Articles Tagués ‘Nicolas Pisapia’

Où l’on retrouve un douanier complaisant!

Nous voilà dans le quartier de La Défense, à l’ouest de Paris, le 12 décembre 2012.

Le Toulonnais Frank Colin, flanqué de Nicolas Pisapia, pousse les portes de l’agence Pyramides de la Société générale avec « des valises de billets », selon l’expression du président de la cour d’assises.

« Est-ce que les dépôts en espèces de 300 000 euros sont fréquents ? », interroge le magistrat. « Non, c’était la première fois », reconnaît, à la barre, l’ancienne directrice de l’agence où Frank Colin a déposé cette somme dans un coffre-fort.

« M. Colin m’a dit qu’il y avait des sommes d’argent qui devaient arriver [de ses activités professionnelles en Roumanie]. Il était clair dans ses explications, il n’y a jamais eu de contradiction dans ses propos », explique le témoin qui a fini par demander un justificatif à son client quand il a réclamé un chèque de banque pour acheter une voiture (45 000 euros).

Le document fourni avec l’aide d’un douanier complaisant, sans véritable valeur, avait suffi. « C’était la première fois que je voyais un document comme celui-ci. »

LIRE

https://www.varmatin.com/faits-divers/air-cocaine-j-etais-en-confiance-et-j-ai-ete-trahi-une-banquiere-accepte-un-depot-de-300-000-eur-305284

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Parmi elles : les Français Bruno Odos et Pascal Fauret, qui étaient aux commandes du Falcon rempli de poudre blanche ce 20 mars 2013, ainsi qu’Alain Castany, le troisième pilote considéré par les enquêteurs comme « l’apporteur d’affaires », et Nicolas Pisapia, l’unique passager de ce vol privé à destination de Saint-Tropez (Var).

Tous les quatre ont toujours nié être au courant du contenu des 26 valises transportées par le Falcon. Des arguments qui n’ont convaincu ni la justice dominicaine, qui les a condamné en appel à vingt ans de prison, ni les deux juges d’instruction en charge de l’affaire pour le volet français.

Dans leur ordonnance de mise en accusation datée du 10 août, les magistrats estiment que les quatre hommes, aidés de complices, se sont rendu coupables d’importation de stupéfiants en bande organisée lors de deux autres rotations suspectes, fin 2012 et courant 2013, en plus de la tentative d’importation du 20 mars 2013, mise à mal par le coup de filet de la police dominicaine.

Affirmations que contestent vigoureusement tous les protagonistes de l’affaire, sur le fond, mais aussi sur la forme.

LIRE la suite

http://m.leparisien.fr/faits-divers/affaire-air-cocaine-quinze-personnes-renvoyees-devant-les-assises-11-08-2017-7188300.php

Plus

http://www.europe1.fr/societe/air-cocaine-les-quatre-francais-arretes-en-republique-dominicaine-seront-juges-devant-la-cour-dassises-des-bouches-du-rhone-3409328

Et

http://www.varmatin.com/justice/air-cocaine-le-juge-dinstruction-saisit-la-cour-dassises-160024

Et

http://dai.ly/x3b632w

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imageLe Français Nicolas Pisapia, condamné en République dominicaine à 20 ans de prison pour trafic de drogue dans le cadre de l’affaire dite « Air Cocaïne », connaîtra aujourd’hui son verdict en appel, a-t-on appris auprès de son avocat.

Le verdict devrait être prononcé vers 18 heures (en France).

Lire:
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/06/28/97001-20160628FILWWW00025-air-cocaine-pisapia-fixe-mardi-sur-son-verdict.php

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rep_dominicaineLe verdict en appel du Nicolas Pisapia, condamné en République dominicaine pour trafic de drogue dans l’affaire « Air Cocaïne » a été reporté mardi au 28 juin.

« La Cour a finalement reporté son délibéré au 28 juin prochain, aucun motif particulier n’a été exposé », a indiqué son avocat français Me Julien Pinelli.

« C’est une épreuve supplémentaire pour Nicolas Pisapia, qui attend cette décision avec une particulière anxiété », a confié l’avocat.

LIRE plus:

http://www.ouest-france.fr/societe/justice/air-cocaine/air-cocaine-le-verdict-en-appel-pour-pisapia-reporte-au-28-juin-4281629

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rep_dominicaineLe procès en appel de Nicolas Pisapia, Français accusé de trafic de drogue dans l’affaire dite Air Cocaïne, doit reprendre aujourd’hui à Saint-Domingue, après la confirmation en février de la peine de 20 ans de prison à l’encontre des deux pilotes qui ont fui en France.

L’audience, initialement prévue à la mi-mars, avait finalement été reportée immédiatement après son ouverture. Nicolas Pisapia est présenté comme le passager du jet intercepté en mars 2013 à l’aéroport de Punta Cana avec 680 kilos de cocaïne à son bord. Si Nicolas Pisapia est rejugé à partir d’aujourd’hui, la date d’audience pour Alain Castany, présenté comme un apporteur d’affaires, n’a pas été communiquée, les deux cas devant être traités séparément. En première instance, en août 2015, ils avaient écopé de 20 ans de prison.

Dans un entretien à l’AFP mi-février, Nicolas Pisapia s’était dit « concentré et combatif », assurant avoir « grand espoir que la cour d’appel reconnaisse enfin (son) innocence ». Dans cette affaire, les deux pilotes Pascal Fauret et Brunos Odos, eux aussi français, ont d’ores et déjà vu leur condamnation à 20 ans de prison confirmée en appel par la justice dominicaine, lors d’une première audience le 11 février. MM. Fauret et Odos, détenus en France depuis début novembre après leur évasion rocambolesque de cette île des Caraïbes, fin 2015, ont été libérés et placés sous contrôle judiciaire jeudi dernier.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/04/01/97001-20160401FILWWW00036-air-cocaine-nouvelle-audience-pour-pisapia.php

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Nicolas Pisapia en Skype.

Nicolas Pisapia en Skype. — MickaÎl Penverne / 20 Minutes

Mis à jour le 24/03/16

Le passager dans l’affaire «Air Cocaïne» attend son procès en appel qui démarre le 1er avril…

Il est un peu plus de 15 heures quand Nicolas Pisapia apparaît à l’écran. Dans la maison familiale, à Velaux, sa mère se précipite devant l’ordinateur. Tous les jours, c’est le même rituel : dès que le carillon de Skype retentit, Monique et Claude Pisapia s’installent devant la petite caméra et ajustent leurs lunettes, pour voir leur fils apparaître dans une petite fenêtre. C’est le seul contact qu’ils ont avec lui depuis trois ans. Il fait partie des quatre Français inculpés dans l’affaire « Air Cocaïne ».

Condamné à 20 ans de prison pour trafic de stupéfiants, Nicolas Pisapia vit en liberté surveillée à Punta Cana, en République Dominicaine. Son procès en appel doit démarrer le 1er avril à Saint-Domingue, la capitale. « Il y a eu beaucoup d’irrégularités en première instance, commence-t-il. Nous allons les dénoncer et développer nos arguments, point par point, pour démontrer que tout cela est faux ». Pour lui, ce dossier est une « affaire entre les policiers et les militaires » dominicains.

Au milieu d’une guerre

Le soir du 19 mars 2013, Nicolas Pisapa se trouve dans le salon VIP de l’aéroport de Punta Cana. Il attend d’embarquer à bord d’un Falcon 50, à destination de Saint-Tropez quand atterrit sur le tarmac un hélicoptère de la DNCD, le service de la police chargée de la lutte contre la drogue. Lui, le second passager, Alain Castany, et les deux pilotes de l’appareil, Bruno Odos et Pascal Fauret, sont aussitôt interpellés par des hommes en armes qui fouillent l’avion et trouvent à son bord plusieurs valises contenant près de 700 kg de cocaïne.

« Je n’ai rien à voir là-dedans, maintient Nicolas Pisapia. Je suis victime d’un règlement de comptes entre policiers et militaires » dominicains. Les quatre Français se seraient retrouvés, selon lui, au milieu d’une guerre de tranchée entre la DNCD et l’armée qui se disputeraient le contrôle de la lutte anti-drogue, et peut-être aussi une partie du trafic. « Quelques semaines plus tôt, une autre opération du même genre, menée cette fois par l’armée, avait conduit à la mise en cause de plusieurs membres de la DNCD, assure son avocat Julien Pinelli. Ce qui s’est passé le 19 mars, c’est une sorte de réplique ».

«Air Cocaïne»: Une affaire où se croisent des pilotes, un jet-setteur, Sarkozy et Afflelou

Seul au procès

En plus des quatre Français, une quarantaine de Dominicains ont été interpellés lors de cette opération, ajoute-t-il, « principalement des membres de l’armée ». En outre, « aucun élément ne permet de lier » son client aux valises bourrées de cocaïne : « Il ignorait leur existence ». Nicolas Pisapia sera le seul à comparaître devant la justice dominicaine à partir du 1er avril. Depuis leur évasion, les deux pilotes sont en détention aux Baumettes, à Marseille. Et le second passager, Alain Castany, est hospitalisé à Saint-Domingue après un accident de la circulation.

Le dernier épisode de l’affaire – l’interpellation puis l’extradition de Christophe Naudin qui a été aidé à l’exfiltration des deux pilotes – fait craindre à Nicolas Pisapia un durcissement de la justice dominicaine. D’autant qu’il doit faire face au silence du Quai d’Orsay depuis le début de cette affaire. « On essaye de les faire bouger mais il ne se passe rien », s’agace Claude, 65 ans, ancien agent de la SNCF. « Il faut pourtant que la diplomatie fasse son travail », sanglote Monique, 68 ans, ancienne employée chez un grossiste en pharmacie.

Faute d’appui à Paris, ils ont participé à la création d’un comité de soutien à Velaux. L’association rassemble des proches et des habitants de la petite commune qui, comme Didier Debarge, sont « tombés de l’armoire » en apprenant la nouvelle de l’arrestation de leur fils. A force de communiqués, de réunions publiques et d’interventions dans les médias, elle a obtenu le soutien les deux députés du coin, Jean-Pierre Maggi (PS) et Christian Kert (LR), qui ont interpellé le gouvernement. Toujours sans réponse pour l’instant.

http://m.20minutes.fr/marseille/1812459-20160323-air-cocaine-comment-nicolas-pisapia-prepare-defense

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 Le Monde.fr | 03.03.2016

Par Jean-Michel Caroit (Saint-Domingue, correspondant)
Le procureur général de la République dominicaine, Francisco Dominguez Brito, s’adresse à la presse jeudi 3 mars à propos de l’extradition du Français Christophe Naudin, soupçonné d’avoir aidé à l’évasion de deux pilotes français impliqués dans l’affaire dite « Air cocaïne ». | ERIKA SANTELICES / AFP

Extradé par l’Egypte vers Saint-Domingue, le Français Christophe Naudin aura droit à un procès équitable, a affirmé, jeudi 3 mars, le procureur général de la République dominicaine (ministre de la justice), Francisco Dominguez Brito.

Criminologue et spécialiste de la sûreté aérienne, M. Naudin faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international lancé par la République dominicaine pour avoir aidé à l’évasion, fin octobre 2015, de Pascal Fauret et Bruno Odos, les deux pilotes condamnés à vingt ans de prison par la justice dominicaine pour narcotrafic dans l’affaire « Air cocaïne ». Les deux pilotes avaient été arrêtés en mars 2013 avec deux autres Français à bord d’un Falcon 50 chargé de 700 kilogrammes de cocaïne, qui s’apprêtait à décoller de l’aéroport de Punta Cana, dans l’est de la République dominicaine. Une fois en France, MM. Odos et Fauret ont été placés en détention provisoire, début novembre 2015, à Marseille, par la justice française qui enquête sur ce vaste trafic international de drogue.
« Nous espérons une grande fermeté de la justice »

« Christophe Naudin doit arriver vendredi 4 mars, tôt le matin, à Saint-Domingue via New York, il sera présenté à un juge et nous demanderons son arrestation », a déclaré au Monde M. Dominguez Brito. Il bénéficiera d’un procès équitable et de toutes les garanties qu’offre l’Etat de droit en République dominicaine. Mais nous espérons une grande fermeté de la justice car ce qui s’est produit est inadmissible », a-t-il ajouté.

« Il est intolérable que dans un système démocratique, où les institutions fonctionnent, une fuite soit organisée avec des cartels liés au narcotrafic. Nous ne pouvons le permettre et c’est pourquoi nous avons tout fait pour que cette personne [M. Naudin] et l’eurodéputé [Aymeric Chauprade] soient sanctionnés comme le prévoit la loi », a insisté M. Dominguez Brito.

Christophe Naudin est accusé d’association de malfaiteurs et de violation de la loi 137-03 sur le trafic illicite de migrants et la traite de personnes. Cette loi prévoit une peine de dix à quinze ans de prison et une amende allant de 150 à 250 salaires minimum.

La presse dominicaine avait largement repris les déclarations de Christophe Naudin et de l’eurodéputé Chauprade dans les médias français, détaillant l’opération qui avait permis l’évasion des pilotes en octobre 2015. L’opposition avait alors vivement critiqué le gouvernement accusé de laxisme et de négligence dans la surveillance des pilotes.

Condamnés à vingt ans de prison en août 2015, ils avaient été laissés en liberté dans l’attente de leur procès en appel. Deux autres Français, le passager Nicolas Pisapia et l’apporteur d’affaires Alain Castany, également condamnés à vingt ans de prison dans la même affaire, sont toujours en République dominicaine, en liberté en attendant leur procès en appel.

Par Jean-Michel Caroit (Saint-Domingue, correspondant)

http://mobile.lemonde.fr/ameriques/article/2016/03/03/air-cocaine-le-temps-du-proces-pour-christophe-naudin_4876225_3222.html?xtref=acc_dir

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Lire aussi :   Air cocaïne : mandat d’arrêt dominicain contre Aymeric Chauprade

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Afficher l'image d'origineChristophe Naudin, un Français recherché pour son implication dans l’affaire de trafic de drogue dite « Air cocaïne », va être extradé de l’Egypte, où il a été arrêté début février, vers la République dominicaine. L’information, annoncée dans un premier temps par son épouse, a été confirmée à l’AFP par les autorités égyptiennes.

M. Naudin, criminologue et spécialiste de la sûreté aérienne, faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international pour avoir aidé à organiser l’exfiltration, fin octobre, des pilotes Pascal Fauret et Bruno Odos, condamnés à 20 ans de prison chacun par la justice dominicaine pour trafic de drogue.

680 kilogrammes de cocaïne et une fuite rocambolesque

L’affaire remonte à la nuit du 19 au 20 mars 2013, quand la police dominicaine, renseignée notamment par les Etats-Unis, avait intercepté sur le tarmac de l’aéroport de Punta Cana un Falcon 50 avec 26 valises contenant 680 kilogrammes de cocaïne à son bord. Outre les deux pilotes, elle implique deux autres Français : le passager Nicolas Pisapia et l’apporteur d’affaires Alain Castany, restés en République dominicaine.

Les quatre Français ont effectué quinze mois de détention provisoire dans un quartier de haute sécurité avant d’être condamnés le 14 août 2015. Ils avaient ensuite été remis en liberté dans l’attente de l’examen de leur procès en appel, mais avaient toutefois interdiction de quitter la République dominicaine.

Pascal Fauret et Bruno Odos ont alors décidé de fuir le pays. Selon une source proche du dossier contactée par Le Monde, ils ont quitté la République dominicaine autour du week-end des 17 et 18 octobre, à bord d’une petite embarcation, avant d’être pris en charge par une plus grande embarcation. Ils ont passé plusieurs jours en mer puis ont gagné les Antilles et ont pris un vol commercial pour la métropole, munis de deux passeports à leur nom. Pascal Fauret et Bruno Odos ont été placés en détention provisoire en France. A l’ouverture de leur procès, le 11 février en République dominicaine, le ministère public a demandé que leur peine soit confirmée en appel.

Le député européen Aymeric Chauprade et Pierre Malinowski, assistant parlementaire à Strasbourg de Jean-Marie Le Pen, ancien président du Front national, font également l’objet d’un mandat d’arrêt international émis par la République dominicaine.

Le trafic de cocaïne pour lequel les quatre Français ont été condamnés fait aussi l’objet d’investigations en France. L’enquête a été ouverte en mars 2013, dans la foulée de l’interception du Falcon 50 que les deux pilotes français s’apprêtaient à faire décoller de l’aéroport de Punta Cana. Elle a été confiée à la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille.

http://mobile.lemonde.fr/ameriques/article/2016/02/27/affaire-air-cocaine-le-criminologue-christophe-naudin-sera-extrade-d-egypte_4873064_3222.html?xtref=acc_dir

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La vidéo publiée par le journal Le Point et relatant l’interception par les forces anti-drogue de la République dominicaine du vol dit Air Cocaïne comporte des éléments à charges contre les pilotes qui n’ont jamais été ni révélés ni commentés. Contrairement à ce que laissent penser les commentaires écrits, les moteurs étaient en route. On entend distinctement la mise en poussée des moteurs…

Cette video montrant l’interception du vol Air Cocaïne, alors que tous moteurs en fonctionnement, mais avec les feux anti-collision coupés, il s’apprêtait à rouler, comporte des détails accablants pour les pilotes !

Interception du vol Air Cocaïne © Alexandre G.

Deux commentaires écrits des journalistes sont manifestement inexacts, au moins en ce qui concerne leur apparition sur l’image.

L’avion est en effet prêt à décoller en douce, car ses moteurs sont manifestement en route, en revanche les feux anti-collision sont coupés. 

Les éléments de preuve sont flagrants :

  1. Au moment où l’hélicoptère se pose et que les projecteurs sont braqués sur les pilotes, on entend très distinctement une mise en poussée des réacteurs et aussitôt les policiers sommer les pilotes d’arrêter.
  2. La mise en poussée est avortée et on entend encore plus distinctement la coupure des moteurs cette fois-ci, nul ne peut nier en effet qu’il s’agit bien du bruit caractéristique de la coupure ( extinction ) des turbo-réacteurs
  3. Si on entend si bien la coupure des réacteurs c’est donc bien qu’ils étaient en marche…
  4. La mise en poussée, même très brève, est manifeste et témoigne d’une bien troublante réaction des pilotes alors qu’ils ont les projecteurs de l’hélicoptère braqués sur eux. Tentative désespérée ? …. Vite abandonnée, certes, mais quand même initiée
  5. Tous les pilotes de ligne du monde allument les feux anticollision avant de mettre en route
  6. Les beacon sont éteints, alors que les moteurs tournent ce qui peut quand même laisser envisager l’intention des pilotes de rouler ( et peut-être décoller discrètement… )

Question : Est-ce qu’un pilote d’un vol commercial ( en Jet d’affaires ) ou de transport public sur un avion de ligne se comporterait ainsi ?

La mise en poussée indiscutable des réacteurs lors de l’interpellation est-elle la meilleure preuve de l’innocence de ces pilotes ?

https://blogs.mediapart.fr/herve-labarthe/blog/270216/air-cocaine-les-pilotes-ont-bien-tente-de-decoller-malgre-lintervention-de-lhelicoptere-de-lanti

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(archives) © AFPLes pilotes français soupçonnés d’être impliqués dans l’affaire Air Cocaïne, Bruno Odos et Pascal Fauret, doivent être de nouveau entendus cette semaine par la juge d’instruction marseillaise qui les a mis en examen. Pascal Fauret doit être entendu ce mardi. Bruno Odos doit être entendu ce jeudi.

Publié le 23/02/2016

© AFP

Après leur rocambolesque fuite de République dominicaine fin 2015, les pilotes rhônalpins, qui ont toujours clamé leur innocence, ont été placés en détention en France, dans les Bouches-du-Rhône. Leurs avocats ont formulé des demandes de remise en liberté qui n’ont jusqu’à présent pas abouti. La juge d’instruction Christine Saunier-Ruellan, en charge du côté français de l’enquête sur ce vaste trafic présumé de cocaïne via des jets d’affaires doit entendre les deux pilotes cette semaine : Pascal Fauret mardi 23 février, puis Bruno Odos jeudi 25 février.

En leur absence, mi-février, la justice dominicaine, statuant en appel, a confirmé leur condamnation à 20 ans de prison.
Les deux pilotes avaient été interpellés dans la nuit du 19 au 20 mars 2013, quand la police dominicaine, renseignée notamment par les États-Unis, avait intercepté sur le tarmac de l’aéroport de Punta Cana un avion Falcon 50 avec 26 valises contenant 680 kilos de cocaïne à son bord. L’avion, affrété par une société basée à Bron, s’apprêtait à décoller pour la France avec aux commandes Pascal Fauret et Bruno Odos. L’enquête avait démarré en France environ un an plus tôt après la découverte de valises suspectes débarquées d’un avion privé sur l’aéroport de Saint-Tropez.

Le 28 octobre 2015, alors qu’ils étaient en liberté conditionnelle avec interdiction de sortie du territoire dans l’attente de l’examen de leur appel, ils avaient fui ce pays des Caraïbes en bateau pour rejoindre l’île antillaise franco-néerlandaise de Saint-Martin avant d’arriver en avion à la Martinique d’où ils avaient gagné, toujours par les airs, la métropole.

Deux autres Français restés en République dominicaine, Nicolas Pisapia, présenté comme le passager du jet, et l’apporteur d’affaires Alain Castany, ont également fait appel de leur condamnation en août 2015 pour trafic de drogue et attendent leur nouveau procès.

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modifié à 06h46, le 21 janvier 2016
Air cocaïne : le procès en appel débutera le 11 février
Nicolas Pisapia était passager du jet © AFP
Sur les quatre Français condamnés pour trafic de drogue, un seul était présent à l’audience.

La justice dominicaine a fixé mercredi au 11 février la date de l’ouverture du procès en appel de quatre Français condamnés dans l’affaire dite Air Cocaïne, marquée par la rocambolesque exfiltration des deux pilotes condamnés à 20 ans de prison pour trafic de drogue.

Au cours de l’audience de mercredi destinée à établir cette date, les deux pilotes Pascal Fauret et Bruno Odos n’étaient pas représentés par leurs avocats. En conséquence, le ministère public a d’ores et déjà demandé que leur peine soit confirmée en appel. Le tribunal, qui souhaite être auparavant « informé de leur situation », a remis sa décision à une date ultérieure.

680 kilos de cocaïne.Les deux autres Français restés sur l’île étaient quant à eux bien représentés par leurs avocats. Alain Castany toujours en convalescence après avoir été renversé par une moto en octobre, Nicolas Pisapia était le seul présent.

Les quatre Français avaient fait appel après leur condamnation à 20 ans de prison. L’affaire remonte à la nuit du 19 au 20 mars 2013, quand la police dominicaine, renseignée notamment par les États-Unis, intercepte sur le tarmac de l’aéroport de Punta Cana un Falcon 50 avec 26 valises contenant 680 kilos de cocaïne à son bord.

Les deux pilotes incarcérés en France. En août 2015, Pascal Fauret et Bruno Odos ont été condamnés par la justice dominicaine à 20 ans de prison pour trafic de drogue.  Le 28 octobre, alors qu’ils étaient en liberté conditionnelle avec interdiction de sortie du territoire dans l’attente de l’examen de leur appel, ils ont fui ce pays des Caraïbes par bateau pour rejoindre l’île antillaise franco-néerlandaise de Saint-Martin avant d’arriver en avion à la Martinique d’où ils ont gagné, toujours en avion, la métropole.

Peu après leur retour en France, ils ont été placés en détention provisoire, début novembre, par la justice française, qui enquête sur ce vaste trafic international de drogue. La justice a confirmé le 19 novembre leur maintien en détention.

http://www.europe1.fr/faits-divers/air-cocaine-le-proces-en-appel-debutera-le-11-fevrier-2654099

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Ma PhotoJ’ai très mauvais esprit. Cela doit résulter du fait que pendant plus de vingt ans à la cour d’assises de Paris, j’ai entendu beaucoup plus de coupables contester les crimes qu’ils avaient commis que les reconnaître.

Dès l’origine, quand les deux pilotes du Falcon 50, Pascal Fauret et Bruno Odos, ont été interpellés, avec Alain Castany membre de l’équipage et Nicolas Pisapia passager, par les autorités dominicaines au mois de mars 2013, il était facile de prévoir l’imbroglio qui allait s’ensuivre (Le Monde, Le Parisien, Le Figaro).

L’avion qu’ils s’apprêtaient à faire décoller de l’aéroport de Punta Cana contenait 680 kg de cocaïne.

Le 14 août, ses quatre occupants étaient condamnés pour trafic à 20 ans d’emprisonnement.

Ils interjetaient appel de cette décision. Alors que le ministère public s’opposait à la remise en liberté des deux pilotes qui avaient déjà subi quinze mois de détention provisoire en arguant d’un risque de fuite, le tribunal de Saint-Domingue avait fait droit à leur demande en leur interdisant de quitter le territoire dominicain.

Castany et Pisapia étaient également placés sous contrôle judiciaire et demeurent à la disposition de la justice dominicaine dans l’attente du procès en appel.

Pour, paraît-il, un si piètre état de droit, il était en tout cas capable d’une mansuétude et d’une naïveté dont probablement la justice française n’aurait pas su faire preuve.

Lors de leur condamnation à tous quatre, même si apparemment ils continuent à protester de leur innocence, des éléments ont été portés à notre connaissance par les médias français, notamment sur les circonstances de leur interpellation et l’acheminement, par une voie détournée, des 26 valises contenant la cocaïne dans l’avion. Ils permettaient de considérer qu’il y avait pour le moins matière à enquêter, à soupçonner, voire à condamner, globalement ou en partie.

La fuite des deux pilotes Fauret et Odos prétendant s’en remettre à la justice française me fait songer, toutes proportions gardées puisque Battisti avait commis deux assassinats et était complice de deux autres, au comportement de fuyard de ce dernier qui placé sous contrôle judiciaire par la chambre d’accusation de Paris en avait profité pour disparaître.

Les modalités du retour en France de MM.Fauret et Odos – en bateau puis en avion – ont été maintenant dévoilées par un criminologue français et spécialiste de la sûreté aérienne, Christophe Naudin, qui s’est chargé de la partie « opérationnelle » de l’entreprise pour un coût de 100 000 euros financés par des « donateurs ». Le député européen FN Aymeric Chauprade aurait, lui, recueilli la demande des familles pour l’exfiltration des pilotes. Ceux-ci – ancien commandant de la Marine pour Odos et ancien lieutenant de vaisseau pour Fauret – auraient bénéficié de la solidarité active de marins et de militaires de l’Aéronavale. Un Sénateur UDI des Français à l’étranger, Olivier Cadic, n’a cessé d’affirmer l’innocence – à partir de quoi ? – de Fauret et Odos en se permettant de dénoncer l’attitude du pouvoir qui les aurait abandonnés.

Cette sauvegarde collective faisant échapper les deux condamnés à leur procès en appel en République dominicaine qui n’est pas un Etat totalitaire, loin de m’apparaître comme un processus honorable et patriotique, ressemble fort à une soustraction opportune à la justice dominicaine.

Quelle étrange attitude que de profiter, pour échapper à leurs responsabilités, de soutiens fidèles, anciens, prêts à tout en abandonnant Alain Castany qui juge « leur fuite irresponsable et déloyale » et Nicolas Pisapia qui invoque son honneur et sa volonté de se voir innocenté par la justice dominicaine ! Quel singulier et désinvolte propos que celui de Pascal Fauret exprimant qu’il n’était pas « marié avec Castany et Pisapia » ! Cette manière de quasiment se vanter d’avoir fait « justice » à part ne laisse pas d’étonner de la part de personnalités ayant profité au contraire d’une aide discutable mais altruiste…

Outre le sentiment d’une totale indifférence à l’égard des deux qui sont restés et risquent de subir les conséquences judiciaires de cette disparition, je ne peux pas m’empêcher d’éprouver la trouble impression que cette fuite des uns et ce maintien en République dominicaine des autres cachent autre chose que ce qui nous est présenté publiquement mais peut-être la traduction d’une implication inégale dans le trafic de cocaïne concerné.

La procédure dominicaine se poursuivra avec l’appel mais une information avait déjà été ouverte à Marseille, au mois de février 2013, pour des présomptions d’un très vaste trafic de cocaïne dans lesquelles l’interpellation du mois de mars 2013 a ajouté sa pierre.

Bruno Odos a déclaré qu’il n’avait pas « peur » et qu’il n’avait « rien à se reprocher ». Pour l’instant, contre lui et Pascal Fauret – celui-ci a choisi un second avocat, Me Dupond-Moretti, il est donc très coupable ou très innocent ! -, n’existe que la condamnation dominicaine.

Pour le procureur général de la République dominicaine, « leur fuite est une preuve supplémentaire de leur culpabilité ». C’est un point de vue qui peut se soutenir mais Me Dupond-Moretti qui n’a plus le choix nous dit qu’ils sont innocents. Alors ?

Pour ma part, je refuse de me laisser enfermer dans un patriotisme de mauvais aloi. Je déteste plus les trafiquants de cocaïne que je ne me sens solidaire avec des Français qui en seraient coupables.

Une ultime interrogation : si les pilotes étaient condamnés en France, dans quel pays se rendraient-ils ensuite pour réclamer une justice à leur goût, une justice qui n’aurait le droit que de les croire ?

Philippe Bilger

http://www.philippebilger.com/

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Les quatre Français impliqués dans l’affaire « Air Cocaïne » ont été condamnés vendredi soir à des peines de 20 ans de prison en République dominicaine pour trafic de drogue, a annoncé le tribunal de Saint-Domingue, à l’issue des délibérations.

Rép. Dominicaine/cocaïne : quatre Français condamnés à 20 ans de prison

Publié le 14/08/2015 à 19h06Alain Castany (g), Jean-Pascal Fauret (c) et Bruno Odos (d), s'entretiennent avec leur avocats durant une pause au cours du procès le 14 août 2015 à Saint-Domingue où ils sont accusés de trafic de cocaïne

Alain Castany (g), Jean-Pascal Fauret (c) et Bruno Odos (d), s’entretiennent avec leur avocats durant une pause au cours du procès le 14 août 2015 à Saint-Domingue où ils sont accusés de trafic de cocaïne (AFP – ERIKA SANTELICES)

  • Nicolas Pisapia un des quatre Français accusé de trafic de cocaïne en République dominicaine, s'exprime après une audience au tribunal de Saint Domingue le 13 août 2015
    Nicolas Pisapia un des quatre Français accusé de trafic de cocaïne en République dominicaine, s’exprime après une audience au tribunal de Saint Domingue le 13 août 2015 (AFP – ERIKA SANTELICES)
  • Pascal Jean Fauret (g) et Bruno Odos, deux pilotes français lors d'une audience le 4 février 2014 à Higuey en République dominicaine
    Pascal Jean Fauret (g) et Bruno Odos, deux pilotes français lors d’une audience le 4 février 2014 à Higuey en République dominicaine (AFP/Archives – Erika Santelices)
  • Le pilote français Jean-Pascal Fauret accusé de trafic de cocaïne en République dominicaine, sort de la salle d'audience le 13 août 2015 à Saint-Domingue
    Le pilote français Jean-Pascal Fauret accusé de trafic de cocaïne en République dominicaine, sort de la salle d’audience le 13 août 2015 à Saint-Domingue (AFP – ERIKA SANTELICES)

Quatre Français ont été condamnés vendredi à des peines de 20 ans de prison en République dominicaine pour trafic de drogue, les plus lourdes sanctions dans un procès qui impliquait 14 personnes au total.

Les pilotes Pascal Fauret et Bruno Odos, le passager Nicolas Pisapia et l’apporteur d’affaires Alain Castany ont été reconnus « coupables du crime d’association en vue de (…) posséder des drogues illicites », a lu la secrétaire du tribunal à l’issue des délibérations qui ont duré 10 heures.

L’affaire remonte à la nuit du 19 au 20 mars 2013, quand la police dominicaine, renseignée notamment par les Etats-Unis, a intercepté sur le tarmac de l’aéroport de Punta Cana (est) un Falcon 50 avec 26 valises contenant 680 kg de cocaïne à son bord.

Sur les 10 Dominicains poursuivis pour complicité, six ont été acquittés, quatre autres écopant de peines allant de cinq à 10 ans de prison.

L’avocate des pilotes, Me Maria Elena Gratereaux, a annoncé qu’elle ferait appel, de même que Nicolas Pisapia. M. Castany a lui quitté la salle immédiatement après la lecture de la décision.

Les quatre Français, qui comparaissaient libres après 15 mois de détention provisoire dans un quartier de haute sécurité, le resteront jusqu’à ce que la sentence soit définitive, mais ne pourront pas quitter la République dominicaine.

Dans leurs plaidoiries, les avocats des quatre hommes avaient tous demandé leur acquittement, alléguant que rien ne prouvait qu’ils savaient que de la drogue se trouvait à bord de l’avion.

– ‘Triple catastrophe’ –

Mais vendredi, le procureur Milciades Guzman a une nouvelle fois affirmé le contraire, assurant que les valises contenant la drogue étaient « arrivées par un trou percé dans le grillage (ceignant le tarmac) jusqu’à l’avion, en présence des pilotes ».

Invités à s’exprimer une dernière fois devant leurs juges, les quatre Français avaient chacun pris la parole.

« Je veux simplement répéter une fois de plus que je suis innocent », a déclaré en espagnol Nicolas Pisapia, 40 ans, accusé par le procureur d’être le cerveau de l’opération.

« Après deux ans, je n’ai entendu que des mensonges dans la bouche du ministère public », s’est défendu Alain Castany, un apporteur d’affaires de 69 ans travaillant avec la compagnie ayant affrété l’appareil.

M. Odos, 55 ans, a lui affirmé vivre depuis 2013 un cauchemar, avant de répéter : « Je suis innocent de tout ce dont on m’accuse ».

Enfin, M. Fauret, 56 ans et père de quatre enfants, a évoqué « une triple catastrophe », professionnelle, économique et familiale.

– Vols suspects en France –

Le procureur avait requis 20 ans de prison à l’encontre des quatre Français et d’un agent de la police antidrogue dominicaine, demandant des peines plus légères pour trois autres accusés et l’acquittement des six derniers.

Le sénateur Olivier Cadic, représentant les Français établis hors de France, a déploré la sentence dans un communiqué, critiquant « l’acharnement du procureur » et assurant que « le ministère public n’a jamais pu démontrer l’implication ou la complicité » des quatre Français.

Dans la foulée de l’opération de police du 19 mars 2013, une quarantaine de personnes – agents des douanes, de la police et des services de sécurité aéroportuaires – avaient été arrêtées. La majorité d’entre elles ont été relâchées au fil des mois.

En France, une enquête a également été ouverte après l’interception de l’avion en République dominicaine. Mais dès janvier 2013, les gendarmes étaient sur la piste de « comportements suspects » de passagers d’un Falcon 50 ayant atterri un mois plus tôt à Saint-Tropez (sud-est).

Le 9 décembre 2012, un douanier en poste à Toulon (sud-est), soupçonné aujourd’hui de complicité, était allé accueillir l’avion, avec à son bord Pascal Fauret, Bruno Odos et Nicolas Pisapia. Il avait fait entrer sur le tarmac deux véhicules qui avaient emporté dix valises déchargées de l’appareil.

Selon l’enquête, deux autres déchargements identiques avaient eu lieu en 2012. Un autre était prévu pour le 18 mars 2013.

Mais la défense des Français a fait feu de tout bois pour que ces faits ne soient pas utilisés par l’accusation durant le procès.

Depuis 2008, au moins trois Françaises ont séjourné dans les geôles dominicaines, toutes affirmant que la drogue trouvée dans leurs bagages y avait été introduite à leur insu. Elles ont aujourd’hui recouvré la liberté, après parfois plusieurs années de détention.

Source : AFP

http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2015/08/14/rep-dominicaine-cocaine-quatre-francais-condamnes-a-20-ans-de-prison,1269767.php

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Une peine de vingt ans de prison a été requise vendredi contre l’Isérois Bruno Odos et son ami le Rhodanien Pascal Fauret ainsi que contre deux autres français. Ils sont accusés de trafic de drogue en République dominicaine.

  • France 3 Alpes avec AFP
  • Publié le 08/08/2015 | 10:01, mis à jour le 08/08/2015 | 11:30

Bruno Odos au début de son procès, le 29 mai 2015 © AFP

© AFP Bruno Odos au début de son procès, le 29 mai 2015

« Le ministère public a présenté ses conclusions et a demandé 20 ans pour chacun de nos clients », a indiqué Me Maria Elena Gratereaux, avocate de Bruno Odos et Pascal Fauret, deux pilotes d’un avion Falcon 50 intercepté le 19 mars 2013 alors qu’il était sur le point de décoller de l’aéroport de Punta Cana et dans lequel se trouvaient plusieurs valises contenant 680 kilos de cocaïne.
La même peine a été requise contre l’intermédiaire Alain Castany et le passager Nicolas Pisapia, ainsi qu’un officier de la police anti-drogue. Les quatre Français sont accusés par le procureur Milciades Guzman d’avoir formé, avec leurs 10 coaccusés dominicains membres de différents organes de sécurité publique ou aéroportuaire, un réseau international de trafiquants de drogue.
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A quelques jours de la fin du procès, un « repenti » livre un témoignage à charge. La défense dénonce un accord avec le procureur local.

Le procès des quatre Français retenus en République dominicaine dans l’affaire dite « Air Cocaïne » a connu un nouveau rebondissement lors de la dernière audience qui s’est tenue, le 30 juillet, à Saint-Domingue.

L’un des prévenus dominicains, un militaire, aurait livré un témoignage accablant pour les quatre Français, selon l’avocat de Nicolas Pisapia (le passager du vol à destination de Saint-Tropez) qui dénonce « un accord conclu avec le parquet« .

Le procureur Milciades Guzman fera ses réquisitions ce vendredi fort de ce nouveau témoignage.

LIRE: http://www.nicematin.com/derniere-minute/proces-air-cocaine-la-defense-denonce-un-deal-avec-le-procureur.2303395.html

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Le Monde.fr | 09.03.2015 à 18h50 • Mis à jour le 09.03.2015 à 21h31 | Par Jean-Michel Caroit (Saint-Domingue, correspondant)

Pascal Fauret, à Saint-Domingue, le 9 mars.

Nouveau coup de théâtre au tribunal de Saint-Domingue, où le procès des quatre Français arrêtés en mars 2013 à bord d’un Falcon 50 chargé de 700 kilos de cocaïne a une nouvelle fois été renvoyé. L’audience, qui s’est ouverte lundi 9 mars peu après 11 heures (heure locale) dans une salle comble, a duré moins d’un heure. Elle s’est rapidement transformée en une passe d’armes entre la présidente du tribunal, Giselle Mendez, et le procureur général adjoint, Milciades Guzman. Dénonçant « la partialité du tribunal en faveur des accusés », le représentant du ministère public a demandé la récusation des trois magistrats du tribunal.

Lire le contexte : Ouverture du procès « Air cocaïne » à Saint-Domingue

Après avoir consulté ses deux adjoints, Felipe de Jesus Molina et Delio German, la présidente Mendez a suspendu l’audience et a annoncé qu’il reviendrait à la cour d’appel de se prononcer sur la demande de récusation du procureur général adjoint. Aucune date n’a été fixée pour la saisine de la cour d’appel. Selon plusieurs avocats de la défense, ce nouveau rebondissement pourrait retarder l’ouverture du procès au fond de plusieurs semaines.

« C’est tout simplement un scandale, c’est le procédé dont a usé le procureur à de multiples reprises quand il est en position de faiblesse », tempêtait Pascal Fauret, l’un des pilotes, à la sortie de la salle d’audience. « On va encore devoir rester ici des semaines ou des mois en attendant que ça commence réellement, alors qu’on a déjà perdu deux ans de notre vie et qu’on ne pensait pas que ce scénario pouvait refaire surface, c’est désespérant », ajoutait-il.

Trois opérations antérieures évoquées

Un peu plus loin, le procureur général adjoint défendait pied à pied sa position : « Nous disposons de toutes les preuves pour démontrer devant un tribunal que ces quatre citoyens français savaient parfaitement ce qu’ils venaient faire en République dominicaine, à savoir chercher 700 kilos de cocaïne, et ce n’est pas la première fois qu’ils le faisaient », soutenait-il. « Mais nous ne pouvons accepter que le tribunal nous bâillonne et nous empêche d’exposer les antécédents de cette opération, comme l’ont demandé les avocats de la défense, il s’agit d’un manque d’impartialité flagrant du tribunal », affirmait M. Guzman.

Invité à lire l’acte d’accusation peu après le début de l’audience, le procureur général adjoint a évoqué des opérations antérieures à celle du 19 mars 2013, qui s’est terminée par l’arrestation des quatre Français et de quarante-trois Dominicains, dont la plupart ont été libérés. Seuls dix d’entre eux, neuf militaires et un civil, comparaissaient lundi. Les avocats de la défense ont alors interrompu le procureur, faisant valoir que l’acte d’ouverture du procès au fond ne portait que sur l’opération du 19 mars et excluait trois opérations antérieures. Cette position a été validée par la présidente Mendez, ce qui a provoqué une vive réaction du procureur Guzman et sa demande de récusation du tribunal.

Les audiences préliminaires avaient déjà été marquées par de nombreux renvois provoqués par les manœuvres dilatoires des avocats et du ministère public. Après quinze mois de détention provisoire, les pilotes Pascal Fauret et Bruno Odos, le membre d’équipage Alain Castany et le passager Nicolas Pisapia avaient été remis en liberté le 21 juin 2014 avec interdiction de quitter le territoire dominicain dans l’attente de leur procès au fond. Leurs avocats avaient bon espoir que ce procès ne soit pas une nouvelle fois renvoyé.

Le Point.fr – Publié le 01/08/2014 à 14:27 – Modifié le 01/08/2014 à 14:35

EXCLUSIF. Les dirigeants de la société SN THS, qui utilisaient le Falcon 50 d’Afflelou, ont pris contact avec la police avant le vol vers Punta Cana.

Photographie prise par la DNDCD, service antidrogue dominicain, des valises de cocaïne saisies dans le Falcon 50.
Photographie prise par la DNDCD, service antidrogue dominicain, des valises de cocaïne saisies dans le Falcon 50. © DR
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Fureur de la juge d’instruction Saunier-Ruellan qui, après l’audition de deux policiers il y a quelques jours, a dessaisi l’OCRTIS (un service de la police) au profit de la gendarmerie, dans l’enquête sur Air cocaïne. Motif : « Des éléments ont été dissimulés à la justice. » Dans cette affaire, un Falcon 50, appartenant à l’homme d’affaires Alain Afflelou, et prêté en leasing à la compagnie SN THS, avait été immobilisé en mars 2013 sur le tarmac de l’aéroport de Punta Cana en République dominicaine, avec à son bord près de 700 kg de cocaïne. Les pilotes Bruno Odos et Pascal Fauret avaient aussitôt été placés en détention provisoire, tout comme Alain Castany, membre de l’équipage, et Nicolas Pisapia, le passager VIP. En France, les deux dirigeants de SN THS, Fabrice Alcaud et Pierre-Marc Dreyfus avaient connu le même sort, ainsi qu’un entrepreneur roumain Franck Colin et un douanier François Xavier Manchet.

La juge n’a pas du tout apprécié que personne n’ait jugé bon de l’avertir que Fabrice Alcaud, un dirigeant actionnaire de SN THS, avait joué de ses contacts début 2013 pour joindre un agent de la Direction de la coopération internationale (DCI). Et ce, avant même le fameux vol « Air cocaïne ». Alcaud voulait en effet, à la suite des inquiétudes des pilotes, se renseigner sur son nouveau client, Nicolas Pisapia. Lors d’un premier vol depuis Saint-Domingue vers la France fin 2012, les pilotes avaient remarqué que Nicolas Pisapia s’était fait photographier à l’aéroport. Officiellement à Punta Cana pour des « affaires immobilières qui se sont révélées infructueuses », selon son avocat Julien Pinelli, Nicolas Pisapia avait voyagé avec une dizaine de valises suspectes. Alcaud, décidé à en savoir plus, a donc été mis en relation avec des policiers de l’OCRTIS, qui lui auraient affirmé qu’aucune enquête n’était menée contre le passager d’origine roumaine. Les pilotes avaient été rassurés, d’autant plus qu’un deuxième vol depuis Quito (Équateur) vers la France s’était déroulé sans encombre.

Un contrat de 300 000 euros pour trois vols

Ce n’est que lors du troisième voyage, le fameux « Air cocaïne », que près de 700 kg de cocaïne ont été saisis dans le Falcon 50, stationné sur le tarmac de l’aéroport de Punta Cana. Pour Céline Astolfe, avocate de Fabrice Alcaud, cet élément montre que son client n’a pas participé à un trafic de drogue : il aurait justement essayé de le prévenir. « C’est ce que je martèle depuis le début », s’exclame l’avocate. De source proche du dossier, « c’est une pratique régulière qui n’est pas rare dans l’aviation d’affaires. C’est de la responsabilité du dirigeant de la compagnie », explique-t-on. 48 heures après l’audition houleuse de l’officier de police judiciaire, qui a confirmé qu’Alcaud été entré en contact avec lui, la juge a donc dessaisi l’OCRTIS et ordonné la remise en liberté du dirigeant de SN THS. Fabrice Alcaud, toujours mis en examen, mais astreint à un contrôle judiciaire, était en détention provisoire depuis de longs mois. L’autre dirigeant de la société, Pierre-Marc Dreyfus, n’est, lui, toujours pas sorti de prison.

Ce nouvel élément joue incontestablement en faveur de Fabrice Alcaud et de Pierre Marc Dreyfus. Mais la justice enquête toujours sur des flux financiers suspects. Pour ces trois vols transatlantiques (Saint Domingue, Quito et Punta Cana) avec pour passager Nicolas Pisapia, SN THS avait signé un juteux contrat, d’environ 300 000 euros, selon nos informations. Et d’importants retards de paiement – des « délais de paiement déraisonnables » – attirent l’attention des enquêteurs, qui se demandent pourquoi, alors qu’on parle de sommes colossales, certaines prestations n’ont pas été payées en temps et en heure.

Alain Castany, pilote et broker

Les enquêteurs – désormais les gendarmes, puisque la police a été dessaisie – s’intéressent toujours à un certain Franck Colin, d’origine roumaine lui aussi, bien connu dans le milieu fermé de la jet set. C’est lui qui aurait été le bénéficiaire de ces vols. Franck Colin n’est pourtant jamais monté dans le Falcon 50, préférant laisser sa place à son « ami » et associé, Nicolas Pisapia. Interpellé à Paris à la sortie de sa banque, Franck Colin est toujours en détention provisoire. « Rien, pourtant, ne le rattache à un quelconque trafic de drogue », s’agace son conseil, Me Kaminsky.

Comment Franck Colin a-t-il été mis en contact avec la société SN THS ? Grâce à Alain Castany, interpellé aux côtés de Bruno Odos, Pascal Fauret et Nicolas Pisapia en République dominicaine, et inscrit sur le plan de vol en tant que « membre de l’équipage ». Pilote habilité sur Falcon 10 et 20, Alain Castany avait déjà effectué un vol en France direction Saint-Tropez, où il avait emmené Franck Colin et sa famille. Lorsque Franck Colin, qu’il ne connaît guère, lui a manifesté son intérêt pour effectuer trois vols transatlantiques, Castany, qui n’a pas la licence pour voler sur un Falcon 50, l’a mis en contact avec la société SN THS. Pour son rôle de broker (apporteur d’affaires), Castany touchera une commission de 3 000 euros, explique son avocat Karim Beylouni, qui défend lui aussi mordicus l’innocence de son client.

Mais alors, que faisait-il sur le vol « Air cocaïne », s’il n’était pas pilote, mais simplement un apporteur d’affaires ? Une source proche du dossier sourit : « C’est très simple. Le broker veille à ce que son client ne traite pas, à l’avenir, directement avec la société qui organise le voyage. Il n’est pas rare que le broker voyage avec son client, ou envoie une hôtesse, pour garder la main sur son business. »

SOURCE: http://www.lepoint.fr/societe/air-cocaine-des-elements-dissimules-a-la-justice-01-08-2014-1850808_23.php

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