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Lutte contre le terrorisme : Bercy évidemment à la rescousse

Franchement, ça en devient caricatural : on a à peine oublié le précédent billet qui narrait les récupérations toutes plus lamentables les unes que les autres des récents attentats pour faire passer tout et n’importe quoi, que déjà Bercy déboule en bousculant tout le monde, comme un gros patapouf arrivé après la curée en criant « moi aussi, moi aussi, laissez m’en un morceau ! ».

Et pour ce Ministère qui ne sait ni économiser, ni financer quoi que ce soit, il est « subitement » apparu qu’il fallait intervenir un grand coup pour attaquer les djihadistes au portefeuille.

Présentant un copieux projet de loi visant à mettre enfin de l’ordre dans toutes ces libertés échevelées dont les Français disposent joyeusement pour acheter, vendre, et commercer sans rendre de comptes à personne, le ministre des Finances, un certain Michel Sapin, s’est expliqué de la subtile stratégie que son ministère va employer pour gêner les terroristes :

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The international informant

French Finance Minister Michel Sapin, the Finance ministry's anti-money laundering panel TRACFIN head Bruno Dalles and Jean-Paul Garcia, director of the National Customs Intelligence and Investigations Directorate - DNRED, attend a press conference on the fight against the financing of terrorism on November 23, 2015 at the Economy Ministry in Paris. AFP PHOTO / ERIC PIERMONT

French Finance Minister Michel Sapin, the Finance ministry’s anti-money laundering panel TRACFIN head Bruno Dalles and Jean-Paul Garcia, director of the National Customs Intelligence and Investigations Directorate – DNRED, attend a press conference on the fight against the financing of terrorism on November 23, 2015 at the Economy Ministry in Paris. AFP PHOTO / ERIC PIERMONT

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Bruno Dalles (TRACFIN)  et  Jean-Paul Garcia (DNRED)

« C’est le sens de la présence à mes côtés de Bruno Dalles, qui est à la tête du service chargé du renseignement financier, Tracfin, et…

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Pourquoi l’infiltration reste le moyen le plus efficace pour démanteler une organisation narco terroriste (et l’utilisation de drones n’y changera rien)

E. Follis témoigne de sa carrière au sein du service de lutte antidrogue de la brigade des stupéfiants (DEA). Pendant 27 ans, il a négocié des marchés de plusieurs millions de dollars à bord de jets privés, acheté des kilos de cocaïne, est devenu intime avec les plus gros trafiquants de drogue, qui étaient parfois des agents d’Al-Qaida ou des membres de cartels.

Publié le 11 Novembre 2015
Pourquoi l’infiltration reste le moyen le plus efficace pour démanteler une organisation narco terroriste (et l’utilisation de drones n’y changera rien)

Atlantico : L’infiltration est comme un art selon vous. Qu’est ce qui est le plus difficile lorsque l’on est infiltré dans une organisation terroriste comme les narcotrafiquants ?

Edward Follis : J’ai toujours voulu travailler dans l’univers de la police. Quand j’étais chez les marines j’ai travaillé avec la police militaire et c’est là où j’ai commencé les infiltrations. J’ai toujours été fasciné par les drogues, non pas pour en consommer bien entendu. J’étais fasciné par les trafiquants de drogues et leur façon de fonctionner. On rencontre tous les types de criminels dans le marché de la drogue, que ce soit aux Etats Unis ou à l’étranger. Après un diplôme en criminologie je suis devenu un agent de la DEA [Drug Enforcement Administration].

L’infiltration est le moyen le plus fort et le plus méthodique pour comprendre les trafiquants de drogues et les terroristes et leur façon de fonctionner. C’est la façon la plus sûre de pénétrer pour démanteler ces narcotrafiquants dans n’importe quel pays dans le monde. Lorsque l’on est à l’intérieur d’un groupe on a une vue plus claire, compréhensive et plus détaillée qu’à l’extérieur. Vu de l’intérieur on peut constater les faiblesses autant que les forces d’une organisation ainsi que du leader de l’organisation. On a de meilleures possibilités de démanteler l’organisation.

Lorsque l’on est infiltré il faut totalement se fier à son intuition et la petite voix dans sa tête parce qu’il y a tellement de tourments autours. Il faut faire confiance à sa propre intelligence. De plus on ne peut pas gagner la confiance de quelqu’un si on ne leur offre pas une petite partie de soi. Eux même donnent une partie d’eux même en retour encore plus grande. Si on ne fait pas attention pendant une certaine période on peut commencer à développer une véritable relation avec l’ennemi. Il faut toujours mettre des barrières, des paramètres sur soi-même.

Je me suis construit mes propres barrières intellectuelles. Même au moment où le danger était extrême je restais toujours conscient de qui j’étais. C’est comme le jonglage, il faut être suffisamment proche tout en restant très éloigné. En prenant trop de distance on ne peut plus rentrer dans leur monde et être efficace. Il faut donc s’investir au maximum.

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Atlantico: Les nouvelles technologies ont tout bouleversé dans le renseignement. Pour vous piloter un drone c’est comme jouer à un jeu vidéo : en appuyant sur un bouton on tue des personnes. Comment l’infiltration va-t-elle être affectée par celles-ci ?

Edward Follis :Il faut se souvenir de ceci: nous sommes dans un monde de guerre. Il y a la Syrie, des dictatures, Birmanie, des tueries de masse, un nombre énorme d’ennemis qui ont essayé de prendre le contrôle de l’horreur et de profiter du malheur des autres. C’est pour cela qu’il est très important que l’Ouest de l’Europe, l’Australie, les Etats Unis, le Canada continuent à respecter le droit. Quand le droit est absent, nous sommes en plein chaos. Quand le chaos arrive, le pire chez l’être humain arrive et les plus faibles en souffrent. Notre système judiciaire c’est ce qui nous définit en tant qu’individus en Europe de l’Ouest, aux Etats Unis, au Canada. L’utilisation de nouvelles technologies pour tuer ne revient qu’à se débarrasser de quelques personnes. Ce n’est pas le genre de procédé admissible dans un tribunal. Au contraire, tous les infiltrés doivent avoir une passion  qui peut les amener devant un jury et accepter de témoigner. Il faut avoir envie d’être sur une estrade après avoir prêté serment. Si on ne veut pas faire ça, c’est le moment d’être un garde du corps ou tout autre job. Il faut avoir la volonté de côtoyer les bandits, être dans la même pièce qu’eux, gagner leur amitié, comprendre leur fonctionnement, leur financement, comment ils blessent des gens, comment ils transportent de la drogue, tout leur business model. Après tout cela il faut aller dans un tribunal et témoigner devant un juge.

Les nouvelles technologies étaient souvent utilisées pour le maintien de l’ordre. Elles peuvent capturer des dialogues, des infos, des images, des vidéos. Mais pour que les nouvelles technologies soient utilisées pour le maintien de l’ordre, avec notamment l’enregistrement d’une conversation, il faut une autorisation judiciaire. C’est alors admissible, mais il faut quelqu’un derrière les nouvelles technologies. Il faut surtout se rappeler qu’il est difficile d’avoir une influence réelle dans un groupe ou une organisation criminelle.

 On ne peut pas rejeter l’élément humain ainsi que le côté procédural. Les militaires eux oui bien entendu ils peuvent tout démolir, absolument rien laisser. Ils peuvent tout démolir ça ne pose pas de soucis.
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Atlantico: Après avoir lutté toute votre vie contre le trafique de drogue quel bilan peut on faire ? Où en est-on ? Va-t-on réellement en finir un jour avec ?

Edward Follis : L’héroïne, la méthamphétamine, la LSD, l’ecstasy, toutes ces drogues volent des âmes. Elles détruisent totalement la vie des gens. Parce qu’une fois addicts, ils ne pensent à rien d’autre dans leur vie. A chaque moment de leur vie. Elles détruisent tout sur leur passage : des vies, des carrières, des familles, des corps. Les drogues dites plus douces comme l’alcool, le café, la marijuana, n’ont pas le même impact. Les gens peuvent l’observer. Je pense qu’aux Etats Unis avec la marijuana médicale qui devient de plus en plus à la mode, cela devient logique qu’elle devienne légale. Elle doit être régulée par nos représentants et notre gouvernement. Je ne connais absolument personne qui a un minimum de jugeote qui voudrait que les drogues dures soient légales puisqu’elles détruisent les gens.

Je pense que l’éducation et la prévention sont absolument impératives. Elles vont équiper des gens avec un savoir. Mais combien de personnes peuvent réellement contrôler leurs pulsions ? Tout le monde a une addiction. Ça peut être l’alcool, les cigarettes, des films, l’internet, des jeux vidéo, un voyage, foot, baseball. Les gens ont une satiété. Le problème c’est quand on satisfait son appétit avec des drogues dures. Ces moments de satisfaction peuvent aboutir à un esclavage. Pas besoin d’être un scientifique pour savoir ça. Quand j’étais petit, j’avais déjà de la peine pour les addicts. Ce sont toutes les organisations de narco terrorisme qui en profitent. Il n’est pas possible de prendre de la drogue sans être totalement addict. Je suis très fier d’avoir pu passer ma vie dans une mission aussi noble que la lutte antidrogue.

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Gérard Schoen à partir de la minute 4.15

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Des participants au "Cannabis Cup 2015" fument de la marijuana, le 19 juillet 2015 à Montevideo ( MIGUEL ROJO (AFP) )i24news – Publié

Tout ceux qui ont pensé qu’Amsterdam est la capitale de la consommation de marijuana devront revoir leur copie.

Le « World Drug Report » des Nations Unies fournit en effet des rapports et des analyses constantes sur le niveau de consommation et de production de substances telles que le cannabis. Selon l’une de ses dernières recherches, c’est en Islande que se trouvent le plus grand nombre de consommateurs de cannabis.

Viennent ensuite la Zambie, les Etats-Unis, l’Italie, la Nouvelle-Zélande, le Nigéria, le Canada, les Bermudes, l’Espagne, l’Australie, la République tchèque et la France. le classement de ces pays s’explique soit par la légalisation de la consommation soit par la tradition.

Selon le rapport de l’ONU, l’Islande est le pays où il y a le plus de citoyens qui consomment du cannabis bien que la culture, la vente et la consommation soient illégales et les amendes très élevées (il est difficile de se procurer la plante). le nombre de consommateurs varie entre 160 et 190 personnes pour 1000. Le cannabis médical n’est pas non plus autorisé même si certains médicaments sont conçus à partir de cette plante comme le Sativex. En dépit de cela, le président Olafur Ragnar Grimsson est ouvert à la légalisation et a déclaré à plusieurs reprises que la lutte contre la drogue est perdue depuis longtemps. De plus, il considère que si la vente d’alcool est autorisée, il n’y a aucune raison d’interdire le cannabis.

La Zambie est la deuxième de la liste. Il s’agit de l’un des pays les plus pauvres de la planète et qui possède une longue tradition de culture de la plante, prédominant, notamment ces dernières années, sur d’autres plantes telles que le maïs ou le riz, car son prix sur le marché est beaucoup plus élevé.

Les États-Unis sont la référence mondiale en matière de légalisation, il n’est donc pas étonnant qu’ils occupent la troisième place de ce classement. Il y a quelques semaines, l’Oregon est devenu le quatrième État des États-Unis où fumer du cannabis est autorisé à usage récréatif. C’est le cas de l’Alaska, du Colorado et de Washington qui ont déjà réglementé la marijuana auparavant.
En Israël, la consommation de marijuana chez les adolescents est en plein essor
Pour ce qui est d’Israël, la consommation de marijuana chez les adolescents est en plein essor selon un nouveau sondage réalisé par l’Autorité anti-drogue et anti-alcool du pays. Le pourcentage de lycéens juifs en classe de seconde qui ont déclaré avoir essayé la marijuana était de 8,8% en 2014 contre 5,4% en 2011.
Chez les lycéens arabes le chiffre passe à 11% et il est de 4,4% dans les écoles religieuses.

Drogue: forte présence des Canadiens sur le marché australien

Les estimations pour la valeur marchande de la... (PHOTO THINKSTOCK)Les estimations pour la valeur marchande de la cocaïne varient en fonction des juridictions policières au Canada, mais les autorités australiennes soutiennent qu’un kilo de cette drogue peut s’écouler pour près de 250 000 $, soit jusqu’à cinq fois le prix au Canada.

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Ethan Lou
La Presse Canadienne

Les Canadiens sont de plus en plus présents sur le marché australien de la drogue, où les criminels bravent des lois sévères afin d’obtenir de juteux profits, indiquent les autorités.

L’Australian Crime Commission rapporte que la majorité de la cocaïne importée dans le pays provient du Chili, et que le Canada est en deuxième position, en hausse de trois places depuis 2010. Ces données accompagnent une croissance des incidents concernant la drogue et le Canada survenus au cours de l’an dernier, y compris la condamnation, en juin, d’un Canadien ayant entraîné un couple d’aînés australiens à devenir des passeurs.

Les estimations pour la valeur marchande de la cocaïne varient en fonction des juridictions policières au Canada, mais les autorités australiennes soutiennent qu’un kilo de cette drogue peut s’écouler pour près de 250 000 $, soit jusqu’à cinq fois le prix au Canada.

Selon le porte-parole d’une agence britanno-colombienne, les criminels canadiens ne produisent pas de cocaïne, dont la majorité provient d’Amérique du Sud.

Au dire du sergent Lindsey Houghton, de la Combined Special Forces Enforcement Unit, les criminels vont plutôt essayer d’obtenir un bon prix, puis chercheront ensuite à maximiser leurs profits. La cocaïne serait dure à trouver en Australie en raison des lois très sévères et de l’emplacement du pays, situé bien loin des régions productrices.

Les trafiquants canadiens se lient avec des gangs locaux, mais embauchent parfois aussi des expatriés canadiens, précise M. Houghton. Les membres des cartels canadiens ont par ailleurs d’«importantes connexions» avec les groupes de motards criminels australiens et d’autres organisations illicites, souligne l’Australian Crime Commission.

De son côté, la police fédérale canadienne travaille avec les forces asiatiques et australiennes pour lutter contre ces activités criminelles. L’an dernier, un «important» réseau canado-australien a ainsi été démantelé.

Au dire de Dan Werb, directeur de l’International Centre for Science in Drug Policy, la légalisation de la marijuana dans deux États américains pourrait avoir alimenté le trafic de drogue canadien ailleurs, y compris en Australie.

SOURCE: http://www.lapresse.ca/international/asie-oceanie/201408/31/01-4796078-drogue-forte-presence-des-canadiens-sur-le-marche-australien.php

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