effet indiqué cette semaine qu’elle avait arrêté le mois dernier un homme de 24 ans, domicilié à Harlem, en possession de cinq paquets remplis d’un kilo de cocaïne chacun. Montant estimé du butin : 200.000 euros.

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Afin de passer inaperçue, la drogue avait été camouflée en cadeau pour enfant et notamment en peluche Minion ! Mais les petites créatures jaunes ne sont pas les seules à avoir servi de couverture aux trafiquants : le bonhomme de neige Olaf de « La Reine des neiges » a lui aussi été détourné pour camoufler de la drogue.

Outre l’homme de 24 ans, trois autres personnes ont été arrêtées dans cette affaire. La police de New York a publié les photos des paquets.

http://www.ozap.com/actu/de-la-drogue-cachee-dans-des-minions-aux-etats-unis/474925

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TRAQUE – Le gouvernement mexicain offre une forte récompense pour la capture du baron de la drogue Joaquin Guzman, dit « El Chapo », qui s’est enfui samedi soir d’une prison de haute sécurité.

Le Mexique offre plus de 3,8 millions de dollars pour la capture du baron de la drogue "El Chapo".

Le Mexique offre plus de 3,8 millions de dollars pour la capture du baron de la drogue « El Chapo ».

YURI CORTEZ / AFP

Homme recherché : « El Chapo ». Récompense : 3,8 millions de dollars. C’est ce qu’offre le gouvernement mexicain pour la capture du baron de la drogue en cavale Joaquin Guzman dit « El Chapo ». Soit le double des sommes habituellement versées par les autorités pour la capture des criminels les plus recherchés. Il faut dire que l’évasion samedi soir d’El Chapo, l’un des narcotrafiquants les plus puissants au monde, de la prison de haute sécurité d’Altiplano, est un coup dur pour le président Pena Nieto.

PLUS: http://www.metronews.fr/info/mexique-la-tete-d-el-chapo-mise-a-prix-pour-3-8-millions-de-dollars/mogn!1KsccN3s1393s/

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Une centaine de tonnes de narcotiques saisis lors d’opérations de police ont été brûlés samedi en Iran pour marquer la Journée internationale de lutte contre le trafic de drogue, a rapporté l’agence officielle Irna. La moitié a été détruite lors d’une cérémonie à Mashhad (nord-est), et le reste dans plusieurs autres villes du pays.

Les forces de l’ordre iraniennes ont saisi quelque 575 tonnes de drogue entre mars 2013 et mars 2014, en hausse de près de 15% par rapport à l’année précédente, alors qu’environ 500 tonnes de drogue sont consommées chaque année en Iran, selon des sources officielles. Importante voie de transit de la drogue vers l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique en provenance de l’Afghanistan, l’Iran en est aussi une victime directe. L’Iran partage 936 km de frontières avec l’Afghanistan, premier producteur d’opium selon les Nations unies.

Le pays compte 1,3 million de drogués sur une population d’environ 78 millions, selon des statistiques officielles. « C’est encore un chiffre très important pour nous », a commenté à Téhéran le ministre de l’Intérieur, Abdolreza Rahmani Fazli. L’abus de drogue fait huit morts par jour, a précisé l’agence Mehr. Le ministre iranien a également dénoncé le manque d’aide des pays occidentaux dans la lutte contre le trafic de drogue en raison des sanctions internationales visant le programme nucléaire de Téhéran. Ces sanctions empêchent les autorités iraniennes d’importer les équipements nécessaires ou de recevoir des fonds.
Selon M. Rahmani Fazli, le pays du Golfe ont demandé la coopération de l’Iran pour bloquer une nouvelle voie maritime empruntée par les trafiquants, qui permet d’acheminer de l’héroïne depuis les champs de pavot afghans jusqu’aux rues européennes et américaines, en passant par les côtes d’Afrique de l’Est peu surveillées.
Baptisée « Smack Track », cette nouvelle route de la drogue qui relie l’Afghanistan à l’Afrique de l’Est, en passant par la côte du Mékran en Iran et au Pakistan, a été découverte en 2010, quand la police a arrêté deux Tanzaniens et deux Iraniens avec 95 kilos d’héroïne en leur possession dans le nord de la Tanzanie.

http://www.lorientlejour.com/article/931814/iran-100-tonnes-de-narcotiques-brulees-lors-dune-ceremonie-anti-drogue.html

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Trafic drogue : Une mafia sénégalaise démantelée en Italie
La police a tapé un grand coup dans la pègre sénégalaise à Montesilvano, ville située dans la province de Pescara (région Abruzzes). Dans cette localité peuplée de 51 000 habitants située à l’est du pays, des Sénégalais avaient établi une véritable holding de la drogue. Ils ne se contentaient plus de vendre des sacs et autres objets contrefaits, ils s’investissaient également dans la vente de drogue. Cette mafia sénégalaise opérait auprès des jeunes vivant le long de la côte de Silvi à Francavilla. Et arrivait à écouler rapidement 40 kg de drogue par semaine pour un chiffre d’affaire d’un million d’euro (650 millions F Cfa) par an, relate Le Populaire.
C’est au terme de deux années de filature que le gang a finalement été démantelé sous la férule du juge d’instruction Gianluca Sarandrea à travers une opération «Arioste 2013» qui a mobilisé les services de la lutte contre le crime organisé et de la lutte anti drogue.
Suite à une saisie de 3 grammes de marijuana, la cellule de lutte anti-drogue avait entamé une enquête avant de remonter la filière pour tomber sur le clan des Sénégalais.
Mais pour réussir le coup, renseigne L’Enquête, 46 812 heures d’écoutes téléphoniques (78 utilisateurs) en wolof ont été traduites. Cela a permis aux enquêteurs de procéder à l’interpellation de la bande.
Le mercredi 17 juin dernier, a eu l’assaut final digne d’une arrestation hollywoodienne. 120 policiers ont débarqué à l’aube aux abords du quartier général du clan, accompagnés de chiens renifleurs et d’un hélicoptère doté d’une caméra infrarouge. Une intervention musclée qui a permis la saisie d’une quarantaine de paquets de marijuana, 3,1 kg d’héroïne, 180 grammes de cocaïne et 20 000 euros (13 millions FCFA) en espèces.
Au finish, note la source, cette opération a permis l’arrestation de plusieurs membres de la mafia sénégalaise dont A. Mbaye (34 ans), le présumé chef du clan et un maghrébin du nom de N. Ahmed (39 ans), mais aussi d’autres Sénégalais, une Albanaise, des Italiens

BEIJING, 15 avril (Xinhua) — La police chinoise a arrêté plus de 133.000 suspects pour des crimes liés à la drogue et saisi 43,3 tonnes de stupéfiants lors d’une opération ayant duré cinq mois, ont annoncé mercredi les autorités policières.

La police a également sanctionné environ 606.000 consommateurs de drogue de début octobre à fin mars dans le cadre d’une campagne nationale baptisée « éliminer la drogue dans des centaines de villes », a expliqué le ministre assistant de la Sécurité publique Liu Yuejin, lors d’une réunion marquant la fin de la campagne.

M. Liu a indiqué qu’un « coup sévère » avait été porté aux groupes impliqués dans le trafic de drogue et que les consommateurs de stupéfiants avaient été énergiquement encadrés. Les crimes relatifs à la drogue, tels que les vols, ont également baissé de 20,5% en glissement annuel durant cette période.

La police a cependant payé un lourd tribu, selon M. Liu. Neuf policiers sont ainsi décédés, et 657 autres ont été blessés, dont 76 grièvement, au cours de cette mission. Le ministère a récompensé 60 unités et 100 personnes pour leur travail.

M. Liu a ajouté que le ministère avait lancé en avril une campagne de trois mois en ligne visant à arrêter plusieurs personnes engagées dans les crimes liés à la drogue sur Internet.

http://french.xinhuanet.com/societe/2015-04/16/c_134154601.htm

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 Les malfaiteurs dissimulaient la drogue dans des produits cosmétiques envoyés par La Poste…

Interception de cocaïne aux Antilles le 21 mars 2015
Interception de cocaïne aux Antilles le 21 mars 2015 – 20 Minutes

Mickaël Bosredon

Après plusieurs mois d’investigation, l’antenne OCRTIS (Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants) de la DIPJ (Direction interrégionale de la police judiciaire) de Bordeaux vient de mettre fin à un réseau de trafic de cocaïne entre la Martinique et la métropole. Les malfaiteurs utilisaient des envois réguliers de colis postaux pour acheminer la drogue, dissimulée dans des produits cosmétiques

Les enquêteurs, avec l’appui du SRPJ de Toulouse et des policiers de la BRI de Bayonne, ont réussi à interpeller le 23 mars l’auteur principal de ce trafic, et huit de ses complices. Environ 1,5 kilo de cocaïne ont été saisis lors de l’opération.

Par ailleurs, plusieurs centaines de grammes de cocaïne, de produit de coupe, de résine de cannabis et de graines de cannabis, un fusil Beretta calibre 12, près de 3.700 euros en numéraire, des balances électroniques, de nombreux documents attestant de l’envoi de colis entre la Martinique et la métropole et cinq tentes destinées à la culture indoor de cannabis ont également été saisis.

L’enquête se poursuit.

source:http://www.20minutes.fr/bordeaux/1571711-20150325-bordeaux-trafic-cocaine-entre-martinique-metropole-demantele

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Hernando Gómez Buendía – Razón Pública

« La naïveté qui domine dès que l’on parle de légaliser les drogues sans préciser lesquelles, ni la forme que prendrait cette légalisation, pourrait être contre-productive », estime un universitaire colombien.

« La prohibition n’a fait que plonger les pays producteurs dans un bain de sang et dans les horreurs de la corruption… La guerre contre la drogue a échoué puisqu’on continue à en consommer… C’est le problème des gringos, pas le nôtre… Chacun a le droit de faire ce qu’il veut de son propre corps…” Tels sont les arguments progressistes, nationalistes et relativement en vogue qui courent aujourd’hui sur les lèvres des chefs d’Etat, des analystes et des citoyens lambda appelant à la “légalisation des drogues”. Mais “légaliser les drogues” est une idée si floue qu’elle pourrait ne mener nulle part. Aussi incroyable que cela puisse paraître, personne, pas plus lors des sommets présidentiels que dans le débat qui s’amplifie ces derniers temps, ne s’est attaché à éclaircir trois “détails” pourtant essentiels.

A commencer par la nature exacte de ces “drogues” dont on parle. La liste des substances chimiques altérant le comportement, la perception, le jugement ou les émotions est plutôt longue et assez controversée. Et la liste desdits stupéfiants à laquelle nous nous référons aujourd’hui répond à une classification arbitraire : dans les pays occidentaux sont licites l’alcool, le tabac, les stimulants mineurs et d’autres produits pharmaceutiques (comme la méthadone), ces derniers uniquement sur prescription médicale. Tous les autres stupéfiants, et en particulier ceux qui engendrent une addiction, sont illicites selon les conventions internationales.

Mais chacune des substances actuellement interdites produit (ou paraît produire, car cet aspect-là aussi est controversé) des effets différents sur la santé physique et mentale, s’adresse (ou semble s’adresser) à des consommateurs différents et provient (ou non) de pays différents. De ce fait, légaliser le cannabis, la cocaïne, l’opium ou les amphétamines représente des démarches totalement différentes.

Deuxième “détail” fondamental : il faut préciser la phase du processus dont on parle. Dans le cas des substances d’origine végétale (qui sont le cœur du problème en Amérique latine), il faut distinguer la culture de la coca et du pavot (et, pour le Mexique, celle du cannabis) de la production et de l’exportation de cocaïne et d’héroïne, faire la différence entre vente de drogue et consommation, et distinguer encore le trafic de produits précurseurs [servant à la fabrication des drogues, en amont] et les activités de blanchiment.

Dans le débat actuel, s’agit-il de légaliser la consommation, la production, la vente, la culture, etc. ? Ce n’est pas la même chose que les Etats-Unis autorisent la consommation de cocaïne ou que les cultivateurs du Putumayo [département colombien, dans le sud-ouest du pays] puissent vendre librement leurs récoltes [de feuilles de coca].

Troisième point : l’idée de “légalisation” recouvre des champs très différents : s’agit-il de mettre en place un marché libre ou, à l’inverse, d’instaurer un monopole d’Etat ? Est-il question de supprimer les peines d’emprisonnement pour les remplacer par des thérapies ? D’arrêter les campagnes de fumigation [épandage aérien d’herbicide pour tuer les cultures] au profit de programmes de développement rural ? D’autoriser les médecins à prescrire ? De créer des lieux de ventes réservés ? Bref, de quoi parlons-nous ?

Face à tant de flou, les prohibitionnistes resserrent les rangs autour d’une idée simple : mieux vaut ne rien changer du tout. Et, pendant que le président [de la Colombie], Juan Manuel Santos, évoque timidement l’idée d’“étudier des scénarios” ou que les sorties des présidents Evo Morales [en Bolivie] et Otto Pérez Molina au Guatemala [qui prônent tous deux un changement de politique] sont présentées comme de simples “pantalonnades”, la quasi-totalité des membres de l’ONU (Colombie comprise) s’en tiennent au régime orthodoxe en vigueur.

Dans ce paysage pétrifié, on ne discerne guère que deux ébauches de changement possibles. D’une part, une dépénalisation de la consommation et, éventuellement, des petites cultures de cannabis à usage personnel aux Etats-Unis (comme cela a été proposé en Alaska, au Nevada, dans l’Etat de Washington, dans l’Oregon et, de façon plus notoire, en Californie), voire aussi en Europe. D’autre part, l’extension des programmes de traitement médical et de réduction des risques pour les toxicomanes, comme l’ont fait les Pays-Bas (coffee shops à Amsterdam, délivrance médicale d’héroïne, distribution gratuite de seringues pour lutter contre le sida, etc.).

Ces mesures pourraient peut-être améliorer les choses pour les pays consommateurs – et pour les consommateurs colombiens aussi. Mais elles ne changeraient rien au principal problème de l’Amérique latine : l’exportation de cocaïne et le dilemme tragique entre violence et paralysie de l’Etat qui nous voue à la destruction. Pis, la libéralisation de la drogue aux Etats-Unis ou en Europe risquerait bien d’entraîner une augmentation des exportations latino-américaines, et notre dilemme se ferait plus cruel encore. J’ai donc un message pour les progressistes qui dans notre pays réclament la “légalisation des drogues” : attention au retour de boomerang.

Note :* Philosophe, économiste, avocat et sociologue, très impliqué dans la vie politique et intellectuelle de la Colombie, directeur de la revue en ligne Razón Pública.
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FRANCE-NARCOTRAFIC: plus la répression est efficace, plus les prix grimpent – et plus les trafiquants s’en mettent plein les poches.

Publié: 1 février 2015 par Marc Fievet dans INFOS, NARCOTRAFIC, SERVICES ANTI-DROGUES, SERVICES FRANCAIS
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31 janvier 2015, par G.Moréas

Cocaïne, fric et flics

L’arrestation ces derniers jours de policiers de la PAF, mis en cause dans un trafic qu’ils sont censés surveiller ; la disparition d’une cinquantaine de kilos de cocaïne dans la salle des scellés de la brigade des stups du quai des Orfèvres, autant d’affaires récentes qui plombent la police. Une seule raison : le fric. En octobre dernier, c’était un ancien chef d’Interpol qui était mis sous les verrous en Équateur, et l’on se souvient des nombreuses arrestations parmi les autorités de l’aéroport de la station balnéaire de Punta Cana, en République Dominicaine, après la découverte de 682 kg de cette drogue dans un Falcon 50 français, en mars 2014.

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Le trafic de stupéfiants, et notamment celui de la cocaïne, génère de tels bénéfices que tous les intermédiaires s’enrichissent… en une traînée de poudre – du moins s’ils ne vont pas en prison. Quant aux « cocotrafiquants », le fric les rend omnipuissants. Devant ces kilos de drogue qui défilent sous leur nez et qui disparaissent en fumée dans les incinérateurs, certains flics craquent. Ils passent du côté obscur. Même s’ils ne sont que quelques-uns, ils font mal à la corporation. Mais, comme dit le directeur général Jean-Marc Falcone, « la police nationale fait le ménage dans sa propre institution ».

Sniff !

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En France, d’après l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies, la cocaïne se revend 68 € le gramme, pour une pureté moyenne qui tourne autour de 35 %. Ce qui met le produit pur autour de 200 000 € le kilo alors qu’il est acheté aux cultivateurs l’équivalent de 2 à 3000 €. On imagine les retombées que cela engendre tout au long de la chaîne d’intermédiaires ! Évidemment, les narcotrafiquants sont les premiers à passer à la caisse. Pour la seule cocaïne, leur chiffre d’affaires annuel se situerait dans une Prix des drogues 2013 fourchette comprise entre 75 et 100 milliards de dollars (Rapport mondial sur les drogues de 2011). Un chiffre qui est d’ailleurs en baisse sur ces dix dernières années, notamment aux États-Unis, mais qui représente environ le quart du marché de l’ensemble des drogues. Même si l’on tient compte du prix du traitement (20 à 30% du prix d’achat), la marge est impressionnante. Certains analystes estiment que le trafic de drogue dans sa totalité équivaut à 1 % du PIB mondial. Selon l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (2009), les produits stupéfiants représenteraient environ un cinquième du produit du crime dans le monde et il faudrait un budget de 200 à 250 milliards de dollars pour couvrir les dépenses de santé annuelles liées à la consommation des « drogues illicites ». Je suppose que les drogues licites sont les médicaments ! Les moyens mis en œuvre pour lutter contre ce type de criminalité donnent le tournis. On a l’impression d’un petit monde qui s’agite en vase clos. Pour l’UE, les coûts cachés ou apparents liés aux produits stupéfiants oscilleraient entre 28 et 40 milliards d’euros par an. La cocaïne est la deuxième drogue la plus consommée en Europe. Quant à la France, elle dépenserait plusieurs milliards d’euros (je ne suis pas sûr qu’il soit tenu une comptabilité), dont une grande partie pour lutter contre l’importation de la « bigornette », comme disait Francis Carco dans La dernière chance, en 1935. En effet, via les Antilles et la Guyane, notre pays est en première ligne. Ainsi, le mois dernier, près de 30 tonnes de drogue ont été saisies lors d’une opération Interpol menée en Amérique centrale et dans les Caraïbes. En partie de l’héroïne et du cannabis, mais principalement de la cocaïne, pour une valeur estimée à 1,3 milliard de dollars. Cette opération baptisée Lionfish II a été menée conjointement par 39 pays, dont 4 de l’UE : l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas et la France. Mais c’est la France qui a financé l’opération (je ne sais pas si l’UE participe). La partie opérationnelle est revenue à l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) en coordination avec le secrétariat général d’Interpol. « L’opération a également permis de fermer une cinquantaine de laboratoires de fabrication de stupéfiants. La marine nationale colombienne a saisi un semi-submersible qui servait à transporter de la drogue, deux avions légers ont été saisis en Équateur et une vingtaine de pistes d’atterrissage dissimulées dans la forêt ont été détruites par les autorités colombiennes… », peut-on lire sur le site d’Interpol.

Comme on le sait, la cocaïne est cultivée et traitée dans le nord de l’Amérique Latine, essentiellement en Colombie, en Bolivie et au Pérou. Elle suit ensuite trois axes d’exportation « traditionnels », l’un vers les États-Unis et le Canada ; les deux autres vers l’Europe et l’Afrique (on peut se demander si la fin de l’embargo sur Cuba ne changerait pas la donne). L’UE est d’ailleurs fortement « attaquée » par des passeurs qui viennent d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique du Nord.

Dans la mer des Caraïbes, la « Méditerranée américaine », la lutte contre les trafiquants est menée par les forces armées de différents pays. Pour ce faire, plusieurs accords ont été passés, trop sans doute, au point de ne pas s’y retrouver. Ce qui favorise la suprématie américaine. En 2008, un accord a été signé entre le commandant supérieur (COMSUP) de Fort-de-France et le commandant régional américain. Nom de code : Narcops. Et en novembre 2011, une première opération conjointe d’envergure pour lutter contre le trafic à destination de l’Europe et de l’Afrique du Nord a été mise sur pied. La France dispose en permanence de deux bâtiments de guerre qui patrouillent le secteur avec chacun un hélicoptère embarqué. Parfois, un sous-marin nucléaire pointe son nez. En cas d’intervention sur un go fast, un tireur d’élite prend position pour neutraliser les moteurs. Puis il reste en appui pour protéger l’équipe d’intervention. En cas de nécessité, l’ordre d’ouvrir le feu doit venir de Matignon, via le Secrétariat général à la mer, qui assure la coordination interministérielle des actions de l’État en mer. Il faut dire que dans ce type d’opération, plusieurs ministères sont concernés : Défense, Intérieur, Justice, Finances et Santé. C’est une exception française. La police judiciaire est également très active. Il existe une antenne de l’OCRTIS à Fort-de-France et deux détachements, l’un à Pointe-à-Pitre, l’autre à Saint-Martin, et les gendarmes disposent d’un patrouilleur. Mais depuis quelques années c’est la Guyane qui inquiète. Elle a déjà pris sa place dans un trafic de « mules » à destination de la métropole. Mais cela pourrait bien évoluer, notamment en raison de sa proximité avec des pays trafiquants, comme le Surinam et le Venezuela, et aussi d’une présence policière moins forte. Dans ce département où 40 % des moins de 30 ans sont au chômage et où 44% des travailleurs sont fonctionnaires, il doit être difficile de rêver sa vie. Pour comprendre, comment on en est arrivé là, c’est-à-dire une situation inextricable malgré les moyens mis en œuvre, il faut jeter un coup d’œil en arrière… De 1860 à 1910, la coca et la cocaïne sont des denrées qui s’exportent mondialement, notamment par deux réseaux principaux partant des pays andins, l’un vers l’Allemagne et le reste de l’Europe, l’autre vers les États-Unis. Les Américains deviennent alors les plus grands consommateurs au monde. Le revirement est brutal. En 1915, les États-Unis se lancent dans une croisade solitaire contre ce fléau qui ravage l’Amérique, diabolisant l’Allemagne en le dépeignant comme l’empire de la drogue. Peu à peu, différents pays emboîtent le pas au géant américain, jusqu’à l’interdiction mondiale en 1950. En quelques décennies, un produit licite devient illicite et sa commercialisation échappe alors aux contrôles des États. Les filières légales disparaissent laissant la porte ouverte aux aventuriers et aux trafiquants de tout crin. Au retour de la guerre du Vietnam, de nombreux soldats américains sont devenus héroïnomanes. Aussi, en 1971, le président Nixon déclare la guerre à la drogue, notamment à l’héroïne. Georges Pompidou reçoit le message 5 sur 5 et Marseille perd ses labos de morphine-base. Dans le même temps, la consommation de cocaïne explose aux États-Unis. Comme un pied-de-nez – plus gentiment nommé la contre-culture. La justice moralisatrice se met en place et le nombre d’incarcération explose. Les prisons sont remplies de jeunes, surtout des Noirs et des Latinos au point que certains s’interrogent : existerait-il une raison cachée à cette pénalisation à outrance ? Un peu comme en France on utilise la pénalisation de la consommation de cannabis pour contrôler les jeunes des cités. Toute proportion gardée, bien sûr ! Même si la consommation mondiale semble stagner, peut-être à cause des drogues de synthèse, la guerre contre le trafic de cocaïne n’est pas prête d’être gagnée. Trop de fric en jeu. Et l’amusant, si l’on peut dire, c’est que plus la répression est efficace, plus les prix grimpent – et plus les trafiquants s’en mettent plein les poches. Y a pas de morale à mon histoire !

source: http://moreas.blog.lemonde.fr/2015/01/31/cocaine-fric-et-flics/

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Les passeurs de drogue s’intéressent de plus en plus aux drones pour franchir les frontières et éviter les contrôles de police. Mais les traversées ne réussissent pas toujours.

La Drug Enforcement Administration (DEA), qui est le service de police fédéral responsable de la lutte contre les stupéfiants aux États-Unis, va devoir surveiller avec beaucoup plus d’attention le ciel à la frontière mexicaine. En effet, les passeurs de drogue s’intéressent manifestement de plus en plus aux drones de loisir pour transporter facilement leur cargaison d’un pays à l’autre, afin d’éviter les contrôles aux frontières.

L’utilisation de ces « mules high-tech » est toutefois loin d’être idéale. Le magazine Vice signale par exemple qu’un drone transportant environ 3 kg de méthamphétamine s’est écrasé près de la ville de Tijuana, une ville mexicaine bordant la frontière avec les États-Unis, et dont le niveau de criminalité est l’un des plus élevés au monde, du fait de l’important trafic de stupéfiants qui s’y déroule.

Selon les explications de la police locale, la charge était trop lourde au regard des capacités du drone. Tout le dilemme des cartels est là : faut-il utiliser un drone plus gros, donc plus facilement détectable par les autorités, pour transporter d’un coup un important volume de drogue, ou est-il plus judicieux d’utiliser un petit appareil aux capacités moindres, mais plus discret ?

D’après une source au sein de la DEA, pas moins de 150 tentatives de traversée de la frontière avec de la drogue chargée sur un drone ont été repérées depuis 2012. Et il ne s’agit là que des essais connus. On n’ose imaginer le nombre de passages réussis.

À l’étranger, les drones sont aussi utilisés pour des activités liées aux stupéfiants. En Grande-Bretagne, des cartels utilisent des caméras installées sur des drones pour détecter les cultivateurs de cannabis à extorquer. Du côté de l’Irlande, ce sont des dealers qui ont essayé d’utiliser un drone pour livrer des clients dans une prison. Sans succès : celui-ci s’est crashé.

Faudra-t-il déployer des brouilleurs voire des lasers pour neutraliser les drones dont la trajectoire laisse à penser qu’une traversée de la frontière va avoir lieu ? Ce n’est pas impossible. Après tout, ces pistes sont étudiées pour sécuriser les sites sensibles, comme les centrales nucléaires ou les lieux de pouvoir. Sans parler de l’intérêt manifeste de la police pour avoir sa propre flotte de drones.

source: http://www.numerama.com/magazine/31972-un-drone-charge-de-drogue-s-ecrase-au-mexique.html

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Banques et cocaïne : là aussi j’avais raison

Amusant parfois de voir la presse tradtionnelle tomber des nues, et même parfois aussi les sites d’information classiques. Lors de la capture du narcotrafiquant « El Chapo » (Joaquim Guzman Loera), espérée depuis longtemps (c’est un des plus grands barons de la drogue qui avait réussi à s’échapper de prison il y a 13 ans) cette presse a enfin fait le lien entre les banques et son organisation mafieuse. C’est tout d’abord Rue89, qui le 22 février découvre que l’organisation tentaculaire du malfrat… en daignant (enfin) regarder le copieux rapport de la DIA, qui date alors déjà d’avril 2012. Puis c’est le Parisien, qui reprend le 26 le même dossier sous un titre phare : « 82 000 français piégés par « El Chapo« … qui repose sur le fait que le trafiquant de drogue, lié à des banques de blanchiment avait permis à ces dernières d’annoncer des profits records en peu de temps. Or, à bien regarder, tout cela je vous l’avais décrit en détail dans plusieurs articles ici… et j’étais même allé un peu plus loin, car aujourd’hui encore les journalistes auront été bien frileux… en n’allant pas enquêter plus loin que le bout de leur nez et en ignorant un homme inscrit dans une banque américaine et qui avait demandé de lui sortir de quoi acheter deux gros porteurs (d’occasion !) pour aller déverser en Afrique de l’Ouest des tonnes de cocaïne (à la suite d’un premier vol réussi de tri-réacteur bourré de coke). Retour sur une bonne nouvelle (la presse mainstream finit par informer, mais avec deux ans de retard) et une mauvaise (ce n’est pas pour autant qu’elle poursuit plus loin ses investigations, alors que tous les éléments sont devant son nez). Retour sur le mal actuel de la sur information mal digérée, ou de l’embouteillage des rédactions par des choses sans aucun intérêt…. personne n’a cherché à aller plus loin, encore une fois, alors que tout était là, visible, depuis des années…

Revenons tout d’abord sur les 82 000 personnes en France grugées … de gens qui, après avoir bavé devant des promesses d’investissement à rendu maximal viennent de s’apercevoir que derrière le baron de la drogue se cachait aussi un Madoff bis qui les a bernés. Des personnes qui ne retrouveront pas un copek de leurs mise de départ : « et pour cause, Evolution Market Group (EMG), la société offshore panaméenne qui gérait plusieurs de ces sites comme Finanzas Forex ou Crown Gold, travaillait pour le compte du cartel mexicain Sinaloa, dirigé par… Joaquin Guzman, le grand baron de la drogue mexicaine. Le cartel aurait ainsi blanchi près de 150 millions d’euros préalablement extorqués à de petits investisseurs désireux de se soustraire au fisc, donc peu enclins à porter plainte. Cette arnaque à échelle mondiale reposait sur le modèle de la « pyramide », utilisé notamment par l’homme d’affaires américain Bernard Madoff, condamné à 150 ans de prison en 2009. Selon ce montage financier frauduleux, les intérêts des plus gros investisseurs étaient honorés grâce à l’argent des nouveaux entrants, premières victimes en cas de tarissements des liquidités » écrit le journal, citant le cas d’une spéculatrice bernée…. fondatrice depuis de l’association Recours Escroqueries International (ARCES International), qui espère fédérer ceux qui se sont fait avoir, aidée par l’avocat américain Francis Boyer. Comme le rappelle le journal, comme la plupart avait placé là ses économies pour échapper au fisc français, on peut difficilement attendre qu’ils se mobilisent ou même se nomment eux-mêmes… dans la crainte d’être alpagués au retour par le fisc… pour évasion fiscale dissimulée.

Pire encore en effet, rappelle le Parisien  : « les autorités américaines pourraient être tentées de fermer les yeux sur l’escroquerie en échange d’informations sur le marché de la drogue, selon un avocat défendant les intérêts de quatre Français ». Américaines, car le jugement sur les banquiers délictueux nous y mène, en Floride exactement, à Orlando, où l’on ne joue pas aux jeux d’argent que dans les Casino, semble-t-il. C’est l’article précédent qui nous en dit un peu plus sur l’arnaque. Cela commence par un « depuis deux ans, le gouvernement américain était en possession de la cartographie détaillée des réseaux contrôlés par Joaquin Guzman »... un document de l’Institut for Defense Analyses (qui était visible partout, et que la presse n’a donc pas regardé)… dans un article du 24 février, que le Parisien a donc lu attentivement, on était un peu plus précis… avec le cas d’un français ayant versé de l’argent sur un compte au fameux rendu mirifique, dans une banque de la Wells Fargo, dans le Nevada : « le 7 février 2008, Jean-Marie V. effectue un « petit » virement de 22 000 dollars sur un compte ouvert par la société Crown Gold auprès de la banque Wells Fargo, à Carson City, Nevada. Il en fera d’autres. A la même destination : 32 000 dollars le 20 février, puis 15 000 le 11 mars. Au total, le malheureux et son épouse vont jouer plus d’un million de dollars (environ 740 000 euros) sur l’autel de l’argent vite perdu ». Plus précis en effet, puisque l’article cite les quatre dirigeants de la banque et du système Crown Gold, à savoir Germán Cardona, Daniel Fernandes Rojo Filho, Pedro Benevides (écrit aussi Benavides) et Heriberto Pérez Valdés.

Selon Rue89, tout aurait été découvert le « vendredi 22 août 2008 », jour où « des enquêteurs américains travaillant pour la DEA (la police anti-drogue américaine) font une découverte spectaculaire sur des comptes ouverts en Arizona par le Brésilien Rojo Filho et l’Américano-Portugais Benevides, établis en Floride. Leur société holding, DWB, est active dans les secteurs du « global trading », de la finance, de l’énergie, de l’aviation et du commerce de l’or. L’enquête met à jour un magot : il y a là quelque 42 millions de dollars (un des comptes contient à lui seul 24 millions de dollars) ; 9 voitures de luxe ; et 294 barres d’or ». La Floride conduisant… aux banques Wells Fargo et Wachovia : « l’enquête américaine a démontré que près de trente sociétés et dix banques seraient impliquées dans le dossier EMG/DWB. Rien qu’entre décembre 2007 et mai 2008, environ 189 millions de dollars (139 millions d’euros) – provenant d’investissements dans les produits d’EMG – ont été déposés auprès de la banque Wells Fargo. De l’argent blanchi a aussi été retrouvé chez Wachovia« . La Banque dont la faillite frauduleuse (et le rachat par Wells Fargo) avait été étouffée par le paiement d’une grosse amende au gouvernement US, qui, visiblement, ne désirait donc pas qu’on vienne davantage mettre le nez dans ses trafics de cocaïne masqués, comme je vous l’avais déjà expliqué. « Un an plus tard, l’hebdomadaire britannique The Observer indiquait qu’entre 2004 et 2007, Wachovia aurait permis à Sinaloa d’ainsi blanchir 378 milliards de dollars (277 milliards d’euros), soit un tiers du produit national brut du Mexique » ajoute l’article. Les sommes sont si colossales qu’elles ont dû effrayer les journalistiques inquisiteurs, ce doit être ça sans doute !

C’était au final un vieux système pyramidal classique, en fait, chacune des nouvelles recrues harponnée par les offres alléchantes de rendement financier élevé, en cooptant d’autres, seuls le sommet de la pyramide touchant les dividendes, avec comme mise de départ… l’argent de la drogue ! Du blanchiment « new style » en quelque sorte, effectué par ces banquiers fort peu scrupuleux !!!. Or, je vous avais également parlé en détail de l’un d’entre eux, le fameux… Pedro Jose Benavides Natera. C’est un article de « The Ledger » de février 2008 qui m’avait intrigué, citant alors un des banquiers en question et indiquant surrtout à quoi lui avait servi l’argent blanchi (à acheter des avions transporteurs de coke !)  : « les trafiquants de drogue remettaient de la trésorerie en vrac à des centres d’échanges de devises à Mexico, où il y avait « des contacts de confiance. » Selon un prix fixé, le transfert d’argent servait de relais intermédiaire pour alimenter (« bourrer ») des comptes bancaires aux Etats-Unis supervisés par des gens qui étaient également « arrosés » pour régler leurs frais. Ensuite l’argent était utilisé pour acheter des avions pour le trafic de cocaïne. « La raison principale de l’existence des comptes « tampons » (intermédiaires) étant de dissimuler la véritable source de l’argent », a déclaré l’agent du FBI Michael Hoenigman dans sa déposition sous serment ». Bref, dès 2008, on savait.. ; si on cherchait à se renseigner. Les trafiquants de drogue avaient déjà mis un pied dans des banques, qui lessivaient à tour de bras leur argent sale !

Au point que les trafiquants pouvaient être comparé à d’autres entrepreneurs légaux, car eux aussi faisaient fructifier leurs revenus à l’aide de systèmes bancaires dévoyés : « en Septembre 2006, un bimoteur King Air E90 a été acheté dans ce cadre parce qu’il était « une plate-forme préférée pour le transport de la cocaïne en provenance du Venezuela au Guatemala ou vers la République dominicaine », dit la déclaration sous serment du FBI. « Cet avion a été acheté légalement auprès d’une société de Miami et envoyé au Venezuela. Le compte Benavides à la Commerce Bank était la plupart du temps resté inactif entre janvier 2005 et mai 2006, avec un solde moyen d’environ 1500 dollars. Mais, soudain, ses dépôts de bureaux de change mexicains ont bondi de plus de 430 000 dollars au cours des mois suivants et l’argent a été suivi comme ayant servi à acheter le King Air. Charles Intriago, un ancien procureur fédéral qui suit les questions de blanchiment d’argent en tant qu’éditeur de Moneylaundering.com, dit que les trafiquants considèrent que c’est du « business malin » consistant à utiliser l’argent provenant des utilisateurs américains de la drogue, pour la plupart pour réinvestir dans l’entreprise par l’achat de nouveaux avions transportant des drogues ». L’avion cité était le Beech King Air E-90 numéroté N1100M (*). Un autre appareil de Benavides, le N391SA (de Skyway, société paravent de la CIA installée à St Petersburg en Floride), sera saisi au Nicaragua sous fausse identification (N168D) vous avais-je dit dès le mois de mars 2011…. et que dès le mois de janvier déjà, j’avais évoqué le rapport entre Wachovia et Viktor Bout, celui qui pouvait faire transiter des quantités phénoménales de coke en une seule fois, grâce à des avions gros porteurs. La banque avait été suivie de près par un trader consciencieux, Martin Woods, qui s’était étonné de ses transactions vous avais-je précisé. Benavides avait acheté… 11 appareils !
J’avais tout précisé ici-même voici deux ans : « Woods avait raison de soupçonner la Casas de Cambio mexicaine. En mai 2007, la US Drug Enforcement Agency avait saisi 11 millions de dollars que Wachovia détenait dans des comptes bancaires à Miami au nom de Casa de Cambio Puebla. L’agence avait déclaré que les fonds avaient été perdus dans une affaire pénale qui reste toujours complètement hermétiquement fermée près de trois ans plus tard. En Novembre 2007, les autorités mexicaines avaient fermé Puebla et arrêté son directeur, Pedro Alatorre Damy, comme étant le cerveau financier du cartel de Sinaloa au Mexique. Le gouvernement mexicain avait déclaré qu’Alatorre avait financé une force aérienne effective de transport de drogues, y compris un DC-9 capturé avec cinq tonnes de cocaïne à bord et un Gulfstream II qui s’était écrasé dans la péninsule du Yucatan, avec plus de trois tonnes de cocaïne à bord ». Voilà, on y est… la découverte du trader est primordiale : elle nous ramène à la fois à ça, et à la fois à ça aussi. Aux transferts de drogue marqués du sceau de la CIA, et au rôle trouble de l’état de Floride et de ses aéroports comme plaques tournantes. Une banque, gestionnaire de l’argent d’un des cartels de drogue ? On croît rêver, et pourtant ! » avais-je écrit. Comme j’avais précisé et expliqué la méthode employée. « La même que celle pour le trafic d’armes. C’est en effet à Skyway Aircraft Inc qu’appartenait le DC-9 retrouvé à Mexico avec 4,5 tonnes de drogue à bord, portant des logos d’une administration américaine… aux dernières nouvelles, Parts Enterprises LLC essayait toujours de revendre son Beech E-90 N-1100M saisi par les douanes à Puerto Plata la Union en République Dominicaine, bourré de drogue… un des onze appareils de Pedro Benavides Natera. Tout le système a donc depuis été mis à jour. Des firmes américaines et des banques financent le trafic, et il est impossible que cela puisse échapper à la CIA, qui y est partie prenante. » Cela fait plus de deux ans que les lecteurs d’Agoravox savaient ce qui se tramait au Mexique, et que les banques avaient fait fortune en dissimulant les apports des trafiquants de drogue, au point que certains ont pu dire qu’à un moment, en 2008, ce sont ces trafiquants qui leur ont évité la faillite !
Bref, la presse mainstream avait exactement les mêmes documents en sa possession que moi. Et n’a jamais pour autant, comme aujourd’hui encore, et c’est flagrant, relié tout le montage aux avions commandés par Viktor Bout pour effectuer le trajet Colombie (ou plutôt Vénézuela)- Afrique de l’Ouest, en l’occurrence le Mali avec le 727… j’avais en effet écrit ceci : …« dans l’acte d’inculpation américain le concernant, on relève cette étrange manipulation financière, au sein de deux banques US, l’une à New York et l’autre à Salt Lake City, via des comptes approvisionnés au Kazakhstan, à Chypre et en Russie pour un total en dépôt de 1,7 million de dollars, pour acheter… un 727 et un 737, en plusieurs versements, au même prix que celui évoqué par les barons de la drogue lors de leur déposition de Monrovia. Acheté à deux firmes de Floride. Deux sociétés américaines, liées à des banques… américaines. A 275 000 dollars environ, le prix moyen à ce jour d’un quadriréacteur ou d’un triréacteur de cinquante ans en état de vol… ou un biréacteur un peu plus récent, quitte à ne s’en servir que pour un seul voyage : nous revoilà au tout début d’une autre histoire, débutée, je vous le rappelle en plein désert du Mali. Avec un antique 727, sacrifié sur place faute d’avoir réussi à redécoller. » Durant son procès rapidement escamoté, pas un seul mot sur les transferts de cocaïne, rien sur ses comptes bancaires chez Wachovia… en Floride, à New-York ou au Texas et à Salt Lake City dans l’Utah.

Pourtant, il y avait de quoi en parler : « le dernier acte d’accusation du procureur chercherait à saisir les comptes présumés de M. Bout chez Wachovia, l’International Bank of Commerce (une des plus grandes banques du Texas !), la Deutsche Bank, et à l’Israel Discount Bank of New York (installée aussi à Miami  !), selon le New York Daily News. Les transferts d’argent ont forcé une interdiction des États-Unis s’opposant à faire des affaires avec M. Bout, qui aurait caché son nom derrière une société écran, Samar Airlines, lors de l’achat de deux Boeing ». Car il fallait bien trouver un lien avec les états-unis, et on a prétexté l’achat par Bout d’un Boeing 727-200 et d’un Boeing 737-200 pour cela au nom de Samar Airlines au Tajikistan, à l’été 2007. « La plus récente mise en accusation alléguée était que M. Bout et son partenaire syro-américain Richard Ammar Chichakli avaient demandé environ 1,7 millions de dollars à des banques aux États-Unis pour acheter deux avions Boeing en Amérique » vous avais-je dit le 31 janvier 2011. « L’acte d’accusation allègue que les transferts d’argent pour Samar ont été faits à partir de comptes bancaires situés à Chypre et liés à Bout à travers une entité appelée Holdings Limited Wartrex et « une banque à New York », ainsi que des fonds venant du Kazakhstan sur des comptes à Salt Lake City Utah pour Aviation Company en Floride. Les accusations de fraude listent 6 virements spécifiques en 2007 allant de 52.000 à 339,977 dollars ». Samar Air, au Tajikistan, est installé à l’aéroport de Khudzhand… rue Lénine et possède comme avion des B-727, Il-76, An-12 et des AN-26. y est aussi installé JSC Atlant-Soyuz Airlines, société qui a créé un Joint Venture avec Evergreen International Airlines … la société qui détient l’ex-base de la CIA, la Marana, en Arizona, haut lieu des maquillages d’avions. »… Et pas un média pour suivre le fil de la trace bancaire dans le dossier Viktor Bout, dont pas un journal n’a relaté en détail la tenue du procès.

La découverte de 82 000 français grugés par El Chapo va peut-être au moins servir à rouvrir le dossier du cheminement de la drogue de l’Amérique du Sud vers l’Afrique de l’Ouest via des avions achetés en série par un individu enfin nommé aujourd’hui (Pedro Jose Benavides Natera), c’est déjà cela. Mais je doute fort qu’on aille plus loin, à voir comment le dossier d’Air Cocaïne a été enterré depuis. Les pilotes prétendus se sont échappés, les responsables français relâchés par le pouvoir gâce à des décisions abracadabrantesques, un baron de la drogue espagnol a reçu la clémence gouvernementale alors qu’il était l‘auteur d’un meurtre avéré… bref, les journalistes sont complètement passés à côté d’une des plus grandes affaires de ces dernières années. Faute de recul, faute d’intérêt, faute de… flair. Espérons que l’arrestation d’El Chapo incite quelques-uns à réouvrir la boîte de Pandore du système bancaire et de l’argent de la drogue.

(*) lire ici sur le 1100M :

http://www.agoravox.fr/tribune-libr…

on y évoquait déjà les liens entre el-Chapo et les banques mexicaines avec Pedro Alfonso Alatorre Damy (« El Piri ») comme homme de main.

source: http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/banques-et-cocaine-la-aussi-j-148560

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Ajouté par Jacques N. Godbout le 8 décembre 2014 à 17:00.

Des unités de la Marine colombienne dans le cadre des opérations de contrôle territorial dans le département de Nariño, ont saisi 1123 kilos de chlorhydrate de cocaïne cachée dans la zone marécageuse de la zone rurale de Tumaco, près de la frontière avec l'Equateur (Armada Colombiana)

Plus d’une tonne de cocaïne, attribuée à la guérilla communiste des FARC, a été saisie au sud de la Colombie par les militaires près de la frontière avec l’Équateur, ont annoncé dimanche les autorités colombiennes.

«Des unités de la marine ont saisi 1.123 kilos de chlorhydrate de cocaïne cachés dans une zone marécageuse à l’embouchure du fleuve Mira à une quarantaine de kilomètres au sud de Tumaco, dans le département de Nariño. La cache appartient à une unité mobile des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC)» indique un communiqué de la Marine colombienne.

La drogue a été testée par le Grupo Operativo de Investigación Criminalística de Tumaco.

La drogue, répartie en 1.168 paquets cachés à l’intérieur de soixante sacs de fibres végétales noires, aurait eu sur le marché noir international une valeur estimée à 30 millions de dollars, dit le communiqué de la Marine

Unidades de la Armada Nacional en desarrollo de operaciones de control territorial en el departamento de Nariño, lograron la incautación de 1.123 kilos de clorhidrato de cocaína ocultos en zona de manglar, en área rural del municipio de Tumaco, cerca de la frontera con Ecuador.

Selon la Marine, la drogue appartient, ou plutôt appartenait, à la commission des finances de la colonne «Daniel Aldana» des FARC qui, toujours selon la Marine, avait l’intention de l’envoyer via la côte Pacifique colombienne sur le marché international.

La marine colombienne a saisi en une année, dans la région Pacifique, plus de trente tonnes de cocaïne, selon la même source.

Avec le Pérou, la Colombien est l’un des principaux producteurs de cocaïne au monde et en a produit environ 290 tonnes en 2013, selon l’Agence des Nations unies pour la lutte contre la drogue et le crime organisé.

La Marine colombienne réaffirme également dans le communiqué sur la récente saisie sa volonté de «continuer à mener des opérations offensives contre les organisations criminelles» de la région «de démanteler leurs structures financières et de neutraliser les activités illégales dans le Pacifique colombien.

http://www.45enord.ca/2014/12/colombie-la-marine-saisit-de-plus-dune-tonne-de-cocaine-destinee-a-financer-la-lutte-des-farc/

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About Jacques N. Godbout

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

 

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Les hommes de la police judiciaire d’Angers ont interpellé 14 individus qui opéraient entre Angers et la Mayenne. Ils ont saisi drogues et véhicules.

Depuis mai dernier, les policiers étaient sur les traces de deux individus suspectés d’alimenter le milieu des « teufeurs » (fêtards qui fréquentent bien souvent les rave party sauvages et non autorisées). Le trafic se situait alors entre le nord du département et la Mayenne et concernait des drogues comme la MDMA (drogue de synthèse), la résine de cannabis et la cocaïne.
Travaillant sous commission rogatoire, les policiers se sont aperçus que les deux suspects étaient en liaison avec deux autres personnes, détenues à la maison d’arrêt d’Angers. Lesquelles faisaient entrer de la drogue dans les murs pour leur consommation personnelle et la revendre auprès d’autres détenus.

En réalité, ces deux individus (des Angevins), déjà condamnés pour trafic de stupéfiants, dirigeaient les opérations depuis leurs cellules.
Le 10 octobre, la police judiciaire interpelle les deux revendeurs libres et la compagne de l’un d’eux tandis que le trio convoie un kilo de MDMA vers Angers. Six véhicules sont par ailleurs saisis et les différentes filières sont mises à jour.
La « nourrice » interpellée
Les policiers réussissent aussi à remonter jusqu’à la « nourrice ». Dans le jargon des « stups », c’est la personne qui garde la drogue chez elle pour le compte des trafiquants. Ils saisissent chez « elle » un autre kilo de MDMA (déjà conditionnée en gélules prêtes à consommer) et 500 grammes de résine de cannabis ainsi que quelques centaines d’euros en liquide.
Avec l’aide de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) de la police de Nantes, une quinzaine de personnes sont interpellées en quelques jours. Quatorze sont poursuivies pour infraction à la législation sur les stupéfiants et association de malfaiteurs. Sept sont écrouées et sept autres placées sous contrôle judiciaire.

http://www.courrierdelouest.fr/actualite/maine-et-loire-ils-dirigeaient-un-trafic-de-drogue-depuis-la-prison-dangers-28-11-2014-196

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BEIJING, 3 novembre (Xinhua) — La police chinoise a résolu 10.427 affaires criminelles liées à la drogue et a appréhendé 12.991 trafiquants de drogue présumés dans une campagne anti-drogue qui a duré un mois, a-t-on appris dimanche, d’un communiqué du ministère chinois de la Sécurité publique.

La police a également saisi un total de 9.140 kilos de drogues de différentes sortes.

La Chine a enregistré une hausse de la consommation de drogue et des crimes liés à ce trafic, a indiqué Liu Yuejin, ministre assistant de la Sécurité publique et responsable de la lutte contre les stupéfiants, ajoutant que plus d’une dizaine de provinces avaient déclaré des affaires criminelles liées à la drogue ayant fait des victimes en 2014.

Selon le communiqué, un total de 55.981 utilisateurs de drogue, dont 28.288 sont de nouveaux consommateurs, ont été comptabilisés grâce à cette campagne, soit une hausse de 52.45% par rapport à la même période de l’année dernière.

Dans la campagne pour traquer les fabricants de drogue, la police a démantelé 72 laboratoires et a saisi 8.225 kilos de matériels servant à la fabrication de drogue.

source: http://french.xinhuanet.com/societe/2014-11/03/c_133762245.htm

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cape-maria-port-de-lorient-01Quatre Néerlandais ont comparu devant un tribunal britannique mercredi accusés d’avoir voulu introduire au Royaume-Uni 108 kilos de cocaïne à l’aide d’un mini-submersible digne de James Bond, selon le procureur.

Les quatre hommes, âgés de 22 à 68 ans, ont été arrêtés en mai après la découverte de 50 paquets de cocaïne dans le gouvernail d’un navire, le Cape Maria, ancré au large de l’Ecosse en provenance de Colombie.

La police les soupçonne d’avoir voulu récupérer la drogue, dont la valeur est estimée à plus de 20 millions d’euros, et de l’acheminer sur le continent à l’aide d’un « Seabob », un engin submersible à la forme d’une torpille.

« Vous avez dû les voir dans les films de James Bond. C’est le genre d’engin qui permet d’avancer sous l’eau à grande vitesse », a expliqué le procureur Paul Mitchell au jury du tribunal de Leeds (nord).

Le submersible aurait permis aux accusés, chez qui a également été découvert du matériel de plongée et un semi-rigide gonflable, d’accéder à la drogue sans même avoir à sortir la tête de l’eau.

« Différents éléments lient très clairement le Cape Maria aux accusés », a souligné le procureur, alors que les quatre Néerlandais nient les faits.

http://www.sudouest.fr/2014/11/12/grande-bretagne-soupconnes-de-vouloir-introduire-de-la-cocaine-a-la-james-bond-1734137-4803.php

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La Russie s’inquiète du « spice », un cannabis de synthèse qui transforme les consommateurs « en zombies »

Avis de la rédaction: Une nouvelle drogue fait des ravages en Russie. Tous les détails dans l’article. 

Début de l’article: La drogue n’est pas chère, mais ses effets seraient dévastateurs, à tel point que le Service fédéral russe de contrôle des stupéfiants tire la sonnette d’alarme. Au moins 25 personnes sont mortes et 700 personnes hospitalisées, début octobre, après avoir consommé du « spice », un cannabis de synthèse, d’après l’organisme, cité par le Washington Post (en anglais), mercredi 22 octobre.

« Je suis tombé dans une vague de paranoïa »

La drogue est un mélange de différentes herbes, auxquels sont ajoutés des produits chimiques de synthèse, explique le Guardian (en anglais) : ce stupéfiant est addictif et peut être mortel, précise le journal. « Après une période d’euphorie, je suis tombé dans une vague de paranoïa », raconte un ancien consommateur à RT(en anglais). « J’avais peur de sortir, de rencontrer des gens. » Pour la chaîne d’informations, le stupéfiant transforme les consommateurs « en zombies »...Suite de l’article ici >>> http://bit.ly/1wnCWL8

Source: francetvinfo.fr

http://bramemagazine.wordpress.com/2014/10/24/la-russie-sinquiete-du-spice-un-cannabis-de-synthese-qui-transforme-les-consommateurs-en-zombies/

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Nice-Fréjus : saisie de 438 kg de résine de cannabis

Publié le : lundi 22 septembre 2014 |

Nice-Fréjus : saisie de 438 kg de résine de cannabis
Nice-Fréjus – saisie de 438 kg de résine de cannabis | © Douane
Les douanes de Fréjus et de Nice ont intercepté un convoi composé de la voiture dans laquelle était dissimulée la drogue et de son véhicule éclaireur.

Dans la nuit du jeudi 18 septembre 2014, les douaniers des brigades de Fréjus et Nice ont intercepté quasi simultanément et, en deux points de l’A8, une voiture transportant 438 kg de résine de cannabis et son véhicule éclaireur. A cette occasion, trois personnes ont été interpellées.  La valeur de la marchandise est estimée à 2,6 millions d’euros sur le marché illicite de revente des stupéfiants.

C’est en fin de soirée que des agents motocyclistes de la brigade des douanes de Fréjus ont contrôlé une voiture effectuant un trajet Espagne/Italie conduite par un ressortissant italien. La fouille de la voiture a rapidement permis de découvrir une trappe aménagée dans le plancher du véhicule dissimulant la drogue.

Celle-ci était répartie en 742 savonnettes de 100 g, 500 g et 1 kg de drogue pour un total de 438 kg.

Au même moment, une équipe de la brigade des douanes de Nice, contrôlait, sur une autre zone, un autre véhicule avec deux italiens à bord. Le lien a pu être rapidement fait avec le premier véhicule intercepté grâce aux téléphones présents dans cette seconde voiture qui servait visiblement de véhicule éclaireur.

SOURCE: http://www.douane.gouv.fr/articles/a12189-nice-frejus-saisie-de-438-kg-de-resine-de-cannabis

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Le 12 décembre 2013, les policiers interpellent un Guyanais de 37 ans, soupçonné d’être l’expéditeur de colis contenant de la drogue. Lors de son arrestation, les forces de l’ordre trouvent sur lui un carnet avec des noms et des numéros de compte, des cartes photo contenant des clichés d’un colis envoyé. Et des images montrant l’endroit où était cachée la drogue.

Quelques jours plus tôt, les douaniers avaient repéré et intercepté un colis à destination d’une adresse à Angers. Il contenait 800 g de cocaïne soigneusement camouflée dans des racines de gingembre.

Trois ans de prison ferme

« Pourquoi avez-vous photographié des personnes en train de vider les racines de plantes médicinales, afin d’y mettre la drogue ? », demande, hier au tribunal d’Angers, le président Arnaud Baron au prévenu intimidé et très peu bavard.

Pour Me Mathias Jarry, avocat de la défense, son client n’est pas un trafiquant de drogue. Selon lui, il est, en outre, entré dans ce milieu pour essayer de faire face à des dettes importantes.

Détenu depuis le 13 décembre par un mandat de dépôt, le prévenu a été reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés et condamné à trois ans de prison.

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