Articles Tagués ‘stupéfiants’

Vers 1 heure du matin, la douane fait un tour au Port de Sainte-Rose pour y jeter une mission de surveillance de routine. Pas de chance pour trois individus qui s’y trouvent. Les stupéfiants sont encore dans leur voiture et attendent d’être transportés sur un bateau, le « Sweet Love Mama », qui ne va pas tarder à arriver.

À bord, trois Mauriciens qui comptent emporter la marchandise à Maurice.

Finalement, Mike Brasse a été condamné à 8 ans de prison ferme, Corine Clain et Osman Kamil Mohamed à 4 ans, Royce Capdor à 3 ans, Kévin Zettor à 2 ans dont un an avec sursis et Grégory Grondin a été relaxé.

lire: https://www.zinfos974.com/Saisie-record-d-heroine-a-La-Reunion-17-million-d-euros-de-stupefiants-prison-ferme-pour-les-trafiquants_a124050.html

0000000000000000000000000000000000000000000

Saisie réalisée par les douaniers d’Hendaye lors du contrôle d’un poids lourd.

Publié le : mardi 20 juin 2017
Près de 1,2 tonne de cannabis découverte dans un chargement de pommes de terre

1,2 tonne de cannabis dans un chargement de pommes de terre | © Douane

Le 8 juin 2017, les douaniers d’Hendaye contrôlent un camion immatriculé aux Pays‑Bas. Selon les documents présentés par le chauffeur de nationalité néerlandaise, le chargement est composé de 21,6 tonnes de pommes de terre en provenance d’Espagne et destinées à l’Allemagne.

Alors qu’ils procèdent à la fouille de la remorque, les agents découvrent, au fond du chargement, situées devant le moteur frigorifique, 2 grandes caisses en bois, renfermant au total 35 sacs de toile de jute. A l’ouverture des sacs, ils dénombrent 1 156 kg de résine de cannabis.

La valeur de la marchandise est estimée à près de 7 millions d’euros sur le marché illicite de la revente au détail de stupéfiants.

Après le dessaisissement du parquet de Bayonne au profit du parquet de la juridiction inter-régionale spécialisée (JIRS) de Bordeaux, une information judiciaire a été ouverte.

Contact presse

  • Luc VERGER, Direction régionale des douanes de Bayonne : 09 70 27 58 53 / 06 64 55 00 09
  • Service de presse de la douane : 01 57 53 47 18 – presse@douane.finances.gouv.fr
Auteur : BIC – Bureau de l’information et de la communication
000000000000000000000000000000000000000

Publié le : mardi 30 mai 2017 Premières saisies de captagon en France - 750 000 comprimés à RoissyPremières saisies de captagon en France | © Douane

Deux importantes saisies de captagon ont été réalisées par les douaniers de Roissy lors du contrôle de plusieurs chargements en provenance du Liban en janvier et février 2017.

Récemment présenté comme « la drogue du conflit syrien », en raison des ravages qu’il cause dans ce pays, le captagon est un psychostimulant créé à la fin des années 50 et désormais principalement consommé au Moyen-Orient.
C’est la première fois que cette drogue est saisie en France. La valeur de la marchandise est estimée à près de 1,5 million d’euros sur le marché illicite de la revente de stupéfiants.

Le 4 janvier 2017, les douaniers de Roissy contrôlent deux moules industriels en provenance du Liban et à destination de la République Tchèque. L’ouverture du premier moule en acier d’un poids total de 700 kg nécessite l’utilisation d’outils industriels. Ce n’est qu’au bout de trois heures que les douaniers en viennent à bout. Mais, celui-ci s’avère vide. La drogue était en fait dissimulée dans les parois du moule. Le perçage de celles-ci et l’utilisation d’un endoscope permet alors la découverte du captagon. Le second moule contenait également des cachets. Au total, ce sont 350 000 comprimés qui sont extraits pour un poids total de 70 kg.

Une coopération avec les autorités allemandes et tchèques est alors mise en place grâce à l’attaché douanier français basé à Berlin dans le but d’identifier les destinataires en République Tchèque. Suite aux investigations, il s’avère que la cargaison est en réalité destinée à l’Arabie Saoudite, en passant par la Turquie.

Le 22 février 2017, les agents de Roissy ciblent une nouvelle importation de moules industriels en provenance du Liban et à destination d’Afrique. Les agents réalisent une nouvelle saisie de 67 kg de comprimés de captagon dissimulés de la même façon, dans les parois des moules en acier.

Selon les analyses réalisées en laboratoire, les comprimés sur lesquels sont inscrits les 2 « C » caractéristiques du captagon, contiennent de l’amphétamine et de la théophyline.

En 2016, la douane française a saisi 83 tonnes de drogue dont 236 kg d’amphétamines (dont 70,6 kg de méthamphétamines).

La saisie en images

Contact Presse

  • Isabelle Boustani-Dignocourt, Secrétaire général des douanes de Roissy : 01 48 62 63 79
  • Nicolas Barraud, Service de presse de la douane : 01 57 53 42 11 – presse@douane.finances.gouv.fr

Auteur : Direction interrégionale de Roissy

00000000000000000000000000000000000000000

Près de 60 kg de drogue dissimulés dans un chargement de crèmes glacées

Publié le : vendredi 10 juin 2016

Les 26 kg d’héroïne brune et 33 kg de cocaïne sont estimés à plus de 3 millions d’euros sur le marché illicite de la revente au détail de stupéfiants.

Jeudi 2 juin 2016, les agents des douanes de Calais ont découvert 26 kg d’héroïne brune et 33 kg de cocaïne dissimulés dans un poids lourd immatriculé en Bulgarie. La valeur de la marchandise est estimée à plus de 3 millions d’euros sur le marché illicite de la revente au détail de stupéfiants.

Lors du contrôle, la conductrice, de nationalité britannique, présente des documents couvrant le transport de 24 palettes de crèmes glacées depuis la Belgique vers le Royaume-Uni.

Poursuivant leurs investigations, les douaniers découvrent alors derrière les cartons de glace, au fond du camion, un grand sac en toile de jute, déposé à même le sol. La réaction du chien anti-stupéfiant confirme les soupçons des agents des douanes, qui procèdent au déchargement du camion.

À l’intérieur du sac, les douaniers découvrent deux sacs de sport, chargés de paquets de drogue entourés d’adhésifs marron, qui réagissent positivement à l’héroïne et à la cocaïne. Au total, 59,7 kg de produits stupéfiants sont saisis.

Le gérant de la société de transport a été placé en détention provisoire dans l’attente de son jugement.

En 2015, la douane française a saisi 88 tonnes de produits stupéfiants dont 17 tonnes de cocaïne (résultat annuel jamais atteint) et 243,5 kg d’héroïne.

Contacts presse

  • Direction des douanes de Dunkerque : 06 64 55 60 23
  • Service de presse de la douane : presse@douane.finances.gouv.fr : 01 57 53 42 11
Auteur : Direction régionale de Dunkerque

http://www.douane.gouv.fr/articles/a12866-pres-de-60-kg-de-drogue-dissimules-dans-un-chargement-de-cremes-glacees

0000000000000000000000000000000000000000000000

Près de 800 kg de cannabis saisis en 3 jours dans le Languedoc-Roussillon

Publié le : vendredi 3 juin 2016

La valeur des stupéfiants est estimée à plus de 6 millions d’euros sur le marché illicite de la revente de stupéfiants au détail.

Entre le 24 et le 27 mai 2016, les douaniers de Perpignan et de Montpellier ont saisi près de 800 kg de cannabis sur l’autoroute A9. La valeur totale de la marchandise est estimée à plus de 6 millions d’euros sur le marché illicite de la revente de stupéfiants au détail.

Le vendredi 27 mai 2016, les agents de la brigade de Perpignan contrôlent un ensemble routier immatriculé aux Pays-Bas. Le chauffeur déclare transporter des graines de lin et des produits textiles. A l’ouverture de la remorque, les douaniers constatent la présence de bobines et de sacs de graines de lin, mais sont intrigués par le volume intérieur de la remorque qui leur semble plus petite qu’un modèle standard. La mesure de celle-ci confirme leurs doutes. Les agents décident donc de percer la paroi réfrigérée au fond de la remorque et y découvrent 26 cartons ainsi que 6 sacs noirs, renfermant 298 kg d’herbe de cannabis.

Le chauffeur a été remis aux services de la Police judiciaire de Perpignan, les suites judiciaires étant confiées au TGI de Perpignan.

3 jours plus tôt, le mardi 24 mai, ce sont, cette fois, les agents de la brigade de Montpellier qui avaient procédé à la saisie de 376 kg de résine et 106 kg d’herbe de cannabis, sur cette même autoroute, transportés dans un poids lourds immatriculé en Italie. Le conducteur leur a déclaré avoir déchargé toutes ses marchandises en Espagne et revenir à vide vers Fos-sur-mer.

À l’ouverture de la remorque, les agents avaient alors constaté la présence de plusieurs palettes sanglées en tas, au fond de la remorque. Leur examen a permis aux douaniers de découvrir, dissimulés derrière de simples cartons, 12 « valises marocaines » (sacs en toile de jute utilisés par les trafiquants pour le transport de la résine de cannabis), et 9 sacs en toile contenant des sacs thermosoudés d’herbe de cannabis.

Une information judiciaire a été ouverte.

Contact presse

  • Service presse de la douane : presse@douane.finances.gouv.fr, Tél. /
  • Direction régionale des douanes de Montpellier : François Brivet, Tél. /
  • Direction régionale des douanes de Perpignan : Didier Martinez, Tél. /

http://www.douane.gouv.fr/articles/a12854-pres-de-800-kg-de-cannabis-saisis-en-3-jours-dans-le-languedoc-roussillon


000000000000000000000000000000000

Près d’une tonne de cannabis saisie dans le Sud-OuestPublié le : jeudi 7 avril 2016 |
Cache aménagée pour dissimuler du cannabis | © Douane
Deux saisies en moins de 24 heures par les douaniers de Bayonne grâce au scanner mobile et au chien anti-drogue.

En moins de 24 heures, les douaniers de la direction régionale des douanes de Bayonne ont saisi 957 kg de cannabis lors du contrôle de deux véhicules en provenance d’Espagne. La valeur de la drogue est estimée à plus de 5,7 millions d’euros sur le marché illicite de la revente au détail de stupéfiants.

SMSLa première prise est réalisée le 30 mars par les douaniers de la brigade de Bayonne et ceux du scanner mobile spécial (SMS) suite au contrôle d’un poids lourd avec deux personnes à bord. Préalablement sélectionné par les motards sur l’autoroute A63, le camion est scanné sur une aire d’autoroute à l’aide du SMS pour vérifier la présence éventuelle de marchandises de fraude dissimulées parmi les palettes de légumes.

L’examen des résultats radioscopiques permet aux agents d’identifier une zone sombre suspecte au niveau du plancher. Les palettes de légumes sont déchargées mettant alors à jour un plancher aménagé au niveau de la zone suspecte. Après plusieurs heures de manutention et de découpe du plancher, les agents extraient 626 kg de résine de cannabis.

Le lendemain, ce sont les douaniers de la brigade d’Hendaye qui interceptent du cannabis dans le camping-car d’un couple d’allemands au niveau de la commune d’Urrugne (64). Le passage du chien anti-stupéfiant permet de trouver de la résine de cannabis dissimulée dans un faux plancher sous les couchettes. Au total, les agents saisissent 331 kg de résine.

La saisie en images

 

En 2015, la douane française a saisi 88 tonnes de stupéfiants dont près de 63 tonnes de cannabis.

Contacts presse

  • Nicolas BARRAUD, Service de Presse de la douane :
Auteur : Direction régionale de Bayonne

https://plus.google.com/+DouaneGouvFrance/posts/3mJMs4J1aJd

00000000000000000000000000000000

Publié le : lundi 25 janvier 2016 |
Hendaye - saisie de 1,8 tonne de résine de cannabis dans un poids lourd
La drogue était dissimulée dans un chargement de denrées périssables. Sa valeur est estimée à plus de 11 millions d’euros sur le marché illicite de la revente au détail de stupéfiants.

Le 21 janvier 2016, les douaniers de la brigade d’Hendaye ont saisi 1 817 kg de résine de cannabis, dissimulés dans des équipements électriques transportés derrière un chargement de fruits et légumes. La marchandise, qui effectuait un trajet déclaré Espagne-Pays-Bas, est estimée à plus de 11 millions d’euros sur le marché illicite de la revente au détail de stupéfiants.

En fin d’après-midi, les douaniers arrêtent, pour le contrôler, un camion équipé d’une remorque frigorifique, immatriculé en Espagne et circulant dans le sens Sud/Nord sur l’A63. Les documents que présente l’un des deux chauffeurs couvrent le transport, entre la France et la Hollande, de fruits et légumes et de deux générateurs.

Les douaniers procèdent au déchargement de huit palettes de fruits et légumes et constatent la présence effective des équipements électriques. Le chien de l’équipe cynophile de la douane marque rapidement un vif intérêt pour ces appareils. Les douaniers procèdent au démontage des appareils et découvrent des paquets contenant du cannabis à l’intérieur.

Au total, 1 816,92 kg de résine de cannabis sont extraits du chargement et saisis, ainsi que 22 palettes de fruits et légumes (persil, salades, pommes, brocolis et clémentines). Les deux chauffeurs du camion, un homme et une femme de nationalité espagnole sont immédiatement placés en retenue douanière.

Cette saisie suit de quelques jours à peine, l’interception, le 4 janvier 2016, par les douaniers d’Hendaye d’une tonne de résine de cannabis dissimulée dans des fûts d’olives en saumure en provenance d’Espagne destinés à une société des  Pays-Bas.

Contact presse

  • Direction régionale des douanes de Bayonne – Luc VERGER : 09 70 27 58 53 – 06 64 55 00 09
  • Service de Presse de la douane : 01 57 53 41 03
Auteur : Direction régionale de Bayonne
0000000000000000000000000000000000000000000
Publié le : vendredi 11 décembre 2015 |

Saisie historique en métropole de plus de deux tonnes de cocaïne

Patrouilleur garde-côtes de Boulogne-sur-Mer | © Douane
La drogue a été découverte à bord d’un cargo dérouté par le patrouilleur garde-côtes de Boulogne-sur-Mer.

Les services garde-côtes de la douane française viennent de réaliser la plus importante saisie de cocaïne jamais réalisée en métropole à ce jour.

La drogue, découverte à bord d’un cargo dérouté hier soir par le patrouilleur garde-côtes de Boulogne-sur-Mer, est en cours de pesée mais, selon les premières estimations, les quantités devraient dépasser deux tonnes.

Le navire a été intercepté hier à 18h30 en haute mer et a été ramené à quai à 20 heures à Boulogne-sur-Mer où les opérations de fouille ont débuté.

La drogue était dissimulée derrière une cloison métallique. Plusieurs personnes sont actuellement en retenue douanière.

Le parquet de Boulogne-sur-Mer est saisi de l’affaire.

Compte-tenu des quantités d’ores et déjà trouvées à bord, la prise est la plus importante à ce jour en métropole.

Contacts presse

  • Cabinet de Michel SAPIN : 01 53 18 41 13 sec.mfcp-presse@cabinets.finances.gouv.fr
  • Cabinet de Christian ECKERT : 01 53 18 45 04 / sec.sebud-presse@cabinets.finances.gouv.fr
  • Direction Générale des Douanes et Droits Indirects : 01 57 53 42 11 / dg-bic@douane.finances.gouv.fr
Auteur : Bureau de l’information et de la communication

http://www.douane.gouv.fr/articles/a12644-saisie-historique-en-metropole-de-plus-de-deux-tonnes-de-cocaine-

Posté avec WordPress pour Android

articles

Over two tonnes of cocaine seized on ship off French coast

Yahoo News – ‎il y a 6 heures‎
Lille (France) (AFP) – Customs officials have seized at least 2.4 tonnes of cocaine from a cargo ship off France’s northern coast, a record for the country, officials said on Friday. The « Carib Palm », a Moldovan-flagged freighter, had sailed from

French police make record-breaking cocaine seizure near Calais

ABC Online – ‎il y a 6 heures‎
Customs officials have seized at least 2.4 tonnes of cocaine from a cargo ship off France’s northern coast, a record for the country. The Carib Palm, a Moldovan-flagged freighter, had sailed from Colombia and was headed to Gdansk in Poland. It docked

France makes record two tonne cocaine haul

The Local.fr – ‎il y a 10 heures‎
The drugs were brought in a ship travelling from Colombia and destined for Gdansk in Poland. This is a record amount in metropolitan France. « The ship was intercepted on Thursday at 18:30 in the open sea and was brought to the docks in Boulogne-Sur-Mer …
Over two tons of cocaine seized on ship off French coast

The Daily Star – ‎il y a 8 heures‎
French police stand guard next to the moored cargo ship « Carib Palm » on December 11, 2015at the Port of Boulogne-sur-Mer, in the Pas-de-Calais region, after authorities seized a record-breaking 2.4 tons of cocaine from the vessel on December 10.

France trumpets major cocaine seizure

TradeWinds (subscription) – ‎il y a 1 heure‎
They carried out the drugs bust at Boulogne-sur-Mer on the 1,520-dwt Carib Palm (built 1977) as stopped their on the way to Poland from Colombia, according to AFP. The drugs have a street value of about EUR 50m ($55m). The Moldovan-flag ship is …

000000000000000000000000000000000000000000000000000

Nouvelle saisie exceptionnelle de la douane : 2,4 tonnes de résine de cannabis

Publié le : mardi 10 novembre 2015 |

Nouvelle saisie exceptionnelle de la douane : 2,4 tonnes de résine de cannabis
La drogue a été interceptée au Tunnel sous la Manche. Sa valeur est estimée à plus de 14 millions d’euros sur le marché illicite de la revente au détail.

Vendredi 6 novembre 2015, les douaniers de Dunkerque ont saisi 2,4 tonnes de résine de cannabis dans un poids lourd en provenance d’Espagne et à destination du Royaume-Uni. La valeur de la marchandise est estimée à plus de 14 millions d’euros sur le marché illicite de la revente au détail de stupéfiants.

En contrôle au Tunnel sous la Manche, les agents décident de procéder à la vérification du chargement d’un ensemble routier immatriculé au Portugal. Les documents présentés par le chauffeur indiquent un transport de neuf burineurs hydrauliques pour pelleteuses à destination d’une société britannique.

A l’ouverture de la remorque, les agents des douanes découvrent neufs burineurs conditionnés chacun dans une cage en acier de plus de 2 mètres de long sur 1,40 mètre de haut. Poursuivant leur recherche, les douaniers entreprennent de vérifier le chargement à l’aide d’un chien anti-stupéfiant. Celui-ci marque alors un vif intérêt pour les jointures des deux premières machines situées à l’arrière du camion.

Après avoir démonté la première cage d’acier servant d’emballage, les agents dévissent un bouclier métallique à l’avant de la machine. Derrière celui-ci, ils découvrent un tiroir métallique sur roulette à l’intérieur duquel se trouvent plusieurs sacs contenant de la résine de cannabis. Dans chaque machine, ils découvrent ainsi entre 214 kg et 294 kg de résine de cannabis pour un total de 2 399 kg de drogue.

 

La saisie en images

Douane TV [Vidéo – 1’47]

 

Album photo (Google+)

https://apis.google.com/u/0/_/widget/render/post?usegapi=1&href=https%3A%2F%2Fplus.google.com%2F%2BDouaneGouvFrance%2Fposts%2FR5ZpxYZhCuj&gsrc=3p&ic=1&jsh=m%3B%2F_%2Fscs%2Fapps-static%2F_%2Fjs%2Fk%3Doz.gapi.fr.BHw2uKQhqF8.O%2Fm%3D__features__%2Fam%3DAQ%2Frt%3Dj%2Fd%3D1%2Ft%3Dzcms%2Frs%3DAGLTcCMv4_Hxv2AVS8utDdSQD4n1ErfVsg#_methods=onPlusOne%2C_ready%2C_close%2C_open%2C_resizeMe%2C_renderstart%2Concircled%2Cdrefresh%2Cerefresh%2Conload&id=I0_1447366070767&parent=http%3A%2F%2Fwww.douane.gouv.fr&pfname=&rpctoken=19316433

 

En 2014, la douane française a saisi 158 tonnes de résine de cannabis, un record historique.

Contact presse

  • Nicolas BARRAUD, Service de presse de la Douane : 01 57 53 42 11
  • Arnaud DELMULLE, Direction régionale des douanes de Dunkerque : 09 70 27 07 03
Auteur : Direction régionale de Dunkerque

Documentation

http://www.douane.gouv.fr/articles/a12615-nouvelle-saisie-exceptionnelle-de-la-douane-2-4-tonnes-de-resine-de-cannabis

Posté avec WordPress pour Android

Près de 700 kg de cannabis saisis par les douaniers d’Arles en moins d’un mois

Publié le : vendredi 16 octobre 2015 |

Près de 700 kg de cannabis saisis par les douaniers d’Arles en moins d’un mois | © Douane

Deux saisies, de 326 et de 342,6 kg de résine de cannabis, réalisées avec l’appui de l’équipe cynophile.

Dans la nuit du 10 au 11 octobre 2015, les douaniers d’Arles ont saisi 342,6 kg de résine de cannabis dans un poids lourd en provenance d’Espagne, se dirigeant vers l’Italie. La marchandise est estimée à près de 2 millions d’euros sur le marché de la revente au détail des stupéfiants.

En contrôle sur l’A54, les douaniers décident d’inspecter un semi-remorque immatriculé en Espagne. Le chauffeur ne possède aucun document de transport et déclare voyager à vide. Les agents de la brigade des douanes d’Arles, accompagnés du chien anti-stupéfiants, procèdent alors à la fouille de la remorque réfrigérée. Cette dernière est vide mais le chien détecte une odeur suspecte au niveau des deux coffres à palettes, situés sous le camion. Poursuivant leur recherche, les agents découvrent alors, dissimulés à l’intérieur des deux coffres à palette, 9 sacs en toile de jute ou « valises marocaines » contenant plusieurs centaines de pain de résine de cannabis.

L’individu a été placé en retenue douanière puis remis au service de police judiciaire de Marseille sur instruction du Parquet de Tarascon.
Moins de trois semaines auparavant, le 23 septembre 2015, les agents de la brigade des douanes d’Arles, accompagnés de la même équipe cynophile, avaient découvert 326 kg de résine de cannabis dissimulés dans des panneaux de bois évidés à bord d’un semi-remorque immatriculé en Espagne effectuant le même trajet.

En 2014, la douane française a saisi près de 158  de cannabis.

http://www.douane.gouv.fr/articles/a12590-pres-de-700-kg-de-cannabis-saisis-par-les-douaniers-d-arles-en-moins-d-un-mois

000000000000000000000000000000000000000000000000000

Publié le : jeudi 15 octobre 2015 |
Saisie de près de 2 tonnes de résine de cannabis
Après avoir identifié l’ « éclaireur » d’un go-fast, les douaniers de Nantes ont intercepté une fourgonnette abandonnée contenant la drogue.
Dans la nuit du 13 au 14 octobre 2015, les douaniers de Nantes ont saisi 1 920 kg de résine dans une fourgonnette sur l’autoroute A11.

Le chargement de drogue, composé d’une soixantaine de « valises marocaines » en toile de jute, était probablement destiné à la région nantaise. Une personne a été interpellée.
En opération au péage à Ancenis (Loire-Atlantique), les agents des douanes ont procédé au contrôle d’un véhicule, immatriculé en région parisienne. L’attitude du chauffeur et divers éléments amènent alors les agents à suspecter le conducteur d’être le pilote éclaireur d’un convoi de go-fast.

Des recherches sont rapidement engagées sur l’autoroute et permettent de trouver une fourgonnette abandonnée sur une aire d’autoroute à l’intérieur de laquelle les agents découvrent 1,9 tonne de résine de cannabis.

 

La saisie en images

Douane TV [Vidéo – 4’16]

Contact presse

  • Service Presse du Bureau information et communication, Nicolas BARRAUD : 01 57 53 42 11
Auteur : Direction régionale de Pays de la Loire
00000000000000000000000000000000000000000000000000

 

Vidéo : Saisie aux Antilles de 808 kg de cocaïne
Cette saisie d’une valeur estimée à plus de 53 millions d’euros a été réalisée à bord d’un voilier au nord-est de la Guadeloupe.

Cette saisie est le fruit d’une enquête menée sur une année par les agents de la Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières (DNRED).

Le voilier de 15 mètres battant faussement pavillon américain a été arraisonné samedi 3 octobre 2015 au matin par la frégate de surveillance « Le Ventôse », dans le cadre d’une action de coopération internationale associant la France, les États-Unis et le Canada. Les moyens des forces armées aux Antilles et de la Douane ont été mobilisés sous l’autorité du Préfet de la Martinique, délégué du Gouvernement pour l’action de l’État en mer.

 

 

Le navire, les trois personnes mises en cause et les stupéfiants ont été ramenés à Fort-de-France où ils ont été remis aux services de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) chargés des suites de l’enquête judiciaire par le Procureur de la République de la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Fort-de-France.

Michel SAPIN, ministre des Finances et des Comptes publics, et Christian ECKERT, secrétaire d’État chargé du Budget soulignent que « la précision des informations exploitées par les services douaniers a donné une orientation déterminante à cette opération coordonnée de lutte contre le trafic international de drogue en Caraïbe ».

Après les saisies de 2,2 tonnes et de 212 kgs effectuées en avril dernier en Martinique, celle de 3,2 tonnes réalisée le 23 avril au large de l’Écosse, celle de 1,1 tonne appréhendée à Horta (Açores) le 27 mai, ainsi que celle de 100kg réalisée en juin dernier au sud-est de la Martinique, cette nouvelle interception de cocaïne illustre la détermination et l’efficacité de la douane française dans la lutte contre le trafic de produits stupéfiants sur la zone Antilles-Guyane.

Contacts presse

Auteur : Bureau de l’information et de la communication
0000000000000000000000000000000000000000000
Triple saisie de cocaïne par les douaniers d'Orly
 Photo d’illustration | © Douane
La drogue, dissimulée dans le double-fond de valises, est évaluée à plus de 860 000 euros sur le marché illicite de la revente au détail de stupéfiants.

Lundi 5 octobre 2015, les douaniers d’Orly ont saisi près de 13,5 kg de cocaïne lors du contrôle d’un groupe de trois voyageurs en provenance de République Dominicaine.

La drogue est évaluée à plus de 860 000 euros sur le marché illicite de la revente au détail de stupéfiants.

A l’arrivée d’un vol en provenance de Saint-Domingue, les douaniers contrôlent deux hommes et une femme. Le plus jeune des deux hommes, qui affirme ne pas avoir de marchandises à déclarer, présente les autres voyageurs comme étant sa femme et son oncle.

Le passage de leurs bagages aux rayons X permet aux douaniers de détecter des zones suspectes dans chacun d’entre eux. La fouille approfondie permet alors la découverte d’un double-fond dans l’armature en plastique des trois valises. A l’intérieur, les agents trouvent trois plaques de cocaïne compactée et filmée de plastique noir. Au total, ils extraient près de 4,5 kg de cocaïne de chacune d’entre elles, soit un total de près de 13,5 kg.

Les trois individus, âgés de 30, 43 et 74 ans ont été confiés à l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS) et une information judiciaire a été ouverte par le Parquet de Créteil.

Les quantités de cocaïne saisies par les agents des douanes à Orly ont significativement augmenté ces dernières années, passant de 110 kg en 2012, à 420 kg en 2014.

La saisie en images sur

http://www.douane.gouv.fr/articles/a12575-triple-saisie-de-cocaine-par-les-douaniers-d-orly

Contact presse

  • Nicolas BARRAUD, Service de Presse de la douane : 01 57 53 42 11
  • Christophe BERTANI, Direction régionale des douanes d’Orly : 01 49 75 84 13
Auteur : Direction régionale de Orly
0000000000000000000000000000000000000000000000000000

Saisie de 80 kg de cocaïne dissimulés dans une cachette sophistiquéePublié le : mardi 25 août 2015 |

Lors du contrôle d’un véhicule, les douaniers d’Halluin (59) ont mis à jour des cachettes aménagées derrière le pare-choc et sous les sièges avant.
Le 20 août 2015, les douaniers d’Halluin (59) ont saisi près de 80 kg de cocaïne lors du contrôle d’une voiture en provenance des Pays-Bas. La marchandise est évaluée à plus de 5 millions d’euros sur le marché illicite de la revente au détail de stupéfiants.

En opération de surveillance près de la frontière franco-belge, les agents des douanes contrôlent un véhicule avec un homme et une femme à bord.

photo illustration source www.eurodouane.com

Le chien anti-stupéfiant de la brigade marque rapidement un intérêt pour le pare-choc arrière et les parties latérales du véhicule. Un examen minutieux de la voiture permet aux agents de trouver une cache aménagée particulièrement sophistiquée derrière le pare-choc. Deux caches supplémentaires sont ensuite identifiées sous les sièges avant. Dissimulées par de la moquette et de l’isolant, elles étaient constituées de caissons métalliques verrouillés qui devaient être actionnés par un dispositif mécanique pour les ouvrir.

Au total, les douaniers extraient 73 pains de cocaïne des trois caches pour un poids total de 79,3 kg.

Sur instruction du TGI de Lille, les deux individus ont été remis à la PJ de Lille à l’issue de la procédure douanière.

La saisie en image

Douane TV [vidéo – 1’28]

 

En 2014, la douane française a saisi 198,4 tonnes de stupéfiants dont 6,6 tonnes de cocaïne.

Contact presse

  • Service Presse de la douane – Nicolas BARRAUD : 01 57 53 42 11
  • Gil LORENZO, Directeur régional des douanes de Lille : 09 70 27 13 01
Auteur : Direction régionale de Lille
 0000000000000000000000000000000000000000000

Photomontage: Benoît Gougeon
Quatre-vingt-dix millions de dollars au bas mot. Voilà le montant des ventes de drogue estimé pour une année sur Silk Road, le premier cryptomarché à abriter des activités illicites en ligne. Depuis, les ventes de cocaïne, d’héroïne et d’ecstasy auraient explosé sur le Web avec la venue d’autres sites semblables.

« La demande est très forte et les trafiquants sont habiles à camoufler et sceller leurs colis afin qu’ils ne soient pas interceptés par Postes Canada ou par les agents des services frontaliers », rapporte David Décary-Hétu, professeur à l’École de criminologie de l’Université de Montréal et chercheur au Centre international de criminologie comparée de l’UdeM. Avec Judith Aldridge, de l’Université de Manchester, en Angleterre, il a étudié les réseaux criminels virtuels afin de déterminer la taille des marchés de drogue sur Internet et de tracer le profil des consommateurs.

En septembre 2013, les chercheurs ont réussi à copier l’historique des transactions faites sur Silk Road 1. « C’était à peine deux semaines avant la fermeture du site par le FBI », signale le criminologue. Sur ce cryptomarché, on vendait des vêtements, des livres, mais surtout des stupéfiants livrables à domicile par la poste partout dans le monde ! À l’époque, il s’agissait du seul réseau en ligne garantissant l’anonymat qui permettait de se procurer des substances psychoactives.

En analysant plus de 12 000 annonces et commentaires de clients, David Décary-Hétu et sa collègue ont pu calculer les revenus générés en multipliant le nombre de messages des acheteurs par le prix des produits. Ils ont ainsi démontré que les ventes de stupéfiants sur le site avaient grimpé en flèche en l’espace d’un an, passant de 17 à 90 millions de dollars, une augmentation de 600 %.

Autre constat : une grande part des achats aurait été effectuée par des vendeurs qui s’approvisionnaient sur le cryptomarché pour ensuite revendre la drogue dans la rue ou sur le Web. Le professeur Décary-Hétu a établi un an plus tard l’identité de quelque 250 vendeurs canadiens actifs sur les cryptomarchés. Ils expédiaient leur marchandise comme une lettre à la poste !

Il aura fallu deux ans et demi au FBI pour mettre la main au collet de l’administrateur de Silk Road 1, Russel Ulbricht, un physicien de 30 ans habitant San Francisco. Celui-ci aurait même été traqué par hasard, raconte-t-on. Depuis son arrestation, une quinzaine de cryptomarchés voués à la vente de drogue ont vu le jour, dont Agora, Nucleus, Middle Earth et Silk Road 2 (fermé lui aussi par le FBI). « Les cryptomarchés représentent une telle innovation criminelle qu’ils pourraient transformer le marché de la drogue et faire reculer les efforts de régulation de plusieurs décennies », estime David Décary-Hétu. Ses travaux ont permis la mise au point d’un outil de surveillance des marchés de vente de drogue en ligne.


David Décary-Hétu a lui-même plongé dans le dark Net et procédé à des achats de drogue.

 

Le Web invisible

Mais comment de telles activités passibles de prison sont-elles possibles sur Internet? En fait, il s’agit de la face obscure du Web, le dark Net, comme la nomment les spécialistes, ou Web invisible. On accède à ce monde parallèle grâce à Tor Browser, un fureteur configuré pour y naviguer. « Cela permet aux individus de se connecter aux cryptomarchés sans que le site Web connaisse leur identité et leur adresse IP », précise David Décary-Hétu. Pas moyen de connaître précisément la source des produits.

« Il existe maintenant un grand nombre de cryptomarchés qui permettent de commander des drogues en ligne, ajoute le professeur. Ces marchés criminels sont calqués sur des sites marchands comme Amazon et eBay. Ils en diffèrent cependant par le fait que les paiements sont faits en bitcoins, une monnaie virtuelle anonyme, et l’argent des acheteurs est gardé en fidéicommis jusqu’à ce qu’ils reçoivent leur commande. Toutes les connexions des utilisateurs sont anonymisées. »

Selon le chercheur, les cryptomarchés sont un petit canal de distribution non approprié pour les cartels de la drogue. En revanche, ils sont efficaces pour approvisionner les vendeurs intermédiaires à la recherche de stupéfiants potentiellement de meilleure qualité et moins chers. Et, compte tenu de leur aspect sécuritaire, le nombre de transactions virtuelles illicites n’a pas fini de croître, juge le professeur.

Les criminels en ligne, des nationalistes ?

Depuis son doctorat en criminologie à l’UdeM sous la direction des professeurs Carlo Morselli et Stéphane Leman-Langlois, de 2009 à 2012, David Décary-Hétu étudie l’influence d’Internet sur la criminalité et l’adaptation des criminels à cet environnement virtuel pour tenter d’approfondir la compréhension du phénomène de la déviance en ligne.

Ce spécialiste des cryptomarchés, l’un des rares au Québec, a même plongé dans l’univers du dark Net et procédé à des achats de drogue alors qu’il accomplissait un travail de maître d’enseignement et de recherche à l’École des sciences criminelles de l’Université de Lausanne, en Suisse. L’objectif ? Comparer le profilage chimique des produits achetés en ligne avec ceux qu’on trouve dans la rue. « On peut ainsi avoir une bonne idée d’où vient la drogue, affirme David Décary-Hétu. Par exemple, si la cocaïne est pure à 85 %, elle provient sans doute directement des fournisseurs d’Amérique du Sud, car la pureté des drogues locales oscille généralement entre 25 et 35 %. »

Pour l’heure, il est prématuré de généraliser les données obtenues par le professeur. Mais les résultats préliminaires révèlent des différences entre les deux canaux de distribution et ce ne sont pas nécessairement les mêmes individus qui vendent sur les cryptomarchés et en dehors du Web. « Au Canada, on n’analyse pas la pureté de la drogue saisie, souligne le chercheur. On ne peut donc pas établir le même parallèle entre les produits. » Mais les données accumulées au fil des ans tendent à confirmer une tendance : plus la réputation des trafiquants est grande et plus ceux-ci expédient leurs marchandises principalement dans leur pays d’origine. Les clients semblent aussi préférer acheter à des vendeurs issus du même pays afin d’éviter les inspections aux frontières. « Les cryptomarchés sont des plateformes mondiales, mais on croit qu’elles sont d’abord utilisées de manière nationale. C’est du moins ce qu’on tente actuellement de montrer. »

00000000000000000000000000000000000000000

Saisie de plus de 21 000 cachets d’ecstasy par les enquêteurs de Belfort

Publié le : mardi 24 février 2015
Saisie de plus de 21 000 cachets d'ecstasy par les enquêteurs de Belfort
Saisie de plus de 21 000 cachets d’ecstasy à Belfort | © Douane
Les enquêteurs des douanes viennent de démanteler un réseau de distribution de drogues de synthèse qui étaient acheminées par convois de « go-fast ».

Les agents de la Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières (DNRED) de Belfort viennent de démanteler un réseau de distribution de drogues de synthèse basé dans l’agglomération de Besançon. La drogue était acheminée par convois de « go-fast » depuis les Pays-Bas.

Les investigations menées par les enquêteurs depuis la fin de l’année 2014 ont permis de déterminer la date d’un voyage d’approvisionnement le 21 février 2015.

Un dispositif de contrôle est alors mis en place, dans la nuit du 20 au 21 février 2015, dans le secteur de Saint-Sauveur (70). A 1h30, les agents positionnés sur la route nationale 57 appréhendent un véhicule circulant rapidement avec deux individus à bord. Lors du contrôle, ils constatent qu’une deuxième voiture, avec une personne à bord, fait demi-tour subitement à la vue du dispositif douanier.

Les agents décident alors de poursuivre ce deuxième véhicule et procèdent à son interception sur la commune de Luxeuil-les-Bains. Sur autorisation de la permanence du parquet de Vesoul, ils conduisent la personne contrôlée au siège du service en vue de réaliser une inspection complète du véhicule. Les opérations de fouille et de démontage permettent de découvrir une cache aménagée accessible à partir du passage de roue, renfermant huit sachets de couleur blanche contenant des cachets en forme de « 8 » de couleur bleue.

Au total, 21 262 cachets d’ecstasy d’une valeur à la revente de 159 465 euros sont saisis par les agents. Les premiers éléments d’enquête confirment que la première voiture servait d’éclaireur au véhicule chargé.

Les suites judiciaires ont été confiées à l’antenne de police judiciaire de Besançon.

Contact presse

  • Service de Presse, Nicolas Barraud :
  • Benoît Pascal, Direction des opérations douanières (DNRED) :
Auteur : Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières

DOUANE

Jeudi 5 février 2015
ANNEMASSE Nouvelle saisie de cocaïne dans le ventre d’un passager en gare

Quelques semaines après la saisie le 18 janvier dernier de près de 600 grammes de cocaïne découverts dans le ventre d’un passager du TER reliant Lyon et Annemasse, les douaniers ont interpellé lundi une nouvelle mule en gare frontalière. L’homme d’origine sénégalaise âgé d’une quarantaine d’années avait ingéré 280 grammes de cocaïne.

Confondu par la radiographie intestinale effectuée à son encontre, un homme d’origine sénégalaise âgé d’une quarantaine d’années a finalement reconnu devant les douaniers transporter la cocaïne depuis Barcelone en Espagne pour les revendre sur le territoire annemassien.

Tribunal de grande instance de Thonon-les-Bains

Déféré hier devant le tribunal de grande instance de Thonon-les-Bains, la mule a été condamnée à six mois de prison ferme ainsi qu’à une interdiction de territoire pour les trois prochaines années.

L’amende douanière réclamée à son encontre a été fixée à 10 000 euros.

L’homme interpellé sur le quai de la gare a été écroué à la maison d’arrêt de Bonneville.

Le 18 janvier dernier, c’est un passager du train TER reliant Lyon à Annemasse qui était interpellé avec 600 grammes de cocaïne dans le ventre. Ce dernier jugé en comparution immédiate avait été condamné le 22 janvier dernier à 10 mois de prison ferme, 23000 euros d’amende et à une interdiction du territoire de 5 ans.
Par Vincent BOUVET-GERBETTAZ | Publié le 04/02/2015 à 10:09

source:http://www.ledauphine.com/haute-savoie/2015/02/04/nuovelle-saisie-de-cocaine-en-gare-d-annemasse

000000000000000000000000000000000

 

Publié le : mercredi 7 janvier 2015 |
Saisie record d’amphétamines à Bayonne
Saisie d’amphétamines | © Douane
Les douaniers de Bayonne ont saisi 105 kg d’amphétamines sous forme de pâte lors du contrôle d’un véhicule à un péage.

Le 4 janvier 2015, les douaniers de Bayonne ont saisi 105 kg d’amphétamines sous forme de pâte dans la voiture de deux hollandais lors d’un contrôle au péage de Biarritz-La Négresse. La marchandise est estimée à plus de 1,6 million d’euros sur le marché de la revente au détail des stupéfiants.

Dès l’ouverture du véhicule, les douaniers identifient une odeur très forte caractéristique de celle des amphétamines. Derrière les fauteuils du passager et du conducteur, ils découvrent des sacs en toile à l’intérieur desquels se trouvent de nombreux paquets thermosoudés contenant une matière molle blanchâtre. Au total, 100 paquets d’amphétamines répartis dans 4 sacs sont saisis pour un poids total de 105 kg.

Les deux individus ont été placés en retenue douanière puis remis au service de police judiciaire de Bayonne.

En 2013, la douane française avait saisi 215 kg d’amphétamines sous forme de poudre ou de pâte et près de 5 000 cachets de cette même drogue.
Le 16 décembre 2014, les douaniers de la brigade de Bayonne avaient saisi 870 kg de résine de cannabis dans un chargement de pommes de terre.

SOURCE: http://www.douane.gouv.fr/articles/a12299-saisie-record-d-amphetamines-a-bayonne

Contacts presse

  • Nicolas Barraud, Service de presse :
  • Simon Decressac, Directeur régional des douanes de Bayonne :
  • Luc Verger, Direction régionale des douanes de Bayonne : /
Auteur : Direction régionale de Bayonne

00000000000000000000000000

Coke en stock (LXXV) : la CIA, l’héroïne … et l’Australie (Part 3)

Publié: 18 novembre 2014 par Marc Fievet dans NARCOTRAFIC, Narcotrafic INFOS
Tags:, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

ciaSUITE de

Coke en stock (LXXIII) : la CIA, l’héroïne … et l’Australie (Part 1).

Coke en stock (LXXIV) : la CIA, l’héroïne … et l’Australie ( part 2).

Coke en stock (LXXV) : la CIA, l’héroïne … et l’Australie (3)
par morice
mardi 18 novembre 2014

Au sommet de la pyramide, il y a toujours quelqu’un. Et l’histoire est là pour nous remémorer des faits étonnants arrivés jadis à un magnat d’entreprise australien, lui-même héritier d’un empire de presse et qui s’était retrouvé un jour au milieu d’un énorme scandale de trafic d’héroïne entre l’Australie et les Etats-Unis, tout en réussissant à passer au travers des mailles du filet de la justice US. L’homme avait la désagréable habitude de mépriser tout le monde, de croire toutes les personnes puissent être soudoyées, et s’était promené des années entières au travers de douanes les sacs remplis de billets (il ne supportait que cela comme type de règlement, dans n’importe laquelle de ses transactions. Des habitudes qui ne sont pas sans nous rappeler les découvertes de juin dernier sur un petit aéroport d’Australie…
L’Australie, historiquement, a déjà eu une vague de survols d’avions de la drogue, à l’époque de la marijuana, qui a vite fait place à l’opium des voisins (Thaïlande, Birmanie, Laos). A la fin des années 70, déjà, avec de biens curieux DC-3 (de chez MacDougall Airways, d’Afrique du Sud) survolant le nord, dans la région de Marreba ; région dans laquelle on surprendra des policiers faisant partie du trafic. « En Janvier 1978, un avion léger a été repéré sur le radar entrer dans les Territoires du Nord à l’ouest de Darwin. Par coïncidence, un C-130 Hercules (A97-168) de l’escadron n ° 37 revenait d’un voyage à Butterworth et était sur le point de rentrer en Darwin en même temps. En l’absence d’opposants à combattre, le capitaine d’un avion de transport de la RAAF a été invité à suivre l’avion de mystère alors qu’il parcourait les terres intérieures. Finalement, le C-130 a rattrapé ce qui se révéla être un bimoteur Aero Commander 680E. Le pilote de l’avion léger s’est écrasé dans un enclos boueux à 14 kilomètres au nord-ouest de Katherine, puis mis le feu à l’appareil dans une tentative de dissimuler ce qu’il y avait à bord, à savoir 270 000 « bâtons de bouddha thaïlandais »( une haute qualité de cannabis) vqui aut près de 4 millions de dollars. Après s’être caché dans la brousse pendant 40 heures, le pilote – plus tard identifié comme étant le trafiquant de drogue, Donald Tait – a été découvert par la police et arrêté. Tait a ensuite été emprisonné pendant sept ans. » Anecdotiquement, un C-47 B de la RNZAF (d’avril 1945 à mai 1947) utilisé par Pukeko vendu aux Polynesian Airlines en 1972 et revenu en Nouvelle Zélande pour entraîner des pilotes australiens et reparti aux USA a fini comme avion transporteur de drogue dans le Caraïbes. Il est tombé à Aruba dans les antilles néerlandaises !

Des avions, des cargos et des yachts

Au début des années 2000, c’est un Piper PA23-250 immatriculé VH-PFD qui se faisait saisir par la police de Cairns, bien plus au sud, avec de la drogue à bord. Les Aero-Commander étaient largment préférés en Australie, pour leur aile haute (ils ingurgitaient moins de sable et de poussière) et l’un d’entre eux, un Aero Commander 560E montré désormais à l’Australian Aviation Museum, de Bankstown a un lourd passé d’avion de trafiquants de drogue. Mais c’est en 2012 que l’on découvrait que Joaquin « Chapo » Guzman, l’homme à la tête du cartel mexicain de Sinaloa avait décidé de faire du continent australien un de ses nouveaux objectifs et nouveau marchés de cocaïne. Les navires semblaient avoir sa préférence, avec la découverte de 50 kilos de cocaïne cachés dans une cargaison de caisses de bière mexicaine. En 2013, c’était un chargement de « crystal meth » qui était saisi venant de Chine via un cargo. Il y en avait pour 448 millions de dollars. Un yacht , le Raj, était saisi en août 2013 au Vanuatu, avec 370 millions de dollars de coke à bord : sa destination était encore l’Australie. Lors de l’atterrissage du fameux Swearingen, certains se sont souvenus des épidodes antérieurs du trafic d’héroïne, de cocaïne et de marijuana dans les années 80 : « la ville du Nord Quensland loin de Mareeba a déjà été liée à des cartels internationaux de la drogue appartenant à la CIA L’ aéroport de Mareeba, juste à un jet de pierre de Cairns aéroport international, a été construit par les États-Unis pendant la guerre mondiale. Au cours de ces cinq dernières années, des avions étranges, atterrissant souvent dans le milieu de la nuit, dont certains, selon les experts des compagnies aériennes, appartiennent à Air America, une compagnie aérienne de la CIA en propriété exclusive, sont utilisés expressément pour le convoyage de drogues et d’armes dans le monde entier ».

Tous enregistrés au Delaware, paradis US de l’irresponsabilité pénale

Pour en revenir à nôtre avion du jour, l’enquête a révélé, on l’a vu, un enregistrement de départ dans un état américain bien particulier. Le Delaware, où le pilote situait le propriétaire précédent de l’avion, et particulièrement Wilmington, est un endroit plutôt… curieux, repéré par des internautes subtils : « Mais le fait que ce club a un siège social dans le Delaware pourrait être un indice très important. Le Delaware est l’un des états les plus étranges aux États-Unis, en termes de droit des sociétés surtout si il vous arrive d’être dans l’entreprise de gestion d’actifs. Ces types d’entreprises, dans le Delaware, jouissent de la liberté et le secret similaire à des clients d’autres organisations très secrètes comme la Banque du Vatican ou des institutions financières dans les îles Caïmans. Là-bas, les avions et bateaux, inscrits dans le Delaware utilisent un moyen de minimiser leur responsabilité fiscale car les actifs sont enregistrés à titre de fiduciaire appartenant à une société plutôt qu’à une personne. Ce qui en fait un excellent endroit pour se cacher si cela est votre souhait »… démontrait notre internaute.

Les avions de la torture, inscrits eux aussi dans le Delaware

Ce qui nous relie encore une fois à la CIA. Des avions de « renditions » ont terminé leur carrière aussi en Australie : or ils étaient eux aussi enregistrés eux aussi à Wilmington, et l’un d’entre eux a fait un parcours d’enregistrements successifs qui ressemble étonnament au parcours effectué par notre fameux Swearingen : le N581GA, devenu N379P chez « Premier Executive Transport Services », un paravent répertorié de la CIA, avant de changer d’immatriculation deux fois de suite encore N8068V et N44982 (là sous le nom d’une entreprise de…. l’Oregon (ah tiens), puis de changer encore en N126CH (enregistré à Miami, ah tiens encore), avant de l’être à la Wilmington Trust Company (eh eh), dans le Delaware en 2006 (encore le même endroit !). Après encore, l’avion est devenu… australien (à quel hasard encore), immatriculé VH-CCC au nom de Crown Melbourne Ltd, à savoir un avion des casinos Crown . Ces avions de chez Crown surnommés des « high rollers », à savoir de grands rapporteurs d’argent (« roll » étant un rouleau de billets) car ils emportent des VIP en priorité, ont volé surtout vers le Cambodge et la Thaïlande ou la Malaisie entre 2010 et 2012. Des vols (5 au total) ont eu lieu aussi vers la Polynésie Française. Certains observateurs de Flight Radar les ont suivis, en Australie même vers d’étranges destinations dans le pays même. Crown qui détient 3 Gulfstream (le VH-CCC Gulfstream G-V (ici à gauche), MSN 581 construit en 1999 celui des rendition flights), le VH-CGF Glufstream G-IV, MSN 1083 construit en 1988 et le VH-CRQ Gulfstream G-V, MSN 603 de 2000 a annoncé récemment vouloir les remplacer par trois modèles Global Express XRS plus performants. Ou comment on passe des activités de casinos à la CIA… serait-on tenté de dire…

Le cas pendable des casinos Crown

Car, à l’évidence, les hôtels-Casino Crown jouent un drôle de jeu, à bien y regarder (pas celui-ci, en fait). C’est dans celui de Melbourne, en effet, que s’est tenue en janvier 2013 une bien étrange réunion. Une conférence sur la paix qui a faili tourner au punching ball entre participants. Celle de généraux de haut rang chinois, venus faire une conférence à laquelle assistait aussi le japonais Yoshiaki Nakagawa, lieutenant général de l’armée japonaise. Ce dernier s’était fait littéralement oralement agresser par le représentant chinois, le lieutenant-général Ren Haiquan, très agressif en effet ce jour-là. Pas une surprise, en fait. Les chinois agissent toujours ainsi, pour arriver à leurs fins, déclarant par exemple pendant des années qu’un bout d’île est à eux (Diaoyu pour les chinois) et Senkaku (chez les japonais), le martelant, ou menaçant (là cette fois du début d’une troisième guerre mondiale, car le discours d’Haiquan évoquait le début de la seconde). Le Casino Crown de Melbourne servirait-il de lieu d’écoutes discrètes, plusieurs s’en doutent. La revue DSI N°107 d’octobre 2014 de ne laisse pas entendre autre chose, à propos de la technique de « persuasion » chinoise, dans un article sous la plume du connaisseur Romain Mielcareck (page 54), évoquant l’intense guerre psychologique menée par les chinois. Lors de la réunion le colonel Dai Xu de l’aviation chinoise (en pleine modernisation) en avait rajouté une couche ajoutant que « le Vietnam, les Philippines et le Japon n’étaient que les chiens de garde des USA ». Le propos date et surprend, car il rappelle fortement la période tendue de la guerre du Viet-Nam !

Une bien étrange réunion chez Crown

L’empire Crown a deux facettes à vrai dire : un côté « entertainment » (les casinos) et un côté immobilier, celui des complexe de loisirs dotés d’un ensemble hôtelier (on dit « resorts », en anglo-saxon). Son dirigeant, James Douglas Packer (ici à gauche) la troisième fortune australienne, héritier des médias australiens (son grand père Franck, anobli par la reine, avait fondé l’Australian Consolidated Press et Nine Network) lorgne aujourd’hui vers le marché chinois des loisirs, et s’est associé récemment à Greeland, qui comme son nom ne l’indique pas est une société chinoise , pour construire ensemble un gigantesque casino et des appartements à Brisbane. Son concurrent direct Echo Entertainment Group annonçant au même moment une association avec le groupe Chow Tai Fook Enterprises et Far East Consortium (FEC Australia). L’empire Parker est installé aussi à Macao (avec « City of Dreams » et « Altira Macau », et les cubs « Mocha »). En 2002, Packer s’était rapproché de Tom Cruise, et de l’Eglise de Scientologie australienne, pour l’abandonner ensuite. Quels sont les liens exact du groupe avec la CIA, à ce jour, on l’ignore encore. Pour l’instant, il défraie régulièrement la chronique people, plutôt (voire ses ex aussi). Entre son Boeing 737 Business Jet personnel (dont on fait ici la visite), son yacht Z Ellerston (un Mangusta 165 acheté en France 50 millions de dollars) ou son autre yacht fabriqué à partir d’un brise-glace, l’Artic P, l’homme à de quoi sillonner le monde.

Le digne fils de son père ?

Un homme très voyant donc…qui rapelle son père Kerry, en effet. Fils lui-même d’un homme frustre et inculte, devenu magnat de la presse (une sucess story à l’australienne ;, qui s’était terminée dans les griffes de Rupert Murdoch), persuadé qu’on pouvait acheter tout le monde sur terre, capable de saillies odieuses comme celle-ci sur les émeutes raciales aux USA : « l’éditeur était célèbre pour l’utilisation de ses intérêts dans les médias pour diffuser ses idées réactionnaires. « Dans un éditorial infâme du Telegraph, Frank Packer (ici à droite) ruminait sur la violence urbaine 1967 aux États-Unis. « Si à chaque fois que des révolutionnaires noirs décidaient de brûler et tuer, ceux qui maintiennent la loi tuaient 500 Noirs, les noirs pourraient décider de cesser de brûler et de tuer, » avait-il écrit. Kerry fonctionnait de la même façon à vue, comme son père : en octobre 1990, atteint d’une crise cardiaque à l’Australian Open Polo Championship de Sydney, il reste six minutes sans vie mais il est ressuscité par des infirmiers dans l’ambulance , une des rares à disposer à bord d’un défibrillateur. Dans les jours qui suivent, toutes les ambulances de la région reçurent des défibrillateurs semblables, qui devinrent vite des « Packerwhackers » pour les australiens. Une forme d’humanité tardive issue d’un égoïsme fondamental, venant d’un véritable tyran (au travail et domestique,) confronté à un cas auquel il n’avait jamais pensé auparavant. Kerry et sa femme méprisaient également leur propre fils (le fameux James, le futur héritier de l’empire, alors un enfant dyslexique) en l’appelant par exemple “Boofhead” (issu d’une vieille BD pour le père, signifiant attardé) et “Dummy » (crétin) pour la mère…

Un homme impliqué dans un trafic et un blanchiment

L’histoire de la famille relie les points évoqués ici entre eux. Kerry, le père héritier du magnat de la presse australienne, a été un temps suivi de près par le FBI. « Quand on a questionné Packer sur les 225 000 dollars qu’il avait reçu en 1980 de la faillite de l’investisseur du Queensland Brian Ray, qui a ensuite été accusé et acquitté de l’évasion fiscale, le magnat de la presse a déclaré que Ray lui avait prêté de l’argent après une mauvaise journée aux courses. « Je voulais qu’il paie en espèces parce que j’aime les espèces – je dois avoir une mentalité d’écureuil », avait-il dit en parlant du prêt de son partenaire d’affaires occasionnel. Les documents du FBI montrent que la commission royale était également intéressée par une transaction beaucoup plus importante – impliquant plus de 800 000 dollars apparemment envoyés de Hong Kong à la banque centrale nationale de Cleveland, Ohio ». On évoquait alors à demi mot du blanchiment d’argent sale : l’affaire se révélait pouvoir devenir un énorme scandale. Cela n’avait pas plu dans la famille, comme déballage, on s’en doute, même le personnage décrit dans la presse concurrente, fort peu reluisant, avait vu son identité réelle masquée : « Packer avait réservé une de ses colères mémorables pour le chef de la commission royale Frank Costigan (mort en 2005) , car très amer sur la compilation des résumés vagues et ouvertes cas qui lui avaient valu ensuite le surnom « d’écureuil » lorsqu’ils avaient été finalement divulgués à Fairfax. Le journal national The Times avait changé « Squirrel » (l’écureuil) en « Goanna » lors de la publication des événements, qui accusaient le suspect de crimes graves allant de la pornographie au trafic de drogue, et peut-être même à des assassinats. « Le style de vie Goanna est flamboyant et très coûteux », avait conclu le National Times ». La commission avait démontré en prime que le propre frère de Kerry, appelé Clyde, faisait partie du trafic, lui aussi. Les preuves réunies « détaillaient comment Clyde Packer, l’ancien politicien à la tête de NSW News devenu homme d’affaires expatrié, avait attiré l’attention de la Drug Enforcement Agency aux États-Unis, en 1977, lorsque son numéro de téléphone a été lié à une « grande organisation de distribution d’héroïne entre Los Angeles et Detroit ». Au final, ni l’un ni l’autre n’avaient pourtant été inculpés : pourquoi et comment donc la famille Packer avait-elle réussi à passer au travers du filet ? L’un des proches de Clyde, Ian Percival Coote, cité lui aussi dans le réseau par la DEA, avait été retrouvé mort dans d’étranges circonstances : on concluera à un suicide bien pratique. Packer ne sera même pas accusé d’évasion fiscale, aux Etats-Unis ! Un site effectue ici le recensement des côtés sombres de Kerry Packer. Il y a de quoi s’inquiéter en effet, de l’héritage laissé aujourd’hui à son fils… car il n’y pas que les souvenirs des alcoves d’Heidi Feiss de concernés. L’histoire des lingots d’or volés (pour 5,4 millions de dolars) révélée bien plus tard en dit long aussi sur ses méthodes… et ceux de sa propre secrétaire, Pat Wheatley, qui l’avait visiblement trahi. Au décès de cette dernière en 2008, la presse aura une phrase significative : « elle savait beaucoup sur les liens entre politiques et entreprises où des squelettes ont été enterrés, mais elle a gardé le silence ». Surnommée « Miss Moneypenny », elle avait quand même avoué se balader régulièrement avec 100 000 dollars en liquide dans son sac, au cas où… Kerry Packer aurait été inquiété à l’aéroport. Personne ne s’est jamais inquiété des sommes considérables en cash que trimballait partout le magnat australien ! Comprenez alors que de revoir autant de liasses au pays des kangourous ravivait le souvenir de l’ère Packer père !

Les fondements historiques du trafic

Les liens entre l’Australie et la CIA ne datent pas non plus d’hier, en fait. C’est en 1975 qu’on avait pu en voir les effets flagrants, avec le rôle trouble de John Kerr, Le gouverneur général, représentant du chef de l’État australien, la reine Élisabeth II, reine d’Australie ne l’oublions pas. John Kerr, (« sir » Kerr, il a été anobli lui aussi depuis) un pro-américain, un ancien des services spéciaux pendant la seconde guerre mondiale, avait tout d’abord participé à la fondation en 1966 de « Law Asia » (ou « lois d’Asie »), une organisation d’avocats d’Extrême-Orient anticommunistes, qui existe toujours, financés par la nébuleuse « Fondation d’Asie », fondée en 1954. En réalité, cette fondation était en fait l’un des fronts de la CIA les plus importants sur place, avec des bureaux et des représentants dans toutes les grandes capitales de l’Asie. Difficile d’imaginer qu’il n’en reste plus rien depuis. L’idée qui avait été établie à la base, était de servir avant tout à critiquer constamment la Chine, le Vietnam du Nord et la Corée du Nord, via notamment Radio Free Asia. Selon des sources, la CIA dira plus tard de Kerr qu’il « était notre homme » sur place. L’autre aspect de l’action américaine secrète était d’infiltrer les syndicats australiens pour défier tous les jours le parti travailliste alors au pouvoir. Cela jouera un rôle lors de la crise de 1975 où le Premier ministre Gough Whitlam, du Parti travailliste australien, sera révoqué par Kerr en personne après une longue crise politique. Aujourd’hui, c’est l’espionnage sur invitation à des « conférences » dans les casinos Crown qui semble plus efficace…

Des anciens d’Air America devenus banquiers !

Un autre aspect douteux du personnage, encore, étaient ses liens avec la Banque Nugent-Hand de Sydney, que la CIA utilisait pour blanchir de l’argent. Son fondateur n’était autre que Michael John Hand, un ancien pilote de la CIA, un ancien « green beret » qui avait volé avec Air America (on y revient !), le service aérien immortalisé dans le film avec Mel Gibson, fournisseur secret d’armes au Laos et à la Birmanie, avec au retour l’opium du Triangle d’Or pour financer ses activités là-bas. Michael Hand, après Air America, avait fondé sa propre banque avec Bernie Houghton et un avocat australien (on y revient aussi), Francis John Nugan. Et quelle banque ! « La Banque a également participé à des activités telles que ; le trafic de drogue, d’armes internationales, les liens avec le crime organisé (Hand avait enrôlé « Murray » Riley, un ancien policier devenu chef de gang !), dont le rôle était d’activer « le blanchiment d’argent pour le président Suharto, de fournir des services non spécifiés pour des Marcos, d’aider le Shah pour faire sortir l’argent de l’Iran, de canaliser l’argent de la CIA vers des partis politiques pro-américains et des opérations secrètes en Europe (on pense à Gladio), en essayant au passage le chantage sur un ministre de l’Etat australien qui enquêtait sur le crime organisé, d’effectuer le transfert de 2,4 millions de dollars au Parti libéral australien, et encore d’autres services « d’utilité sociale. » Il faut dire que la création même de la banque avait été rocambolesque : « la banque avait été créée avec une prétention frauduleuse de 1 million de dollars en capital : « Avec seulement 80 dollars dans le compte bancaire de l’entreprise et seulement 5 dollars dans le capital versé, Frank Nugan avait signé à sa propre entreprise un chèque personnel de 980 000 dollars pour acheter 490 000 parts de sa société. Il avait ensuite couvert son découvert massif lui-même, en signant un chèque de société pour le même montant « . Cela reposait sur une belle entourloupe ! Elle attirera des investisseurs pourtant, en leur promettant des rendements de 16% minimum (l’argent sale étant lessivé contre une taxe de 22% !). Comme façade sérieuse, la banque recrutera le vice Admiral Earl P. « Buddy » Yates comme président et surtout l’ex-responsable de la CIA, William Colby en personne comme conseiller ! Des précurseurs de Madoff, à coup sûr, tant la cavalerie interne servait à construire un système de type pyramidal, juteux on le sait que pour celui se tenant au sommet de la pyramide !

Une implication indéniable de l’armée US

Dans l’étude de la structure même de la banque Hugan, faite par des journalistes, on découvrait avec surprise l’intense degré d’implication de l’armée américaine et du pouvoir politique américain. L’équipe secrète de Nugan, décrite par le Major Général Secord, lors de son témoignage dans l’affaire des Contras, avait importé pour pas moins de 3 milliards de dollars avant 1976 en provenance de Thaïlande et de Bangkok prioritairement, via ce qui qui restait de la flotte importante des avions d’Air America. Un programme né au Laos en 1969 sous la direction du directeur de la CIA en personne, Theodore Shackley et son adjoint Thomas Cline, Secord étant le coordinateur des vols. L’un des clients de la banque Nugan étant Edwin Wilson, ancien agent de la CIA travaillant pour un programme secret de la Navy appelé « Task Force 157 » en fait le Naval Field Operations Support Group (le NFOSG, qui deviendra CENTRA SPIKE en 1993, et jouera un rôle important pour arrêter Pablo Escobar en Colombie). Une banque dont les liens avec l’armée ou les représentants de la loi US étaient évidents : ses bureaux utilisaient en Thaïlande le même immeuble que le bureau des narcotiques US, la DEA ! Parmi les personnes de haut rang citées comme responsables de l’opération, on trouvait Richard Armitage (ici à gauche), ancien baroudeur devenu l’assistant au secrétaire de la Défense sous Reagan (il sera mêlé plus tard à l’affaire Plame) : il était le « bursar » de l’équipe, autrement dit servait de porteur de valises de l’argent blanchi !!! On le soupçonnera d’avoir fait partie de l’infâmant programme Phoenix (lors de la défaite vietnamienne, il conduira les réfugiés… à Subic Bay !)… D’autres militaires ou anciens militaires complétaient le tableau : à la tête de la banque, lors de son effondrement, on trouvait ainsi le vice-amiral Earl F.Yates, qui avait été commandant du porte-avions John F.Kennedy. A la tête de la branche Philippines, on trouvait le général trois étoiles LeRoy Manor, et l’ancien Assistant Army Chief of Staff pour le Pacifique, le général Edwin Black. Complétait l’équipe l’ancien responsable de l’American Legion, Walter Mc Donald. L’ancien directeur de la CIA, William Colby étant « conseiller » de la banque. Un adjoint de Wislon, Frank Terpiil, avouera que le réseau existait depuis 1960, et qu’il avait comme point de départ… Miami, en Floride nous apprend le magazine « Agenda » d’octobre 1987, sous la signature de Henry E.Hardy (voir document PDF à la fin de cet article). En photo, Paul Helliwell de l’OSS, ancêtre de la CIA, celui qui avait financé l’armée de Chaing Kai-shek rencontrant Michael Hand et Frank Nugan. Heliwell avait financé en 1960 JM/WAVE, l’organisation derrière l’invasion de la Baie des Cochons. Au décès de JFK, il avait fondé aux Bahamas la « Mercantile Bankand Trust Company, » puis la « Castle Bank and Trust Company », les deux paravents bancaires de la CIA. Une enquête de Internal Revenue Service en 1973 l’avait obligé à les fermer, laissant le champ libre à Nugan.

Jusqu’aux Bermudes…

L’incroyable banque australienne était en effet liée à la Castle Bank & Trust des Bahamas, créée en 1960 par 1960s by Paul Helliwell, un ancien de l’Office of Strategic Services, donc, (le précurseur de la CIA !), qui avait jadis beaucoup aidé Chaing Kai-shek et Taïwan, en lui fournissant des armes en échange de l’héroïne (déjà ?) dans les avions du CAT, futur Air America, dont l’écroulement rapide en 1997 montrera les liens avec la CIA (un autre scandale, dans lequel par exemple John Fogerty et Creedence Clearwater Revival perdront un max d’argent (?). Helliwell avait aussi créé auparavant « Intercontinental Holding », une compagnie installée dans les îles Caïman, qui possédait de fait le fameux LearJet utilisé par Barry Seal pour transporter la coke, quand il ne volait pas avec son C-123 ; tout un petit monde alliant argent et coke voire héroïne venant d’Asie. Hand et Nugan iront même entre temps jusqu’à « importer » ce qui restait de l’armée Mhong de la Thailande pour l’installer dans les îles Turk and Caicos, en face même de Cuba, au cas où une autre invasion aurait été mise sur les rails par un président US plus belliqueux. Le suicide (douteux !) de Nugan (il sera retrouvé le 27 janvier 1980 dans sa Mercedes avec une balle de gros calibre dans la tête, à Lithgow, dans le New South Wales, un peu comme… Seal (abattu à la Nouvelle-Orleans le 19 février 1986) mettra à jour toutes ses opérations, obligeant son collègue Hand à se réfugier aux îles Fidji sous un faux nom, avant de rejoindre Vancouver, au Canada, et de disparaître sans laisser de traces dans New York même. On le cherche toujours. Sans oublier, à cet étrange affaire, peut-on ajouter aussi, le rôle de lobby militaire pour faire accepter aux australiens les fameux F-111, si décriés, après leur échec patent au Viet-Nam, pourtant. L’avion controversé tiendra 40 ans, pourtant, en Australie. On enterrera les derniers lors de leur retrait définitif…

Ecouler les surplus afghans et laver les billets

Alors d’où pouvait provenir ce trafic ? Avec la Thaïlande, pays dont la production s’est effondrée et à la législation féroce contre les trafiquants, c’est difficile à imaginer (la production afghane et thaïlandaise jouent les vases communiquants comme le dit Koutouzi dans son ouvrage : quand l’une est haute, l’autre descend. En ce moment, l’Afghanistan produit 90% de l’opium mondial et la Thaïlande plus que 10%. En revanche, le marché afghan pléthorique depuis la présence américaine (encore un autre hasard ?) est à écouler, et l’Australie est une des pistes possible comme consommatrice fort demandeuse. Et là, on retombe sur un autre problème connu : la circulation et le trafic d’opium au sein même de l’armée US, chose dont on peut apercevoir l’ampleur lors de faits divers sagement rangés dans la catégorie des événements à ne pas suivre, chez les journalistes. Ainsi pour la mort d’une gestionnaire de base militaire, retrouvée morte et un peu vote déclarée « suicidée » (une de plus ?). « Comme indiqué dans un précédent post, Ciara Durkin était un agent financier faisant partie base aérienne de Bagram en Afghanistan. Il n’y a pas longtemps, elle est morte mystérieusement. Avant son assassinat apparent, elle avait dit à sa sœur : « J’ai découvert certaines choses qui ne me plaisent pas et je me suis fait des ennemis à cause de cela. » Un autre soldat a dit à la famille que la drogue étaient endémique à Bagram, et qu’elle-même avait consommé de la drogue là-bas. Selon le soldat Santiago, elle avait vu les ventes de drogue qui se déroulaient dans une salle à la base, avec de grandes quantités d’argent comptant sur ​​une table. Le soldat a dit qu’elle croyait qu’elle a dû voir quelque chose qu’elle n’a pas approuvé, et elle l’a payé de sa vie .. Comme le chroniqueur de Kos, MichiganGirl, nous le rappelle, Seymour Hersh a fait un important exposé sur le commerce de ladrogue à Bagram .. (*)  » Même chose pour le sergent Juan Torres, retrouvé mort de la même façon.

Il y a un lien, à l’évidence, entre ce petit avion surgit du fond de l’histoire et les méthodes de la CIA. Rien n’a changé depuis plus de quarante ans. Le trafic de drogue est toujours une composante essentielle de l’agence américaine. Et c’est un petit bimoteur perdu en Australie qui vient de nous le rappeler.

(*) extrait : .. »La facile disponibilité de l’héroïne [en Afghanistan] représente également une menace pour le bien-être des troupes américaines. Depuis l’automne 2002, l’armée et un certain nombre de retraités fonctionnaires de la CIA me l’ont dit à propos de l’augmentation des rapports de consommation d’héroïne par des militaires américains en Afghanistan, dont beaucoup ont été là pendant des mois, avec peu de distractions. Un ancien officier de renseignement de haut niveau m’a dit que le problème ne venait pas des forces spéciales ou des unités de l’armée de combat qui étaient actifs dans le domaine, mais « des gars de la logistique » -les conducteurs de camion et les travailleurs de l’avitaillement et de maintenance qui sont en poste sur la grande base de Bagram, près de Kaboul. Cependant, je suis aussi dit qu’il y avait des préoccupations au sujet de l’héroïne dans les Marines. Les GI affectés à Bagram sont nominalement confinés à la base, pour des raisons de sécurité, mais les drogues, l’ancien officier de renseignement m’a dit, ont été fournies aux utilisateurs par des afghans locaux embauchés pour gérer les travaux subalternes. La haute direction du Pentagone a une « attitude tête-dans-le-sable », dit-il. « Il n’y a pas de désir de l’exposer et d’obtenir l’application en cause. Putain, ce que c’est difficile ! « , a-t-il ajouté, en parlant de l’héroïne. Le Pentagone, a qui j’ai demandé des précisions, a nié qu’il était préoccupé par l’usage de drogues à Bagram, mais a ensuite reconnu que « des procédures disciplinaires ont été engagées contre certains militaires américains en Afghanistan pour l’utilisation présumée de drogue. » Interrogé séparément sur les allégations contre les marines, le Pentagone a déclaré que certains Marines avaient été relevés de l’Afghanistan pour faire face à une procédure disciplinaire, mais a aussi blâmé plutôt l’alcool et de la marijuana plutôt que l’héroïne … »

-Le dossier des C-130 détournés :

http://www.fromthewilderness.com/fr…

-sur le cas de la famille Packer

livre référence : Paul Barry, The Rise and Rise of Kerry Packer (Sydney, Bantam, 1993)

0000000000000000000000000

Coke en stock (LXXIV) : la CIA, l’héroïne … et l’Australie ( part 2)

Publié: 17 novembre 2014 par Marc Fievet dans NARCOTRAFIC, Narcotrafic INFOS
Tags:, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Coke en stock (LXXIV) : la CIA, l’héroïne … et l’Australie (2)par morice
lundi 17 novembre 2014

Si la première surprise de cette longue enquête a été constituée par le type même d’avion saisi, et sa provenance originelle, une deuxième nous attendait avec la personnalité d’un de ses deux pilotes. Car contrairement à ce qu’on avait pu apprendre dans les premières heures de son arrivée, le petit Swearingen ayant traversé le Pacifique ne l’avait pas fait avec le pilote déclaré à son arrivée en Australie. Mais avec un autre lascar, dont la personnalité se révélait plus que surprenante…

Un trajet assez étonnant

Notre si reconnaissable Swearingen provenait du même lot d’avions destinés à devenir « invisibles » ou d’être repeints en gris neutre pour les C-130, sans aucun signe distinctif extérieur, comme j’ai pu vous le dire dans un article précédent . Des avions destinés aux opérations « discrètes » de la CIA !!! D’où les suspicions légitimes le concernant sur ses liens avec la CIA, dès son apparition en Australie, sur ce petit aérodrome peu connu. Un avion discret, lui aussi, que ce Merlin IIIA, qui, selon le journal australien (voir plan du trajet ci-desssus), avait fait un drôle de périple avant de rejoindre l’Australie : parti de Punta Gorda en Floride, via le Missouri et le Texas, puis la Californie (avec un arrêt à Tracy) et l’état de Washington, et l’Alaska (faisant un arrêt à Cold Bay, « un village de 108 habitants, un seul magasin et un hôtel et une seule piste d’atterrissage », note le journal), en volant ensuite vers Hawaii (à Hilo), les îles Marshall, Guam et les Philippines avant de longer la côte Est de l’Australie ! Le journal découvrant autre chose encore, de beaucoup plus intéressant à propos du mystérieux avion : l’Aero Club de l’Oregon (Oregonian Aeroclub LLC) où il était censé être inscrit n’existe même pas dans l’Etat d’Oregon, il n’a aucun site web, et pas davantage de contact !!! Le pilote, Bernard Stevermuer (ici à droite se rendant au tribunal), avait pourtant laissé cela comme adresse, dans sa fiche de pilote. L’homme, instructeur de parachutisme de 43 ans aurait acheté 400 000 dollars australiens l’appareil et l’aurait rapatrié lui-même de Floride( du moins c’est ce qu’on pensait). Il existe bien un Oregon Flying Club, mais il ne connaît pas l’appareil : les rédacteurs du journal australien l’ont contacté et on leur a répondu par la négative ! Tout cela en affichant pourtant une adresse, une simple boîte postale fictive, à l’évidence, située à Wilmington, dans le Delaware ! Un avion inscrit de nul part qui aurait fait un périple pareil (durant deux mois de vols en sauts de puce, sauf vers le centre du Pacifique !), mais pour quelle raison précise ? Le pilote, en tout cas, avait de l’argent sur lui (beaucoup d’argent) : « il souhaitait en effet démarrer une activité sur l’aéroport », en allongeant d’emblée 1,5 million avait-il dit à la police, étonnée de la somme, dont il aurait réglé la première traite avec 300 000 dollars en liquide. D’autres billets auraient été découverts dans sa voiture. Selon la police australienne, deux sociétés avaient financé son avion : Mortgage Kingdom et Five Dock. Inconnues au bataillon, elles aussi. La seconde est le nom d’une banlieue de Sydney ! Comme complice australiens, on lui a vite trouvé un joueur de poker Darren Rispen, surnommé « Buzz », et Yousseff Sammak, dit « Joey », un artisan décorateur de magasin en avec son entreprise « JB Shopfitters »… deux trafiquants de bien faible envergure pour s’allier à un tel trafic, manipulant une telle…billetterie.

Et un pilote qui l’est tout autant…

Rebondissement le 10 juillet ; lors de l’interrogatoire de Stevermuer, ce dernier avouait ne pas avoir fait le périple annoncé, et simplement s’être rendu aux Philippines pour chercher l’avion. Selon lui, c’est David Baddams, présenté comme le pilote de la société « Snow Goose International », qui avait traversé le Pacifique jusqu’aux Philippines et non lui. à bord du Swearingen. Une série d’échanges retrouvés sur Facebook confirmait rapidement les faits. Or selon le propre site de Snow Goose, « Baddams est un ancien pilote de la Navy possédant 40 ans d’expérience, dont celle du Sea Harrier, du BAE Hawk (deux avions anglais et non américaines) et du Douglas A4 Skyhawk ». Une société jeune, très jeune, puisque créée en 2013 et dont le seul pilote était… Baddams. Etrange société ! Sur le site annonçant le convoyage du Swearingen, on pouvait lire cette phrase particulière : « from departing Seattle to Guam, the aircraft was monitored by United States Air Traffic and then by Philippines Air Traffic into Clarke Field. At all times the aircraft flights were planned and approved by the appropriate authorities. Communication was always maintained by HF radio in accordance with international requirements », pour attester du vol dans les règles de l’appareil… et en disculper complètement le convoyeur. Rien en revanche sur l’autre rôle oublié par David Baddams, en fait le directeur des ventes pour Britten Norman-Pty Ltd, installé à Daedalus Airfield, Lee-on-the-Solent, dans l’Hampshire, qui avait annoncé il y a quelque temps la vente d’Islander à turbines « pour un nouveau client situé dans la région Asie-Pacifique », avec des avions construits désormais en… Roumanie. Rien non plus sur le résultat d »une plainte déposée par David Baddams et jugée le 8 avril 2013 sur un litige concernant un équipement de surveillance à bord d’un Britten-Norman de surveillance aérienne équipé par Airborne Australia Pty Limited de façon inadéquate, dont Baddams avait demandé le retrait. Et rien non plus de la part de la presse si peu inquisitrice pour retrouver sur le net la mise en vente d’une tourelle MX-15 HDi, ancien appareil de démonstration de chez L3 Wescam, rédigée à son nom !!!! Car l’engin vaut une fortune (ici elle équipe un AT-6 Hawker Beechraft de l’armée américaine, vu à Farnborough…et là elle est accrochée sous le MC-27J « Gunship » Praetorian…). A peine si on avait noté encore que le site internet cité par l’auteur de l’offre présentait une adresse fort particulière : c’est « Airborne Surveillance (US) Inc », dont l’adresse est à Coral Gables, dont on sait que c’est depuis toujours le fief… de la CIA !!!

Un pilote militaire et commandant d’escadrille de guerre !

Baddams, aujourd’hui paisible (?) retraité, n’a rien d’un dilettante : il a été en effet commandant de guerre d’une escadrille de Harrier, comme s’en souvient un de ces pilotes dans le magazine Classic Aircraft, lors du retrait de l’avion VTOL mythique (ça sert d’avoir des archives, voyez) :… « Pour un pilote, c’était presque le rêve ultime », dit Chris de sa première tournée avec l’escadrille 800, au début de ce qui était censé avoir lieu un déploiement aux Etats-Unis. « À la fin de 1998, Dave Baddams était notre commandant, lorsque nous sommes allés lors d’une soirée au restaurant avec les nouveaux pilotes. C’est quand alors l’Irak apparaissait dans les zones d’exclusion aérienne. Il nous a dit :« Hé, ne vous souciez pas de ce que vous entendez dans la presse, nous allons encore en Amérique, et puis le lendemain, il s’est avéré que le secrétaire à la Défense s’est levé au parlement et a envoyé le navire vers le sud » . Voilà un commandant qui était bien au courant de ce que les politiciens lui avaient promis de faire mais se gardait bien de le dire à ses hommes ! Histoire de les ménager ? « Nous souhaitions tous aller à gauche, vers l’Irak, plutôt qu’à droite, vers l’Amérique. ……. « Le navire était là pour faire un travail. Pour fournir la puissance de l’air de la mer et sur la terre, nous avons monté à bord, et pendant les deux ou trois premiers mois, nous étions a fond en train de délivrer une puissance aérienne sur place. Au cas où, nous emportions un couple de missiles air-air AMRAAM (Advanced Medium-Range Air-to-Air Missile). Nous nous sommes entraînés avec l’escadron pendant que nous nous dirigions vers l’Irak, en développant les tactiques que nous utiliserions là-bas, nous avons terminé en mars 1999, et sur ​​le chemin du retour la guerre du Kosovo a débuté . Comme nous sommes revenus à travers le canal de Suez, nous avons tournés à droite plutôt qu’à gauche. Tout le monde dit qu’ils se souvient de leur première tournée, mais pour moi, c’était était juste une grande période de six mois, tous à bord du navire [c’était l’Invincible]. ……. « [Au Kosovo] nous devions travailler notre façon de faire, d’abord au cours de sorties de nuit en partant du navire. (…) Lorsque nous sommes finalement davantage sortis pendant la journée, c’était très pratique d’aller jusqu’au dessus de Skopje et de voler vers un camion-citerne de temps en temps pour obtenir le plein d’essence (…). …… Nous opérions généralement dans la zone de 30 000 à 40 000 pieds – et ça tapait quand quand on atteignait juste en dessous des 40, mais avec un couple de missiles AMRAAM emportés, on pouvait quitter le navire sans être inquiété à 35 000 pieds (…)  » Une seule photo résume le personnage : elle est légendée ainsi… « le capitaine David Baddams sur le point d’être catapulté avec un chargement complet de missiles AMRAAM « live ». « Ce fut la seule fois que l’avion a été lancé avec cette charge et, malgré ce que des rumeurs avaient pu propager il n’y a pas eu de problèmes avec la capacité « bring-back » (de retourner à pleine charge) malgré des températures ambiantes élevées »… et c’est cet homme qui est venu livrer… le petit bimoteur suspect !!! Voilà un bien étrange retraité des deux Navy qui apparaît sur scène !

Un pilote étonnant, très lié à l’armée anglaise et australienne

Pas plus sur un rapport dithyrambique signé Baddams encore sur l’achat de F-35 par l’Australie, comme appareils pouvant utiliser sans problèmes les « Canberra-class LHD »… Sur Prune, qui semblait ne pas avoir flairé l’oiseau, on découvrait alors que notre homme avait bien été effectivement un pilote de la Navy australienne jusque 1984 (il avait dû s’éjecter à 21 ans d’un Skyhawk du VF805 Squadron (N°13-154906 -A4G 885), le 21 octobre 1980, après que son sabot de catapulte (*) se soit mal engagé sous son train avant, sur le pont du Melbourne – la séquence avait été filmée- **) date à laquelle il était passé sur la Navy anglaise, et qu’il avait commandé ensuite le Naval Air Squadron 800 anglais (démobilisé en 2004) sur de multiples fronts, notamment en Irak, à partir de l’Invincible et sur le Golfe, ainsi qu’au Kosovo… avant de former au Hawk Production Flight Test la plupart des 33 moniteurs de BAE Hawk, ou bien qu’il avait en août dernier encore servi de soutien logistique aérien au Nuship Landing Helicopter Dock (LHD) Canberra durant ses essais dans le port de Philippe Bay… Bref, un ancien militaire resté bien proche de ces derniers, aux talents multiples, taxé de « Top Gun-type fighter pilot extraordinaire » dans Prune, et encore très lié à l’armée et la marine, visiblement… Top Gun ? Oui, car c’est comme ça aussi que s’intitule l’organisation australienne regroupant des « as » pour faire découvrir le monde du jet à des civils novices, à bord d’un L-39, d’un bon vieux Jet Provost MK5 ou d’un CJ6A Nanchang, le pendant chinois du Yak 52 d’acrobatie (secousses assurées !). Avec au milieu de nos vétérans notre livreur de Swearingen, un peu plus bedonnant… pour 595 dollars, la sortie la moins chère… (en Nanchang bien sûr !). C’est un grand fan de l’aviation anglaise, en effet : il a été le premier le 23 octobre 1996, par exemple, à faire revoler pendant 58 minutes une belle restoration de British Aerospace d’un des premiers chasseurs embarqués à réaction anglais, construit en 1954, le superbe Sea Hawk WV908… avant de le voir repartir à Yeovilton. Drôle de pilote, donc, pour un drôle d’avion !!!

Car c’est ce vétéran confirmé, sinon un as, qui aurait servi de convoyeur pour un avion si petit, grâce à une société d’un seul membre actif (et une secrétaire)… spécialement créée pour l’occasion ? Etrange choix ! Avec ce pilote hors pair venu livrer aux Philippines un tel avion, on changeait déjà de catégorie là : qui aurait pu, dans un cartel de trafiquants, convaincre un tel pilote de venir livrer un tel avion âgé et délicat à piloter (il a été l’objet de plusieurs crashs dus à sa « susceptibilité » de vol)… alors qu’il avait encore des liens évidents avec l’armée ou la police ??? Et de le faire livrer là-bas et non en Australie même, n’était-ce pas pour lui éviter de graves ennuis s’il se faisait prendre au pays des Kangourous ? La drogue, avait-elle été chargée avant, ou après son arrivée aux Philippines ? Non décidément, cela ne semblait pas être une banale saisie de drogue, l’arrivée de ce petit bimoteur en terre australienne !

Comme lieu de transit (idéal !), un ancien aérodrome militaire US abandonné

Une enquête plus poussée sur le lieu d’atterrissage de l’ineffable Baddams nous donne une piste supplémentaire très intéressante. L’aéroport cité par le journal local comme étant celui « d »Angeles » aux Philippines, pose en effet, lui aussi, sacrément question, comme étant la dernière étape avant l’Australie. Car ce n’est autre en réalité que le Diosdado Macapagal International Airport, l’aéroport alternatif au Ninoy Aquino International Airport de Manille. Et c’est un aéroport civil un peu spécial, car il utilise en fait les terrains de l’anciennne Clark Airbase de l’US Airforce, hébergeant durant la guerre du Viet-Nam les Phantoms du 405th Fighter Wing, fermée en 1991, en raison de l’éruption du Mount Pinatubo (ici à droite les cendres la recouvrant), et aujourd’hui le seul aéroport philippin utilisant deux pistes parallèles. Une base militaire historique, installée pendant la seconde guerre mondiale, déjà. En 1973, la même base hébergeait deux squadrons de C-130E de les 21st Tactical Airlift Squadron et 776th Tactical Airlift Squadron (ici un énorme Galaxy venu se poser sur la base). La base, très peuplée (15 000 personnes !) étrangement, hébergeait aussi un club fermé de membres de la société des Chevaliers de Columbus… on ne peut plus réactionnaires. Autre particularité du site : située dans un creux, on ne distingue alentour que la queue des appareils les plus imposants s’y posant. Une discrétion à utiliser pour les modèles plus petits… comme celui venu de Floride ! (ici la visite guidée des vestiges de l’ancienne base militaire, un lieu idéal pour y dissimuler un trafic avec ces bâtisses abandonnées envahies par la jungle !). On trouve aussi sur place de vieilles bestioles volantes elles aussi abandonnées, ou en décrépitude, tels le 727-200 de Magestic (RP-C7110, ex Braniff), une firme américaine (on voit atterrir ici à Clark et ici en décoller le 21249, ex Express.net) et le 737-200 d’Air Philippines (RP-C8007). Parmi de véritables épaves, on remarquera surtout le B727-23F (RP-C5353) de Pacific East Asia Cargo, un Boeing sous numéro de fabrication 19131, qui présente un superbe curriculum, avec pas moins de 33 enregistrements différents depuis 1966, dont la fameuse « Wilmington Trust Company », en 1995, devenu le ZS-NPX de Phoenix Airways et Safair (toutes deux d’Afrique du Sud) la même année. Or la Wilmington Trust Company, avait justement acheté le Gulfstream V immatriculé N126CH, un avion de rendition (sous les labels N379P, N8068V et N44982), le 18 août 2006, pour le revendre sous l’immatriculation VH-CCC chez Crown, à Melbourne… la firme étant un paravent complet de la CIA !

Une deuxième base US à proximité

Mais il y avait autre chose, sur cette gigantesque base. Dans les clubs et bars autour, une prostitution tout aussi gigantesque et son corollaire habituel : le trafic de drogue, l’héroïne étant la plus répandue. La base ressemblait plus à un lupanar qu’à autre chose, au point qu’en 2010, une fois les militaires partis, il fallu songer à un programme d’aide à la reconversion des malheureuses filles qui vendaient leurs charmes (pour 200 pesos soit 26 dollars la passe), appelé Renew Foundation. Au milieu de cela, de très jeunes filles, évoquant également jusqu’à une prostitution enfantine. Deux bases US étaient atteintes par le fléau : « Clark et Subic également servi pendant de longues années un symbole de la commercialisation des femmes philippines comme « artistes » et « filles de l’accueil  » – euphémismes pour la prostitution, comme beaucoup de femmes d’un certain nombre de régions défavorisées du pays qui ont été séduites, trompées ou attirées dans le glamour des villes axée sur les cultures étrangères qu’ont apportées les bases et installations américaines » note Catwap (Coalition Against Trafficking in Women). On ne saurait mieux décrire l’endroit ! Dénonçant aussi, par la même occasion la présence d’une deuxième base, sous-marine celle-là, celle de Subic, qui connaissait les mêmes turpitudes.

Une deuxième base toute proche, elle aussi investie par la CIA

Subic était devenue une base Clark-bis en réalité, à partir de 1991 : « la CIA a perdu son énorme installation de télécommunication à la base aérienne Clark – la station de radio et relais régional lorsque le Sénat philippin a rejeté le 16 septembre 1991, la base du traité proposé pour son renouvellement. Avant 1970, déjà, selon un ancien agent de la CIA, la tentaculaire base navale de Subic a été le site du groupe « Opérations Chine »de la CIA et l’agence a même construit 100 maisons modernes et coûteuses, un grand immeuble de bureaux de deux étages et un grand entrepôt à Subic Bay « . (Smith, 1976) « Une ancien officier de la CIA, Janine Brookner, qui était en poste à Manille a décrit la ville de la capitale des Philippines comme « un lieu terrible » pour les agents de la CIA qui passaient beaucoup de temps dans les bars, les spectacles érotiques et les maisons closes. Ce fut parce que, selon elle, la procédure standard pour de recrutement d’objectifs de la CIA était « mettez les saoul, faites les baiser, et ensuite enrôlez-les à l’Agence (…) « Vous prenez soin d’eux », rappelle Brookner, « et ils vous racontent leurs peurs et les cauchemars … Je suis sympa avec les personnes tombées spus ma dépendance ». En fait, ses objectifs, en particulier les responsables du gouvernement philippin de haut rang, elle leur avait souvent fait des avances. » (Starobin, 1997).

Subic, située à quelques encâblures de là

Or à Subic bay, en 2006, les responsables de la ville, du Subic Bay Metropolitan Authority, avait été joint par Gary Jackson, alors le président de… Blackwater, qui désirait y installer une base pour ces mercenaires, une installation au nom de Satelles Solutions Inc, groupe philippin formé pour l’occasion par une subdivsion de Greystone, elle-même société dans le giron de Blackwater. Selon les documents d’enregistrement de Satelles, Greystone Ltd devait contrôler la société avec un total de 10,4 millions en actions souscrites. Chez le reste des actionnaires, ceux qui avaient souscrit des actions sont Mary Grace Agoncillo, Frances Yuyucheng, Clarisse Oben-Evangelista, Romeo Redelicia et Ramberto Saavedra. Un total de 294 000 dollars devaient été recueillis auprès de la société pour la location de la propriété. La société s’était engagée à investir 200 000 dollars et prévoit d’embaucher 20 employés initialement. Selon le SBMA, la société serait d’utiliser un champ de tir existant à l’intérieur du Freeport temporairement jusqu’à ce qu’elle se trouve un endroit approprié ». Mais en 2007, le Virginian Pilot indiquait que la controverse avait forcé Blackwater à abandonner ses plans pour Subic Bay : « Les plans de la société militaire privée basée à NC Moyock, pour ouvrir une branche asiatique aux Philippines ont été mis au rebut …« Nous ne poursuivons plus une installation aux Philippines, a dit Anne Tyrrell, un porte-parole de l’entreprise. Les plans de l’entreprise pour un centre de formation jungle des compétences de survie sur le site de l’ancienne base navale américaine de Subic Bay ont suscité des craintes, suite à une enquête d’un membre éminent du Sénat philippin l’été dernier ».

De bien étranges investisseurs

A noter que parmi ceux prêts à investir figurait pourtant un général, Ramberto Saavedra, des forces armées des Philippines. Mais aussi Romeo Redelicia, le directeur de Yes International Resources Ltd, (à droite une annonce de Yes Cameroun) une compagnie de recrutement de travailleurs installé à Winnipeg, aux USA. Chose surprenante, on retrouve également notre homme comme « consul général » de l’étrange « dominion du Melchizedek »… « une micronation créée en 1986 par Evan David Pedley et son fils Mark Logan Pedley afin de favoriser à grande échelle le blanchiment d’argent » nous apprend Wikipedia ! Une escroquerie caractérisée, qui perdure depuis… 1995 au moins ! Le schéma de fonctionnement étant du type Ponzi, dûment démontré et dénoncé dès 1998 par la Securities and Exchange Commission américaine. Que venait faire cet investisseur dans cette galère ? Dans le groupe de partenaires de Blackwater, on trouvait pourtant une spécialiste des investissements, Frances T. Yuyucheng, de chez Romulo, une société philippine regroupant pas moins de 90 avocats d’affaires ! Que peut-il donc y avoir autant de pourri, à ce point, au royaume des Philippines, à ne pas s’apercevoir à ce point de ce qu’on préparait à Subic Bay ? Jackson sera poursuivi et condamné en 2013 à plusieurs mois de probation et une amende de 5000 dollars pour violation de la législation sur les armes, une peine bien allégée par rapport à ce qui avait été annoncé auparavant. Le cas avait été exemplaire… pour démontrer les liens étroits unissant Blacckwater à la CIA : « mais dans le cas enterré par la Cour fédérale, les avocats de la défense ont fait valoir que les accusés avaient acquis secrètement les armes au nom de la CIA, et ne devraient donc pas être poursuivis, pour avoir suivi les indications du gouvernement. La défense a présenté des témoignages d’anciens fonctionnaires de la CIA qui ont dit qu’ils savaient que Blackwater avait agi selon direction de l’agence, et ont déposé des requêtes en documents et des preuves du rôle de la CIA dans le deal d’armes effectué. Le ministère de la Justice a nié que le C.I.A. avait joué un rôle dans la direction des achats d’armes de Blackwater, et a cherché à bloquer la défense d’avoir accès aux fichiers de la CIA ».. révélait le 21 février 2013 le New-York Times. Blackwater avait agi, et agi toujours, selon les ordres de la CIA. Aux Philippines, c’était donc bien un terrain d’entraînement de la CIA qui devait être établi à Subic Bay ! Déjà, en 1989, la presse l’avait annoncé : « aux Philippines, la CIA s’est trouvée une seconde maison »… cela devait conduire à une créature voisine de celle de Ben Laden, en la personne d’Abu Sayyaf… qui a fait depuis allégeance à l’Etat Islamique !

La révélation

Le 14 mars suivant, Erik Prince, l’ancien PDG de Blackwater, plutôt amer, vidait son sac devant la presse : « le travail de Blackwater a commencé avec la CIA lorsque nous avons fourni les instructeurs et les installations spécialisées dont l’Agence manquait », a dit Prince au reporter Eli Lake. « Dans les années qui ont suivi, la société est devenue une extension virtuelle de la CIA, parce qu’on nous a demandé maintes et maintes fois d’effectuer des missions dangereuses, que l’Agence, ne pouvait ou ne voulait pas effectuer en interne. »[La] CIA a couramment utilisé Blackwater pour des missions dans le monde entier, » expliquent les avocats de l’entreprise dans des documents de la défense. « Ces efforts ont été faits en vertu des contrats écrits et non écrits et au travers de demandes occasionnelles. À de nombreuses reprises, la CIA a payé Blackwater rien que pour son assistance. Blackwater a également utilisé et recruté des officiers et agents de la CIA et fourni une couverture aux officiers et agents de la CIA opérant dans des missions secrètes et clandestines. À bien des égards, Blackwater, ou dans certaines parties de Blackwater, étaient une extension de la CIA ». Au moins, désormais c’était clair. Blackwater n’était que le bras armé de la CIA !

Des tueurs recrutés

Parmi les choses que ne voulait plus faire la CIA… il y avait ce qu’avait dénoncé la commission Church : des assassinats. Selon « The Terrifying Background of the Man Who Ran a CIA Assassination Unit »de Conor Friedersdorf (2012) « l’implication présumée d’un enquêteur fédéral, Enrique Prado dans sept meurtres, lorsqu’il il était en charge de meurtres secrets confiés à une société privée. C’était l’un des plus grands secrets de l’ère post-11 Septembre : peu de temps après les attentats, le président Bush a donné la permission à la CIA de créer une unité d’assassinat top secrète pour trouver et tuer des agents d’Al-Qaïda. Le programme a été maintenu par le Congrès pendant sept ans. Leon Panetta et le législateur on en a parlé en 2009, et ont révélé que la CIA a engagé la société de sécurité privée Blackwater pour aider à l’exécuter. « Le mouvement a été historique », dit Evan Wright, journaliste du National Magazine Award Qui a écrit « la série Generation Kill ». Il semble avoir marqué la première fois que le gouvernement des États-Unis a confié un service d’assassinat secret à une entreprise privée ». Sachant comment la CIA avait financé les mêmes activités en Amérique du Sud, pendant des décennies, ça devenait un peu plus clair, alors, de trouver de l’héroïne à cet endroit…

(*) les catapultes montées sur les porte-avions australiens étaient plus courtes que les américaines, et ne faisaient que 28 m de long. Pour y remédier, on avait ajouté un peu de pression de vapeur, mais le décollage y demeurait plus risqué que sur les porte-avions US.

(**) et amplement documentée, comme ici sur cinq pages (?) dans le magazine de la Navy australienne sous le titre « The rescue of SBLT David Baddams « , vue d’un Wessex Mk 31B de sauvetage .

SOURCE: http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxiv-la-cia-l-158784

000000000000000000000000000000000

DNRED (Douane française): saisie de 250 kg de cocaïne au large de la Martinique

Publié: 7 novembre 2014 par Marc Fievet dans Cocaïne, DNRED, Douane française, NARCOTRAFIC
Tags:, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,
Publié le : vendredi 7 novembre 2014
Saisie de 250 kg de cocaïne au large de la Martinique
Saisie de 250 kg de cocaïne au large de la Martinique | © Douane
Saisie effectuée à bord d’un voilier, fruit d’une collaboration des services douaniers français (DNRED) et des services de police britannique (NCA).

Michel SAPIN, ministre des Finances et des Comptes publics, et Christian ECKERT, secrétaire d’Etat chargé du Budget, tiennent à féliciter les services douaniers français de l’importante saisie, le 3 novembre 2014, de près de 250 kg de cocaïne, à bord d’un voilier battant pavillon de la Grande-Bretagne.

Fruit de plusieurs mois d’enquête en collaboration avec les services britanniques, cette saisie a été conduite conjointement par l’échelon de la Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières (DNRED) de Fort-de-France et le service de police britannique National Crime Agency (NCA).

Après plusieurs jours de surveillance ayant mobilisé un large dispositif aéro-maritime, les agents des douanes ont procédé au contrôle d’un sloop de 12 mètres, dans les eaux internationales à plus de 120 miles nautiques au large de la Martinique (220 km). Grâce à l’action simultanée de deux vedettes de la Direction Régionale Garde-côtes des douanes d’Antilles-Guyane DF31 et DF44, les services douaniers ont pu déjouer le plan de fraude mis en place par une organisation criminelle structurée. Malgré les conditions de mer difficiles, les deux occupants du voilier ont pu être appréhendés en toute sécurité avant même qu’ils n’entament leur traversée transatlantique.

A l’issue de la procédure douanière, les stupéfiants d’une valeur de plus de 16 millions d’euros, ainsi que les personnes mises en cause, ont été remis à la disposition de l’autorité judiciaire à Fort-de-France.

Cette saisie illustre une nouvelle fois l’excellente coopération existante au sein de la zone Caraïbes entre les services français et étrangers chargés de la lutte contre la fraude. Cette saisie spectaculaire prolonge une série de succès communs en 2014 obtenus grâce à la coopération entre la douane française et les services britanniques.

En 2013, la douane française avait déjà saisi plus de 7,2 tonnes de cocaïne.

0000000000000000000000000000