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Drogue: 18 mois après, où est passée la coke volée au quai des Orfèvres ?

Des policiers présumés ripoux, un indic en fuite, un trafiquant dominicain: 18 mois après le vol de 52 kilos de cocaïne au mythique 36, quai des Orfèvres, l’enquête révèle une organisation complexe, mais la drogue reste insaisissable

D’une valeur estimée de deux millions d’euros à la revente, la marchandise était entreposée au siège de la police judiciaire parisienne. Le vol, perpétré dans la nuit du 24 au 25 juillet 2014, avait été découvert quelques jours plus tard.

Filmé par les caméras de vidéosurveillance, le suspect, un homme à la silhouette mince et athlétique, est reconnu par plusieurs collègues: il s’agit de Jonathan Guyot, 34 ans, policier en poste depuis 2010 à la brigade des stupéfiants de Paris. Interpellé le 2 août 2014 à Perpignan, mis en examen, il est toujours en détention provisoire.

Neuf autres personnes sont poursuivies, dont son épouse et cinq autres policiers.

L’ex-brigadier, qui a tenté de se suicider en prison, nie être l’auteur du vol. « Il conteste les faits, notamment être celui que l’on voit entrer et sortir du 36 cette nuit-là. Les déclarations de ceux qui disent le reconnaître sont contradictoires », estime son avocat Bertrand Burman. « On veut fabriquer un coupable sur des indices et on ne travaille pas sur l’hypothèse que cela pourrait être quelqu’un d’autre », ajoute-t-il.

Les enquêteurs de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) restent intrigués par l’absence de précautions prises par l’auteur du vol. A-t-il agi pour le compte du milieu?

Le policier n’en était peut-être pas à son coup d’essai. Il est soupçonné d’être impliqué dans un trafic de drogue plus vaste, avec plusieurs de ses collègues, alimenté par de la marchandise volée lors de perquisitions ou dans des scellés. Les juges d’instruction ont aussi mis en examen Guyot pour le vol de 1.200 euros, un kilo de cannabis et 129 grammes de cocaïne saisis en mars 2014, et il pourrait y avoir eu d’autres affaires.

-« Ecouler de la came »-

Un des policiers mis en cause a raconté aux enquêteurs que le brigadier « tapait dans les perquisitions », un autre dit avoir été sollicité « pour écouler de la came », rapporte à l’AFP une source proche du dossier. Des notes pouvant correspondre à un tel commerce ont aussi été retrouvées dans son téléphone.

« D’après ces témoins, il faisait cela pour rémunérer des informateurs, mais on peut penser qu’il y a eu aussi de l’enrichissement personnel », relève une source proche de l’enquête.

Guyot, qui perçoit 2.500 euros par mois, a acheté plusieurs appartements à Paris et dans les Pyrénées-Orientales. Ces biens, saisis par la justice, « ont été financés de manière tout à fait officielle avec des prêts bancaires acquittés grâce aux loyers encaissés », assure Me Burman.

D’importantes sommes d’argent en liquide ont été retrouvées: près de 9.000 euros à son domicile, environ 16.000 dans un de ses sacs à dos. Le frère du brigadier a reconnu avoir récupéré 200.000 euros, entreposé chez un proche de Guyot, et les avoir cachés au fond et autour du lac de Créteil.

« Il a fait ce que Jonathan lui demandait sans poser de questions. Il était dans l’admiration de ce grand frère qui avait réussi », estime son avocat, Arnaud Barbé.

L’affaire prend alors un tour rocambolesque. Guyot rencontre en prison Christophe Rocancourt et lui demande d’envoyer un proche chercher l’argent caché au lac de Créteil. Voulait-il que « l’escroc des stars » le fasse fructifier une fois sorti de prison? Ce dernier semble avoir eu une autre vision des choses.

-« Des pommes pourries »-

L’objectif était « de l’emplâtrer » raconte-t-il aux enquêteurs. « Autour de lui, ce sont des salopards, des pommes pourries, de sales mecs », ironise Rocancourt, mis en examen pour « blanchiment de trafic de stupéfiants ». Les sacs coulés dans le lac ne seront jamais retrouvés.

Le brigadier assure que ces fonds appartenaient en partie à un informateur. « Je ne peux pas prendre le risque de m’allonger (…) par peur de représailles », a-t-il avancé pour expliquer son refus d’en dire plus lors de ces auditions.

Restent de nombreuses zones d’ombre. Comment a été volée la drogue, entreposée dans une salle ultra-sécurisée qui n’a pas été forcée?

Un témoin a raconté que Guyot s’était renseigné sur la procédure d’accès au local, demandant d’y pénétrer « sous un prétexte futile » quelques semaines avant le vol, et une note retrouvée dans son téléphone contenait le code de l’armoire où se trouvait la clé de la salle.

Les enquêteurs pensent qu’il n’était pas seul cette nuit-là: « un homme casqué a été aperçu à ses côtés pénétrant dans le 36 et un autre complice l’a aidé à transporter la marchandise, une fois sortie des locaux de la PJ », selon la source proche de l’enquête. Il pourrait s’agir de « Robert », l’un de ses informateurs. L’homme s’est envolé pour le Maroc le jour de l’interpellation du policier. Il est toujours en fuite.

Depuis, la drogue est insaisissable. Une piste intéresse particulièrement les enquêteurs: Guyot était en relation avec un important trafiquant de cocaïne établi en République Dominicaine. Son réseau a-t-il pu servir à écouler la marchandise?

AFP

http://m.la-croix.com/Actualite/France/Drogue-18-mois-apres-ou-est-passee-la-coke-volee-au-quai-des-Orfevres-2016-01-08-1401556

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36 QUAIVol de cocaïne au « 36 » : « On veut fabriquer un coupable sur des indices »

Nous avons rencontré Me Bertrand Burman, l’avocat du suspect Jonathan Guyot fin juin à Paris. Il dénonce une enquête à charge.

Me Bertrand Burman, avocat du suspect Jonathan GuyotMe Bertrand Burman, avocat du suspect Jonathan Guyot

PHOTO Simone Perolari

 

 

Propos recueillis par Stéphane Sellami

Dans quel état psychologique se trouve votre client ?

« Il remonte légèrement la pente. Sa tentative de suicide (le 31 mars, NDLR), ce n’était pas pour attirer l’attention. Il était dans le désespoir et la déchéance.

 Depuis le début de son incarcération, le 6 août 2014, il a été placé à l’isolement total. Il est seul en cellule et en promenade. Il a aussi été privé de tout contact avec sa femme et son enfant depuis un an. Il peut désormais voir son fils, mais pas sa femme, puisqu’elle a été mise en examen dans le même dossier.

Nie-t-il toujours être l’auteur du vol de la cocaïne au sein de la police judiciaire parisienne ?

Il conteste les faits et, très concrètement, le fait majeur, à savoir d’être l’homme que l’on voit entrer et sortir dans la nuit du 24 au 25 juillet 2014 des locaux du 36, quai des Orfèvres, à Paris. Cet homme, ce n’est pas lui ! D’ailleurs, les enregistrements de vidéosurveillance ne sont pas explicites sur ce point. Et les reconnaissances de mon client par ses anciens collègues sur les images extraites de ces vidéos sont fluctuantes et parcellaires.

Des éléments à charge ont pourtant été recueillis contre votre client…

Dans ce dossier, les enquêteurs n’arrivent pas à répondre à la question de savoir ce qui s’est passé précisément ce 24 juillet, vers minuit, au sein du 36, quai des Orfèvres. Donc ils se sont intéressés au train de vie de mon client, et ont relevé des points tendancieux. Il y a notamment cette somme d’argent retrouvée sur lui au moment de son arrestation. Il s’en est expliqué, mais je ne peux être plus précis sur ce point, au regard du secret de l’instruction en cours.

Votre client a notamment multiplié les versions sur l’origine de cet argent…

A-t-il bien ou mal fait ? Il n’a pas agi au mieux mais pour lui, il ne s’agissait pas de biaiser avec la justice. Mon sentiment dans ce dossier, c’est que l’on veut fabriquer un coupable sur des indices et que l’on ne veut pas travailler sur l’hypothèse que cela pourrait être quelqu’un d’autre. On lui demande de prouver son innocence, alors que c’est à la justice d’établir son implication.

Pourquoi a-t-il dénoncé des malversations au sein de son ancienne brigade ?

Mon client refuse de porter la responsabilité d’une brigade de manière générale sur tout ce qui peut s’y passer en particulier. Mais il n’est pas là non plus pour accuser qui que ce soit de quoi que ce soit. »

Un an de rebondissements

4 juillet 2014 : 52 kilos de cocaïne saisis. En région parisienne, quatorze suspects sont interpellés tandis que la brigade des stupéfiants saisit 52 kilos de cocaïne (à g.) dans un ancien local à poubelles de la rue Ordener, à Paris (18e).

Nuit du 24-25 juillet 2014 : vol au quai des Orfèvres. Un policier entre dans les locaux de la police judiciaire à Paris (1er) et ressort avec deux sacs dont le contenu ressemble fortement, selon un fonctionnaire chargé de la sécurité des lieux, à « des pains de cocaïne ».

2 août 2014 : le « STUP » Jonathan guyot est arrêté. Jonathan Guyot, 34 ans, brigadier-chef aux « stups » de Paris, est arrêté à Perpignan. Il a été reconnu par des collègues, sortant du « 36 » avec les sacs, la nuit du vol. On retrouve chez lui 16 000 euros, en liasses de billets de 20 euros.

3 janvier 2015 : un butin dans le lac de Créteil. Donovan Guyot, le frère de Jonathan, aurait été chercher un sac dans le lac de Créteil, appartenant à son aîné, contenant 150 000 euros. Il n’aurait trouvé que 50 000 euros, remis à un ami de l’escroc Christophe Rocancourt.

27 janvier 2015 : les révélations d’un policier. Un policier affecté à Paris (19e), Patrick B., proche de Jonathan, avoue qu’il lui a demandé d’écouler de la drogue, en avril 2014. Elle serait issue d’un précédent vol dans la salle des scellés, au 3e étage du fameux escalier de la PJ.

février-mars 2015 : trois proches libérés. Donovan Guyot ainsi que deux amis d’enfance de Jonathan, Touati M. et Nicolas J., mis en examen pour avoir gardé puis dissimulé de l’argent pour son compte, sont remis en liberté après deux mois de détention.

31 mars 2015 : tentative de suicide. Jonathan Guyot, détenu depuis plus de sept mois à la prison de Fleury-Mérogis, absorbe des cachets afin de mettre fin à ses jours. Rapidement secouru, il est hospitalisé avant d’être reconduit dans sa cellule.

17 avril 2015 : nouvelle mise en examen. Guyot est mis en examen pour « détournement de biens par personne dépositaire de l’autorité publique ». Un policier du 19e arrondissement, Patrick B., l’a accusé, à la fin du mois de janvier, de vouloir écouler de la drogue saisie.

Vol de coke au « 36 » : l’enquête sans fin
Vol de coke au « 36 » : l’enquête sans fin
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Le Point – Publié le 22/03/2015 à 11:32
L’ancien policier de la brigade des stupéfiants est incarcéré depuis début août dans l’affaire du vol de 52 kilos de cocaïne dans les locaux de la PJ parisienne.
Jonathan Guyot, le fonctionnaire de police soupçonné d'avoir fait sortir du mythique 36, quai des Orfèvres 52 kilos de cocaïne l'été dernier, pourrait être à l'origine d'un autre vol.
Jonathan Guyot, le fonctionnaire de police soupçonné d’avoir fait sortir du mythique 36, quai des Orfèvres 52 kilos de cocaïne l’été dernier, pourrait être à l’origine d’un autre vol. © KENZO TRIBOUILLARD / AFP

La personnalité énigmatique de Jonathan Guyot, alias « Raptor », ou encore « Guillotine », livre peu à peu ses zones d’ombre. L’ancien policier de la brigade des stupéfiants est le principal suspect dans l’affaire du vol de 52 kilos de cocaïne au 36, quai des Orfèvres, survenu l’été dernier. Alors que Le Point.fr révélait il y a peu le tableau de notes exemplaire du fonctionnaire, qui faisait figure de flic « irréprochable », un nouveau témoignage relayé par Le Parisien lève un peu davantage le voile sur le profil mystérieux du « ripou » présumé.

Patrick B., 31 ans, policier au sein de la brigade de nuit du commissariat du XIXe siècle, a ainsi révélé fin janvier aux juges d’instruction, d’après les informations du Parisien, que Jonathan Guyot l’avait contacté en avril 2014 pour lui demander de « vendre de la drogue » pour son compte.

« Nous n’étions que tous les deux, il m’a fait comprendre qu’il cherchait des sorties, donc des moyens de sortir de la came, il n’a pas précisé les produits ni les quantités », indique Patrick B. « Je me suis demandé ce qu’il se passait, à quoi il jouait. Mais, pour moi, il était aux stups et il voulait se faire de l’argent », poursuit le policier.

Une opération « tranquille et sans risque »

Mais Patrick B. ne s’arrête pas là et entre dans les détails, permettant aux enquêteurs de faire le lien avec un second vol jusqu’alors non élucidé. « Jonathan m’a dit qu’il avait environ un demi-kilo d’herbe de cannabis et environ un kilo de résine de cannabis à faire partir. J’espérais la moitié des gains, mais rien n’a été évoqué. Évidemment, il m’avait bien dit que je toucherais quelque chose », explique encore le policier.

Ce dernier, qui s’inquiète alors des conséquences éventuelles, demande à Jonathan Guyot s’ils ne risquent pas de se faire attraper. « Il m’a dit que c’était tranquille et sans risque. Qu’il n’y avait qu’un peu de matière », raconte Patrick B. Le policier précise que Jonathan Guyot ne lui a pas dit d’où provenait la drogue, mais qu’il se doutait qu’il l’avait obtenue par son travail.

« En termes d’échantillon, il m’a filé une belle barrette de 10-12 g », poursuit le policier, qui avoue avoir « essayé de trouver des clients » via ses indicateurs. Mais Patrick B. se…….

Lire: http://www.lepoint.fr/justice/vol-de-cocaine-au-36-un-ex-collegue-accable-jonathan-guyot-22-03-2015-1914792_2386.php

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Trois mois après sa mise en examen, le policier originaire de Perpignan où il avait été arrêté, après le vol de 52 kg de cocaïne, au 36 Quai des Orfèvres à Paris, ne livre rien à la justice, se bornant à dire « je parlerai en temps utile ».

  • JMH et AFP
  • Publié le 09/10/2014 | 09:38, mis à jour le 09/10/2014 | 11:03
Le 36 Quai des Orfevres à Paris où la cocaïne a été dérobée. © AFP
© AFP Le 36 Quai des Orfevres à Paris où la cocaïne a été dérobée.
Jonathan G., 33 ans, ex-brigadier de police à la brigade des stupéfiants, est écroué depuis le 6 août après avoir été mis en examen pour ce qui reste à ce jour un vol inédit dans les annales de la police. Selon des sources policières, il n’a pas livré un « début d’aveu », il n’a pas non plus « nié », se bornant à répéter aux deux juges parisiens en charge du dossier qu’il s’exprimerait le moment venu. Et que des « têtes tomberont ». Interrogé par l’AFP, l’avocat du brigadier, Me Michel Konitz, n’a pas souhaité faire de commentaires.

Les enquêteurs de la « police des polices », selon les sources policières, sont pourtant convaincus d’avoir affaire à un homme qui avait « sans doute partie liée avec le milieu ». Ils recherchent d’ailleurs, a-t-on appris de sources policières et judiciaires, un indicateur de police patenté – un « tonton » dans le jargon policier – qui, malgré un mandat d’arrêt à son encontre, n’a pas été retrouvé.

Le « tonton », espèrent-ils, pourrait « être l’une des explications » de l’énigme qui persiste. Ils ont cependant bien avancé sur le profil du suspect, selon les sources, « pas aussi lisse qu’il paraissait » et sur son train de vie « pas en relation avec celui d’un simple flic ».

C’était le 31 juillet. Médusés, les limiers des Stups voient débarquer dans leurs locaux du légendaire 36 Quai des Orfèvres, à Paris, une escouade de collègues des « boeufs-carottes », surnom de la « police des polices » qui fait mijoter les présumés ripoux. Perquisitions à tous les étages: 52 kg de cocaïne, estimés à deux millions d’euros à la revente, se sont volatilisés de la salle des scellés pourtant sécurisée et où l’on ne pénètre qu’avec un code parcimonieusement distribué à la brigade.

Arrêté à Perpignan en août 2014

C’est un choc dans cette unité d’élite. D’autant que, deux jours plus tard, au terme d’une enquête express, les « boeufs-carottes » mettent la main à Perpignan sur Jonathan G. décrit comme un policier modèle par tous ses collègues – entendus par la suite – « sauf une » qui se méfiait. A raison: ils découvrent plus tard qu’il était affublé de quelques surnoms laissant entendre qu’il « mettait les doigts dans le pot de confiture » et que cela « devait se savoir ». Pas plus, pas de preuves.

Une enquête financière révèle un « patrimoine immobilier » et des « mouvements de fonds » peu « en rapport avec un salaire de brigadier », sur lesquels il a cependant tenu à s’expliquer, toujours selon les sources. Certains enquêteurs évoquent une personnalité proche de celle de l’ex-convoyeur de fonds Toni Musulin dont le vol rocambolesque de 11,6 millions d’euros dans son fourgon à Lyon, fin 2009, garde encore sa part de mystère.

Policiers et juges pensent que « le milieu est à la manoeuvre » dans ce vol, « de A à Z ». « Voler autant de drogue sans être prudent, comme l’a fait Jonathan G., c’est une commande », avancent les sources. A ce stade aucune complicité policière « directe » n’a été établie. Un collègue de Jonathan G. a bien été arrêté mais il n’a que le statut de témoin assisté. Reste que le brigadier a été trouvé en possession du code d’accès à la salle des cellés.

La « police des polices » a pointé en septembre, dans un rapport administratif, une « défaillance individuelle ». Ce qui ne préjuge « en rien », selon les sources, de ce que peut « encore révéler l’enquête ». Et la drogue n’a toujours pas été retrouvée.

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Photo: http://www.coffres-forts.com/media/com_hikashop/upload/wt430.png

Après l’affaire de la disparition de 52 kilos de cocaïne disparus à la police judiciaire parisienne au début de l’été, la direction du « 36 » est sur les dents. Tous les coffres-forts, toutes les chambres fortes des services de la PJ sont inspectés à la loupe à la recherche du moindre problème de sécurité.

Dès le début de l’affaire, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, avait exigé un audit immédiat de la Brigade des stupéfiants. L’audit est toujours en cours, mais la direction du quai des Orfèvres n’a pas attendu pour lancer une enquête de son propre côté

Tous les jours c’est le même rituel, aussi méthodique que pointilleux. Tous les locaux, tous les bureaux de la PJ parisienne y ont droit, au 36, mais aussi toutes ses antennes, dans la capitale comme en proche banlieue.

Les policiers reconnaissent avoir fait preuve de flemmardise

Des hauts responsables passent donc à la loupe chaque chambre forte, chaque coffre dans lesquels sont régulièrement stockés des scellés sensibles (drogue, armes, bijoux ou encore liasses de billets).

La PJ traque le moindre défaut de sécurité. Le « 36 » a notamment remarqué que les codes d’accès n’étaient pas assez souvent changés, que des clefs qui n’avaient rien à faire ensemble se trouvaient sur un même trousseau mais aussi que des boutons de verrouillage étaient en mauvais état.

Un constat qui – officiellement – n’effraie pas les autorités. Toujours est-il que beaucoup d’enquêteurs reconnaissent avoir souvent fait preuve de flemmardise avec les consignes de sécurité, et que l’affaire des 52 kilos de cocaïne leur a fait l’effet d’un électrochoc.

source: http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/cocaine-disparue-au-36-la-securite-des-coffres-forts-largement-negligee-7773958358

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Les 52 kg de cocaïne volés au 36, quai des Orfèvres pourraient n’être qu’une infime part d’un stock de 1,5 t qui appartenait à un jeune Français, baron présumé de la drogue. (photo d’Illustration) Des Antilles au 36, histoire de la «cocaïne maudite»

Enquête. Les 52 kg de drogue volés des locaux de la police judiciaire parisienne provenaient d’un stock colossal de coke caché aux Antilles. Cette poudre a fait tomber plusieurs gros trafiquants, puis un policier…

Elle était surnommée la «cocaïne maudite» et elle semble bien justifier sa sinistre réputation… Les 52 kg de cocaïne volés fin juillet dans les locaux du 36, quai des Orfèvres, siège de la prestigieuse police judiciaire parisienne, avaient été expédiés depuis les Antilles pour finir entre les mains de trafiquants.

Une drogue qui pourrait provenir, selon plusieurs sources, d’un colossal stock détenu par un jeune Français, baron présumé de la coke. Agé de 29 ans, Kevin D., originaire de la Martinique, est soupçonné d’avoir été en possession de près de 1,5 t de cocaïne, entreposée quelque part aux Antilles. Une marchandise avidement convoitée, dont la valeur à la revente est estimée à plus de 52 M€…

«Ce stock a finalement été dérobé par une équipe concurrente de narcotrafiquants après l’interpellation de Kevin D. au mois de novembre 2013 à l’aéroport de Roissy (Seine-Saint-Denis) alors qu’il s’apprêtait à s’envoler pour Dubaï, confie une source proche de l’affaire. Les voleurs ont su où cette impressionnante quantité de cocaïne était cachée après avoir torturé un homme, présenté comme un proche de Kevin D.»

Neuf suspects écroués

Informés de ce , les enquêteurs de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS), qui avait déjà arrêté Kevin D. et une vingtaine de ses complices présumés, sont parvenus à identifier puis à interpeller, au début du mois de juillet, les auteurs de cet audacieux casse. «Neuf suspects ont été écroués dont un des principaux commanditaires de ce vol, qui est passé aux aveux, poursuit la même source. Un des protagonistes de ce dossier avait été abattu, au mois de février, sans doute en guise de représailles. Après ce , une partie de la drogue volée aurait été restituée à ses propriétaires.»

Cette poudre blanche semble donc porter malheur. «Dans le milieu des trafiquants, la drogue qui provient de ce stock est qualifiée de maudite car elle a causé la perte de tous…

LIRE la suite: http://www.leparisien.fr/faits-divers/des-antilles-au-36-histoire-de-la-cocaine-maudite-18-08-2014-4071041.php

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Les policiers enquêtant sur le vol présumé de cocaïne par un brigadier des «Stups’» ont découvert incidemment à l’occasion d’une perquisition près d’une tonne de cannabis, a indiqué une source judiciaire qui précise qu’aucun lien n’est pour l’instant établi entre ces dossiers.

Cette découverte a été faite après la perquisition d’un box loué par un autre policier qui a été placé sous le statut de témoin assisté dans le dossier des 52 kilogrammes de cocaïne volés dans la salle des scellés de la brigade des «Stups» du 36, quai des Orfèvres, siège de la police judiciaire parisienne.

Alors que cette fouille dans le quartier de «Chinatown» (XIIIe arrondissement) n’avait rien donné, un chien spécialement dressé pour repérer la drogue avait marqué l’arrêt devant le box contigu, avait expliqué la semaine dernière une source proche du dossier.

Les policiers y trouvaient alors plus de 300 kilogrammes de résine de cannabis. Le locataire de ce box en louant plusieurs autres, les policiers les ont fouillés et ont trouvé plus de 600 kilogrammes supplémentaires, a ajouté la source qui confirmait une information du JDD.

Cette enquête a été confiée à l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) de la police judiciaire. Selon la source judiciaire, «il n’y a pour l’instant aucun lien d’établi» avec l’enquête sur le vol de cocaïne qui vaut à un brigadier de 33 ans des Stups d’être mis en examen et écroué. «On est vraiment pour le moment dans le domaine du hasard», a-t-elle insisté.

AFP

SOURCE: http://www.liberation.fr/societe/2014/08/10/affaire-du-36-apres-la-cocaine-le-cannabis_1078393

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Cocaïne volée : l’IGPN découvre 900 kg de cannabis

Par Direct Matin, publié le 10 Août 2014 à 18:10

En marge de l’enquête sur la cocaïne volée au 36 quai des Orfèvres, les enquêteurs de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) ont découvert une grosse quantité de résine de cannabis dans le box voisin à celui d’un policier impliqué dans l’affaire.

Alors qu’ils perquisitionnent dans le XIIIe arrondissement de Paris dans le box d’un policier placé sous le statut de témoin assisté dans l’affaire des 52kg de cocaïne volés dans la salle des scellés de la brigade des Stups du « 36 », les enquêteurs de l’IGPN font une étrange découverte.

 SOURCE: http://www.directmatin.fr/france/2014-08-10/cocaine-volee-la-police-decouvre-900-kg-de-cannabis-688243

Vue du commissariat de Police où le policier des « Stups »‘ soupçonné d’avoir volé 52 kg de cocaïne, est en garde à vue, le 2 août 2014
[Kenzo Tribouillard / AFP]

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Troisième jour de garde à vue pour le policier suspecté d’avoir dérobé de la cocaïne au 36, quai des Orfèvres.
Comme dans tout thriller, cette affaire connaît son lot de rebondissements.
Un deuxième policier a été placé en garde à vue, ce lundi. L’homme apparaît sur les relevés bancaires du brigadier interpellé samedi à Perpignan.
Au troisième jour de sa garde à vue, celui-ci reste peu disert. Il continue de nier son implication.

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36-quai-des-orfevres-siege-de-la-police_e7dc85121297d519056f5be4ee85e815Un deuxième de la brigade des stupéfiants a été placé en garde à vue lundi dans le cadre de l’ sur le de cocaïne au 36 quai des Orfèvres, siège de la police judiciaire parisienne. Parallèlement, Jonathan G., brigadier des Stups’ interpellé samedi à Perpignan, a continué à nier en bloc au troisième jour de sa garde à vue, prolongée lundi, à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN, «police des polices»).
Le second policier placé en garde à vue «apparaît sur les relevés bancaires du brigadier interpellé samedi à Perpignan», a expliqué une source judiciaire confirmant une information de BFMTV. Selon nos informations, les sommes d’argent mentionnées sur ces documents saisis lors des perquisitions des appartements du suspect principal, à Perpignan et Paris, ne sont pas négligeables.

Si l’IGPN cherche toujours à déterminer s’il y a eu d’éventuelles complicités internes ou externes, elle se montre prudente à ce stade de l’enquête. «Il s’agit de vérifications normales dans le service et cela ne préjuge en rien de la suite de l’enquête», a expliqué une source proche du dossier. Les enquêteurs cherchent également à vérifier si ce gardien de la paix a pu faciliter l’accès au brigadier jusqu’à la salle où sont gardés les scellés.

Cocaïne volée au 36, quai des Orfèvres : 20 000 euros en liquide saisis

Le Monde.fr avec AFP | 04.08.2014 à 12h50 • Mis à jour le 04.08.2014 à 18h55

quai_des_Orfèvres_ParisLe siège de la police judiciaire de Paris voit son image gravement écornée depuis qu’un policier a découvert, jeudi 31 juillet, la disparition de 52,6 kg de cocaïne saisis par la brigade. La drogue était entreposée dans une pièce sécurisée installée dans le service et réservée aux scellés, derrière une porte blindée que seule une poignée de fonctionnaires de police est autorisée à ouvrir.

Bernard Cazeneuve, ministre de l’intérieur, a annoncé, lundi 4 août, l’ouverture d’un audit de la brigade des stupéfiants du 36, quai des Orfèvres par l’inspection générale de la police nationale (IGPN).

 

LIRE:http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/08/04/cocaine-volee-au-36-quai-des-orfevres-le-point-sur-l-affaire_4466519_3224.html

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igpn_La « police des polices » a mené une perquisition, ce jeudi soir, au siège de la brigade des stupéfiants, où 51 kilogrammes de cocaïne ont disparu. Si vol il y a eu, le ministre de l’Intérieur a demandé « la plus grande sévérité ».

Jé. M. | avec C.O.
Le 31/07/2014 à 21:44
Mis à jour le 01/08/2014 à 11:52

Près de 50 kg de cocaïne ont disparu du 36, quai des Orfèvres, ce jeudi soir, à Paris. Photo d'illustration. (Fred Dufour - AFP)

Près de 50 kg de cocaïne ont disparu du 36, quai des Orfèvres, ce jeudi soir, à Paris. Photo d’illustration. (Fred Dufour – AFP)

C’est une enquête « très sensible ». Une perquisition était menée, ce jeudi soir, à la brigade des stupéfiants de la police judiciaire parisienne après la disparition de 51 kg de cocaïne qui auraient pu être dérobés. Ce qui constituerait une première « Au 36 ».

Selon les premiers éléments de cette enquête, les hommes de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN, « police des polices ») enquêtent sur cette disparition, survenue vraisemblablement entre le 23 juillet et ce jeudi, jour où elle a été découverte.

Le ministre de l’Intérieur, interrogé par BFMTV avant le début du séminaire gouvernemental, a annoncé qu’il serait « ferme et impitoyable » si vol il y avait bien eu, et qu’il demanderait « la plus grande sévérité » contre le ou les voleurs.

La cocaïne avait été saisie le 4 juillet dernier par la brigade des stupéfiants dans le cadre d’une enquête au long cours. Une saisie que BFMTV avait pu filmer:

POUR VOIR:  http://www.bfmtv.com/societe/50-kilos-cocaine-envoles-36-quai-orfevres-822411.html

 

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quai_des_Orfèvres_ParisLa perquisition a eu lieu au 36, quai des Orfèvres à Paris.

 

Une perquisition de la « police des polices » a eu lieu jeudi 31 juillet à la brigade des stupéfiants, au 36, quai des Orfèvres à Paris, après la disparition de 50 kg de cocaïne, selon une source proche de l’enquête.

 Dernière minute

Une perquisition de l’Inspection générale de la police nationale, la « police des polices », a eu lieu jeudi 31 juillet à la brigade des stupéfiants, au 36, quai des Orfèvres à Paris. Les enquêteurs sont à la recherche d’un peu plus de 50 kg de cocaïne, saisis au début du mois de juillet par la brigade des stupéfiants et disparus depuis.

Selon la journaliste de France 2 Audrey Goutard, le préfet de police de Paris s’est rendu sur place lors de la perquisition, auxquels des chiens spécialisés ont également pris part. La cocaïne ayant été volée dans les locaux de la brigade des stupéfiants, les soupçons se portent sur des policiers de l’équipe.

A la revente, ces 50 kg de cocaïne représentent un butin potentiel de 7 millions d’euros.

 

A SUIVRE…..

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