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FRANCE (Douane Française – DNRED): journée de promulgation des résultats 2017

Publié: 13 mars 2018 dans 36, Afghanistan, AFRIQUE, Allemagne, AMERIQUE CENTRALE - CARAÏBE, AMERIQUE du NORD, AMERIQUE du SUD, ASIE, Balkans, BAN, Belgique, Canada, Canaries, Cannabis - Hachis - Haschich, Cap-Vert, CELTIC, Ceuta, Cocaïne, Colombie, Cyberdouane, DEA (USA), DG de la Douane française, DNRED, Douane française, Drogues, Espagne, EUROPE, France, Gendarmerie, GIBRALTAR, GRC - RCMP (Canada), Guardia di Finanza (Italie), Guatemala, HM Customs Excise (UK), INFOS, Irlande, Italie, LUXEMBOURG, MAFIA, Maroc, Martinique, NARCOTRAFIC, Narcotrafic maritime, NS 55, OCEAN INDIEN, OCRTIS, Pays-Bas, Police, Portugal, Saint-Martin, Santo Domingo, Sardaigne, Sénégal, Secret Defense, SERVICES ANTI-DROGUES, SERVICES ESPAGNOLS, SERVICES FRANCAIS, Suisse, SVA, TRACFIN, UAR, UK
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Par Marc Fievet, AKA NS 55 DNRED

C’était  jour de fête à Gennevilliers.

Gérald Darmanin et Rodolphe Gintz ne tenaient que des propos aimables pour nos valeureux douaniers qui lors de cette année 2017 auraient battu des records, malgré la politique de démantèlement mené tambour battant par Bercy et son bras armé, Rodolphe Gintz, le successeur de Jérôme Fournel et Hélène Crocquevieille, les fossoyeurs de la douane de ces dernières années.

Certes les résultats des différentes saisies pourraient paraître spectaculaires, alors qu’elles ne correspondent qu’à une explosion de la consommation des stupéfiants illicites et donc du narcotrafic destiné à répondre à la demande.

Les succès enregistrés en matière de contrefaçon n’arrivent pas à provoquer chez moi le moindre sentiment de satisfaction, considérant que la Douane n’a pas à être une police économique mise à disposition de LVMH et consort depuis le passage du DG Pierre Mathieu Duhamel au sein de LVMH New York. Que ne dirait-on pas si nos gendarmes et policiers se mettaient au service du grand capital et des banques pour préserver leurs avantages et les intérêts des actionnaires en facilitant l’évasion fiscale qui est une des raisons d’être de ces entreprises. Certes LVMH fabrique encore un peu en France, mais si peu…Alors que fiscalement, que se passe-t-il Gérald Darmanin?

Pour le tabac, la contrebande prospère chaque jour et du coup la lutte contre ce phénomène sera une priorité a précisé Gérald Darmanin. Plus de 238 tonnes de tabac ont été saisis l’an dernier sur le sol français, soit une baisse de 8% par rapport à 2016.

En Ile-de-France, c’est près de 22 tonnes de tabac qui ont été confisqué l’an dernier. « Avec l’augmentation du prix du tabac il y aura une augmentation de l’intérêt à la fraude donc pour moi la lutte contre la contrebande de tabac sera une priorité en 2018 » dit Jean-Roald L’hermitte. Ouf, on est sauvé!  Mais, dimanche, j’ai reçu un appel d’un de mes amis qui passait en Espagne par Biriatou et qui me dit:  « les douaniers contrôlent à la sortie de France, toi qui connait, tu peux m’expliquer…le trafic de cigarettes et d’alcool, c’est dans le sens Espagne-France!« …Faudra m’expliquer pour que je lui explique!

Pour moi, comme pour beaucoup de citoyens de ce pays, les stups restent une des plaies de notre société, de nos société et je constate que la plus haute hiérarchie se gargarise avec des résultats très loin en dessous de ceux qu’il aurait fallu atteindre pour seulement commencer à être efficace dans la lutte contre la drogue.

Aujourd’hui, Hubert Avoine, qui a travaillé pendant des années en secret pour l’ OCRTIS, (Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants) et auteur de L’Infiltré, de la traque de Chapo Guzman au scandale français des stups (éd. Robert Lafont), était l’invité du Grand Journal de 18h sur Sud Radio. Parlant des résultats 2017 de la Douane française et des saisies de cocaine s’élevant à plus de 9 tonnes, il constate:

« On parle de saisie, mais qu’a-t-on fait des réseaux ? Qui a-t-on arrêté ? Qu’a-t-on démantelé ? », s’est interrogé Hubert Avoine, pour qui « le trafic est en train de se développer parce que la société tend vers cela ».

« Il y a plus de consommation, c’est indéniable, donc les saisies sont en comparaison de la demande, a-t-il ajouté. Il semble que la consommation de cocaïne est en hausse. On la rencontre dans des endroits où c’était assez peu courant. On avait l’habitude de la voir plus sur les Champs-Élysées qu’en banlieue, aujourd’hui, on la voit un peu partout. »

Écoutez son interview sur:

https://www.sudradio.fr/faits-divers/saisie-record-de-cocaine-qua-t-fait-des-reseaux-qua-t-demantele

En ce qui me concerne, autre époque, puisqu’il ne s’agissait pas d’El Chapo, mais des frères Orijuela, les premiers successeurs de Pablo Escobar, j’ai travaillé pendant 6 années pour la DNED, puis la DNRED à partir de 1991 en commençant d’abord par faire du renseignement à Gibraltar avant d’être amené à débuter des actions d’infiltrations qui m’ont amené au plus haut niveau de la hiérarchie du narcotrafic des années 1990. Les résultats furent spectaculaires puisqu’en 6 ans, l’agent NS 55 que j’étais devenu, agissant sous mon vrai nom ou empruntant diverses identités parfaitement connues des autorités douanières françaises comme Charles Henri De Bossieu et William Blazenko, a permis la saisie de 105 tonnes de drogues illicites (Plus de 5 tonnes de cocaïne et 100 tonnes de cannabis) dans diverses opérations menées en Atlantique nord et dans l’océan indien.

En récompense, l’agent NS 55, sur les conseils appuyés des émissaires de Bercy, a dû plaider coupable d’actions de narcotrafic devant les juridictions anglaises et canadiennes, récoltant au passage une condamnation à perpétuité!

La Direction Générale de la Douane française, en parfaite oie blanche, ayant refusé d’assumer les actions terrains de son service de renseignement, n’a pas hésité à laisser entendre que l’agent NS 55 s’était mis à son compte…! Propos démenti par la juge d’instruction parisienne, Sophie Clément qui a rendu le 16 mai 2006 un non-lieu explosif puisqu’elle assure: « Il n’y a pas lieu de poursuivre quiconque pour complicité de trafic de drogue car « les investigations entreprises, les auditions réalisées, l’étude des documents figurant en procédure, ne permettent pas de caractériser à l’encontre de Marc Fiévet les faits de trafic de stupéfiants ». Cette décision de justice est toujours refusée par les administrateurs Thomas Charvet et Michel Baron qui n’ont su que s’enfermer dans la réécriture de faits dont ils ignorent la réalité.

Alors, certes les résultats enregistrés démontrent l’importance de la présence douanière sur le terrain, sans pour autant donner pleine satisfaction puisque la mission régalienne première de la Douane ne fait plus partie de ses priorités.

Au train ou vous allez, à quand la privatisation des missions régaliennes douanières?

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Depuis le 10 février, le juge municipal de Tijuana, Eduardo Sais Peinado, est incarcéré dans une prison fédérale de San Diego, après avoir été arrêté alors qu’il transportait 38 kilos de cocaïne dans sa Jeep Liberty 2007 avec des plaques d’immatriculation de Baja California.

Il avait tenté de traverser la frontière au « Port of entry de San Ysidro ».

Source: La Opinión

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En un trabajo conjunto de la Fiscalía General de la Nación, el Ejército Nacional, la Armada Nacional y la DEA, se logró desarticular la estructura narcotraficante acusada de sacar la mayor cantidad de cocaína desde el Catatumbo hasta países del caribe.

En la operación, simultanea con República Dominicana y Puerto Rico, fueron capturadas 20 personas. 11 de ellas estaban en la red de pedidos de extradición por Estados Unidos.

Los integrantes de la banda tenían la capacidad de mover aproximadamente cinco toneladas de droga al mes, distribuidas en cargamentos de 800 a una tonelada respectivamente.

De los capturados, 11 fueron detenidos en Bogotá, Medellín, Cúcuta, Cartagena, Santa Rosa y Ríohacha, mientras que en los países caribeños los nueve restantes.

Según las investigaciones de las autoridades, este grupo de personas financió por cinco años la producción de clorhidrato de cocaína en Tibú, Norte de Santander, y adquirió el estupefaciente procesado a la banda criminal, Los Pelusos.

El Proceso

Se cree que el narcótico producido en cantidades industriales salía por tierra desde el Catatumbo hasta Isla Margarita en Venezuela, donde posterior a su llegada se embarcaba en pequeñas lanchas destinadas a la pesca para finalmente ser enviada a la isla de Puerto Rico y República Dominicana. Parte de la droga quedaría en estos países y un porcentaje iría rumbo a Estados Unidos y Europa.

El pago por los narcóticos llegaba por Venezuela hasta la ciudad de Cúcuta y, de ahí, el dinero viajaba hasta Medellín, Bogotá y Cartagena. Se cree que con este dinero los líderes delincuenciales realizaban inversiones en finca raíz, vehículos de alta gama y negocios que ayudaban a lavar el dinero.

Mente Maestra

Los nombres de Alias Bambam (Dalberto Rincón) y el Gordo Guillermo (Luis Eduardo González Medina) fueron listados como los cabecillas del engranaje criminal. Se presume que serían los principales inversionistas y coordinadores de la producción y venta del clorhidrato.

En el proceso de operación se incautaron tres toneladas de cocaína en las seis operaciones realizadas en Colombia, aguas internacionales e Italia. Asimismo, se recolectaron más de $1.000’000.000 en el decomiso durante dos operaciones realizadas con éxito en Norte de Santander.

Fuente: Kienyke.tv

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Un groupe du crime organisé a été démantelé et 9 suspects arrêtés le 8 mars dans une opération majeure en Europe et en Amérique du Sud.

L’opération NANA était dirigée par la police croate et le bureau du procureur de Rijeka et menée conjointement par la Colombie, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, le Panama, la Slovénie, l’Espagne, la Drug Enforcement Administration des États-Unis et Europol.

Le réseau criminel était soupçonné de transporter des quantités de cocaïne de plusieurs kilogrammes de la Colombie, de l’Équateur et du Panama vers l’Europe.

Un porte-conteneurs transportant légalement de la ferraille du Panama au port de Rijeka, en Croatie, transportait plus de 100 kilogrammes de cocaïne et 150 kilogrammes de marijuana destinés au marché croate des drogues illicites. Les enquêteurs ont également conclu qu’une partie du groupe était impliquée dans le trafic de tabac et, en mars 2017, ont saisi plus de 69 000 paquets de cigarettes d’une valeur de 350 000 EUR.

Au cours de l’année, plusieurs grands trafiquants de drogue basés en Europe ont été identifiés ainsi qu’une source d’approvisionnement colombienne (SOS). Les 9 suspects ont été arrêtés lors d’une journée internationale d’action finale, qui s’est déroulée simultanément dans les États membres de l’UE, en Croatie, en Allemagne, aux Pays-Bas et en Slovénie. Parmi les suspects arrêtés figuraient une cible croate d’importance et un représentant d’une organisation de trafic de drogue colombienne chargée de coordonner les livraisons de cocaïne à des criminels basés en Europe.

Les services répressifs ont également mis en place un groupe de travail spécialisé qui a identifié et ciblé les suspects et les compagnies maritimes d’Europe et d’Amérique du Sud impliqués dans le trafic de cocaïne.

En analysant et en recoupant les renseignements, l’équipe Drogues d’Europol a pu identifier et rassembler différentes enquêtes en cours, déclenchant ainsi une coopération mutuelle entre les pays concernés et d’autres organismes chargés de l’application de la loi. En outre, Europol a créé une plate-forme pour échanger des fichiers volumineux et des informations générées par des activités opérationnelles, ce qui a permis aux équipes de terrain d’échanger rapidement des données. L’opération, menée par l’équipe Drogues, a également été soutenue en partie par l’unité de référence Internet d’Europol et par le laboratoire de criminalistique du Centre européen de lutte contre la cybercriminalité (EC3) d’Europol.

Cette opération fait partie d’une stratégie européenne plus large conduite par la Croatie et soutenue par les autorités de police de l’UE, la DEA et Europol, pour lutter contre le réseau du crime organisé des Balkans occidentaux connu sous le nom de « cartel balkanique ».

Source: EUROPOL

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OBJECTIF: détruire le cartel de Sinaloa

Importante opération pour les agents de la DEA qui ont saisi 6 millions de dollars, des centaines de livres de stupéfiants et délivré 75 accusations à travers toute l’Amérique pour «blanchiment de l’argent pour le compte du gang d’El Chapo»


Les autorités ont accusé 40 personnes à San Diego de conspirer pour blanchir des dizaines de millions de dollars en argent de la drogue dans des villes des États-Unis et des cartels au Mexique

-Saisie de plus de 6 millions de dollars en espèces
-209 livres de méthamphétamine, 138 livres d’héroïne, 22 livres de fentanyl, 202 livres de cocaïne et 554 livres de marijuana ont également été saisis
-20 armes à feu, y compris des fusils semi-automatiques et des armes de poing ont également été saisies
-35 autres personnes ont été inculpées dans d’autres parties du pays

Le FBI a déployé des agents infiltrés et des agents des forces spéciales de diverses forces de l’ordre pour infiltrer

Lire la suite, photos et video: http://www.dailymail.co.uk/news/article-5482347/6million-cash-millions-drugs-seized.html#ixzz59Iye7Slp

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FRANCE (Anti-stups): les infiltrés seraient-ils condamnés à n’être que des mythomanes et des fusibles pour les hautes hiérarchies policière et douanière

Publié: 7 mars 2018 dans 36, AMERIQUE CENTRALE - CARAÏBE, AMERIQUE du NORD, BAN, Blanchiment, Canada, Cannabis - Hachis - Haschich, CELTIC, Cocaïne, DEA (USA), DG de la Douane française, DNRED, Douane française, EUROPE, Gendarmerie, GRC - RCMP (Canada), Guardia di Finanza (Italie), INFOS, INTERPOL, Justice, MAFIA, NARCOTRAFIC, Narcotrafic maritime, NS 55, OCRTIS, Police, Saint-Martin, Secret Defense, SERVICES ANTI-DROGUES, SERVICES ESPAGNOLS, SERVICES FRANCAIS, SVA, TRACFIN, UK
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Article d’ Emmanuel Fansten , revu par Marc Fievet, AKA NS 55 DNRED

Hubert Avoine, 55 ans, est cet ancien infiltré qui en octobre 2015, date de sa première lettre au procureur de la République de Paris, François Molins, dénonçait les étranges méthodes de l’ OCRTIS (office central de la répression des trafics illicites) et de son ancien boss, François Thierry.

Il avait informé et précisé, ‘textos’ de François Thierry à l’appui, qu’il avait été mandaté, en avril 2012, pour garder une villa à Estepona, en Andalousie dans le sud de l’Espagne, où il avait constaté que des policiers avaient chargé et déchargé 19 tonnes de cannabis destinées au marché français. Pour cette mission, Hubert Avoine avait été payé 32 000 euros en billets usagés, sans le moindre reçu.

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Mais d’où vient ce cash?

De la trésorerie générale ou de la vente de stups?

Décidément c’est une habitude chez nos régaliens, j’ai en mémoire le cash en livres sterling (billets usagés) anglaises qu’avait remis à mon épouse le divisionnaire de la douane française Hervé Maignier de l’échelon de Nantes, venu spécialement à Malaga pour lui remettre dans un parking en sous-sol de l’aéroport…pour « faciliter » mon plaidoyer de culpabilité au Canada.        Marc Fievet

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Après le premier témoignage d’Hubert Avoine dans le journal Libération, sous pseudo, au printemps 2016, plusieurs pontes de la PJ avaient d’abord laissé entendre en off que l’ancien infiltré était un mythomane, la police ne trempant pas dans ce genre de magouilles.

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Marc Fievet avait aussi été traité de mythomane par certains hauts fonctionnaires de Bercy et de la DG de la Douane française, qui n’ont pas hésité à refuser le témoignage de son officier traitant Christian Gatard dans toutes les réponses produites par Thomas Charvet, administrateur civil et Michel Baron, administrateur des douanes. Dans ce témoignage destiné à être produit en justice Christian Gatard, l’ancien chef d’Echelon de la DNRED à Nantes écrivait:

« Officier traitant de Marc Fievet de 1988 à 1994, j’atteste de l’exactitude des faits relatés de son action au sein de l’organisation LOCATELLI. Je certifie l’exactitude des éléments et des faits pour en avoir été le témoin ou en avoir été informé en ma qualité d’officier traitant de Marc Fievet durant cette période. Je tiens à ajouter que Marc Fievet a toujours fait preuve de la plus grande loyauté à l’égard des douanes françaises notamment dans le cadre de son infiltration au sein de l’organisation LOCATELLI qui l’a exposé à de très nombreux dangers.« 

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Depuis, le commissaire François Thierry a été mis en examen pour «complicité de trafic de stupéfiants» et la procédure distincte basée sur les révélations d’Avoine, dépaysée à Lyon, inquiète au plus haut niveau. Pour preuve, cette écoute téléphonique versée au dossier judiciaire, qui relate une conversation enregistrée le 23 août 2017, la veille de l’audition fatidique du commissaire Thierry.

C’est le magistrat Patrick Laberche (ici en photo avec François Hollande), ancien procureur à la section antiterroriste du parquet de Paris, bras droit du patron des Stups, qui contacte un certain Rick, le correspondant auprès de l’office de la DEA, l’agence antidrogue américaine.

«Salut Rick, ça va ? attaque Laberche. Tu as le bonjour de François.

Il va bien ?

Oui, ça va. On a discuté beaucoup hier soir. Euh… Ouais, il a l’air assez offensif, assez combatif. […] Il est prévu qu’il soit entendu jeudi par le juge d’instruction […].

Ouais.

Voilà, donc je lui ai donné le document que tu m’as transmis mais c’est pas pour qu’il le remette, hein, parce qu’il a bien compris que, euh, c’était un truc qui devait rester confidentiel comme tu l’avais écrit, mais c’est pour constituer ses dossiers, si tu veux, pour faire un panorama de tous les dossiers de manière un peu exhaustive dans sa tête, quoi.»

Quel est donc ce document confidentiel ?

Transmis par les Américains pour « étoffer » la défense de François Thierry, ce document auquel la justice ne semble pas avoir eu accès semble très sensible puisqu’il apparait clairement qu’Hubert Avoine a également travaillé pour le compte du département américain de la Justice, comme en attestent des documents authentifiés par Libération.

Barbouzes

Cette collaboration fait d’ailleurs l’objet d’une question sibylline de Patrick Laberche au cours de la même conversation. «Dans le dossier Avoine, comme… ça n’a pas changé, la situation a pas changé par rapport à ce qu’on avait dit il y a quelque temps, hein ? Tu te souviens ?» s’enquiert le bras droit du patron des Stups auprès de son interlocuteur. «Je peux te dire entre nous qu’Avoine a travaillé pour le FBI, pas pour la DEA, OK ? Il aurait dû savoir la différence», rétorque le dénommé Rick.

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En 1994, Marc Fievet rencontrait régulièrement David May du bureau DEA de Paris. Ce fonctionnaire lui avait remis 10.000 US dollars en billets usagers pour défraiement d’une mission à Saint Martin aux Caraïbes, mais s’est opposé à tous témoignages réclamés par la justice…

Quelle était la provenance de ces liasses de petites coupures remises en présence du douanier Jo Lesquert, adjoint de Christian Gatard, dans les locaux de l’Ambassade américaine?

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Une distinction fondamentale aux yeux des Américains : alors que la DEA n’hésite pas à recourir à des barbouzes pour certaines de ses missions, le FBI agit dans un cadre juridique beaucoup plus strict, sous le contrôle étroit du département de la Justice.

Un nouveau front qui pourrait pousser les magistrats français à se rapprocher de leurs homologues américains.

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Il y a plus d’une semaine, la police belge a retrouvé 4 500 kilos de cocaïne dans un conteneur du port d’Anvers, la ville la plus importante de la région flamande.

La cocaïne était cachée dans une cargaison de bananes de Colombie.Pour savoir à qui elle s’adressait, la police belge a laissé sortir le conteneur et l’a suivi jusqu’à sa destination à Oss aux Pays-Bas.

À ce moment, la police néerlandaise est intervenue, arrêtant quatre hommes et deux femmes. L’énorme opération conjointe de la police belge et hollandaise n’est pas la première du genre, et ce n’est pas la première fois qu’une cargaison arrive au port d’Anvers, deuxième plus grand port d’Europe après Rotterdam (Pays-Bas).

Anvers est considérée comme la «porte d’entrée de la cocaïne en Europe» depuis plusieurs années et les tonnes de drogues saisies chaque année ne cessent d’augmenter. Cela s’explique en partie par le fait qu’Anvers est un port de destination pour divers produits d’Amérique latine, où la cocaïne est produite en grandes quantités, et il est donc plus facile pour les cartels sud-américains de cacher de grandes quantités de drogues au milieu d’autres marchandises. De plus, le port d’Anvers est particulièrement vulnérable.
Il couvre plus de 120 kilomètres carrés, comprend des voies d’accès publiques et est également assez proche de Rotterdam – les deux villes sont à une centaine de kilomètres – où opèrent de nombreuses organisations de trafic de drogue en Europe.

Il y a ensuite une dernière chose: les autorités belges affirment que dans le trafic, un certain nombre d’entrepreneurs locaux corrompus, de fonctionnaires et de policiers ont fini par faciliter le transit de la cocaïne.

Au cours des dernières années, la police belge a essayé de différentes manières d’endiguer l’énorme trafic de cocaïne qui traverse le port d’Anvers, avec des résultats désormais plutôt modestes.

Le maire d’Anvers, Bart De Wever (photo de gauche), a toutefois récemment annoncé la création d’une nouvelle équipe anti-drogue chargée de démanteler le système de blanchiment d’argent mis en place par les trafiquants et de détecter les policiers et les fonctionnaires corrompus.

La nouvelle équipe – dirigée par le chef de la police locale, Stanny De Vlieger (photo de droite) – s’appelle Kali, du nom de la divinité féminine hindoue à quatre bras, mais aussi de «Cali», un cartel de la drogue colombien bien connu.

Kali collabore avec la police néerlandaise et l’American Drug Enforcement Administration, plus connue sous le nom de DEA, l’agence anti-drogue américaine.

Le travail de l’équipe de Kali n’est pas des plus simples, car le trafic de drogue au port d’Anvers est lié à ce qui se passe à des milliers de kilomètres, dans les pays producteurs de cocaïne d’Amérique latine.

En Colombie, par exemple, la production a augmenté depuis que le gouvernement en 2015 a décidé d’arrêter la pulvérisation aérienne d’un herbicide particulier sur les plantations de cocaïne parce qu’il y avait suspicion que cet épandage pouvait causer le cancer; jusque-là la pulvérisation avait été l’un des outils le plus important du programme antidrogue du gouvernement colombien.

Le Wall Street Journal rapportait: « La production de la région a augmenté si vite que si les trafiquants faisaient de leur mieux pour cacher les drogues dans des boîtes de fruits ou des unités de réfrigération, ils les mettaient simplement dans des sacs entre les caisses de banane « .

De plus, certains responsables américains ont expliqué que le trafic est compliqué par le fait que plusieurs trafiquants «indépendants» ont émergé, qu’ils agissent en dehors des cartels et que, dans un certain sens, ils sont plus imprévisibles et difficiles à retracer.

La vulnérabilité du port d’Anvers a également soulevé des inquiétudes quant à la sécurité.

En 2013, une enquête antidrogue menée conjointement par la police des Pays-Bas et de la Belgique a révélé que, pendant deux ans, les systèmes informatiques des entreprises qui opéraient dans le port et les terminaux où les conteneurs arrivaient, ont été piratés à plusieurs reprises.

Les trafiquants ont utilisé les codes de sécurité volés pour voler les conteneurs contenant les drogues en toute impunité. L’équipe de Kali, a déclaré De Vlieger, prévoit de collaborer avec des experts en informatique et en attendant, les protocoles de sécurité portuaire ont été renforcés.

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ESPAGNE (Andalousie): qui sont les narcotrafiquants sur la Costa del Sol?

Publié: 28 février 2018 dans Aeronarcotrafic, AFRIQUE, AMERIQUE CENTRALE - CARAÏBE, AMERIQUE du NORD, AMERIQUE du SUD, ASIE, Cannabis - Hachis - Haschich, Cocaïne, Customs and Border Protection, DEA (USA), DG de la Douane française, DNRED, Douane française, Drogues, EUROPE, Gendarmerie, GRC - RCMP (Canada), Guardia Civil, Guardia di Finanza (Italie), HM Customs Excise (UK), INFOS, Justice, MAFIA, NARCOTRAFIC, Narcotrafic maritime, NS 55, OCRTIS, Police, Policia, Secret Defense, SERVICES ANTI-DROGUES, SERVICES ESPAGNOLS, SERVICES FRANCAIS, SVA, TRACFIN, UAR
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Une nuit de janvier 2010, dans le sud de l’Espagne, plusieurs policiers français assistent à la livraison d’une cargaison de cannabis en provenance du Maroc. Le début des ennuis pour l’un d’eux, le commissaire François Thierry, aujourd’hui poursuivi pour « complicité de trafic de stupéfiants ».

LIRE la suite

http://mobile.lemonde.fr/police-justice/article/2018/02/28/du-rififi-sur-la-costa-del-sol_5263440_1653578.html?xtref=

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Souvenirs d’Estepona

Lire

https://ns55dnred.wordpress.com/2017/09/30/narcotrafic-costa-del-sol-gal-policia-guardia-civil-le-trombinoscope-des-annees-90/

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FRANCE (Policiers, Douaniers, Gendarmes): la drogue les rend fous

Publié: 28 février 2018 dans Aeronarcotrafic, AFRIQUE, BAN, Cannabis - Hachis - Haschich, Cocaïne, DEA (USA), DG de la Douane française, DNRED, Douane française, GRC - RCMP (Canada), Guardia di Finanza, Guardia di Finanza (Italie), HM Customs Excise (UK), INFOS, Justice, Maroc, Narcotrafic maritime, NS 55, SERVICES ANTI-DROGUES, SERVICES ESPAGNOLS, SERVICES FRANCAIS
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Par Georges Moréas

Les tribulations des agents en charge de la lutte contre les narcotrafiquants n’ont cessé de nous étonner ces deux dernières années .

Vu de l’extérieur, on a l’impression que nos régaliennes se livrent à une course au trésor dans laquelle les coups de Jarnac sont comme des pratiques rituelles. Mais il semble bien que la encore récente mise en examen de l’ancien patron de l’office des stups, François Thierry, va apporter un coup de projecteur sur les méthodes utilisées, tant par les enquêteurs que par la justice, et peut-être même un coup d’arrêt.

Sans remonter à la création de l’OCRTIS (office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants), le plus ancien office après celui de la fausse monnaie (OCRFM), les turpitudes actuelles qui font l’actualité démarrent bien loin de chez nous, en République dominicaine, lors de cette fameuse nuit du 19 au 20 mars 2013, au moment où un avion privé appartenant à la SA Alain Afflelou, le Falcon F-GXMC, est stoppé in extremis sur le tarmac de l’aéroport de Punta Cana.

Dans le même temps, en France, gendarmes et douaniers du Var peaufinent un plan d’intervention. Des mois de surveillance pour ce moment tant attendu : l’arrestation en flag d’une équipe de la « French cocaïne ».

Dans quelques heures, lorsque le Falcon va atterrir sur la piste de l’Aéroport international du Golfe de Saint-Tropez, tout sera plié.

« Aéroport international »… un titre bien ronflant pour un terrain intimiste qui a accueilli moins de 8 000 passagers en 2016.

Les enquêteurs ont flairé le gros coup, mais pour éviter de se voir dessaisir au profit de l’OCRTIS, ils ont préféré minimiser l’affaire, en symbiose avec le TGI de Draguignan.

Et là, ils sont sur des charbons ardents, prêts à cueillir le fruit de leur labeur. Ils ne savent pas encore que de l’autre côté de l’Atlantique, les policiers dominicains, assistés d’un détachement local d’agents de la DEA (Drug enforcement administration), ont investi l’appareil.

Comment la DEA a-t-elle été informée ?  Un esprit tordu ou particulièrement réaliste pourrait imaginer une fuite venant de France…

En tout cas, le tuyau est bon : 26 valises bourrées de cocaïne. Plusieurs dizaines d’employés des services de l’aérogare sont interpellés, ainsi que les deux pilotes français, Pascal Fauret et Bruno Odos, et leurs deux passagers.

Une affaire qui tombe à pic pour les autorités du pays dont l’objectif est d’éliminer la corruption dans les services de l’État.

Personne ne sait comment l’affaire a été éventée, ou personne n’ose le dire à haute voix, mais le juge de Draguignan et les gendarmes du Var sont priés de transmettre leurs éléments, pour le premier à la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille (JIRS) et pour les seconds à l’OCRTIS.

Il faut bien reconnaître que nous, simples spectateurs, en apprenant cette histoire, nous sommes restés sur notre faim, même si les moyens financiers énormes et paramilitaires utilisés plus tard pour exfiltrer les deux pilotes français nous ont laissés sur le cul.

Mais qui a organisé tout ça ?

On saura peut-être bientôt qui se cachait derrière cette organisation criminelle, puisque le procès doit prochainement démarrer devant les assises de Marseille… D’autant que l’un des accusés, Frank Colin, un bodyguard du showbiz, soutient qu’il avait été infiltré dans le réseau par les enquêteurs de la DNRED (Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières) .

Cela n’a évidemment rien à voir, mais en 2015, ce sont justement les douanes françaises qui obtiennent un tuyau béton. On ne sait trop comment, un « aviseur » sans doute ! Dans des camionnettes en stationnement dans les beaux quartiers de la capitale, ils découvrent 7 tonnes de résine de cannabis.

Une super prise qui vaut les félicitations de François Hollande accompagné du ministre Michel Sapin à la DNRED. C’est la DG de la douane française Hélène Crocquevieille qui accueillera le président…

L’office des stups (OCRTIS) est saisi de l’enquête, sans moufeté, jusqu’au moment où un cadre de renseignement des enquêtes douanières confie au procureur François Molins le rôle majeur joué dans cette affaire par un certain Sofiane Hambli, enregistré au bureau des sources comme un informateur de l’OCRTIS.

Un beau et riche mec que ce Sofiane, qui depuis des années est l’indic du commissaire François Thierry.

Cela date du temps où celui-ci était le chef du service interministériel d’assistance technique (SIAT), qui justement gère le bureau des sources. Sofiane aurait été infiltré dans le réseau.

L’Office est dessaisi et l’enquête est confiée entre autres à la section de recherches de la gendarmerie de Paris qui va fouiller partout. Perquises à la DNRED et à la DG de la Douane française. Le TRACFIN sera épargné. ..

Car, comment expliquer qu’un tel stock de stups circule dans la capitale sous l’œil bienveillant des policiers spécialisés dans la répression du trafic ? Pas évident ! Sept tonnes quand même !

Pour sa défense, après avoir tenté de noyer le poisson, François Thierry déclare qu’il s’agissait d’une « livraison surveillée » et que ce plan avait été mis en place avec l’accord du parquet de Paris – et je suppose de sa hiérarchie. Mais sa défense n’a pas convaincu les juges de sa bonne foi. Après une audition-fleuve, ils ont décidé de le mettre en examen pour complicité de trafic de stupéfiants en bande organisée. Une mise en examen sans contrôle judiciaire et sans interdiction d’exercer pour des infractions qui relèvent de la cour d’assises, cela montre l’hésitation d’une justice qui elle aussi s’emmêle les pinceaux dans la chasse aux narcotrafiquants.

Il faut dire qu’en matière de stups, à force de ruses, de menteries et de manipulations, en vérité, personne n’y comprend plus rien. Ni les enquêteurs, ni les magistrats, ni même les truands. Mais ceux-ci s’en fichent, tant qu’ils s’en mettent plein les poches.

Comme l’a dit à peu de chose près un douanier après la mise en examen récente de deux hauts responsables des enquêtes douanières à la suite de la saisie invraisemblable de 43 tonnes, non pas de drogue mais de café frelaté dans le port du Havre (tandis que 77 tonnes de marchandise non identifiée passaient à travers les mailles du filet), et la découverte de 700 000 € en espèces, la tendance est forte de s’inventer des affaires et des indics pour gonfler les résultats et éventuellement empocher les primes qui vont avec .

Ils ne sont pas les seuls intéressés. Ainsi, l’AGRASC (Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués), reverse le produit des avoirs confisqués aux trafiquants de drogue à la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca). Et la Mildeca répartit ces fonds (en moyenne 12 millions par an) entre la gendarmerie, la police, la justice, et pour une faible partie, pour assurer ses propres missions.

Le trafic de drogue représenterait 1% du PIB mondial. Pour l’Union européenne, les coûts cachés ou apparents de ce trafic oscilleraient entre 30 et 40 milliards d’euros par an. La France, à elle seule, y consacrerait un budget (non comptabilisé) de plusieurs milliards.

Du fric partout qui tourne dans un petit monde de bons et de méchants.

Comme une multinationale avec ses règles propres qui tourne bien, et qui tourne en rond.

La prohibition des produits stupéfiants s’appuie à la fois sur un critère moral (c’est mal !) et sur un critère plus concret, la protection de la santé publique (c’est pas bon !). C’est sur ces fondements, l’un subjectif, l’autre justificatif, que s’est peu à peu constitué un système dérogatoire au droit commun pour réprimer le trafic de stupéfiants.

Ainsi, l’encadrement juridique de la livraison surveillée, infraction qui semble à la base des faits reprochés à François Thierry, remonte à 1991.

 

Le M/Y Windarra, rebaptisé Tancrède qui avait servi à convoyer plus d’une tonne de cannabis jusqu’au port de Port la Nouvelle lors de l’opéreation montée par l’Échelon DNRED de Lyon.

lire plus: DNRED (DNED): mémoires de Jean-Pierre Cazé, infiltré dans les réseaux de la drogue

Cette année-là, en février, des agents de la DNRED se retrouvent derrière les barreaux pour avoir « accompagné » une cargaison de produits stupéfiants, selon une technique qu’ils pratiquent de longue date. C’est un coup d’assommoir ! Le 19 décembre de la même année, pour couper court aux poursuites, les parlementaires adoptent une loi qui amnistie tous les faits identiques commis par des agents de l’État et qui, surtout, modifie le code de la santé publique et le code des douanes, en régularisant la livraison surveillée. Le texte prévoit qu’une simple information au procureur suffit lorsqu’il s’agit de surveiller l’acheminement de produits stupéfiants, mais qu’il est nécessaire de recueillir son accord ou celui d’un juge d’instruction, lorsque les enquêteurs doivent aller plus loin, comme en acquérir ou en livrer, ou lorsqu’ils sont amenés à fournir des moyens aux trafiquants pour assurer leur négoce.

Cette loi de 1991 rejoint d’ailleurs les accords de Schengen du 14 juin 1985 et la convention des Nations Unies du 19 décembre 1988 qui invitent les États à permettre le recours aux livraisons surveillées.

Depuis, il y a eu la loi de 2004, voulue par le ministre de l’Intérieur de l’époque, dit ministre du chiffre, qui a sacrifié pas mal de nos principes à l’efficacité. Une efficacité toute relative puisque des moyens d’enquête jusque-là prohibés sont devenus monnaie courante, le plus souvent en utilisant le prétexte de la lutte antiterroriste.

Au point qu’aujourd’hui, à lire les différents articles du code de procédure pénale consacrés au sujet, on a l’impression que la chasse aux narcotrafiquants donne tous les droits : surveillances techniques tous azimuts, acquisition de produits stupéfiants, fourniture de moyens aux trafiquants, infiltration du réseau par un OPJ ou un APJ spécialement habilité, lequel bénéficiera alors de l’impunité pour les délits qu’il pourrait être amené à commettre pour assurer sa mission (art. 706-82), etc.

Autant de libertés dans les moyens à utiliser, autant de pouvoirs d’investigation, autant de dérogations au droit du commun des citoyens, ne peuvent se faire sans un contrôle sérieux. Et dans la mesure où il s’agit d’actes de police judiciaire, et non de police administrative, tout cela doit se faire sous l’œil attentif du magistrat de l’ordre judiciaire, garant des libertés publiques. Or, au vu des affaires qui s’accumulent, il est permis de penser que certains procureurs ont détourné le regard.

Pourtant, l’utilisation de ces moyens est placée sous leur responsabilité. Leur utilisation n’est pas destinée à un maillage de la population pour détecter des suspects, comme cela peut-être le cas en matière de lutte antiterroriste, mais pour effectuer des enquêtes judiciaires destinées à identifier des personnes ou des entreprises qui se livrent au trafic de stupéfiants et à en apporter les preuves à la justice. L’article 706-32 est clair : ces moyens juridiques dérogatoires sont réservés « aux seuls fin de constater les infractions d’acquisition, d’offre ou de cession de produits stupéfiants » pour en identifier les auteurs et complices et effectuer les saisies. Et même si nombre de policiers expriment leur ras-le-bol devant la paperasse qui s’accumule sur leur bureau, dans une enquête judiciaire, chaque acte nécessite la rédaction d’un procès-verbal. Si l’on dénie la procédure pénale, alors, il faut agir en dehors des magistrats et en assumer les risques.

Je ne connais pas le fond de l’affaire, mais je crois que si le commissaire Thierry était venu devant ses juges avec un épais dossier contenant la procédure de l’enquête préliminaire établie par ses hommes, il n’y aurait pas eu d’affaire. Et pas de billet sur le blog POLICEtcetera

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Soupçonné de trafic de drogue sur internet, Gal Vallerius, originaire de Plusquellec (Côtes-d’Armor), sera jugé fin mai.

Il encourt la prison à perpétuité.

LIRE la suite

https://actu.fr/bretagne/plusquellec_22243/gal-vallerius-baron-la-drogue-darkweb-sera-juge-fin-mai-etats-unis_15427404.html

But authorities say Gal Vallerius is a modern version of a cartel kingpin, operating anonymously as a lord of the internet’s “dark web” bazaar where buyers and sellers conduct cocaine, fentanyl, meth, LSD and oxycodone deals in the virtual currency bitcoin.

Read more here: http://www.miamiherald.com/news/nation-world/article175557206.html#storylink=cpy

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Opérations menées en Colombie, en Équateur, au Costa Rica, au Guatemala et au Panama avec le DEA.

Ces « opérations conjointes menées en Colombie, au Costa Rica, en Equateur, au Guatemala et au Panama contre le trafic de stupéfiants ont abouti à la saisie de 3.113 kilos de cocaïne et à l’arrestation de 21 personnes », a annoncé mardi la police colombienne dans un communiqué, sans en préciser les dates.

Source: AFP – Le POINT

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En Équateur saisie de 767 kilos de cocaïne, en Colombie saisie de 856 kilos  et au Guatemala 288 kilos.

Dans les eaux panaméennes 614 kilos en une « lancha », et en mer de Costa Rica  588 kilos.

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Pese a los millones de dólares gastados, la criminalización del consumo provocó un aumento vertiginoso no solo del uso de sustancias, sino también de la violencia
MADRID.- La Comisión Global de Políticas de Drogas, que presidió el exmandatario brasileño Fernando Henrique Cardoso y tiene ahora como directora a Ruth Dreifuss, expresidenta de Suiza, está integrada por políticos, funcionarios internacionales, científicos e intelectuales de diversos países del mundo y lleva a cabo desde el año 2011 una valiosa campaña a favor de una política más sensata y realista en el dominio del narcotráfico y el consumo de estupefacientes que el de la mera represión policial y judicial.

Al principio, las labores de la Comisión se concentraban en América Latina, pero ahora se han extendido al mundo entero. El último informe, que acabo de leer, está dedicado a combatir, con argumentos persuasivos, la general percepción negativa y delictuosa que los gobiernos promueven de todos los consumidores de drogas, presentándolos como desechos humanos, propensos al delito debido a su adicción y, por lo mismo, amenazas vivientes al orden y la seguridad de las sociedades.

leer mas: https://www.lanacion.com.ar/2106597-la-mejor-manera-de-combatir-la-droga-es-legalizarla

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Des policiers français, espagnols, colombiens et américains contrecarrent les activités d’un cartel de drogue composé de sept nationalités qui importent de la coke colombienne pour inonder le marché européen par des vols charter privés qui décollent de Carthagène en Colombie.

Les organisateurs sont des Albanais, des Turcs, des Hollandais, des Espagnols, des Italiens et des Français. Un citoyen anglais participe également à ce cartel. Les vols privés ont pour destination l’aéroport de Biarritz (France).  De cette ville, limitrophe de l’Espagne, ils approvisionnent les marchés d’au moins cinq pays, dont l’Allemagne.

Le chargement d’une tonne 200,  est arrivé le dimanche 19 novembre 2017.

Les informations sur l’opération  « Top Gun » ont été gardées secrètes car c’était une livraison contrôlée par des agents de la DEA, après autorisation du procureur de Bordeaux.

Pendant huit mois, des agents  ont infiltré l’organisation, dont ils ont découvert l’existence en 2016.

À ce moment-là, il a été établi que la cargaison était arrivée dans un avion du Gulfstream qui a décollé de Cartagena en Colombie et fait un arrêt technique sur les îles du Cap-Vert (Afrique), pour finalement atterrir sur l’aéroport de Biarritz, et décharger plus d’une tonne de  coke et… disparaitre.

Quatre Colombiens sont arrêtés à Bayonne (France).

La capture des Colombiens, l’un d’eux basé en Espagne, permet d’atteindre  cette organisation, qui avait déjà réussi le transport d’une autre cargaison en utilisant cet avion.
Cette fois, les 1,2 tonnes ont été déchargées dans des camions et emmenées dans un manoir à Lacanau, une petite station touristique, à 10 kilomètres de l’océan Atlantique.

« Apparemment, le manoir de Lacanau, a été utilisé comme centre de collecte de la drogue, qui arrive également dans des bateaux de pêche et des voiliers. En fait, on pensait que l’avion allait être rechargé en France pour l’envoyer vers une autre destination « , a déclaré l’un des enquêteurs, ajoutant « qu’il est évident que la plus grande partie de la drogue provient du « clan du Golfe« .

Là, la cargaison de haute pureté a été divisée en sept paquets, qui devaient être transportés dans des voitures de luxe vers un hôtel du centre de Bordeaux. C’était le logement des « Missi Dominici » des organisations qui ont négocié la drogue colombienne et qui ont financé l’opération. Certains suspects ont été interpellés à la sortie de leur chambre d’hôtel à Mériadeck dans le centre de Bordeaux et un autre hôtel situé à proximité de l’aéroport de Mérignac. Ils auraient loué de puissantes cylindrées pour aller livrer la cocaïne : 1 tonne 150 exactement. La valeur marchande évoquée est de plus de 100 millions d’euros à la revente. Les enquêteurs ont également mis la main sur 350 000 euros en liquide, nous a confié une source proche de l’enquête.

Il a également révélé que la police colombienne a aidé la DEA (Drug Enforcement Administration) avec l’interception d’appels téléphoniques entre les expéditeurs et les représentants des narcos européens.

Dans l’opération de dimanche, 23 personnes sont tombées, dont trois Français, trois Albanais, un Turc, des Espagnols, des Dominicains, des Italiens et des émissaires colombiens. Onze ont déjà été accusés.

Il est probable que des ex-membres des FARC fassent partie de cette organisation.

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