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Parmi les condamnés à mort en Indonésie, le Français Serge Atlaoui.

le Français Serge Atlaoui. | REUTERS

D’après l’ONG Amnesty international, l’Indonésie priverait de leurs droits fondamentaux les personnes condamnées à mort, notamment pour des histoires de stupéfiants.

De nombreux étrangers condamnés à mort en Indonésie ont été privés de leurs droits fondamentaux et pour certains battus pour obtenir des aveux, accuse l’ONG Amnesty International dans un rapport qui dénonce l’usage de la peine de mort dans les affaires de drogue.

Dans cette étude publiée ce jeudi, l’organisation de défense des droits de l’Homme affirme que des condamnés à mort se sont vu refuser une assistance juridique ou un accès à des interprètes pendant leurs procès et ont signé des documents juridiques dans une langue qu’ils ne connaissaient pas.

lire plus sur http://www.ouest-france.fr/indonesie-le-pays-ne-respecterait-pas-les-droits-des-condamnes-mort-3767799

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Serge Atlaoui, le 1 avril 2015. (AFP PHOTO / ROMEO GACAD)

La Cour administrative de Jakarta a rejeté lundi 22 juin un recours du Français Serge Atlaoui, condamné à mort pour trafic de drogue en Indonésie, tandis que ses avocats envisagent de nouvelles procédures.

Incarcéré depuis dix ans dans ce pays d’Asie du Sud-Est, Serge Atlaoui, 51 ans, contestait le refus du président indonésien de lui accorder une grâce après sa condamnation à mort en 2007 pour trafic de drogue.

LIRE plus sur: http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20150622.OBS1240/la-justice-indonesienne-rejette-le-recours-du-francais-serge-atlaoui.html

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Blog Histoire Géo

La Cour administrative de Jakarta, qui examinait ce mercredi le recours du Français Serge Atlaoui,condamné à mort pour trafic de drogue, lui a accordé l’intervention d’un expert. Celui-ci va devoir vérifier si la cour administrative peut examiner le bien fondé du rejet de la demande de grâce par le président indonésien Joko Widodo, il y a quelques mois. Cela devrait accorder un sursis au Français et permettre à ses défenseurs de poursuivre leur démarche pour qu’il échappe à l’exécution.

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Par Antoine Sillières

Publié le 17/04/2015 à 16:04

Arrêté en 2005, Serge Atlaoui est déténu dans les couloirs de la mort indonésiens depuis 10 ans

Les relations entre la France et l’Indonésie pourraient être durement affectées si les autorités de Jakarta exécutent la sentence de mort prononcée contre un ressortissant français.

L’ambassadrice de France en Indonésie passe aux menaces dans l’affaire de Serge Atlaoui. «En cas d’exécution, cela ne sera pas sans conséquences sur notre relation bilatérale» a-t-elle prévenu. Les autorités indonésiennes s’apprêtent à exécuter la sentence de mort prononcée contre le Messin Serge Atlaoui, coupable, à leurs yeux, de trafic de drogue sur leur sol. Une nouvelle tentative de sauvetage dans le combat qui oppose, depuis 2005, le Français, condamné pour avoir installé des machines dans un laboratoire clandestin d’ecstasy, aux autorités indonésiennes, intransigeantes dans la lutte contre le narcotrafic. Simple exécutant -Serge Atlaoui est soudeur-, il a toujours nié être au courant des activités du laboratoire, qu’il prenait pour une usine d’acrylique.

Cette intervention diplomatique vise à faire pression sur le président indonésien Joko Widodo, alors que la Cour suprême examine actuellement l’ultime recours en grâce déposé par Serge Atlaoui. En février, François Hollande avait écrit à son homologue pour intercéder en faveur de son compatriote, qui avait alors vu plusieurs de ses codétenus conduits au peloton d’exécution.
«N’exécutez pas mon mari»

Présente à la conférence de presse ce vendredi, sa femme, Sabine, a insisté en ce sens. «Mon mari n’est pas un baron de la drogue. Il ne mérite pas la peine de mort», a-t-elle plaidé. Omniprésente dans le combat qui oppose son époux aux autorités indonésiennes et épuisée par dix années de lutte acharnée, Sabine Atlaoui, a confié vivre avec sa famille un «torture psychologique». Peu sensible à leur détresse, «un membre du bureau du procureur nous a demandé d’ores et déjà les mensurations de mon mari pour son futur cercueil», fulmine-t-elle. Et de lancer à l’auditoire, poignante, «n’exécutez pas mon mari!».
Une première depuis l’abolition de la peine de mort en France

Dans l’hypothèse d’une issue tragique, Serge Atlaoui serait le premier Français à être exécuté depuis l’abolition de la peine de mort en 1981. Une telle sentence n’a par ailleurs jamais été appliquée pour un citoyen de l’Hexagone en dehors du territoire national. Un dénouement «impensable», pour Raphaël Chenuil-Hazan, directeur de l’association «Ensemble contre la peine de mort», qui appelait en février «les Français et le gouvernement à se battre pour rendre cela impossible».

La stratégie diplomatique française ne semble pourtant pas impressionner Joko Widodo. Récemment arrivé au pouvoir, le président indonésien entend poursuivre la politique d’exemplarité en matière de lutte contre la drogue, qui ravage son pays. En contrepartie d’une issue favorable à son ressortissant, la France a proposé d’aider l’Indonésie à éradiquer le narcotrafic.

http://www.lefigaro.fr/international/2015/04/17/01003-20150417ARTFIG00232-la-france-menace-l-indonesie-si-serge-atlaoui-est-execute.php

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Par lefigaro.fr, AFP, AP, Reuters AgencesMis à jour le 24/02/2015 à 11:47

Serge Atlaoui (au centre) au côté de sa femme, le 25 mars 2008 à la prison de l'île de Nusakambangan, en Indonésie.

Le nouveau président indonésien, Joko Widodo, assure que toutes les peines capitales seront bien exécutées. Serge Atlaoui, condamné pour trafic de drogue, demande la révision de son procès.

Le nouveau président indonésien, Joko Widodo, n’apprécie pas les tentatives d’intervention de plusieurs pays étrangers pour empêcher l’exécution de leurs ressortissants parmi les 11 condamnés à mort de l’archipel. «La première chose que je dois dire avec fermeté est qu’il ne doit pas y avoir d’interventions concernant la peine de mort parce que l’application de la loi relève de notre droit souverain», a-t-il déclaré à des journalistes. Le président a dénoncé les appels de plusieurs dirigeants de pays étrangers, dont la France, le Brésil et les Pays-Bas.

Exécution d’un Brésilien et d’un Néerlandais

Parmi les condamnés à morts figure un ressortissant français, Serge Atlaoui. Arrêté en 2005 dans un atelier clandestin de production d’ecstasy, il a été condamné à mort en 2007. Ses proches affirment que cet artisan soudeur de profession avait accepté d’installer des machines dans cet atelier en ignorant leur usage. Ils le disent aussi victime d’un procès inéquitable et bâclé. Ses avocats ont déposé un recours en révision de son procès devant la Cour suprême. La semaine dernière, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a convoqué l’ambassadeur indonésien à Paris pour lui faire part de «l’extrême préoccupation des autorités françaises concernant la situation de Serge Atlaoui, ressortissant français condamné à mort en Indonésie», a rapporté le Quai d’Orsay.

L’Australie mène également une campagne intense pour empêcher l’exécution de deux de ses ressortissants. Myuran Sukumaran, 33 ans, et Andrew Chan, 31 ans, ont été condamnés en 2005 pour trafic d’héroïne. Peu avant la prise de parole présidentielle, un juge indonésien a rejeté un appel à la clémence. Leur avocat a annoncé son intention de faire appel de la décision. Canberra a prévenu qu’il réfléchirait à un rappel de son ambassadeur en poste à Djakarta s’ils sont exécutés. Le Brésil et les Pays-Bas ont déjà franchi le pas le mois dernier après les exécutions d’un Brésilien et d’un Néerlandais. Les exécutions ont repris en 2013 en Indonésie après une suspension de cinq ans.

source: http://www.lefigaro.fr/international/2015/02/24/01003-20150224ARTFIG00049-indonesie-pas-de-clemence-pour-le-francais-condamne-a-mort.php

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