Archives de la catégorie ‘DEA (USA)’

Gérald Darmanin, posant devant une cargaison de cigarettes saisie par la SURV, déclarait que « l’État est particulièrement attentif à rétablir l’ordre public » en ce qui concerne la défense des distributeurs de tabac.

Par contre, concernant l’ordre public sur les aéroports de l’aviation dite d’affaires, rien n’indique que l’État est également particulièrement attentif à rétablir l’ordre public.

C’est même le contraire qu’il faut constater après les derniers témoignages de douaniers de la SURV qui lorsqu’ils ne sont pas myopes,  deviennent carrément aveugles, sur ordres, pour certains.

Gérald Darmanin, pourtant disert habituellement, est muet…

A la DNRED, Corinne Cleostrate souffre de conjonctivite chronique lorsqu’elle ouvre le dossier « aéroport dédié à l’aviation d’affaires » et devient sourde à toutes relances de ses agents.

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Le handicap gagne du terrain dans la fonction publique!

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Le M/Y Sea Harmony

Une réunion composée des agents du DEA de Rome et Paris (Davis May) en présence de Jo Lesquert (DNRED Nantes) m’avait permis de préciser toutes choses sur mon infiltration dans l’organisation Locatelli.

Au cours de ce debriefing, j’ai déclaré à mes interlocuteurs que j’irai jusqu’au bout de mon action et les ai alertés sur la grande proximité de Charles Pasqua, le grand ami de Nick Venturi et cie, avec les Français de l’organisation Locatelli.

J’ai été arrêté le 23 septembre 1994 et n’ai jamais pu déclarer devant un juge sauf pour plaider coupable pour satisfaire les innombrables pressions des douaniers français Christian Gatard, Philippe Galy, l’attaché douanier en poste à Londres et Bernard Roux, l’attaché douanier à Washington! Marc Lerestre, le prédécesseur de Galy, était venu me saluer amicalement à la prison de Bellmarsh à Londres.

J’ai été libéré 3.888 jours plus tard le 26 mai 2005!

Et mon dossier est toujours classé « SECRET DEFENSE« !

 

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The international informant

17 septembre 2015

Vis à vis de l’Iran aussi, notre Charly a eu de bien étranges positions, en acceptant de libérer (encore une fois) des terroristes au nom selon lui du secret d’Etat, qui dissimulait surtout d’autres intérêts. Ou d’autres personnes, dont un conseiller plus que critiquable… que l’on retrouvera mêlé étroitement à l’affaire de Tibhirine, qui n’a pas fini de nous étonner, elle aussi. Et contre laquelle se heurtent des juges français, confrontés à la réticence extrême des autorités algériennes à évoquer clairement le problème, ou a simplement soulever le voile de mensonges qui entoure l’affaire.

Unknown-3-14-5c4ea-d8becL’homme qui a un jour clamé vouloir « terroriser les terroristes » a fait tout l’inverse à plusieurs reprises : il a aidé certains à s’échapper. En décembre 1993, rebelote, Charly laisse partir vers l’Iran les deux auteurs du meurtre de l’opposant Kazem Radjavi (ici à droite). Ce dernier a été assassiné à Genève le le 24

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Encore une fois, j’ai eu le sentiment d’être floué par les élus de gauche et leur représentant principal, ce premier ministre bombeur de torse, qui a commis ce jour là ce qui représente pour moi une véritable trahison. Je veux bien comprendre et admettre qu’on puisse saluer des adversaires en politique, mais ce qui a été fait pour Charles Pasqua, je ne peux l’admettre. Manuel Valls, ce faisant, a fait preuve d’une totale absence de vue historique. Pasqua a été l’exécuteur de fort basses œuvres, et l’hommage des députés socialistes est tout simplement une honte : on ne peut rendre hommage à un homme qui a trempé trop souvent dans d’aussi douteuses affaires telles qu’assassinats politiques, vente d’armes ou trafic de drogue.

Outré, j’ai décidé de revenir sur la carrière de cet homme charmeur mais plus que redoutable. Car Manuel Valls semble l’avoir oublié, mais il traînait derrière lui un bon nombre de cadavres ou de cas douteux, dans lesquels son nom était revenu avec insistance dans les enquêtes qui avaient suivi. Pasqua « était secret » (*) ai-je pu lire ces derniers jours. Il ne pouvait que l’être, à moins de révéler ses turpitudes. Sa carrière a plus consisté à dissimuler ses cas pendables qu’à être efficace. Pour le résumer, il a dépensé beaucoup d’énergie pour se rendre présentable, ce Machiavel de Canebière. Le jour où il l’était devenu, l’ensemble de la vie politique française avait vu en lui l’arrivée d’un mafieux comme premier flic de France, et rien d’autre : l’aurait-on déjà oublié ? Retour sur Mr Charly, que l’on n’avait pas à saluer ainsi, à moins de ne rien connaître de ses frasques passés. Comme l’a dit un jour Michel Debré, qui s’y connaissait en coups fourrés, « Pasqua ? jamais sur le pont, toujours dans les soutes… » : on ne peut meilleure définition.

Bienvenue dans l’univers du soutier Charles Pasqua, alias « Charly ».

Revenons tout d’abord en 1964. Cinq ans auparavant seulement, en en 1959, le Service d’action civique (SAC) avait été créé par Jacques Foccart et Achille Peretti et Charles Pasqua, mais aussi Roger Frey, Paul Comiti, Alexandre Sanguinetti, Dominique Ponchardier et Jean Bozzi. Pas vraiment des enfants de chœur, ceux-là. Le premier président du Sac est Pierre Debizet un résistant de taille imposante surnommé « Gros Sourcils » ou  » alors, qui a été tenté par l’extrême droite du Parti Patriote Révolutionnaire, un groupuscule dirigé par Jean-Baptiste Biaggi, qui a fini au FN après être passé à l’OAS. Avec Joseph Ortiz un cafetier, l’avocat JBiaggi seront à l’origine de le 24 janvier 1960, de « La semaine des barricades » : un député français borgne, nommé JMLePen, qui avait demandé leur extension en métropole sera arrêté et emprisonné. Comme couverture, l’homme qui ne s’est pas encore lancé en poliitique, travaille pour Ricard, boisson anisée qui alors connaît une ascension fulgurante : la France des années 60 en fera son emblème quasi national, au même titre que la baguette et le béret. Déjà, au sein de Ricard, Charly avait fait preuve d’un certain talent. Alors qu’il y travaillait encore, il avait préparé l’importation de l’Americano, produit italien concurrent, mélange de Campari et de vermouth : c’est en l’apprenant que son patron, Paul Ricard. l’avait viré : Pasqua travaillait pourtant chez lui depuis 1952 : jeune plagiste à Marseille, fils d’un policier marseillais, il y avait tenté sa chance, en venant jouer au vendeur dans le bureau même du directeur : sa gouaille et sa faconde l’avaient aussitôt fait embaucher. Chez Ricard, Charles Pasqua, devenu directeur des ventes à l’export, a sous ces ordres Jean Venturi : nous reparlerons de lui dans un autre épisode. Son homme de confiance s’appelle Jean-Charles Marchiani, dont nous reparlerons aussi un peu plus loin…

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https://mobile.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-cadavres-dans-le-placard-de-169199

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Le Maroc, premier exportateur mondial de haschisch

Article de Michel Sitbon, actualisé par Marc Fievet

Les rares acheteurs des rapports de l’Observatoire géopolitique des drogues (OGD), normalement édités mais quasiment introuvables en librairie pourraient témoigner. Ce « rapport confidentiel », surtout destiné à la bureaucratie de l’Union européenne semble-t-il, émane de l’OGD.

L’Observatoire est l’auteur d’enquêtes minutieuses qui ont permis depuis des années de détailler à quel point le Maroc est impliqué dans la production et le commerce de drogues. Ce rapport en question rappellait quelques résultats de cette observation du royaume chérifien : « Premier exportateur de haschisch dans le monde, (…) premier fournisseur du marché européen, (…) surfaces de culture – dans la région du Rif – multipliées par dix en dix ans… » Tout ceci s’étant passé « dans la discrétion et une apparente indifférence des pays amis »….

A qui appartient le Maroc ?

Dans ce texte, l’OGD insiste sur le fait que ce commerce est « très hiérarchisé« . Au sommet de la hiérarchie, le rapport citait les noms des membres de la famille royale ou des ministres directement compromis (il est à noter que les bureaucrates européens ont aussitôt demandé une version expurgée où n’apparaîtraient pas ces noms…C’est vrai, en contrepartie d’un séjour à « La Mamounia » que ne ferait-on pas!…)

La Mamounia à Marrakech

C’était bien en première page du « Monde » , journal réputé pour son sérieux, que sur deux colonnes, en haut à droite, s’étalait: « Le Maroc, premier exportateur mondial de haschisch« . Et le sous-titre : « Un rapport confidentiel met en cause l’entourage du roi Hassan II« .

Mais ça, c’était hier!

A la base de cette pyramide, au moins 200.000 paysans du Rif.

De loyaux sujets de Sa Majesté Hassan II, donc de son successeur Mohammed VI.

Mais à la pointe de la pyramide ? Mystère… L’ »entourage du roi » ? Soit. Et le roi ?

A qui appartient le Maroc ? C’est le titre d’un ouvrage que vous pouvez peut-être encore vous procurer chez l’Harmattan.

Le Maroc appartenait à Hassan et donc aujourd’hui à Mohammed VI.

A qui appartient la région du Rif ? Eh bien le Rif appartient directement au roi ! Le Maroc est un pays en grande partie féodal. Le Rif est, lui, féodal. Colonisé par l’administration royale, rien ne peut y être planté sans le feu vert de ses représentants. Et c’est normal : Hassan II était un homme sérieux. Il n’aurait pas laissé un tel commerce entre les mains de n’importe qui.

Hassan II était donc un des hommes les plus riches du monde. Ça lui permit d’avoir des amis – nous y reviendrons dans un instant.

Hassan II, pour sa part, s’était donc spécialement enrichi en trafiquant des drogues illicites. Cette activité était déjà sévèrement réprimée par la loi, y compris celle de son propre pays. Des tas de gens croupissent encore en prison au Maroc, en Espagne, en France ou ailleurs – qui ne sont au fond que ses sous-traitants – pendant que Sa Majesté reçevait dans ses palais les grands de ce monde. Et les grands de ce monde, flattés d’avoir été si bien reçus par un si grand monarque, s’en retournent dans leur pays et font des discours enflammés contre la drogue, cette hydre aux dents longues qui suce le sang de nos petits enfants.

Amis de 20 ans

Un de ces grands amis s’appelle Jacques Chirac. Un ami de vingt ans. Quelqu’un sur qui on peut compter. Jacques Chirac est un monsieur qui fait de la politique à un assez haut niveau. Il a été, entre autres choses, ministre de l’Intérieur, Premier ministre, puis il fut président de la République. Ces métiers-là permettent, parfois, d’être bien informé.

En France il existe une Brigade des stups, un Office central de répression du trafic international de stupéfiants (OCRTIS) et la DNRED, le service ‘intelligence’ de la Douane française. Ce sont de services qui ont beaucoup de moyens.

L’OGD est une petite organisation qui a peu de moyens. Pouvons-nous supposer un instant que ce que l’OGD a pu apprendre en enquêtant soit inconnu, à l’époque de Jacques Chirac ?

On sait aussi que le roi du Maroc, qui est un homme riche, a pour habitude de subventionner les partis politiques français. Ceci est spécialement utile, bien sûr, pendant les campagnes électorales. Et doublement utile lorsque ces campagnes sont difficiles, comme celle de Jacques Chirac contre Edouard Balladur.

Édouard Balladur, lui qui était aux manettes, fut soupçonné d’avoir financé une partie de sa campagne présidentielle de 1995 grâce à des rétrocommissions sur des contrats d’armement. L’aide que lui apporta son ministre du Budget, Nicolas Sarkozy, est une réalité! C’est l’affaire Karachi ! Il a été mis en examen depuis!

A peine élu, le premier acte du Génial président, avant même de faire péter des bombes à Mururoa, ce fut un petit voyage en Afrique, chez les amis.

La première étape de ce voyage fut la plus importante: le Maroc.

Jacques Chirac et Hassan II se sont retrouvés très cordialement. Ils ont conclu en un éclair un accord impressionnant qui consistait, entre autres choses, à doubler l’aide française au Maroc. Rien que ça.

Deux heures d’entretien confidentiel entre Chirac et son ami le dealer

Au nom des vingt années d’amitié les unissant, Son Altesse Royale Hassan II décora le Génial président de la plus haute distinction marocaine. Ils ont même eu l’occasion de parler du Rif et de ses « problèmes de développement économique et social« . Chirac s’est engagé à ce que la France soutienne plus particulièrement l’action du roi dans cette région.

Pour la petite histoire, il faut savoir que le roi a réussi à encaisser des milliards de dollars de la communauté internationale, sous prétexte de développer des cultures de substitution au cannabis dans le Rif. D’un côté il encaisse les subventions, de l’autre les surfaces de cultures s’étendent… Tout bénéfice! L’astuce a beau être éventée depuis un moment et faire sourire les spécialistes, c’est bien cette escroquerie-là que Chirac proposait de relancer auprès de la communauté européenne, pour un montant de plus de deux milliards de dollars cette fois…

En 36 heures de visite, le fringuant Président français Chirac a aussi trouvé le temps pour deux heures d’entretien confidentiel avec son ami le dealer…

On ne sait pas ce qu’ils se sont dit.

Le Pays-Bas concurrence ce juteux trafic

Ce qu’on sait en revanche, c’est que s’il n’y avait pas l’OGD – et « Le Monde » -, notre ami le roi serait peut-être soupçonné de n’être pas un très bon démocrate – mais l’affaire s’arrêterait là. Le pollen du cannabis marocain a beau embaumer jusqu’en Espagne – ainsi que c’était le cas cet été, à peu près en même temps que Chirac passait par là… -, motus et bouche cousue, personne n’oserait dire un mot.

Il vaut mieux. Quelqu’un a osé témoigner sur la complicité franco-marocaine dans le trafic de drogues. Il s’appelle Ali Bourequat.

L’asile politique lui a été accordé il y a quelques mois aux Etats-Unis. Il l’a obtenu en raison des persécutions subies en France du fait des dénonciations que contient son livre « Dix-huit ans de solitude : Tazmamart« , paru chez Lafon en 1993.

Charles Pasqua était encore ministre de l’Intérieur. Il semble que cet autre grand ami du roi du Maroc n’ait pas été en mesure de garantir la sécurité d’Ali Bourequat en France.

Bourequat osait simplement dénoncer les complicités entre la France de monsieur Pasqua et le Maroc de monsieur Hassan II dans le trafic de stupéfiants.

De retour à Paris, Jacques Chirac s’est cru autorisé à agresser le premier ministre néerlandais pour le « laxisme » dont fait preuve son pays en matière de drogues. En fait de laxisme, les Pays-Bas mènent une politique qui tend à la légalisation du cannabis, une légalisation qui mettrait fin au marché noir à colossales plus-values que permet la pseudo-prohibition des drogues. En plus, les Pays-Bas pratiquent une sorte de « tolérance » qui en fait le premier producteur européen de cannabis et donc, un concurrent du Maroc.

Assurance deal

Si Chirac, Pasqua et les patrons de la brigade des stups et de l’OCRTIS sont tellement remontés contre les Pays-Bas, c’est simplement parce qu’ils proposent une voie qui mettrait fin à leurs petites affaires, et qu’en attendant, elle fait concurrence à Son Altesse Royale, leur ami le dealer.

Pour bien comprendre tout ça, il faut savoir comment se passe le commerce entre le Maroc et les pays destinataires des drogues qu’il exporte. Un ami de l’OGD me racontait un jour comment, au cours d’une de ses enquêtes, il avait réussi à se faire passer pour un gros acheteur de haschisch, un investisseur en col blanc. On lui proposait alors deux formules : soit il achetait la marchandise et la faisait transporter à ses risques et périls, soit il payait l’assurance. On appelle ça « acheter la route« . La marchandise lui coûtait plus cher, mais il n’avait qu’à indiquer le point de livraison. L’assurance était totale. En cas de pépin – on ne sait jamais, on peut tomber sur un flic ou un douanier honnête -, la marchandise était remplacée sans qu’il ait à débourser un sou de plus, et livrée comme prévu à l’adresse indiquée.

Héroïne, terrorisme et médailles…

Pour compléter le tableau, il est utile de savoir aussi que le Maroc n’est plus spécialisé en cannabis depuis longtemps. Voilà des années qu’il a proposé à la Mafia internationale de profiter de son infrastructure et de ses excellentes capacités d’acheminement des drogues en Europe pour récupérer, d’abord le marché de la cocaïne, car les précurseurs entrent sans difficultés, puis celui de l’héroïne.

En ce qui concerne l’héroïne, le Maroc expérimente la culture de pavot – et maîtrise déjà sa transformation. Ainsi, ce pays n’est pas seulement le premier producteur de haschisch, mais vraisemblablement la première « plaque tournante » de drogues sur terre.

Que dire de plus ?

Ce sont les bases mêmes de l’ordre qui nous accable qui sont en cause. La politique criminelle dite de « prohibition » des drogues a d’ores et déjà sapé tout l’édifice. Il faut en changer d’urgence. Il n’y a plus de contrat social qui tienne dans de telles conditions.

  • Ramzi Ahmed Youssef, un Pakistanais de 27 ans, est soupçonné d’avoir organisé l’attentat contre le World Trade Center, en 1993, à New York – et d’avoir été sponsorisé par les « narcos » de son pays. Les hezbollahs de monsieur Hekmatyar, en Afghanistan, ont financé leur guerre en cultivant le pavot, transformé en héroïne, au Pakistan, avec l’aide des services secrets pakistanais, travaillant main dans la main avec la CIA (pour vaincre, à l’époque, l’armée rouge).

Les mêmes hezbollahs de Hekmatyar étaient, selon la DST, les organisateurs des attentats qui nous ont valu Vigipirate. Les poseurs de bombes qui accaparent la une des journaux ont été entraînés en Afghanistan, dans les camps de monsieur Hekmatyar, à côté de ses champs de pavot. Toujours selon la DST, ils auraient pris leurs ordres dans un bureau de Peshawar, et le communiqué revendiquant finalement ces attentats est arrivé au Caire en provenance de Lahore. Lahore, c’est au Pakistan. Un pays qui dispute à la Birmanie la place de premier producteur d’héroïne du monde.

Ce n’est pas la peine de faire semblant de combattre le terrorisme par Vigipirate quand on va prendre ses médailles chez le roi du Maroc.

Michel Sitbon

Source:

http://maroc-leaks.com/maroc-hassan-ii-notre-ami-le-dealer/

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L’ultime bombe de la CPI et une piste pour Farias : son propre frère !

On croit avoir tout lu, mais on reste coi avec la dernière découverte de la Commission, elle est de taille et… paraguayenne !!!  « La Commission d’enquête parlementaire (CPI) sur le trafic de drogue affirme également dans son rapport sur le crime organisé que l’ancien général paraguayen Lino Oviedo, qui a été arrêté à Brasilia, à l’abri dans une hacienda avec l’un des plus grands trafiquants de drogue au Brésil, Carioca Fernandinho Beira-Mar:  Selon le rapport final sur la drogue au Paraguay de la CPI, dont l’AFP a obtenu une copie de la police militaire de l’Etat de Parana, il accuse Oviedo « d’avoir hébergé dans son ranch le trafiquant recherché Fernandinho Beira-Mar, avec la connaissance de Ricardo Noronha, ancien chef de la police de Paraná.  C’est lui la bombe finale de toute l’enquête, au final :  « L’ancien général paraguayen Lino Oviedo est l’un des grands noms de la Commission parlementaire brésilienne pour le trafic de drogue.  Il est accusé de contrebande internationale de drogues et d’armes, ainsi que d’association illicite. (…)  Devant le ministre Mauricio Correa, le juge qui devra décider de son extradition, Oviedo a tenté de devenir une victime de la persécution politique du gouvernement actuel du Paraguay.  « Ma famille et moi risquons la mort, car ils offrent 100 mille dollars pour ma capture, vivants ou morts », a-t-il dit.  Oviedo se déclare victime d’un complot politico-judiciaire (…).  Selon le document parlementaire, alors qu’il commandait l’armée paraguayenne, l’ancien militaire était chargé de «protéger» le libre transit des armes et des drogues.  Quand Oviedo a perdu le pouvoir, après avoir été accusé d’être l’auteur intellectuel de l‘assassinat de l’ancien vice-président Luis María Argaña, en mars 1999, le soldat s’est réfugié en Argentine.  C’est le gouvernement de Carlos Menem, qui, en plus de se déclarer être son ami, qui l’a abrité dans le sud du pays.  Selon les législateurs brésiliens, Oviedo a caché le trafiquant de drogue Luiz Fernando da Costa de Rio de Janeiro, plus connu sous le nom de Fernandinho Beira-Mar, lors d’un de ses séjours au Paraguay.  Le criminel brésilien ne pouvait pas, jusqu’à présent, être arrêté ».

Oviedo, on le sait est mort dans un accident d’hélicoptère (ici à droite) que d’aucuns ont toujours interprété comme étant un assassinat ….  On reste déjà ébahi, mais on écarquille encore plus les yeux avec la suite : « il y a un autre cas de résonance parmi ceux mentionnés par les députés:  Le législateur fédéral Augusto Farias, le frère de Paulo Cesar Farias, ancien trésorier de l’ancien président Fernando Collor de Mello, qui a été tué en 1996 dans des circonstances jamais clarifiées. Aujourd’hui, on soupçonne qu’Augusto a ordonné de le tuer pour de l’argent (le même sera accusé en 2003 de maintenir 99 travailleurs dans des conditions analogues à l’esclavage dans une ferme de sa propriété dans le sud du Pará !!!).  Sidérant !

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Le Pérou a décrété, lundi 16 juillet, un état d’urgence de 60 jours à sa frontière avec la Colombie en raison de la présence de gangs de trafiquants de drogue et de dissidents de l’ancien groupe de guérilla des FARC. Le président Martín Vizcarra a affirmé que cette décision « est liée à des problèmes de sécurité dus à des incursions de citoyens colombiens ». « Nous allons défendre notre souveraineté et notre territoire, nous allons utiliser le pouvoir de la force pour le faire« , a-t-il ajouté.

La zone déclarée en état d’urgence est la province amazonienne de Putumayo, où coule le fleuve Putumayo qui divise les territoires du Pérou et de la Colombie. Cette province appartient à la région de Loreto, la plus grande du territoire péruvien. Les trafiquants de drogue colombiens se disputent ce territoire, où la cocaïne fait l’objet d’un trafic vers les États-Unis ou l’Europe.

L’état d’urgence discuté avec la Colombie

Le président Vizcarra a déclaré que les forces armées péruviennes, « en coordination » avec leurs homologues colombiens, ont procédé à une « intervention » dans la région. « Plus de 50 personnes ont été arrêtées, la plupart d’entre elles étant des Colombiens qui se livrent au trafic de drogue », a-t-il indiqué.

Le ministre colombien de la Défense Luis Carlos Villegas a indiqué que la déclaration d’état d’urgence avait été discutée avec les autorités péruviennes il y a trois semaines. « La coopération avec le Pérou ne pourrait pas être meilleure, nous avons des dialogues permanents entre les autorités des deux pays », a-t-il souligné. Il a estimé que le Pérou, comme l’Équateur, est « menacé » par des groupes dissidents de l’ex-guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et d’organisations criminelles liées au trafic de drogue.

L’ancien groupe, qui a tenté pendant un demi-siècle de s’emparer du pouvoir en Colombie, a déposé les armes dans le cadre d’un accord de paix signé fin 2016 et est devenu un parti politique de gauche sous le même acronyme et le nom de Force alternative révolutionnaire commune. Si la majorité des 7 000 guérilleros ont déposé les armes, des dissidents opèrent sans commandement unifié et disposent d’une force de 1 200 combattants répartis sur des territoires clés pour le trafic de drogue ou l’exploitation minière illégale.

Source: Francetvinfo

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Avant d’aller scruter les archives brésiliennes, revenons avant sur un cas particulier : celui d’un des rares chefs de gang féminin dans un secteur où le machisme sert de viatique.   Car il existait aussi une reine de la coca, et elle s’appelait Sonia Atalá…
On l’a aussi oublié, mais les narco trafiquants boliviens ont eu aussi leur égérie.  Une jeune femme d’à peine trente ans au moment des faits. « Déjà au pouvoir, Arce Gómez ne pouvait pas être laissé pour compte. Profitant du monopole des appareils de sécurité de l’Etat et du soutien de « Les amis de la mort », un groupe de mercenaires formés par le nazi Klaus Barbie (le boucher de Lyon) se consacrait à « éliminer » les petits et moyens trafiquants pour empocher la coke évaluée à des milliards de dollars. Mais vendre toute cette production nécessitait une personne de confiance et des liens avérés en Colombie et aux États-Unis, un pays où la majorité des trafiquants boliviens craignaient toujours d’être envoyés un jour ou l’autre.  Arce Gómez a alors confié une tâche à Sonia Sanjinés de Atalá : celle « d’inonder les Etats-Unis de cocaïne ». Et la reine de Santa Cruz s’est pleinement conformée à cette mission.  En six mois, Atala, 30 ans, est devenue le principal agent de vente de la «drogue du gouvernement».  Du cartel de Medellín à la mafia italienne, Atalá a étendu l’offre de cocaïne à des niveaux jamais connus en Bolivie.  Sa renommée a atteint un tel point que Pablo Escobar lui-même l’a couronnée comme «reine de la Bolivie avec une couronne de neige», faisant allusion à la couleur de la cocaïne « (elle est ici à droite avec Levine au milieu).  « Craignant le pouvoir qu’Atalá a acquis à l’intérieur et à l’extérieur de la Bolivie, Arce Gómez a entrepris de l’amener à la faire tomber. Mais il n’imaginait pas que cette décision causerait l’effondrement de beaucoup de ses puissants clients dans la région et qu’il finirait par ébranler son propre empire. La vie de Sonia Atalá surpasse tout roman de fiction qui a émergé ces dernières années sur les femmes dans le trafic de drogue en Amérique latine. Belle, manipulatrice, ambitieuse et de sang-froid, Atalá était la vraie reine de la cocaïne. Une femme qui a amassé une fortune, qui a causé la mort de beaucoup et qui, finalement, a réussi à duper la Drug Enforcement Administration (DEA) elle-même pour se débarrasser de ses concurrents. C’est son histoire (et celle du boom du trafic de drogue bolivien) racontée, entre autres, à partir de l’expérience d’un ancien agent de la DEA qui l’a rencontrée ».
Des liens avec Barry Seal
Cette femme ne vous est pas inconnue si vous suivez cette saga, car Barry Seal l’avait connue en effet, ainsi qu’un de ses adjoints, Bo Abott, « cover agent » de la DEA, qui décrit son action en Bolivie comme celle d’entrer en contact avec les narcotrafiquants afin d’éviter que la CIA ne les débusque elle-même (il évoque aussi la contrebande par avion en même temps !) : « Il existait pour Barry Seal d’autres points de chute, en Arkansas même ou ailleurs dans le pays : « Selon Bo Abbott, une des pistes d’atterrissage dans l’Arkansas réalisée pour livrer la drogue était juste au sud de l’Interstate 30 sud-ouest vers Memphis, Tennessee, appelé Marianna.  Plusieurs autres témoins sérieux comme contacts m’ont écrit le même aéroport, et le rôle joué par la police de l’Etat pour protéger les opérations de drogue et d’armes.  Abbott m’a décrit la manière dont la Police de l’état d’Arkansas avait bloqué les routes menant à la petite piste d’atterrissage lorsque les avions de cocaïne arrivaient.  J’ai un de ces cas décrits au printemps de 1982.  Abbott a volé sur un Cessna 210 contenant 300 kilos de cocaïne (ici sa version pressurisée) de l’un de plusieurs entrepôts de Tocumen appartenant aux trafiquants de drogue Walter et Sonia Atala et sur les pistes de « cropdusters » (comme celui-ci) comme la piste d’atterrissage à Marianna, Arkansas. Il a fait une escale de ravitaillement au Belize, célèbre pour la transfert de la drogue chargée par avion, puis il s’est rendu à sa destination de Marianna.  Un agent de la DEA de Memphis a pris la cocaïne apportée par Abbott, tandis que des soldats de la cavalerie d’état de l’Arkansas bloquaient la route menant à la piste d’atterrissage. Une semaine plus tard, Abbott a redécollé avec six valises pleines d’argent, pour l’apporter à Cesar Rodriguez sur l’île de Contadora. Abbott dit que l’avion avait été fourni par Robert Corson par l’intermédiaire de Jim Bath de Houston. (Corson avait été impliqué dans des les scandales de prêts bancaires (1) »….
Une histoire sourcée : l’introduction de la cocaïne était une manœuvre de déstabilisation de l’Etat
Le rôle d’Abott est bien décrit dans un autre livre,  « Defrauding America«  de Rodney Stich.  Voici sa longue interview, très, très, dérangeante pour la DEA et pour l’Arkansas (et le couple Clinton, noyé jusqu’au coup dans l’affaire !), il y décrit aussi l’assassinat de sa confidente en Suède, alors qu’il songeait à y monter une affaire d’importation de motos …. En Bolivie, Atala avait elle aussi bénéficié de soutiens politiques, ajoute Levine :  « contrairement à la version donnée par Sanjinés de Atalá, le livre « Narcotráfico y política. Militarismo y mafia en Bolivia” – « Trafic de drogue et de la politique.  Le militarisme et la mafia en Bolivie « , publié par le Bureau latino-américain en 2001, déclare que » Sonia a été faite prisonnière à La Paz sous la présidence de Gueiler.  Elle a été emprisonnée à la prison pour femmes d’Obrajes.  Mais son emprisonnement a très peu duré.  Ses amis importants ont immédiatement obtenu un certificat médical par lequel le juge a accepté, sans problèmes majeurs, d’être transféré dans une clinique où ils l’ont fait s’échapper avec la plus grande facilité ». Les narcos, avant même le renversement de Gueiler par Luis García Meza Tejada, dirigeaient déjà tout !! Selon Jay Dub, de l’excellent Borderland Beat forum, la miss Sonia Atalá n’est elle aussi qu’un bout d’un iceberg mis en place par la CIA, celui du Cocaine Coup, le coup d’état de Luis García Meza Tejada, formé on le rappelle à la sinistre l’École militaire des Amériques (c’est l’auteur du coup d’État du qui a renversé le président Víctor Paz Estenssoro, avec l’aide de Klaus Barbie (1) : « Levine n’est pas seul dans son évaluation des forces derrière le coup de cocaïne, qui a fait de la Bolivie au narco-État sud-américain au début des années 1980 et un important fournisseur de cocaïne aux États-Unis pendant la période où Griselda Blanco et Papo Mejia se battaient dans les rues de Miami. Robert Parry, un ancien journaliste de l’Associated Press qui a joué un rôle clé dans l’exposition du scandale Iran / Contra au milieu des années 1980, dans une histoire écrite en 1998, insiste également sur le fait que la CIA a soutenu  « The Cocaine Coup ». Finalement, la reine de la cocaïne bolivienne a été victime de la trahison qui vient avec la cupidité et le pouvoir. Elle était devenue trop puissante aux yeux de puissants narcos boliviens qui dirigeaient le pays en 1980 et 1981, alors ils l’ont doublée lors d’un accord de coke qu’elle avait conclu avec le colombien Mejiathen. Elle n’avait pas voulu continuer et a décidé de devenir un informateur en échange d’une peine plus légère. Elle reste dans le programme de protection des témoins à ce jour. » D’où le fait que son visage est toujours dissimulé, aujourd’hui encore !  En ce qui concerne Bo Abbott, pour expliquer encore mieux l’ambiance l’entourant, il faut savoir que son contact à la DEA, l’agent Santiberio, a été assassiné après son arrestation à San Antonio, au Texas, au moyen d’un sandwich…. imprégné d’arsenic.  Pas vraiment une méthode de mafieux, ça…
Les miss Bolivie et la drogue…..
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La Bolivie, on l’a un peu vite oublié, a aussi été une terre d’accueil de l’extrême droite et des nazis. 

Des réminiscences surgissent régulièrement de cette période.  Celle où tout était en place, déjà, sous Banzer, à la fois contrebande et trafic de drogue, car à l’évidence Roberto Suarez avait des liens avec les nazis réfugiés après guerre dans le pays.

Des liens qui provoqueront, semble-t-il, des dissensions inattendues entre la DEA et la CIA; la première désirant intervenir dans ce qui était la chasse gardée de la seconde, une attitude que l’on retrouvera à la fin de cette longue étude vis à vis d’un trafiquant notoire, et l’un des principaux fournisseurs d’avions des narcos…

Selon un memo de la CIA du 8 février 2007, après Banzer, le trafic aurait continué et se serait agrandi, mélangeant constamment contrebande et coke : « une partie intégrante de ce fléau est la contrebande. Le trafiquant de drogue est indissolublement lié à la contrebande, c’est une de ses branches. Les Brésiliens savent parfaitement qu’une douzaine d’avions quittent chaque semaine leur territoire pour Santa Cruz de la Sierra, transportant d’importantes quantités d’éther et d’acétone, deux produits nécessaires pour transformer les feuilles de coca en pâte de cocaïne, en plus des appareils électriques et aliments ou produits manufacturés, dont le prix est beaucoup plus bas qu’en Bolivie. Le colonel au nom de famille prédestiné, Ariel Coca, était le chef du Département de contrôle des stupéfiants et des substances dangereuses à l’époque de Banzer. Il était également commandant de l’école d’aviation de la province de German Busch à Santa Cruz. Comme c’était le front parfait pour la contrebande du whisky, des appareils électriques, de la nourriture et surtout des armes légères du Paraguay, ces dernières étaient utilisées pour payer les bandes de trafiquants de stupéfiants et les hommes armés du FSB pour leur travail de soutien au trafic illégal et encore plus pour leur travail qualifié de « paramilitaire, » que Luis Arce Gomez a déclenché à partir de novembre 1979. Qu’il ait été nommé ministre de l’éducation semble être une blague, bien que la blague qui tourne en ce moment est qu’ils l’ont nommé parce qu’ils l’avaient vu un jour avec un livre à la main et qu’il portait des  lunettes, ce qui lui avait donné un air d’intellectuel »… 

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