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Depuis le début l’année 2014, la police judiciaire de l’aéroport international Mohammed V de Casablanca a saisi 300 kg de cocaïne et arrêté 200 personnes. La dernière arrestation d’une « mule » date de ce samedi, une Guyanienne en provenance de São Paulo. 

L’aéroport international Mohammed V de Casablanca est devenu un point de transit de la cocaïne en provenance de São Paulo au Brésil et à destination de l’Afrique de l’Ouest. Il ne se passe presque pas une semaine, sans qu’une personne en possession de cette drogue et venant de cette métropole brésilienne ne soit arrêtée.

Pas plus tard que ce samedi, la police judiciaire de l’aéroport a écroué une Guyanienne qui débarquait d’un vol de São Paulo. Dans sa valise, étaient dissimulés 2,4 kg de cocaïne. Cette femme de 44 ans se rendait à Cotonou au Bénin. Elle est toujours en garde à vue à l’aéroport et devra répondre devant la justice notamment pour trafic de drogue.

En tout, depuis le début de l’année 2014, « 300 kg de cocaïne ont été saisis et 200 personnes arrêtées à l’aéroport Mohammed V », d’après le chef de la police judiciaire, Abdelhadi Sida.

Il souligne également que ses hommes ont mis la main sur 200 kg de haschich.

K. Alaoui

SOURCE: http://www.aufait.ma/2014/12/28/aeroport-mohammed-v-300-kg-de-cocaine-saisis-200-personnes-arretees_636055

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17 août 2014 – 16h19
Après la cocaïne, du crack saisi à l'aéroport Mohammed V de Casablanca La police judiciaire de l’aéroport Mohammed V de Casablanca a saisi, le 12 août dernier, dix kilos de crack, un dérivé très puissant de la cocaïne, dissimulés soigneusement dans trois valises appartenant à un ressortissant Angolais.

En provenance de São Paulo au Brésil, ce passeur de drogue, ou mula (mule), selon l’appellation d’usage en Amérique Latine, était donc chargé de transporter cette marchandise à des trafiquants de stupéfiants à Kinshasa la capitale congolaise, selon la police.

Deux autres ressortissants Guinéens transportant 15 capsules de cocaïne dans leur estomac ont été également arrêtés par les services de sécurité de l’aéroport Mohammed V. Ils ont été aussitôt conduits à l’unité médicale de l’aéroport pour être soumis à une opération d’extraction de ces capsules.

Les mis en cause ont été placés en garde à vue, en attendant d’être présentés devant le tribunal de première instance de Casablanca. A noter que des experts américains de lutte contre les stupéfiants étaient présents lors de cette opération.

Yassine Chaoui, chef de la brigade de lutte contre le trafic international de drogue de l’aéroport, a déclaré au micro de 2M que « grâce à la vigilance des services de sécurité et aux moyens logistiques dont dispose la direction générale de la sûreté nationale, plus de 80 personnes ont été arrêtés durant ces trois derniers mois pour trafic international de drogue ».

Durant cette même période, plus de 280 kilos de cocaïne ont été saisis, précise ce responsable. Des sources officielles citées par Medi1 TV affirment que le Maroc a démantelé 98 réseaux de trafic de drogue durant les six premiers mois de l’année 2014.

– Par: Fouad Boumnadel

SOURCE:http://www.bladi.net/crack-aeroport-mohammed-5-casablanca,40081.html

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Après les associations en 2008, des parlementaires de l’Istiqlal et du Parti de l’authenticité et de la modernité reviennent à la charge.

Des projets de loi ont été déposés par les deux formations politiques pour demander la légalisation de la culture à des fins thérapeutiques et industrielles et solliciter l’amnistie pour les 48 000 cultivateurs qui vivent en semi-clandestinité dans le nord du pays. L’Istiqlal propose que la culture du cannabis soit limitée à cinq régions, Al Hoceima, Chefchaouen, Ouazzane, Tétouan et Taounate, tandis qu’une agence étatique devrait se charger de contrôler l’exploitation et la commercialisation. Au Maroc, la culture du cannabis est officiellement prohibée. Dans les faits, en vertu d’un dahir de 1917 (décret royal), elle est tolérée dans la région de Ketama-Issaguen, fief historique berbère situé dans les montagnes du Rif. Dans cette région rebelle qui n’a cessé de s’opposer au pouvoir, le cannabis est cultivé depuis le 15e siècle. À l’indépendance du Maroc en 1956, le roi Mohammed V, grand-père du souverain actuel, a tenté de l’interdire, mais a fait marche arrière devant la colère des Rifains. Aujourd’hui, le cannabis demeure la source principale de revenus pour les paysans. Une situation ubuesque où la culture n’est ni totalement interdite ni totalement légale.

Quatre-vingt-dix mille familles concernées

« Nous devons sortir les petits cultivateurs du trafic et des chiffres de la drogue et nous attaquer à ceux qui maîtrisent le trafic », explique Chakib Al Khayari, figure de proue du combat associatif pour la légalisation du cannabis et président de l’Association Rif des droits humains (ARDH). Il faut en effet dire que le cannabis marocain qui inonde la quasi-totalité des marchés européens rapporte principalement aux barons locaux, tandis que les petits cultivateurs végètent. Au total, près de 90 000 familles s’adonnent à la culture du cannabis.

Selon le dernier rapport de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), paru fin juin, le Maroc continue d’être le principal producteur mondial de cannabis, avec plus de 38 000 tonnes en 2012, loin devant le Mexique (12 166 tonnes) et l’Afghanistan (1 400 tonnes). Dans le royaume chérifien, les surfaces totales cultivées sont estimées à 52 000 hectares, contre 130 000 il y a dix ans environ. Des chiffres à prendre avec des pincettes, car depuis 2005, les experts de l’ONUDC ne sont pas autorisés à venir sur place pour enquêter. De fait, ces données sont celles transmises par les autorités marocaines.

Un débat vif entre les partis

« C’est une bonne chose que les parlementaires s’emparent du débat sur la légalisation du cannabis, mais les projets de loi ont été déposés dans la précipitation. Il y a de nombreux points qui ne sont pas abordés. Le sujet mérite un débat national sur plusieurs années, avec la participation des associations et des cultivateurs, mais aussi celle d’experts, de médecins, d’économistes, de juristes », relève Chakib Al Khayari, qui craint qu’une telle précipitation ne torpille le projet. Selon la presse marocaine, l’empressement de l’Istiqlal et du Parti de l’authenticité et de la modernité (PAM) s’expliquerait par des visées électoralistes, en vue des prochaines communales de 2015. Le Rif est un réservoir de voix non négligeable, d’environ un million d’électeurs. « Une surenchère électorale inacceptable », a ainsi déclaré Abdellah Bouanou, député du Parti de la justice et du développement, parti islamiste au pouvoir, dans une sortie fin juin à la Chambre des représentants. Pour autant, le PJD n’est pas opposé à travailler sur la question de la légalisation du cannabis, tout comme un autre parti, l’Union constitutionnelle. « Sur le fond, le Parti de la Justice et du Développement (PJD) n’est pas contre. Notre collectif avait envoyé un texte à tous les groupes parlementaires dès 2012 et le PJD avait répondu favorablement à l’idée d’engager des discussions. Légaliser le cannabis n’est pas une fin en soi, c’est un moyen. Le but ultime c’est de développer la région du Rif et de lutter contre le trafic illicite », rappelle Chakib Al Khayari. C’est que la lutte contre le trafic de cannabis au Maroc reste un sujet délicat. Le militant en sait quelque chose. Il a déjà passé deux ans et demi en prison pour avoir dénoncé le trafic de drogue à Nador.

SOURCE: http://www.cannabis-infos.com/2014/08/legalisation-du-cannabis-le-debat.html
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