Articles Tagués ‘OCRTIS’

C’est un témoignage inédit. Celui d’un ancien indic de la police qui dénonce les méthodes de l’office de lutte contre les stupéfiants. Ses accusations ont donné lieu à l’ouverture d’une enquête. Il a choisi BFMTV pour raconter son histoire. Un homme de l’ombre aujourd’hui en pleine lumière. Hubert Avoine a travaillé comme informateur de la brigade de lutte contre le trafic de stupéfiants jusqu’en 2013.

« Pendant six ans, mon rôle a été de pénétrer les réseaux, d’identifier les intermédiaires, de recueillir des informations et de les transmettre. Pour qui? Pour quoi? Je l’ignorais et je n’avais pas à le savoir, persuadé que cela contribuait à un combat juste et nécessaire », présente-t-il dans son livre à paraître ce jeudi.

Des dizaines de valises de cannabis
Il affirme avoir infiltré les réseaux des plus gros narcotrafiquants. Dans son ouvrage, L’Infiltré, il dénonce les méthodes de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants. Son contact était alors François Thierry, l’ex-patron de la lutte antidrogue depuis muté à la sous-direction antiterroriste, placé en garde à vue ce mercredi matin dans l’affaire
Lire

http://www.bfmtv.com/police-justice/un-ancien-indic-de-la-police-accuse-l-office-des-stups-de-complicite-avec-des-trafiquants-de-drogue-1112575.html

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FRANCE: l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) a-t-il laissé Sofiane Hambli porter plainte contre la DNRED?

Publié: 27 décembre 2016 par Marc Fievet dans 36, Blanchiment, CELTIC, Cyberdouane, DG de la Douane française, DNRED, Douane française, Drogues, Gendarmerie, Guardia Civil, Justice, NARCOTRAFIC, Narcotrafic INFOS, NS 55, OCRTIS, Police, Policia, Secret Defense, SERVICES ESPAGNOLS, SERVICES FRANCAIS, SVA, TRACFIN, UAR
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ocrtis1La plainte de Sofiane Hambli, ex-importateur de cannabis et  ex-informateur privilégié des stups (OCRTIS), reflète les rivalités entre policiers et douaniers (DNRED) engagés dans la lutte antidrogue.

Les coups bas dans les services sont « monnaie courante » et la rivalité entre chefs des services est en France une réalité du terrain.

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La lutte contre le trafic de stupéfiants ressemble à un champ de bataille.

La dernière grenade dégoupillée a éclaté le 9 décembre 2016 avec cette plainte inédite visant les douanes. Elle émane de Sofiane Hambli, l’un des plus gros trafiquants de cannabis en France. Jusqu’à son arrestation cet automne, cet homme de 41 ans était un informateur privilégié des policiers de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS), concurrent direct des gabelous (douaniers).LP/Arnaud Journois

Sofiane Hambli aurait préféré rester dans l’ombre mais son interpellation, consécutive à la découverte en plein Paris de 7 tonnes de résine de cannabis en octobre 2015, a ruiné son business lucratif, la vie de château et les arrangements à l’amiable avec François Thierry; désormais l’importateur dévoilé craint maintenant pour sa vie.

Et comme, c’est la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) qui l’a fait tomber puisque l’OCRTIS n’hésite plus à parler de piège tendu par les enquêteurs de la DNRED, la plainte que vient de déposer Sofiane Hambli n’a pu qu’être avalisée par l’OCRTIS, trop heureuse de se dégager du merdier dans lequel son directeur François Thierry l’a précipité.

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Lire l’article du Parisien:

http://www.leparisien.fr/faits-divers/l-importateur-de-cannabis-attaque-les-douanes-25-12-2016-6492546.php

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Lire aussi l’article de l’Aviseur international

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FRANCE (Justice): « Sofiane HAMBLI contre la DNRED (Douane française) » ou « Descente chez les Tartuffes »

sophiane-hambliLe 9 décembre 2016, Maitres Joseph Cohen-Sabban et  Fabian Lahaie, les avocats de Sofiane Hambli, ont déposé une plainte contre les douanes françaises et plus particulièrement contre la DNRED.

Que va faire l’OCRTIS pour tirer d’affaires son indic, qui est, pour l’instant, le seul à pâtir de cette guerre des services français?

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dnred-nantesBien qu’inhabituelle, cette plainte, qui n’est pas sans rappeler celle déposée en son temps par Marc Fievet, l’agent infiltré NS55 de la DNRED, qui avait porté plainte contre X et qui se solda par une décision rendue par la Juge Sophie Clément absolvant aussi bien la DNRED, que Marc Fievet de toutes actions de narcotrafic, sans pour autant permettre à Marc Fievet d’obtenir enfin réparation des 3888 jours non stop passés en détention aussi bien en Espagne, en Angleterre,  au  Canada  et en  France.

En effet le NON-LIEU rendu par la Juge d’instruction parisienne Sophie Clément suite à son instruction qui s’était heurtée au SECRET DÉFENSE, se concluait par «  qu’il n’y a pas lieu de poursuivre quiconque pour complicité de trafic de drogue car « les investigations entreprises, les auditions réalisées, l’étude des documents figurant en procédure, ne permettent pas de caractériser à l’encontre de Marc Fievet les faits de trafic de stupéfiants « .

Lorsqu’il s’ est agi de condamner les donneurs d’ordre des actions d’infiltration de Marc Fievet, ce dernier ne peut être reconnu coupable de narcotrafic, mais lorsqu’il s’agit de trouver une solution pour réparer les manques importants d’assistance et de soutien à l’agent infiltré que fut Marc Fievet, les Douanes françaises continuent encore en 2016 à considérer que Marc Fievet ne peut bénéficier de cette décision de la juge Sophie Clément…

Cherchez l’erreur! 

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LIRE plus:

FRANCE (Justice): « Sofiane HAMBLI contre la DNRED (Douane française) » ou « Descente chez les Tartuffes »

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Lors de la visite à la DNRED du président Hollande et du ministre Sapin, suite à la saisie du Boulevard Exelmans, le directeur Jean Paul Garcia est absent, remplacé par Hélène Crocquevieille, la DG de la Douane française

Dans l’affaire de la saisie de sept tonnes de cannabis, Me Cohen-Sabbant vise le procès-verbal des deux douaniers « verbalisateurs ».

Ils auraient soi-disant été « destinataires d’un renseignement » – arrivé « miraculeusement » le 17 octobre, ironise Me Cohen-Sabban – concernant ces camionnettes « stationnées boulevard Exelmans » et lestées de 212 « valises marocaines ». Elles se trouvaient précisément sous les fenêtres d’Hambli qui attendait, dit-il, le coup de fil des acheteurs pour envoyer ses chauffeurs leur apporter la marchandise, en accord avec l’Office des stups (OCRTIS) prêt à les « péter », c’est-à-dire les arrêter.

lire plus: https://ns55dnred.wordpress.com/2016/12/06/france-ocrtis-sophiane-hambli-va-porter-plainte-contre-la-dnred/

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Les rivalités malsaines entre police et douanes

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07/10/2016

Un nouvel exemple de la rivalité entre douanes et police. 1,4 tonnes de cannabis et une arme de poing ont été saisies mi-septembre dans les Landes par l’OCRTIS, l’Office central de la répression du trafic illicite des stupéfiants, et 5 personnes ont été mises en examen.

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Une belle affaire qui aurait pourtant pu mal tourner…

Les douaniers travaillaient sur la même filière et étaient prêts à intervenir le même jour que les policiers.

Chacun travaillait en fait dans son coin depuis des mois sur cette affaire. Dans le cadre d’une commission rogatoire du TGI de Versailles concernant l’OCRTIS, et de façon totalement indépendante concernant les douaniers qui n’ont, au contraire des policiers, pas besoin de l’aval de la justice pour enquêter sur des filières et intercepter de la marchandise. C’est un des dnredpoints faibles de la lutte contre le trafic de stupéfiant, explique un agent de la DNRED, la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières : « Si la justice chapeautait systématiquement les enquêtes, elle aurait une vue d’ensemble et il y aurait moins de problème de coordination entre services, mais cela signifierait aussi que les douanes perdraient en autonomie, ce qui est leur point fort dans d’autres dossiers ».

lire: http://rmc.bfmtv.com/emission/quand-policiers-et-douaniers-se-font-des-cachoteries-et-menacent-de-faire-capoter-une-intervention-1045249.html

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par CIRC
80 000 usagers de cannabis ont recours exclusivement à l’auto-culture
Pas un mois, pas une semaine sans qu’un fait divers vienne attester de l’échec totale de la prohibition des drogues en général et du chanvre/cannabis en particulier. Règlements de compte à l’arme lourde dans les quartiers populaires ; corruption au sein même des services chargés de la lutte contre le trafic (l’OCRTIS impliquée dans une « affaire d’État » selon le quotidien Libération), sans parler de celles de certaines BAC (Brigade anti- criminalité) à Marseille, notamment ; disparition de saisies de cocaïne à la Brigade des stupéfiants de Paris (toujours pas élucidée)…
De nombreuses arrestations et plus une place dans nos prisonsÀ cela vient s’ajouter le harcèlement quotidien de centaines de milliers d’individus, jeunes pour la plupart, issus des quartiers populaires et des « minorités visibles » comme il se dit. 150 000 personnes sont en effets interpellées chaque année pour le seul cannabis. Nos prisons craquent de toute part, les tribunaux saturent. C’est à une véritable gabegie sociale, humaine et financière que nous assistons, provoquant défiance et mépris d’une partie de la population à l’égard des autorités.

Plus de 45 ans ont passés depuis l’adoption par une poignée de député(e)s, de la loi du 31 décembre 1970. Et si les mœurs de nos concitoyen(ne)s ont considérablement évolué, la loi, elle, s’est vue renforcée. Ainsi la contestation du dogme prohibitionniste s’est-elle vu restreinte grâce à l’article L.3421-4 du Code de la Santé Publique qui puni la « présentation sous un jour favorable l’usage des stupéfiants ». Or comment parler des drogues sans évoquer le plaisir qu’elles peuvent procurer ?

Ce dispositif légal n’a pas à notre connaissance, d’équivalent dans le Droit européen. Il constitue une très grave atteinte à la liberté d’expression. Ainsi la Brigade des stupéfiants est-elle devenue une véritable police politique chargée depuis la création du CIRC voici 25 ans, de relever et poursuivre les propos jugés « incitatifs ».

LIRE sur: http://www.economiematin.fr/news-legalisation-cannabis-prohibition-drogue-circ#disqus_thread

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En attendant, les trafiquants ont encore de beaux jours devant eux, puisqu’ils semblent décider de la quantité qui sera saisie, et quand.
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Après la saisie de 7 tonnes de shit à Paris, la justice a mis son nez dans la lutte contre le trafic de stups. Où l’on découvre que les douaniers ont mis par terre l’enquête prometteuse de la PJ, avec à la clef de lourds ennuis pour les indics…
Sipa

Jusqu’où les services de lutte contre le trafic de stupéfiants peuvent-ils aller pour infiltrer les réseaux ? Jusqu’où peuvent-ils couvrir les commeçants du shit pour en faire tomber d’autres ? Tant que cette guerre se mène loin des yeux et des oreilles du public, tout va bien. Dés lors que l’on ouvre la boite de Pandore, les dessous peu chics vous sautent à la figure. C’est exactement ce qui est en train de se produire, avec des avocats bien décidés à déstabiliser les services de l’Etat, des services souvent plus concurrents que fraternels et désormais, il fallait s’y attendre, des voyous qui se lâchent (ils auraient tort de s’en priver) dans les bureaux de la police des polices. Un déballage peu glorieux qui jette notamment la suspicion sur les pratiques de la police judiciaire, avec cet ex-indicateur qui raconte comment des policiers auraient participé au déchargement d’une cargaison de shit dans le sud de l’Espagne, comme le rapporte ce lundi 23 mai Libération

Reprenons. Officiellement, tous les services de l’Etat travaillent main dans la main contre le trafic de stupéfiants. Deux des trois commissaires qui chapeautaient l’office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS), fleuron de la police judiciaire (PJ), ont été appelés à d’autres fonctions, pas forcément déshonorantes au demeurant, puisque son chef, le commissaire François Thierry, occupe désormais un rôle clef au cœur du dispositif antiterroriste, mais officiellement, on ne change pas une équipe qui gagne. Le shit est à tous les coins de rue, mais officiellement tout va bien…

Officieusement, c’est une autre histoire : les coups bas n’en finissent pas entre deux des principaux acteurs de la répression, les douanes et la PJ. Ultime rebondissement : le rapatriement en hélicoptère, par le GIGN (groupe d’intervention de la gendarmerie nationale), de Bruxelles, où il a été interpellé, à Paris, d’un voyou patenté, logisticien millionnaire du trafic de cannabis, à qui certains taillent un costume d’indicateur de l’Office des stups…

D’un côté, la DNRED (direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières) et ses plus de 700 agents, oeuvrant sous la coupe du ministère de l’économie et des finances ; de l’autre, l’OCRTIS, rattachée à la Place Beauvau. Deux services de pointe censés rouler dans le même sens, sauf qu’ils se retrouvent parfois concurrents sur le terrain, et qu’à force de mauvaises manières, c’est la crédibilité de la lutte contre le trafic qui s’en trouve affectée. Au cœur du dernier bras de fer en cours, les suites de la saisie de sept tonnes de shit par la douane, entreposées dans quatre camionnettes (louées dans la même agence) négligemment stationnées sur un boulevard du chic 16ème arrondissement, en octobre 2015. Sept tonnes importées en France sous très haute surveillance, puis que les douaniers étaient sur le coup depuis le chargement au Maroc, grâce à un aimable informateur visiblement soucieux de se débarrasser de quelqu’un… mais aussi l’Office des stupéfiants, qui avait également un correspondant au cœur du trafic en la personne du logisticien chargé du convoi : un camion chargé de dix huit tonnes de cannabis, cachées au milieu de plats à tajine. Une livraison surveillée en bonne et due forme, selon les termes consacrés, autrement dit une commande verrouillée par les services de l’Etat, sous le contrôle de la justice, pour piéger des trafiquants autrement intouchables.

Les douaniers savaient-ils que la PJ attendait beaucoup de la livraison de cette marchandise, espérant bien neutraliser un réseau de revendeurs ? Les policiers en ont aujourd’hui la certitude, ce qu’ils ont d’autant de mal à digérer que les douanes se sont offerts une saisie « sèche », sans arrêter le moins dealer. Et que cette neutralisation est en passe de déboucher sur le plus formidable pataquès que la lutte contre la drogue ait connu. Avec des conséquences que le ministre de l’Intérieur, Général de cette « guerre » contre la drogue, ne saurait ignorer.

D’abord confiée à l’Office des stups, l’enquête judiciaire a atterri entre les mains de la brigade des stupéfiants de la préfecture de police. Indices : plusieurs éléments matériels retrouvés dans les fameuses camionnettes (un ticket bancaire, des vêtements, une tranche de pizza…) ont permis d’identifier un homme que nous appellerons Imed, pour sa sécurité personnelle, lequel serait l’un des principaux informateurs de la PJ sur le marché du cannabis. Un homme que traitait en direct le chef de l’Office, eut égard au rang de ce « tonton » et à son passé dans le crime. Le genre d’informateur que tout « poulet » normalement calibré souhaiterait avoir dans son carnet d’adresses, à charge pour lui de le laisser se payer sur la bête. Un « collaborateur » sérieux et efficace. Un garçon d’une quarantaine d’années, « vif, intelligent et respectueux » selon son avocat, qui réussissait si bien qu’il avait cassé les prix, probablement l’une des raisons pour lesquelles il dérangeait tant ses concurrents. Sauf que cet homme dort en prison depuis son rapatriement aéroporté de Bruxelles, où il a été arrêté alors qu’il retrouvait sa compagne, venue lui rendre visite depuis Paris, cette prison qu’il avait réussi à éviter depuis cette fameuse incarcération en Espagne, durant laquelle des policiers français lui avaient rendu une visite intéressée.

Les douanes ont fourni plusieurs explications baroques au lendemain de l’enlèvement des camionnettes (à l’aide de grues empruntées à un dépanneur du Val-de-Marne). Elles ont expliqué avoir été alertées par un voisin, avancé l’idée que leurs chiens avaient détecté le produit par hasard, mais comment auraient-elles localisé le lieu de stationnement si l’un des véhicules n’avait pas été équipée d’une balise ? L’Office des Stups, lui, ne savait pas où elles étaient garées, ayant choisi d’attendre la livraison pour passer à l’offensive. Une fusée à plusieurs étages, puisqu’il s’agissait dans un second temps d’infiltrer un important réseau européen, projet malencontreusement tombé à l’eau.

« Un massacre », résume un cadre de la PJ, qui défend cette méthode consistant à s’appuyer sur des voyous installés au cœur du trafic, la seule permettant à ses yeux de réaliser des affaires. Un coup d’autant plus sévère que le « tonton » ne va être le seul à devoir s’expliquer : les policiers eux aussi seront entendus par les juges, peut-être même auront-ils droit à des perquisitions, même si celui que nous appelons Imed opte pour l’omerta, sa seule issue s’il tient à la vie. Sauf que dans la maison d’en face, aux douanes, on ne compte pas les points de la même façon : la seule chose qui compte c’est le nombre de tonnes saisies que l’on affiche en fin d’année, 150 tonnes environ contre 5 pour la PJ, un chiffre qui doit être en hausse si l’on veut obtenir les bonnes grâces du ministre des Finances. Quitte à le gonfler artificiellement, en actionnant l’importation de marchandise sur le territoire français ou en comptabilisant une drogue saisie en haute mer et destinée à un pays tiers, le tout en recourant à des méthodes très similaires à celles de leurs concurrents de l’Office, avec une petite nuance, d’ordre sémantique : aux douanes, l’informateur est appelé « aviseur ». Et une autre d’ordre financière : l’ « aviseur » est plus grassement rémunéré que le « tonton », des primes qui peuvent aller jusqu’à 1 000 euros par kilo de cocaïne saisi, comme ce fut consigné par la justice il y a 5 ans, lorsqu’éclata un scandale dont l’affaire des sept tonnes pourrait bien être une réplique.

L’histoire démarre par un courriel reçu en novembre 2011 par l’Office des Stups, où il était question d’agents « corrompus » de la DNRED accusés d’avoir purement et simplement détourné « plusieurs kilos de cocaïne avec l’assistance de trois informateurs », dont un certain « Pacho ». Un mail également adressé à un magistrat du Parquet de Paris, avec tous les détails. Une enquête préliminaire est lancée et voilà Jean-Paul Garcia, directeur de la DNRED, entendu à l’Office des Stups par le patron et son adjoint. Deux des douaniers visés dans le fameux mail ont déjà été mutés, avant dispersion des survivants de l’équipe, soutient le directeur, mais pas pour des raisons disciplinaires. Seule ombre au tableau à sa connaissance : ses hommes n’ont pu exfiltrer à temps une source lors d’une opération baptisée « Hard Rock Café », une livraison surveillée entre la Colombie et l’Italie, via la France, validée par le Parquet, au cours de laquelle l’aviseur, un certain Pacho, avait réceptionné plusieurs paquets d’une vingtaine de kilos auprès d’une passeuse…

« Je suis étonné qu’on puisse attacher autant d’importance à cette lettre anonyme », déclare le directeur de la DNRED sur procès verbal. Pour lui, on cherche à « déstabiliser le service ». Mais la machine judiciaire est lancée : les dix kilos mentionnés dans le mail dormaient dans un coffre du service, où ils sont saisis par la police. Incarcéré, Pacho, l’informateur colombien, ne se fait quant à lui pas prier pour raconter ce qu’il sait. Comment les douaniers en poste à Roissy prélevaient les valises contenant la marchandise et les sortaient de l’aéroport. Combien il était payé par kilo saisi. Combien les douanes lui doivent. Sans oublier de mentionner le grand projet qui se profilait lorsqu’il a été coffré : le transfert par avion de six tonnes de cocaïne entre la Colombie et le Maroc, puis leur acheminent sous contrôle jusqu’en France, à destination de clients russes et hollandais…

De là à imaginer que la saisie de sept tonnes et la mise à mal de l’un des meilleurs informateurs présumés de l’Office des Stups soit une réponse à cet épisode désastreux pour les douanes, il y a un pas que certains franchissent, mais qu’un douanier dément vertement : « Entamer une guerre avec la police serait crétin ».

En attendant, les trafiquants ont encore de beaux jours devant eux, puisqu’ils semblent décider de la quantité qui sera saisie, et quand.

Frédéric Ploquin

Journaliste à Marianne, j’écris sur la Place Beauvau depuis 1982. J’ai suivi le dossier « police » au Matin de Paris, puis à l’Evénement du jeudi, avant de poursuivre à Marianne.
Braquages spectaculaires ou foireux, traques vaines et coups de filets retentissants, coups de feu ciblés ou hasardeux, évasions en douce ou explosives, armes en stock et cocaïne en soute, il n’est pas un jour sans que flics et voyous ne fassent parler d’eux.

http://www.marianne.net/fredericploquin/affaire-francois-thierry-bercy-contre-beauvau-les-rates-guerre-contre-drogue

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OCRTIS123 mai 2016

Par CREDO

Blog : Le blog de CREDO

Après RTL, le Parisien et nous même (info.agencedepresse-credo.fr le 16 mars 2016), c’est Libération qui, ce matin, y va de son dossier sur les méthodes de travail de l’Office central du trafic illicite des stupéfiants… Sauf qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil, loin de là !

L’IGPN (la police des polices) continue son enquête autour de la saisie, en octobre 2015 dans le XVIe arrondissement de Paris, de 7 tonnes (!) de cannabis par les services des douanes. « Une incroyable histoire » pour certains observateurs. Encore plus incroyable si l’on en croit les confidences d’un « infiltré » publiées aujourd’hui par Libé qui raconte comment, au printemps 2012, il a gardé une villa espagnole où sont parvenus près de 19 tonnes de shit transbahutées, selon cet informateur, par les policiers eux-mêmes. Et bien, malheureusement cette histoire n’est ni extraordinaire, ni unique. Que peut-on reprocher aux policiers de l’OCRTIS, en commençant par leur patron ? Leur trop grande proximité avec un très important trafiquant de drogue qui aurait aussi été leur indic, y compris dans cette affaire de 7 tonnes de shit. Au fil des informations livrées à la sagacité de chacun, depuis le début de l’affaire, on avait compris que ces 7 tonnes de shit faisaient en fait partie d’une livraison « surveillée ».

Franco et Carlos

Cette méthode est tolérée par la justice, à condition d’être très encadrée par des magistrats. Ainsi ne faut-il pas que la police soit à l’initiative de la fourniture  de la drogue, même en la faisant transiter par un trafiquant qu’elle manipulerait. Contre toute attente, à l’OCRTIS, il fut une époque où cette (mauvaise) façon de faire était tombée dans le quotidien. Deux sud-américains, Franco et Carlos, étaient appointés par les policiers français pour « monter des coups ». Ils avaient même leur bureau aux stup’s où – officiellement – ils étaient appointés comme interprètes… La drogue provenait souvent de saisies antérieures. Les policiers allaient même parfois la chercher auprès de collègues d’Amérique du Sud. Je me souviens de l’arrivée à Paris de plusieurs dizaines de kilos de coke convoyés par un commissaire de l’OCRTIS qui, déclinant son identité auprès du commandant de bord, avait fait passer le contenu du colis comme étant classé secret défense afin de le garder avec lui en cabine. La came venait des services fédéraux anti stup’s brésiliens. A Roissy, les voitures de l’OCRTIS attendaient sur le tarmac afin que le commissaire – convoyeur ne passe ni par la douane ni par la Police aux frontières (PAF). Le scandale des affaires menées par Franco et Carlos avait été découvert par un policier et un magistrat Suisse. L’un des indics avaient fini par raconter que, dans leur magouille, tout le monde se sucraient, des policiers en premier. Mais aucune enquête n’avait été réellement menée dans les rangs de la police française. L’un des patrons de l’OCRTIS devint même par la suite directeur central de la police judiciaire. En 2008, un commissaire de police, principal artisan de cette « police connection »,  avait été discrètement exfiltré de l’OCRTIS à la DCRI. Les terroristes et les espions n’avaient qu’à bien se tenir ! Aujourd’hui, c’est le chef de l’office qui, voici peu, a été transféré à la sous – direction antiterroriste de la PJ où il est devenu adjoint de l’adjoint du chef. En attendant que l’IGPN et la justice éclairent ses pratiques. Trafic d’Etat lance Libération ! Pour nos confrères il est quasiment impossible que personne n’ait été au courant de ces pratiques au-dessus du chef de l’OCRTIS. Et le quotidien de promettre très vite du mou dans la corde à noeux de la DCPJ. La principale interrogation que soulève cette dernière affaire est celle des relations du patron des stup’s avec cet indic, interpellé depuis en Belgique et livré à la France, et devenu au fil du temps un des « barons » du trafic de shit en France. En résumé, si l’on ne fait pas de « bonne police, sans basse police », jusqu’où peut-on aller dans la basse pour atteindre la bonne ? Et à la question : qui à la PJ était au courant, il y en a une autre, loin de n’être que subsidiaire : l’OCRTIS invoquant des livraisons contrôlées, des magistrats savaient-ils ? Ont-ils donné leur accord ? Si oui, pour ce volet du dossier, les policiers pourraient dormir tranquille. Ou alors, un procureur et/ou un juge d’instruction ont-ils juste fermé les yeux ? D’habitude, dans ce genre de procédure bien pourrie, c’était souvent parole de flic contre parole de voyou. Cette fois-ci, ce pourrait – être parole de flic contre parole de magistrat…

Alain Hamon/agence de presse CREDO

https://blogs.mediapart.fr/credo/blog/230516/aux-stup-s-les-mauvaises-habitudes-ont-la-vie-tres-tres-dure

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OCRTIS1Scandale sans précédent à Marseille : un commandant de police chargé de la lutte antidrogue a été interpellé hier alors qu’il s’apprêtait à vendre du cannabis à des dealeurs. Il a été placé en garde à vue.

Stéphane Sellami | 19 Mars 2016

Marseille (Bouches-du-Rhône). La drogue que le commandant de police de la brigade des stupéfiants s’apprêtait à revendre à un trafiquant proviendrait de saisies réalisées après le démentèlement de plusieurs réseaux, notamment à la cité sensible de la Castellane.
Marseille (Bouches-du-Rhône). La drogue que le commandant de police de la brigade des stupéfiants s’apprêtait à revendre à un trafiquant proviendrait de saisies réalisées après le démantèlement de plusieurs réseaux, notamment à la cité sensible de la Castellane. (PhotoPQR/« la Provence »/Souillard Bruno.)

Nouveau coup de tonnerre au sein de l’institution policière. Hier matin, un commandant de police en poste à l’antenne de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants…

http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/policier-et-trafiquant-de-drogue-19-03-2016-5640645.php

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Un commandant de police de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) de Marseille, âgé de 47 ans, est interrogé depuis vendredi par «la police des polices» après son interpellation alors qu’il transportait 17 kilos de résine de cannabis dans son véhicule près d’Aix-en-Provence, comme l’avait révélé Le Parisien.

Selon La Provence, «Il semble désormais établi que le policier avait rendez-vous avec un revendeur de drogue, afin qu’il lui cède la marchandise». Une trentaine de kilos supplémentaires, issus d’une saisie douanière, ont par ailleurs été retrouvés à son domicile.

http://www.leparisien.fr/faits-divers/marseille-le-policier-tentait-de-vendre-17-kilos-de-cannabis-20-03-2016-5644043.php

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Un policier est en garde à vue ce vendredi à Marseille (Bouches-du-Rhône) après avoir tenté de vendre plusieurs kilos de cannabis sous scellés.

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« L’OCRTIS est devenu le premier narcotrafiquant de France! » dixit un ancien magistrat instructeur

Magouille institutionnelle, dossiers montés et arrang…

lire: FRANCE (OCRTIS): quant à la lutte contre le narcotrafic!

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dnredL’information est confirmée par le parquet de Paris : l’ancien directeur des opérations (jusqu’en 2014) au sein de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) a été placé en garde à vue dans les locaux de la brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) un service de la police judiciaire parisienne. La DNRED est une des 6 composantes de la communauté française du renseignement au même titre que la DGSI ou la DGSE. L’audition sous contrainte avait débuté mardi matin. Elle s’est terminée mercredi en fin d’après-midi. Le directeur n’a pas été déféré devant un magistrat à l’issue de sa garde à vue.

Les magistrats enquêtent sur les méthodes des services de lutte contre les stupéfiants. Après l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtris), ce sont les douanes qui font l’objet de la curiosité des juges. En janvier, ils ont perquisitionné les locaux de la DNRED, dans une atmosphère houleuse selon des témoins. La justice tente de savoir si les douanes, avisées par des indics, laissent entrer des tonnes de produits stupéfiants sur le territoire national puis procèdent à la saisie de la marchandise en en laissant une partie aux dealers-informateurs.

Ces livraisons sont encadrées par la loi. Mais elles peuvent susciter la convoitise ou la corruption de certains fonctionnaires. Dans un premier temps, les magistrats ont épluché le train de vie des douaniers mis en cause et n’ont pas pu démontrer d’enrichissement personnel à ce stade.

http://www.lepoint.fr/societe/exclusif-l-ex-patron-du-renseignement-des-douanes-en-garde-a-vue-17-03-2016-2026045_23.php

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LIRE aussi:  FRANCE (Grand Bal des « Faux-culs »): tous, du BCS en passant par la DCPJ, la DNRED, l’ IGPN, l’ OCRTIS, le SIAT et … le Parquet vont rivaliser dans le port de « faux-nez »

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L’inspection générale de la Police nationale (IGPN), la police des polices, vient d’être saisie d’une enquête sulfureuse visant l’Office central de lutte contre le trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS).

Enquête de la police des polices sur la disparition de plusieurs tonnes de cannabis Crédit Image : AFP / FRED DUFOUR Crédit Média : Damien Delseny

C’est l’enquête qui dira si c’était véritablement pour « remercier », mais ce qui est certain c’est que depuis quelques jours, l’IGPN, la police des polices, a été chargée de faire la lumière sur les liens qui existent entre l’un des plus gros trafiquants de cannabis français, arrêté le mois dernier en Belgique, et l’office central de lutte contre le trafic de drogue.

Des gardes à vue au plus haut niveau ?

L’affaire agite la police judiciaire depuis plusieurs semaines, et les intéressés eux mêmes s’attendent à des remous, avec des gardes à vue, sans doute même du patron de cet office et des perquisitions. Les juges en charge de l’enquête sur la saisie du mois d’octobre sont persuadés que les policiers leur ont caché des éléments de cette livraison surveillée. Et que la quantité, déjà énorme, saisie cachait en fait une cargaison cinq fois supérieure.

Des pratiques tolérées et encadrées par la loi

La livraison surveillée consiste en quelque sorte à effectuer une filature de la drogue depuis le Maroc jusqu’en France, de manière à identifier les équipes qui viennent récupérer la marchandise. Au mois d’octobre dernier, la procédure a été respectée.

Mais le vrai problème, c’est la découverte de l’origine du tuyau : un trafiquant bien connu, qui serait donc aussi le « tonton » de la police. Alors les questions qui se posent aujourd’hui sont simples : l’office des « stups » peut-elle lutter contre le trafic en s’associant avec l’un de ses barons ? Et les policiers peuvent-ils, pour pécher au gros, devenir les associés momentanés d’une importation de cannabis ?

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/enquete-de-la-police-des-polices-sur-la-disparition-de-plusieurs-tonnes-de-cannabis-7782389956

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faux cul
LIRE:

FRANCE (Grand Bal des « Faux-culs »): tous, du BCS en passant par la DCPJ, la DNRED, l’ IGPN, l’ OCRTIS, le SIAT et … le Parquet vont rivaliser dans le port de « faux-nez »

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Quand une saisie record révèle les liaisons dangereuses entre « stups » et « indics »

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En octobre dernier, les douanes effectuent une saisie record de 7 tonnes de résine de cannabis dans l’ouest parisien. Problème : le trafiquant présumé est aussi un « indic » de l’Office central de lutte contre le trafic de stups.
L’affaire était trop belle.Quatre fourgons suspects, garés dans les beaux quartiers de la capitale, au bas des immeubles haussmanniens du boulevard Exelmans, dans le 16e arrondissement. Dans les coffres de trois des utilitaires, 7 tonnes de résine de cannabis que les agents de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) découvrent le 17 octobre dernier. Une « saisie record » pour Paris intra-muros, saluée dès le lendemain par François Hollande. Le président fait le déplacement jusqu’aux locaux de la DNRED, à Ivry-sur-Seine, où, devant les piles de « valises marocaines », il déclare espérer qu’il s’agit-là d’un « coup fatal » porté aux trafiquant. Mais dans ce dossier, la réalité est bien plus complexe : l’enquête va surtout révéler que l’importateur de la drogue, interpellé fin février en Belgique, était surtout un « indic » de l’Office central de lutte contre le trafic de stups.
>> La visite de François Hollande dans les locaux de la DNRED, le 18/10/15 :

Le Président de la République, François Hollande, et le ministre des Finances, Michel Sapin, en présence de la directrice générale des douanes, Hélène Crocquevieille, et du directeur adjoint, Jean-Michel Thillier, sont venus féliciter les agents de la Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières (DNRED) pour la saisie exceptionnelle de 7,1 tonnes de résine de cannabis. Cette affaire a été réalisée dans la nuit du 17 au 18 octobre en plein Paris.

Un grossiste en cavale…

L’enquête des douanes débute quelques jours avant la saisie du boulevard Exelmans, dans la nuit du mardi 13 au 14 octobre, sur la base d’un renseignement. Le conducteur d’une voiture suspecte est interpellé au péage d’Ancenis, près de Nantes, sur l’autoroute A11, dans le sens Paris-Nantes. Pour les enquêteurs de Bercy, il ne fait aucun doute qu’il s’agit là de la voiture ouvreuse d’un convoi de livraison de drogue. La découverte d’un fourgon abandonné sur une aire d’autoroute en amont du péage leur donnera raison : à l’intérieur, les douaniers saisissent 1,9 tonne de résine de cannabis.

C’est en remontant la piste du « shit » nantais que les enquêteurs de la DNRED se retrouvent donc boulevard Exelmans. 7 tonnes de résine de cannabis, le chiffre est certes un record, mais le « coup porté » est à nuancer. Dans le jargon, on parle d’une « saisie sèche », car elle ne mène à aucune interpellation. Et si une facture et des traces ADN retrouvées dans l’un des véhicules permet de remonter jusqu’au grossiste présumé du trafic, celui-ci a disparu. Un grossiste, peu précautionneux, dont les revenus lui permettaient de louer un luxueux penthouse… boulevard Exelmans, juste au-dessus des fourgons chargés de shit.

…et « indic » de l’Office central des stups

Les investigations sur ce trafic sont immédiatement confiées à l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), à Nanterre. Il en est cependant dessaisi à peine une semaine plus tard, par le procureur de Paris, François Molins. Et pour cause : le grossiste en shit du boulevard Exelmans est enregistré officiellement au Bureau central des sources (BCS) de la DCPJ… comme indicateur. Un « tonton », dit-on dans le jargon policier, de l’OCRTIS, le service même qui est censé enquêter sur son trafic. Les investigations atterrissent finalement au 36 quai des Orfèvres, à la Brigade des stupéfiants de la préfecture de police de Paris.

Originaire de Mulhouse, dans le Haut-Rhin, le trafiquant en question, Sofiane H., a été condamné en 2011 à 13 ans de prison et deux millions d’euros d’amende pour avoir animé un trafic international de cannabis, alors qu’il se trouvait déjà en prison, en 2002. Selon nos informations, c’est l’ancien patron de l’OCRTIS lui-même qui avait recruté ce trafiquant lors de sa détention en Espagne. Les 7 tonnes saisies par les Douanes faisaient en fait partie de ce qu’on appelle dans le jargon, une « livraison surveillée ». En clair, il s’agit d’une technique d’enquête destinée à attraper du gros gibier. On laisse importer et acheminer, là en l’occurrence depuis le Maroc, une grosse quantité de drogue par un « trafiquant-indic » afin d’interpeller derrière les grossistes qui vont se répartir la marchandise. Ces livraisons se font sous les contrôles de la police avec la bénédiction de la justice. Selon nos informations, le TGI de Perpignan était avisé, mais pas le parquet de Paris. L’histoire ne dit pas si les douanes ont court circuité volontairement ou involontairement la livraison surveillée par l’OCRTIS.

Sofiane H. a finalement été interpellé le 22 février, à Gand, en Belgique dans le cadre de l’exécution d’un mandat d’arrêt européen émis par le juge d’instruction qui dirige l’enquête. Placé en détention provisoire, il devrait être transféré en France rapidement.

La sensible question de la gestion des indics

Cette affaire met en lumière les liaisons sulfureuses et dangereuses entre flics et indics. Longtemps, les relations flics-tontons sont restées tabous. Elles étaient régies par le principe du fameux 10% : l’indic repartait avec 10% de l’argent ou de la drogue saisie, avec tous les risques que cela comportait pour les fonctionnaires de police. Mais en 2004, la loi Perben II a reconnu officiellement et encadré le recours aux indics, comme leur rémunération. A l’instar de Sofiane H, les indics sont enregistrés confidentiellement au Bureau Central des Sources (BCS), qui dépend du service interministériel d’assistance technique (SIAT). Ainsi, les « primes » perçues par les « tontons » oscillent environ (officiellement) entre 50 et 10.000 euros. « On a besoin de gens qui sont immergés au plus près des terreaux de délinquance et de la grande criminalité. Il faut rester lucide sur ce que l’on permet de faire à un indic et sur ce que l’indic va nous permettre de réaliser à l’affaire », précise Isabelle Trouslard, secrétaire nationale du syndicat Synergie-officiers, précurseur sur le combat de la gestion des indics. Pour la syndicaliste, « les textes en la matière restent insuffisants ».

L’opération semblait avoir été un succès. Plus de sept tonnes de cannabis avaient été saisies dans le 16e arrondissement. Mais aucun des commanditaires n’avait été arrêté dans l’opération, au cours de laquelle les Douanes ont court-circuité la police. Plus embarrassant encore, un homme a été arrêté en Belgique : trafiquant, il était aussi un indic très utile pour les forces de l’ordre.

Aujourd’hui, neuf affaires de drogue sur dix sont résolues grâce à des indics. Et plus l’affaire est importante, plus le trafiquant informateur est souvent élevé dans la hiérarchie de la voyoucratie. Ce qui est le cas de Sofiane H. « Une tonne c’est environ 5 millions d’euros à la revente au détail, la prime c’est entre 10.000 et 20..000 euros, on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre », constate un ancien grand flic à la retraite. Et d’ajouter : « les politiques font de la lutte contre le trafic de drogue leur priorité, ils veulent des résultats mais ne veulent pas savoir comment on les obtient. Après c’est facile de jouer les vierges effarouchées. Aujourd’hui l’OCRTIS est quasiment le seul service à s’attaquer au démantèlement des réseaux de trafic internationaux ».

Reste à savoir désormais, ce qu’aura à raconter Sofiane H. lorsqu’il sera rendu à la France et se retrouvera confronté aux enquêteurs du 36, et peut-être un jour de l’IGPN, la police des polices.

L’affaire promet sans doute encore des rebondissements…

http://www.itele.fr/justice/video/drogue-quand-une-saisie-record-revele-les-liaisons-dangereuses-entre-stups-et-indics-155824

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DNRED (saisie record de 7 tonnes de cannabis à Paris): un suspect au profil intrigant

Publié: 2 mars 2016 par Marc Fievet dans Cannabis - Hachis - Haschich, DNRED, Douane française, NARCOTRAFIC, Narcotrafic INFOS, SERVICES FRANCAIS
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C’est la plus grosse prise en France depuis deux ans, un record absolu pour la capitale. Plus de sept tonnes de résine de cannabis ont été saisies dans la nuit de samedi à dimanche, en plein cœur de la capitale.

La drogue était stockée en pleine rue, au pied d’immeubles bourgeois. Dans la nuit de samedi à dimanche, les douaniers ont saisi quelque 7,1 tonnes de résine de cannabis dans le XVIe arrondissement de Paris, a-t-on appris dimanche de source proche du dossier, confirmant une information de BFMTV. Une prise rare pour les douaniers, la plus grosse en France depuis deux ans, le fruit d’une enquête de plusieurs semaines menée par la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED).

lire:

DNRED (Douane francaise): Hollande prend la pose devant une opération anti-drogue… ratée ! – Le Point

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Interpellé sur la base d’une facture oubliée dans l’un des véhicules contenant le cannabis, le suspect, âgé de 39 ans, a déjà un long pedigree dans le trafic de stupéfiants.

Un trafiquant de drogue français de haut vol a été interpellé fin février en Belgique. Sous le coup d’un mandat d’arrêt européen émis par un juge d’instruction parisien, l’homme est suspecté d’être impliqué dans la saisie en octobre de 7,1 tonnes de résine de cannabis, cachée dans le coffre de trois véhicules utilitaires dans le XVIe arrondissement de Paris. Une saisie record qui s’était déroulée en plein Paris.

Une facture qui permet de le confondre. Ce grand nom du trafic de stupéfiants a été confondu par une facture à son nom pour des équipements de moto, qui se trouvait dans l’une des quatre fourgonnettes, stationnées boulevard Exelmans, en bas de chez lui. Trois des véhicules étaient bourrées de cannabis, la dernière était vide, la marchandise ayant peut-être déjà été acheminée dans l’ouest de la France, où une importante saisie avait eu lieu quelques jours plus tôt.

Il s’évade un an après son placement en détention… Le suspect, un personnage haut en couleur, âgé de 39 ans, affiche une longue carrière dans le trafic international de cannabis entre le Maroc, l’Espagne et la région de Mulhouse et de Strasbourg. Pour ces faits, il avait d’ailleurs été incarcéré en 2002. Durant sa détention, en 2003, l’homme décrit comme un beau-parleur par les individus qui le connaissent, s’était évadé lors d’un transfert entre la prison de Metz (Moselle) et un hôpital de la ville. Interpellé en 2009 en Espagne, où il était en cavale, le détenu s’était limé la pulpe des doigts sur les barreaux de sa cellule, pour effacer ses empreintes digitales.

…Mais alimente un trafic en prison. En 2011, il a été condamné par le tribunal correctionnel de Mulhouse à 13 ans de prison et deux millions d’euros d’amende pour avoir animé depuis sa cellule de prison un trafic de haschich international. Sur les 13 années de sa condamnation, l’homme n’avait purgé que 5 ans, avant d’être remis en liberté en 2015, compte tenu des périodes de détention provisoire en France et en Espagne.

Une affaire qui embarrasse les enquêteurs. Depuis, grâce à ses revenus, ce logisticien du trafic louait un luxueux appartement dans le 16e arrondissement de Paris. Lorsque l’affaire des sept tonnes de cannabis retrouvées en bas de chez lui a éclaté, il était introuvable. Jusqu’à son arrestation, le 22 février, à Gand, en Belgique, a indiqué mercredi, Frédéric Bariseau, le porte-parole du parquet de Tournai. Le suspect « qui revenait de l’aéroport de Bruxelles, où il était allé chercher sa compagne » au moment de son arrestation, a été placé en détention provisoire dans l’attente de son transfèrement aux autorités judiciaires française, a précisé Frédéric Bariseau.

La procédure « est en cours » mais sa durée est difficile à évaluer, dans cette affaire sur laquelle policiers, douaniers, et magistrats se montrent bien peu bavards. D’autant qu’une part d’ombre entoure ce dossier : le possible double-jeu du suspect, à qui l’on prêterait aussi un rôle d »indic » de la police.

http://www.europe1.fr/faits-divers/saisie-record-de-7-tonnes-de-cannabis-lintrigant-profil-du-suspect-2682370

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PRESSAFRIK.COMDié BA

Le secrétaire permanent du parti Rewmi arrêté pour une affaire de drogue. Samba Thioub a été mis aux arrêts par l’OCRTIS (Office Central de Répression du Trafic Illicite de Stupéfiants) pour un colis qui contiendrait douze (12) kg de cocaïne. Le rewmiste a été déféré au Parquet.

C’est ce lundi que Samba Thioub a été interpelé aux colis postaux de Dakar alors qu’il était parti cherché un colis en provenance des Etats-Unis. Selon la Rfm, il y aurait douze (12) kg de cocaïne dans ce colis. L’OCRTIS l’a ainsi arrêté pour les besoins de l’enquête. Déféré hier mercredi, le secrétaire permanent de Rewmi a fait l’objet d’un retour de Parquet.

Samba Thioub se trouve présentement à la cave du Palais de Justice attendant son face-à-face avec le juge. Des proches du rewmiste livrent une autre version des faits, celui-ci n’a rien à se reprocher dans cette affaire. D’après eux l’agent municipal à Pikine devait récupérer un colis contenant des aliments envoyés à sa sœur par un de leurs frères vivant aux Etats-Unis. Ce frère avait remis le colis à quelqu’un pour la transaction. Selon ces sources qui clament l’innocence du rewmiste, la sœur de Samba Thioub entendue par l’OCRTIS à titre de témoin, a confirmé la version.

http://m.pressafrik.com/Arrete-pour-un-colis-de-12-kg-de-cocaine-Samba-Thioub-de-Rewmi-defere-au-Parquet_a146494.html

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Marseille (AFP) – Pour la police, c’est un record depuis 2011. Elle a mis la main dimanche sur près de 6 tonnes de résine de cannabis destinées à la région marseillaise, d’abord 150 kg lors d’une transaction en flagrant-délit, puis 5,6 tonnes lors d’une perquisition dans une villa à Vitrolles.

Près de vingt policiers de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS) ont travaillé des mois sur cette affaire, « 24 heures sur 24 ces dernières semaines », a précisé devant la presse l’adjoint au chef de l’OCRTIS, Patrick Laberche.

LIRE: http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20150727.AFP4907/drogue-pres-de-6-tonnes-de-cannabis-saisies-dans-les-bouches-du-rhone.html

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Par Lelièvre Pierre
Publié le 27/07/2015 à 19:30
Une partie des six tonnes de cannabis découvertes par la police française à Marseille et Vitrolles, le 27 juillet 2015.

La police française a saisi près de six tonnes de cannabis dimanche dans les Bouches-du-Rhône. L’une des plus grosses saisies de ce genre depuis 2011, elle s’inscrit dans une décennie de saisies record par les autorités françaises.

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État des lieux.

Cannabis

Le record établi en 1999, avec près de23,5 tonnes de cannabis saisies dans le port de Boulogne-sur-Mer, reste à battre. Sur la dernière décennie, la plus importante saisie revient à la Marine française qui a intercepté, le 10 septembre 2013, 20 tonnes de cannabis à bord d’un cargo tanzanien au large de l’Algérie. La même année, les douanes françaises, elles, mettaient la main sur plus de 7,5 tonnes de cannabis à Hendaye (Pyrénées-Atlantiques). La cargaison était répartie dans deux camions de fruits et légumes. Dimanche, dans les Bouches-du-Rhône, la police a mis la main sur six tonnes de résines de cannabis. La dernière fois que la police avait réussit tel coup de filet, c’était en 2011, avec près de 7 tonnes saisies près d’un péage d’autoroute en Ile-de-France.

Cocaïne

En 2015, les douanes françaises ont saisi 2,2 tonnesde cocaïne à bord d’un voilier, au large de la Martinique. D’une valeur de 70 millions d’euros à la revente, cette prise ne constitue cependant pas le record historique concernant la fameuse poudre blanche. Il faut remonter à 2006 pour trouver la trace de saisie de cocaïne la plus spectaculaire. La Marine nationale mettait la main sur plus de 4 tonnes de coke, chargées à bord d’un cargo panaméen, au large de la Martinique.

Héroïne

En 2014, près de 55 kg d’héroïne sont retrouvés par les policiers de Compiègne sur les sièges arrières d’une voiture. L’histoire de cette saisie est assez étonnante. Une patrouille du groupe de soutien de proximité (GSP) prend en chasse une Peugeot 406 circulant à vive allure dans le centre-ville. Les fonctionnaires découvrent simplement posés sur la banquette, deux sacs contenant des pains de drogue de couleur brune. Aux premiers abords, les policiers pensent avoir mis la main sur de la résine de cannabis mais c’est en réalité des pains d’héroïnes brunes. Importée de Belgique, cette cinquantaine de kilos représente environ un million d’euros à la revente et correspond à près de 10 % de la saisie annuelle de cette substance.

Ecstasy

Ces dix dernières années ont été marquées par de nombreuses prises impressionnantes de cachets d’ecstasy. En mars 2007, les douanes saisissent 490 000 cachets de ce psychotrope à Dunkerque pour une valeur à la vente de 735 000 euros sur le marché des stupéfiants. Depuis 2006, les seules douanes ont mis la main sur plus d’un million de cachets d’ecstasy.

Amphétamines

En 2015, les douanes ont découvert plus de 100 kilos d’amphétamines dans la voiture de deux Hollandais à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques). Mais le record des services français remonte à 2009 avec la saisie de 206 kilos d’amphétamines cachées dans le sol d’un camion frigorifique rempli de frites. Un espace spécial avait été aménagé dans le plancher du camion et protégé par une épaisse planche de bois et une couche de métal. Un examen radioscopique du véhicule avait permis la découverte de cette cachette.

Khat

Depuis 2013, les saisies de Khat, une plante originaire d’Éthiopie dont les feuilles chiquées provoquent des effets d’euphorie, sont en plein boom. Le 11 juin 2014, 4,3 tonnes de cette plante sont saisies pas les douanes au terminal ferry de Calais (Pas-de-Calais), pour une estimation à la revente de 4 millions d’euros. En 2013, 49 tonnes ont été saisies, soit dix fois plus que l’année précédente.

source: http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/07/27/01016-20150727ARTFIG00292-dix-ans-de-saisies-record-de-drogues-en-france.php

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https://i0.wp.com/www.normandie-actu.fr/files/2015/06/Illustration-autoroute-630x0.jpg

120 kg de cocaïne saisis sur l’A13, en Normandie

Mercredi 17 juin 2015, les enquêteurs de la Direction centrale de la police judiciaire ont saisi 120 kg de cocaïne, sur l’A13, en Normandie.

Les trafiquants étaient partis du Havre

C’est à la lisière du département de l’Eure et des Yvelines, sur l’autoroute A13, que les suspects auraient été interpellés. Mercredi 17 juin 2015, une importante saisie de cocaïne a été réalisée par les policiers spécialisés dans la lutte contre le trafic de stupéfiants de la Direction centrale de la police judiciaire. Les hommes de l’OCRTIS (pour Office centrale pour la répression du trafic illicite de stupéfiants) ont découvert à bord d’un véhicule 120 kg de cocaïne, pour une valeur estimée à 8 millions d’euros, révèle RTL.
Le convoi reliait Le Havre (Seine-Maritime), où la cocaïne avait été acheminée, et se dirigeait vers la région parisienne. Un homme a été interpellé et placé en garde à vue. Plusieurs autres auraient pris la fuite et sont toujours recherchés.

Des précédents, sur l’A13

En décembre 2012, les agents des Douanes avaient tenté d’intercepter une Mercedes, chargée de 800 kg de cannabis, au péage d’Heudebouville (Eure), sur l’autoroute A13. Malgré le déploiement d’une herse, qui avait totalement déchiqueté les pneus de la grosse cylindrée, le convoyeur était parvenu à prendre la fuite. Le véhicule et sa précieuse cargaison avaient été retrouvés, abandonnés, sur l’aire de repos de Vironvay et le conducteur d’une « voiture suiveuse », une Ford Focus, avait été intercepté et placé en garde à vue.
Fin 2011, c’est à Tourville-la-Rivière que les hommes du SRPJ (Service régional de police judiciaire) de Rouen avaient interpellé, sur l’A13, un camion benne. À bord, 2,3 tonnes de cannabis. Une saisie spectaculaire qui s’était accompagnée de la découverte, dans un Citroën Berlingo stationné dans un garage de l’agglomération rouennaise, de 400 kg de résine de cannabis.

source: http://www.normandie-actu.fr/go-fast-sur-la13-en-normandie-120-kg-de-cocaine-saisis_143903/

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« Go fast » en mer: un important trafic de cannabis démantelé en Martinique

20/05/2015

DR
Grosse prise pour les forces de police martiniquaises: un important réseau de narcotrafiquants locaux présumés qui s’adonnait à des « go fast » en bateau a été démantelé ces derniers jours. D’habitude très méfiants, c’est au moment de décharger leur cargaison qu’ils ont été cueillis par les forces de l’ordre.

C’est le fruit d’une enquête longue de six mois. Et d’une opération extrêmement délicate. Un présumé réseau de trafiquants de drogue a été démantelé, ces derniers jours, au large de la Martinique, dans les Antilles françaises. Une belle prise pour les forces de l’ordre locales, et qui se démarque par certaines particularités.

Explications.

Les malfaiteurs ont littéralement été pris en flagrant délit. Un élément capital quand on parle d’un réseau actif par voie de mer: lorsque de tels suspects ont le moindre doute de se faire prendre ou sont pris en chasse, ils se débarrassent de leur cargaison en la jetant par le fond. Limitant ainsi considérablement les éventuelles sanctions judiciaires.

Ici, la donne a été bien différente. Les narcotrafiquants ont été cueillis lors de leur débarquement aux abords de la ville Schoelcher, non loin de Fort-de-France. C’est au moment de décharger leur cargaison de leur puissant hors-bord, doté de deux moteurs de 250 chevaux, que les hommes de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) sont intervenus, interpellant ainsi cinq personnes: quatre Martiniquais, et un Vénézuélien.

« Des armes de pro »

Quant à la cargaison, 77 kg de cannabis ont été interceptés pour une valeur à la revente estimée à près de 200.000 euros. Si on est loin des tonnes de cocaïne qui ont pu être saisies dans le passé, la police se félicite d’avoir saisi un produit directement destiné à la Martinique. « Nous parlons ici d’une petite population de 400.000 habitants », précise ainsi Simon Riondet, chef de l’antenne Caraïbes de l’OCRTIS pour la police nationale, pour BFMTV.com « C’est une grosse prise au niveau local », insiste-t-il.

Plus surprenant, les armes saisies. « Un revolver de calibre 38 » ainsi qu’un pistolet-mitrailleur de type Uzi, doté d’un silencieux. « Des armes de pro », commente encore Simon Riondet, précisant qu’elles tranchent singulièrement avec les fusils à pompe et les fusils à canon scié, plus courants dans la région.

Les cinq personnes interpellées ont été placées en détention provisoire et mises en examen.

DOUANE FRANÇAISE: l’enquête tronquée sur les ripoux de la Douane et leurs comptes cachés à Andorre

Publié: 4 mai 2015 par Marc Fievet dans DNRED, Douane française, Narcotrafic INFOS, SERVICES FRANCAIS, TRACFIN
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LA  HONTE !

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modifié le 12/04/2015 à 14h34 par THIERRY LéVêQUE

L’enquête sur une affaire de vol d’argent de la drogue par des douaniers de l’aéroport de Roissy va s’achever sans avoir fait la lumière sur un système frauduleux d’une ampleur sidérante.

À l’aéroport de Roissy, des douaniers subtilisaient des valises d’argent depuis 1997.
L’enquête tronquée sur les ripoux de la Douane et leurs comptes cachés à Andorre© archives maxppp

Y a-t-il un trésor secret des douaniers français constitué sur toute la planète avec l’argent de la drogue ? Cette question posée par l’arrestation, fin 2012, de sept agents de la Brigade de surveillance extérieure (BSE) de l’aéroport de Roissy n’aura pas de vraie réponse.

Après deux ans d’investigations, « l’instruction touche à sa fin et le dossier devrait être rapidement communiqué au parquet » pour le règlement en vue du procès en correctionnelle, a dit à « Sud Ouest » un porte-parole du parquet de Bobigny.
Dans le dossier « Harpagon »

La police et la justice avaient perçu d’emblée la mesure du scandale baptisé Harpagon, comme le montre un rapport daté du 23 juin 2012 et remis à la direction de l’OCRTIS (l’office anti-drogue), qui fait la synthèse des éléments d’enquête.

Un des suspects a déclaré avoir commis son premier vol en 1997. Un autre a expliqué avoir commencé en 2002 et un troisième… en 1994, relève ce rapport.

Ce dernier a admis avoir alors été « initié par un ancien », ce qui indique que les vols duraient sans doute depuis au moins deux décennies.

Un autre suspect a donné une idée de l’ampleur des sommes en admettant une quinzaine de vols de valises depuis 1998.

Les poursuites n’iront donc pas au-delà des suspects à l’origine de l’affaire. Cet aboutissement paraît tronqué quand on prend connaissance d’un rapport de police de 2012, que « Sud Ouest » s’est procuré.

Principale révélation choc : c’est peut-être depuis… quinze ans, voire vingt, que les douaniers de la BSE, chargés de contrôler les bagages des voyageurs à l’embarquement, volaient l’argent envoyé aux cartels sud-américains par les mafieux européens pour rémunérer les envois de drogue.
Ceux-ci adoptent de plus en plus souvent cette méthode pour faire voyager l’argent, évitant les circuits financiers, donc l’électronique et les ordinateurs du renseignement. Le pot aux roses a été découvert par hasard.

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Des millions placés en Andorre

Tout commence le 12 avril 2012, quand une valise contenant 640 000 euros en grosses coupures provenant du trafic de drogue et destinée à la République dominicaine disparaît mystérieusement à Roissy. Chez les policiers français de l’OCRTIS (Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants), c’est la stupéfaction. Ils suivaient, grâce à une information, la piste de deux trafiquants, espérant ainsi mettre au jour toute la filière.

Ce sont des soldats perdus qui ont continué leur guerre contre les cartels par d’autres moyens que ceux que leur donnait la loi.

Les policiers examinent les enregistrements de vidéosurveillance de la zone de tri des bagages du terminal 2C. Un douanier peut y être vu se faisant remettre trois valises suspectes avant leur embarquement en soute, puis n’en ramener que deux. Les enquêteurs constatent que cet agent appelle un de ses collègues, qui prend l’avion le soir même pour Toulouse. Il est appelé à son arrivée par un numéro de la principauté d’Andorre, micro-État et paradis fiscal pyrénéen dont les co-princes sont le roi d’Espagne et le président français. Les conversations sont écoutées : l’argent est plus tard déposé dans une banque, où un conseiller propose même des placements avantageux.

Les policiers arrêtent trois douaniers le 19 juin 2012, et leurs premières déclarations amènent quatre autres interpellations le lendemain. De fortes sommes en espèces sont saisies. Six des sept suspects passent aux aveux. Les recherches effectuées en Andorre donnent des résultats effarants : six des douaniers y possèdent des comptes créditeurs de plusieurs centaines de milliers d’euros et leurs historiques montrent qu’ils y ont déposé et retiré dans le passé des millions d’euros en espèces, sans que cela effarouche outre mesure les banquiers andorrans.

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Une maîtresse coûteuse

Le douanier de la valise de Roissy, le seul à ne pas avoir de compte en Andorre, justifie son comportement par la nécessité d’entretenir une maîtresse en Thaïlande. Il avoue notamment un envoi dans ce pays de 270 000 euros, et déclare : « Quand on a une maîtresse là-bas, il faut payer très souvent pour l’entretenir. »

Les premiers juges d’instruction lancent des commissions rogatoires en Thaïlande, en Côte d’Ivoire et à Hongkong, où des pièces saisies en perquisition prouvent que les douaniers y avaient blanchi une partie de leur trésor via des comptes bancaires et des appartements. Le résultat de ces demandes d’aide de la justice est à ce jour inconnu. La procédure s’enlise au fil des mois et des changements de juge d’instruction du tribunal de Bobigny.

Un fait déroutant est pourtant très vite apparu : le vol d’argent de la drogue était un système qu’on se transmettait à la douane. Un des suspects a ainsi expliqué aux juges avoir été initié en 2003, à son arrivée à la brigade. Cinq autres douaniers lui ont alors payé des vacances aux Pays-Bas et en Espagne, propices à une mise en condition et à une « formation ». Au retour, il a ouvert un compte en Andorre.

L’ancienneté du dispositif laisse penser que plusieurs « générations » de douaniers se sont ainsi enrichies, elle fait entrevoir des personnes peut-être encore en poste à la douane et inconnues des policiers. Les charges d’« association de malfaiteurs en vue de préparer des crimes, vols en bande organisée et blanchiment en bande organisée » auraient donc pu concerner des dizaines de douaniers. Ça ne s’est pas produit, et les sept suspects ont été libérés après moins d’un an de détention provisoire.

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Dossier dérangeant

Le dossier est-il dérangeant ? Cette timidité judiciaire fait évidemment les affaires de l’avocat des suspects, Daniel Merchat. « Que des pratiques illégales aient existé au-delà de la prescription n’a aucun intérêt. Je considère que l’élargissement des investigations au-delà de 2002 est une perte de temps et un gaspillage de l’argent public », a-t-il déclaré à « Sud Ouest ».

À ses yeux, les douaniers ont fait quelque part leur métier. « Ils ont estimé que dans le cadre de la lutte contre le trafic de stupéfiants, compte tenu de ce qu’ils percevaient comme de l’inertie, il était plus efficace de priver les trafiquants du produit de leur business, c’est-à-dire de leur argent. Ce sont des soldats perdus qui ont continué leur guerre contre les cartels par d’autres moyens que ceux que leur donnait la loi. » La douane a mené une enquête administrative dont le résultat n’est pas public. Un porte-parole nous avait déclaré en 2014 avoir « entièrement redéfini les méthodes de travail pour limiter tout risque de nouveaux agissements frauduleux » et avoir lancé « au plan national une démarche de maîtrise des risques déontologiques ». Il s’agit de « comportements totalement isolés », considérait-il.

Compte tenu des délais habituels, le procès ne devrait pas se tenir avant fin 2015, voire début 2016.

source: http://www.sudouest.fr/2015/04/12/l-enquete-tronquee-sur-les-ripoux-de-la-douane-1889033-4697.php

La DNRED et le TRACFIN savaient-ils?

Que savait Jean Paul Garcia?

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Que savait Jean Baptiste Carpentier?

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LIRE aussi:

FRANCE: Histoire secrète de la corruption sous la 5e République.

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Interception de cocaïne aux Antilles le 21 mars 2015
Interception de cocaïne aux Antilles le 21 mars 2015 – 20 Minutes

20 Minutes avec agences

Publié le 22.04.2015 à 12:32

Mis à jour le 22.04.2015 à 12:32

Quelques 220 kilos de cocaïne ont été saisis par les douanes, dans la nuit de vendredi à samedi, au nord-est des Antilles françaises.  Une saisie qui intervient alors qu’une enquête de la direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) avait récemment mis au jour un «probable transfert par voie maritime de plusieurs centaines de kilos de cocaïne entre le Guyana et le nord de l’arc caribéen».

Selon le ministère des Finances qui a communiqué l’information ce mardi seulement, la drogue, dissimulée dans cinq bidons, a été découverte lors d’un contrôle de la cargaison d’un navire par la Marine nationale. Le navire, qui battait pavillon Guyana, naviguait à 350 miles au nord-est des Antilles françaises.le patrouilleur Guyanien "Misty.B et le voilier "Le Silandra" juste à coté, les deux bateaux saisis par les services de l'Etat © Fabrice Defremont

Le patrouilleur Guyanien « Misty.B et le voilier « Le Silandra » juste à coté, les deux bateaux saisis par les services de l’Etat

Le navire était déjà sous surveillance

Les quatre membres d’équipage, qui se déclaraient résidents guyaniens, ont été arrêtés et ramenés à Fort-de-France où ils ont été remis aux services de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS).

Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics, et Christian Eckert, secrétaire d’Etat chargé du Budget, ont «félicité» les douanes pour cette saisie. Une semaine plus tôt, les autorités françaises avaient mis la main sur 2,2 tonnes de cocaïne, une prise record pour les douanes, dans un voilier au large de la Martinique, au terme d’une opération internationale préparée depuis deux ans.

http://www.20minutes.fr/societe/1592847-20150422-cocaine-220-kilos-saisis-douanes-large-antilles

Aussi: GIBRALTAR…Souviens-toi Jean Paul Garcia de la DNRED!.

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Frégate Germinal : 150 kg de drogue et 7 présumés narcotrafiquants interceptés aux Antilles

Avion c26

Le 21 mars 2015, le Germinal est intervenu sur un Go Fast au comportement suspect, détecté et pisté au préalable par un avion C26 du Regional Security System (RSS) basé à la Barbade.

le Germinal

Pris en chasse par la frégate de surveillance Germinal à une cinquantaine de nautiques à l’ouest de la Barbade, le Go Fast a rejeté à la mer des ballots de drogue avant d’être arrêté. Les 7 présumés narcotrafiquants ont alors été interceptés et leur embarcation saisie. 7 ballots ont été récupérés par la frégate.

Environ 124 kg de cocaïne et 33 kg de marijuana ont été récupérés par le Germinal et seront remis à l’OCRTIS pour destruction. Les 7 présumés narcotrafiquants seront placés en garde à vue par l’OCRTIS dans le cadre de l’enquête judiciaires sous l’autorité du procureur de la république.

Agissant dans le cadre de l’Action de l’État en mer, la marine française aux Antilles opère régulièrement avec ses partenaires étrangers de la Caraïbe pour réprimer les trafics de drogue en haute mer. Ces opérations sont placées sous l’autorité de monsieur Fabrice Rigoulet-Roze, préfet de la Martinique, délégué du gouvernement pour l’action de l’État en mer aux Antilles et conduite depuis le centre opérationnel interarmées implanté à Fort de France par le contre-amiral Georges Bosselut, commandant supérieur des forces armées aux Antilles.

Ce succès illustre une fois encore, l’excellente coopération avec les partenaires régionaux ainsi que l’efficacité de l’action interministérielle menée par la France contre le trafic de produits stupéfiants en zone Antilles-Guyane.

Cette opération porte le bilan de ce début d’année 2015 à plus de 1,2 tonne de drogue saisie en mer par l’action conjointe des services de l’État français dans la zone Antilles-Guyane.

Source : forcesarmeesauxantilles.fr

 

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PHOTO D'ILLUSTRATION. Il aura bien tenté de se débarrasser d’un élément fort compromettant mais les policiers l’ont rattrapé juste à temps…

Un membre présumé d’un important réseau de trafiquants de drogue, implanté dans la cité de la Sauvagère, situé en zone de sécurité prioritaire (ZSP), dans le Xe arrondissement à Marseille (Bouches-du-Rhône), a été arrêté, ce mercredi 18 février, par les enquêteurs de l’antenne de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS).

A l’arrivée des policiers, ce suspect, âgé de 20 ans, a jeté un sachet contenant près de 2 kg de cocaïne par la fenêtre de son appartement, avant de prévenir un de ses complices pour aller récupérer la précieuse marchandise d’une valeur de 70 000 € à l’achat. Ce dernier, rapidement interpellé en possession de cette drogue, a été placé en garde à vue ainsi que quatre autres suspects.

Les enquêteurs de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) ont été mis sur la piste de ce réseau après l’interpellation par les agents des douanes, au mois d’août 2014, de deux jeunes habitants de la cité de la Sauvagère, situé dans les quartiers Sud de la cité phocéenne, au péage du Boulou (Pyrénées-Orientalses).

Ces deux hommes avaient été arrêtés alors qu’ils venaient de franchir la frontière franco-espagnole avec près de 25 kg de résine de cannabis, dissimulés dans leur voiture. «L’identité du principal commanditaire de ce trafic au cœur de la cité de la Sauvagère, âgé de 22 ans et déjà connu pour des faits de braquage et de vol de fret, avait alors été rapidement établie, confie une source proche de l’affaire. Après plusieurs mois d’investigations, la structure et les membres présumés de son réseau ont tous été identifiés».

Trois des cinq suspects ont finalement été placés en détention provisoire.

source: http://www.leparisien.fr/faits-divers/marseille-le-trafiquant-jette-2-kg-de-cocaine-par-la-fenetre-avant-d-etre-interpelle-20-02-2015-4549127.php

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Dimanche, deux fonctionnaires de la police aux frontières (PAF) ont été interpellés à l’aéroport de Roissy dans le cadre d’une enquête portant sur un vaste trafic de drogue. Les policiers sont soupçonnés d’avoir fermé les yeux sur le passage de valises contenant de la cocaïne, transportées par des « mules ».

Les policiers ont été arrêtés en fin de matinée alors qu’ils venaient de contrôler des passagers en provenance de Punta Cana, en République dominicaine, dans le cadre d’une commission rogatoire délivrée par un juge d’instruction parisien.

Interpellées à Saint-Vivien, Lesparre et Mérignac

Cela faisait déjà plusieurs mois que les enquêteurs de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS) travaillaient sur cette équipe de présumés trafiquants composée d’une dizaine de suspects qui ont tous été placés en garde à vue à Nanterre et Versailles.

Mais, dès dimanche après-midi, l’enquête a rebondi en Gironde où résident la mère d’un des deux policiers mis en cause ainsi que deux autres personnes de son proche entourage. Les policiers de l’OCRTIS se sont rendus à Bordeaux où, avec l’appui de la division des affaires criminelles de la Direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ), ils se sont rendus au domicile de la mère, à Saint-Vivien-du-Médoc.

Cette femme de 76 ans a été placée en garde à vue. Elle a été rejointe quelques heures plus tard par une jeune femme de 20 ans, habitant Lesparre. Et, hier après-midi, une Mérignacaise de 32 ans a été appréhendée à son tour et conduite en garde à vue dans les locaux de la PJ bordelaise. Toutes deux connaissent bien le suspect.

Garde à vue prolongée

Les enquêteurs travaillent sur le volet financier de l’affaire. Ils cherchent à savoir si ces personnes ont bénéficié des largesses du policier en poste depuis quelques années à Roissy et qui a été arrêté avec son collègue alors qu’ils venaient de récupérer auprès des passagers contrôlés, deux valises contenant chacune 20 kilos de cocaïne.

Selon toute vraisemblance, ces policiers ont considérablement amélioré leur train de vie en facilitant l’arrivée de cocaïne en France. Ils en auraient tiré des revenus conséquents et auraient été généreux avec leur entourage.

Dimanche et lundi, les enquêteurs de l’OCRTIS ont effectué des perquisitions et auditionné les trois femmes dont la garde à vue devait être prolongée. En fonction des éléments recueillis et retenus à leur encontre, elles pourraient être déférées devant le juge d’instruction en charge du dossier.

En uniforme

Les investigations sur ce trafic ont débuté en décembre 2012 et donné lieu à de multiples filatures et écoutes téléphoniques. Le rôle des policiers impliqués dans l’affaire pourrait être important.

En effet, il apparaîtrait dans la procédure qu’ils allaient chercher les passeurs sur le tarmac de l’aéroport à bord de véhicules sérigraphiés, en uniforme, et leur faisait même franchir les contrôles douaniers pour passer la drogue sans être inquiétés.

Parmi les gardés à vue, figure également le commanditaire présumé du trafic, interpellé à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine).

http://www.sudouest.fr/2015/01/27/cocaine-a-roissy-des-girondines-interpellees-1810448-2780.php

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Office Central pour la Répression du Trafic Illicite des …

8 déc. 2011 – L’O.C.R.T.I.S. a été créé par le décret du 3 août 1953 qui répondait aux recommandations de la Convention internationale sur les stupéfiants …

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Le Point.fr – Publié le 01/08/2014 à 14:27 – Modifié le 01/08/2014 à 14:35

EXCLUSIF. Les dirigeants de la société SN THS, qui utilisaient le Falcon 50 d’Afflelou, ont pris contact avec la police avant le vol vers Punta Cana.

Photographie prise par la DNDCD, service antidrogue dominicain, des valises de cocaïne saisies dans le Falcon 50.
Photographie prise par la DNDCD, service antidrogue dominicain, des valises de cocaïne saisies dans le Falcon 50. © DR
Par

Fureur de la juge d’instruction Saunier-Ruellan qui, après l’audition de deux policiers il y a quelques jours, a dessaisi l’OCRTIS (un service de la police) au profit de la gendarmerie, dans l’enquête sur Air cocaïne. Motif : « Des éléments ont été dissimulés à la justice. » Dans cette affaire, un Falcon 50, appartenant à l’homme d’affaires Alain Afflelou, et prêté en leasing à la compagnie SN THS, avait été immobilisé en mars 2013 sur le tarmac de l’aéroport de Punta Cana en République dominicaine, avec à son bord près de 700 kg de cocaïne. Les pilotes Bruno Odos et Pascal Fauret avaient aussitôt été placés en détention provisoire, tout comme Alain Castany, membre de l’équipage, et Nicolas Pisapia, le passager VIP. En France, les deux dirigeants de SN THS, Fabrice Alcaud et Pierre-Marc Dreyfus avaient connu le même sort, ainsi qu’un entrepreneur roumain Franck Colin et un douanier François Xavier Manchet.

La juge n’a pas du tout apprécié que personne n’ait jugé bon de l’avertir que Fabrice Alcaud, un dirigeant actionnaire de SN THS, avait joué de ses contacts début 2013 pour joindre un agent de la Direction de la coopération internationale (DCI). Et ce, avant même le fameux vol « Air cocaïne ». Alcaud voulait en effet, à la suite des inquiétudes des pilotes, se renseigner sur son nouveau client, Nicolas Pisapia. Lors d’un premier vol depuis Saint-Domingue vers la France fin 2012, les pilotes avaient remarqué que Nicolas Pisapia s’était fait photographier à l’aéroport. Officiellement à Punta Cana pour des « affaires immobilières qui se sont révélées infructueuses », selon son avocat Julien Pinelli, Nicolas Pisapia avait voyagé avec une dizaine de valises suspectes. Alcaud, décidé à en savoir plus, a donc été mis en relation avec des policiers de l’OCRTIS, qui lui auraient affirmé qu’aucune enquête n’était menée contre le passager d’origine roumaine. Les pilotes avaient été rassurés, d’autant plus qu’un deuxième vol depuis Quito (Équateur) vers la France s’était déroulé sans encombre.

Un contrat de 300 000 euros pour trois vols

Ce n’est que lors du troisième voyage, le fameux « Air cocaïne », que près de 700 kg de cocaïne ont été saisis dans le Falcon 50, stationné sur le tarmac de l’aéroport de Punta Cana. Pour Céline Astolfe, avocate de Fabrice Alcaud, cet élément montre que son client n’a pas participé à un trafic de drogue : il aurait justement essayé de le prévenir. « C’est ce que je martèle depuis le début », s’exclame l’avocate. De source proche du dossier, « c’est une pratique régulière qui n’est pas rare dans l’aviation d’affaires. C’est de la responsabilité du dirigeant de la compagnie », explique-t-on. 48 heures après l’audition houleuse de l’officier de police judiciaire, qui a confirmé qu’Alcaud été entré en contact avec lui, la juge a donc dessaisi l’OCRTIS et ordonné la remise en liberté du dirigeant de SN THS. Fabrice Alcaud, toujours mis en examen, mais astreint à un contrôle judiciaire, était en détention provisoire depuis de longs mois. L’autre dirigeant de la société, Pierre-Marc Dreyfus, n’est, lui, toujours pas sorti de prison.

Ce nouvel élément joue incontestablement en faveur de Fabrice Alcaud et de Pierre Marc Dreyfus. Mais la justice enquête toujours sur des flux financiers suspects. Pour ces trois vols transatlantiques (Saint Domingue, Quito et Punta Cana) avec pour passager Nicolas Pisapia, SN THS avait signé un juteux contrat, d’environ 300 000 euros, selon nos informations. Et d’importants retards de paiement – des « délais de paiement déraisonnables » – attirent l’attention des enquêteurs, qui se demandent pourquoi, alors qu’on parle de sommes colossales, certaines prestations n’ont pas été payées en temps et en heure.

Alain Castany, pilote et broker

Les enquêteurs – désormais les gendarmes, puisque la police a été dessaisie – s’intéressent toujours à un certain Franck Colin, d’origine roumaine lui aussi, bien connu dans le milieu fermé de la jet set. C’est lui qui aurait été le bénéficiaire de ces vols. Franck Colin n’est pourtant jamais monté dans le Falcon 50, préférant laisser sa place à son « ami » et associé, Nicolas Pisapia. Interpellé à Paris à la sortie de sa banque, Franck Colin est toujours en détention provisoire. « Rien, pourtant, ne le rattache à un quelconque trafic de drogue », s’agace son conseil, Me Kaminsky.

Comment Franck Colin a-t-il été mis en contact avec la société SN THS ? Grâce à Alain Castany, interpellé aux côtés de Bruno Odos, Pascal Fauret et Nicolas Pisapia en République dominicaine, et inscrit sur le plan de vol en tant que « membre de l’équipage ». Pilote habilité sur Falcon 10 et 20, Alain Castany avait déjà effectué un vol en France direction Saint-Tropez, où il avait emmené Franck Colin et sa famille. Lorsque Franck Colin, qu’il ne connaît guère, lui a manifesté son intérêt pour effectuer trois vols transatlantiques, Castany, qui n’a pas la licence pour voler sur un Falcon 50, l’a mis en contact avec la société SN THS. Pour son rôle de broker (apporteur d’affaires), Castany touchera une commission de 3 000 euros, explique son avocat Karim Beylouni, qui défend lui aussi mordicus l’innocence de son client.

Mais alors, que faisait-il sur le vol « Air cocaïne », s’il n’était pas pilote, mais simplement un apporteur d’affaires ? Une source proche du dossier sourit : « C’est très simple. Le broker veille à ce que son client ne traite pas, à l’avenir, directement avec la société qui organise le voyage. Il n’est pas rare que le broker voyage avec son client, ou envoie une hôtesse, pour garder la main sur son business. »

SOURCE: http://www.lepoint.fr/societe/air-cocaine-des-elements-dissimules-a-la-justice-01-08-2014-1850808_23.php

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